La folle histoire de Michel Montana

Vendredi Soir,  je suis allé voir le spectacle de Oldelaf et Alain Berthier : La folle histoire de Michel Montana.

Construit comme  un hommage à un chanteur français méconnu (et surtout inexistant), le spectacle enchaine scénettes et chansons colorées et déjantées.

Sur scène, on retrouve  Oldelaf, dont j’ai eu l’occasion ici de dire tout le bien que j’en pense..

Il est accompagné pour l’occasion d’un vieux complice, Alain Berthier (aka Pepito, aka Alexandre Zapata) avec qui il bosse depuis pas mal de temps déjà.

Sur le mode des frères ennemis (en plus déjantés et conflictuels), les deux comparses nous narrent la « véridique » histoire de Michel Montana, chanteur incompris et maudit de ses débuts dans les années 50 à sa fin tragique dans les années 2000.

Michel Montana a tout traversé, a tout inventé mais s’est fait tout piquer, la faute à pas de bol.

Abbott et Costello sur scène.

Sous couvert de défendre la carrière de Michel Montana, on sent bien qu’on assiste à un drame familial plus complexe qu’il n’y paraît. Ça règle des comptes, ça se chamaille beaucoup entre les deux protagonistes jusqu’à la violence physique digne de vieux films muets en mode Slapstick. Reprenant le principe du clown blanc et de l’Auguste, Oldelaf joue l’adulte de façade qui a vite fait de s’emporter tandis qu’Alain Berthier navigue entre névrosé total et autiste de façade. On peut d’ailleurs le féliciter d’arriver à tenir ce rôle sans relâchement de bout en bout du spectacle.

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Dégrippage du site : Etape 2

Après une semaine les mains dans le cambouis du serveur et quelques échanges avec mon hébergeur, il a bien fallu se rendre compte d’une chose : j’étais obsolète, bloqué dans une configuration cacochyme et pleine de calcaire.

Ni une ni deux, j’ai investi dans une nouvelle formule m’assurant plus de Puiiiisssance !!!!! Pour un intérêt plus intellectuel que véritable. N’ayant pas pour ambition d’ouvrir une bourtique d’e-commerce pour Noël, mes besoins en bande passante se limitent en général à celle d’une session du feu Minitel

Ceci dit, c’est quand même avec une larme que j’admets que c’est quand même la classe : une interface C-panel digne des grands, des options par centaines (que je n’utiliserai pas bien entendu). De quoi passer des nuits blanches et planter le site de mille et une façons.

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Dégrippage du site

Hello les deux qui suivent (et encore en me comptant)….

J’essaie de ressusciter mon chtit site en m’obligeant à écrire un peu plus de niaiseries. D’où cette introduction pour dire que j’écris. Ce qui relève du performatif ou du narcissisme

J’ai dégagé mon vieux thème pour un style plus épuré, plus tendance, plus années 3000…

Je me suis surtout penché dans les tripes du site. Et j’avoue que ça ressemble un peu au placard à bordel qui permet de tout cacher.

Entre plugins avariés, procédure d’optimisation qui ralentisse le site (sniff) et un côté « putain, je suis complètement largué »,  j’avoue que j’ai plus reculé qu’avancé.

Heureusement j’ai bénéficié d’une experte dans ce domaine (elle se reconnaîtra) et je me suis lancé tel un troupeau de lemmings vers la rivière des emmerdes.

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The Expanse : un équilibre réussi

Les séries de science fiction à la télé souffrent souvent de plusieurs handicaps : un manque de moyens et une tendance à lorgner un peu trop sur des œuvres déjà existantes.

C’est encore plus vrai quand il s’agit d’une série de Space Opéra, entendons par là une série où les combats spatiaux et l’affrontement technologique restent un élément moteur de l’histoire.

Devant le coût important des effets spéciaux, les producteurs ont tendance à raboter leurs ambitions pour n’offrir que des cinématiques froides et abondamment réutilisées. Autant dire que cela gâche le plaisir

Seule une série a su les années précédentes atteindre un niveau de qualité digne de son intrigue : Battlestar Galactica

Et depuis, j’ai du mal à nommer une série qui ai pu reprendre le flambeau.

Syfy essaie depuis une locomotive du genre et s’est plutôt cantonné à des séries de SF plus terre à terre (Defiance, Continuum)

Elle pourrait enfin tenir le bon filon avec the Expanse. La saison 1 est maintenant disponible sur Netflix.

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Un Lundi comme pas permis : Courage Fillon

Il y a des lundis où on se réveille avec un mal de crâne, une cystite ou un contrôle fiscal.

Et parfois on se réveille avec un candidat légitimé par la droite qui ressemble à un similo Bizarro. Pour ceux qui ne connaissent pas, Bizarro est un clone de superman tout en étant son total opposé.

François Fillon est le Bizarro parfait des idées de progrès social : il est pour virer des gens pour faire baisser le chômage. Il est pour un rapprochement avec l’idéal démocratique de la Russie. Il est pour que les gens bossent plus pour relancer l’emploi.

Il porte une telle joie en lui que s’il est élu, on pourra être sûr que le réchauffement climatique sera de l’histoire ancienne.

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sable et pas (bin tu sais maintenant)

Ça faisait un bout de gras que je n’étais pas allé à la plage.

 

Partons du postulat que je n’aime pas la plage, du moins la partie qui va du parking jusqu’au sable mouillé. Au delà, ça va 🙂

Entre le monde du sec et du mouillé règne néanmoins une partie intéressante : la zone de marée. En Aquitaine, nous avons la chance  d’avoir des baïnes. Quand je dis chance, je ne me réfère pas à l’inquiétant phénomène d’aspiration qui entraîne moult noyades. Je veux plutôt vous causer des rivières et autres bras d’eau qui subsistent à marée basse.

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L’Univers à portée de mains

L’univers à portée de mains de Christophe Galfard – Flammarion


 

J’adore les bouquins de vulgarisation scientifique. Quand vous les lisez, vous vous sentez moins cons, vous abordez des grandes problématiques avec plus de recul. Vous pouvez vous la péter lors de soirées mondaines en sortant des citations ou en sortant des anecdotes croustillantes (Saviez vous que Planck aimait beaucoup le thon?).

 

L’ennui, c’est que je suis aussi victime du syndrome du rayon de bricolage. Vous savez, quand un vendeur vous explique un truc, que vous acquiescez en hochant de la tête dans un signe de connivence virile. Mais une fois sorti du rayon, tout ce magnifique échafaudage s’effondre tel un château de cartes dans le gouffre d’une ignorance crasse.

En gros, si j’ai réussi à retenir 5%, je suis satisfait.

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L’Océan au bout du chemin

oceanL’Océan au bout du Chemin de Neil Gaiman

 

J’ai fini ce livre hier; Quand je l’ai refermé, bien calé dans ma chaise longue face au soleil, je me suis rendu compte que j’avais repris mon souffle, comme si j’avais fini le livre en apnée ou du moins essoufflé.

Les livres de Neil Gaiman, c’est souvent comme ça : on croie que c’est léger, que ça ricane, que ce n’est que du récit saupoudré de Lewis Carroll, de vieilles fables anglaises et de peurs enfantines.

Mais c’est aussi une respiration, un traquenard littéraire qui vous emmène là où vous ne pensiez pas aller mais si vous vous y sentez guider avec un délice presque masochiste.

Pour tout dire, malgré l’énorme appétit à vouloir dévorer ce livre, j’ai marqué une pause au milieu du bouquin histoire de….. Je ne sais pas en fait. Peut être parce qu’à ce moment là, j’étais chez mes parents, que le vent soufflait en rafale dans la nuit et que ça craquait de partout. Comme un gamin qui flippe seul dans son lit. Quand on lit Neil Gaiman, on n’est plus un adulte mais un gamin dans un corps un peu plus grand. Comme dirait l’un des personnages du livre « il n’existe aucun adulte dans ce monde ». On n’a pas peur véritablement, juste dérangé, bousculé et sans repère.

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Anthologies et bourdes et autres curiosités de la chanson française

GOOD-FINALE-ANTHOLOGIE-COUVE-09-10-_mC’est encore le genre de petits livres qu’on n’a pas prévu d’acheter au départ mais qui vous fait de l’œil quand vous passez dans les rayons.

Au delà du thème qui s’annonce rigolo pour un après midi sur le canapé, l’ouvrage a eu la bonne idée d’avoir été écrit par Allister, cofondateur et rédacteur d’une revue que je ne saurai que vous conseiller : Schnock

Sur la forme : c’est cartonné, en petit format et bien illustré

Sur le fond : l’auteur dresse un à-peu-près de tout ce qui s’est fait dans la chanson française en terme de bévues, fautes d’orthographe, de grammaire, d’histoire et de bons goûts.

Souvent, on sourit à retrouver les petites choses qu’on avait déjà repéré. Mais ce n’est rien à côté du reste qui est passé comme une lettre à la poste. D’un autre côté la variétoche, c’est déjà pénible… Alors s’il fallait en plus faire une étude de textes.

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Plantes interdites : Une histoire des plantes politiquement incorrectes

planteLes rayons des grandes surfaces sont super bien conçus

Ça tombe bien parce que la genèse de cet article débute aux caisses d’un magasin de jardinage.

Dans ce type de magasin,  alors que vous voilà armé de plants de potager, des pots, un panier pour le chien, on vous colle une dernière envie de dépenser du fric.

C’est ici que nous retrouverons le coin bibelot et verroterie, les bonbons artisanaux, les figurines en plastoc et la librairie.

En général, je lorgne très peu les livres. je ne suis guère attiré par 50 recettes de cupcake, par l’élevage du cocker de Sumatra ou comment soigner ses verrues avec du jus de papaye.

Et pourtant parmi le fatras des revues soldées, des albums de coloriage moches et un almanach de la lune, j’ai trouvé une petite pépite : « Plantes interdites : Une histoire des plantes politiquement incorrectes » (de Jean Michel Groult, Edition Ulmer).

Ne vous arrêtez pas à la couverture pseudo sulfureuse pour se faire une opinion : mon dieu la drogue, les OGM, les barbus recouverts de farine !!!

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L’Edito d’un Lundi accablant à câbler

N’ayant pas de dessins à poster du fait d’un assèchement des réunions (vacances obligent), me voici contraint et forcé de raconter un truc pas forcément intéressant mais qui aura au moins valeur de preuve de vie.

Je ne sais pas si « ça mérite un article » comme qui dirait mais je me lance.

Je tiens d’abord à m’excuser du mauvais temps subi par tous ce Week-End : après deux semaines de beau temps et de chaleur, on s’est pris un WE de grisaille, de froid et d’Ukrainiens/Russes se tapant dessus.

Je ne vois qu’une seule raison à ce revirement météorologique : J’ai acheté une nouvelle toile de hamac et il me tardait de l’essayer ce week-end. Et comme le veut la loi de Murphy, il a fait un temps de merde. Je n’ose pas imaginer ce qui se serait passé si j’avais envisagé un barbecue ou de tondre la pelouse.

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