sable et pas (bin tu sais maintenant)

Ça faisait un bout de gras que je n’étais pas allé à la plage.

 

Partons du postulat que je n’aime pas la plage, du moins la partie qui va du parking jusqu’au sable mouillé. Au delà, ça va 🙂

Entre le monde du sec et du mouillé règne néanmoins une partie intéressante : la zone de marée. En Aquitaine, nous avons la chance  d’avoir des baïnes. Quand je dis chance, je ne me réfère pas à l’inquiétant phénomène d’aspiration qui entraîne moult noyades. Je veux plutôt vous causer des rivières et autres bras d’eau qui subsistent à marée basse.

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L’Univers à portée de mains

L’univers à portée de mains de Christophe Galfard – Flammarion


 

J’adore les bouquins de vulgarisation scientifique. Quand vous les lisez, vous vous sentez moins cons, vous abordez des grandes problématiques avec plus de recul. Vous pouvez vous la péter lors de soirées mondaines en sortant des citations ou en sortant des anecdotes croustillantes (Saviez vous que Planck aimait beaucoup le thon?).

 

L’ennui, c’est que je suis aussi victime du syndrome du rayon de bricolage. Vous savez, quand un vendeur vous explique un truc, que vous acquiescez en hochant de la tête dans un signe de connivence virile. Mais une fois sorti du rayon, tout ce magnifique échafaudage s’effondre tel un château de cartes dans le gouffre d’une ignorance crasse.

En gros, si j’ai réussi à retenir 5%, je suis satisfait.

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L’Océan au bout du chemin

oceanL’Océan au bout du Chemin de Neil Gaiman

 

J’ai fini ce livre hier; Quand je l’ai refermé, bien calé dans ma chaise longue face au soleil, je me suis rendu compte que j’avais repris mon souffle, comme si j’avais fini le livre en apnée ou du moins essoufflé.

Les livres de Neil Gaiman, c’est souvent comme ça : on croie que c’est léger, que ça ricane, que ce n’est que du récit saupoudré de Lewis Carroll, de vieilles fables anglaises et de peurs enfantines.

Mais c’est aussi une respiration, un traquenard littéraire qui vous emmène là où vous ne pensiez pas aller mais si vous vous y sentez guider avec un délice presque masochiste.

Pour tout dire, malgré l’énorme appétit à vouloir dévorer ce livre, j’ai marqué une pause au milieu du bouquin histoire de….. Je ne sais pas en fait. Peut être parce qu’à ce moment là, j’étais chez mes parents, que le vent soufflait en rafale dans la nuit et que ça craquait de partout. Comme un gamin qui flippe seul dans son lit. Quand on lit Neil Gaiman, on n’est plus un adulte mais un gamin dans un corps un peu plus grand. Comme dirait l’un des personnages du livre « il n’existe aucun adulte dans ce monde ». On n’a pas peur véritablement, juste dérangé, bousculé et sans repère.

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Anthologies et bourdes et autres curiosités de la chanson française

GOOD-FINALE-ANTHOLOGIE-COUVE-09-10-_mC’est encore le genre de petits livres qu’on n’a pas prévu d’acheter au départ mais qui vous fait de l’œil quand vous passez dans les rayons.

Au delà du thème qui s’annonce rigolo pour un après midi sur le canapé, l’ouvrage a eu la bonne idée d’avoir été écrit par Allister, cofondateur et rédacteur d’une revue que je ne saurai que vous conseiller : Schnock

Sur la forme : c’est cartonné, en petit format et bien illustré

Sur le fond : l’auteur dresse un à-peu-près de tout ce qui s’est fait dans la chanson française en terme de bévues, fautes d’orthographe, de grammaire, d’histoire et de bons goûts.

Souvent, on sourit à retrouver les petites choses qu’on avait déjà repéré. Mais ce n’est rien à côté du reste qui est passé comme une lettre à la poste. D’un autre côté la variétoche, c’est déjà pénible… Alors s’il fallait en plus faire une étude de textes.

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Plantes interdites : Une histoire des plantes politiquement incorrectes

planteLes rayons des grandes surfaces sont super bien conçus

Ça tombe bien parce que la genèse de cet article débute aux caisses d’un magasin de jardinage.

Dans ce type de magasin,  alors que vous voilà armé de plants de potager, des pots, un panier pour le chien, on vous colle une dernière envie de dépenser du fric.

C’est ici que nous retrouverons le coin bibelot et verroterie, les bonbons artisanaux, les figurines en plastoc et la librairie.

En général, je lorgne très peu les livres. je ne suis guère attiré par 50 recettes de cupcake, par l’élevage du cocker de Sumatra ou comment soigner ses verrues avec du jus de papaye.

Et pourtant parmi le fatras des revues soldées, des albums de coloriage moches et un almanach de la lune, j’ai trouvé une petite pépite : « Plantes interdites : Une histoire des plantes politiquement incorrectes » (de Jean Michel Groult, Edition Ulmer).

Ne vous arrêtez pas à la couverture pseudo sulfureuse pour se faire une opinion : mon dieu la drogue, les OGM, les barbus recouverts de farine !!!

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L’Edito d’un Lundi accablant à câbler

N’ayant pas de dessins à poster du fait d’un assèchement des réunions (vacances obligent), me voici contraint et forcé de raconter un truc pas forcément intéressant mais qui aura au moins valeur de preuve de vie.

Je ne sais pas si « ça mérite un article » comme qui dirait mais je me lance.

Je tiens d’abord à m’excuser du mauvais temps subi par tous ce Week-End : après deux semaines de beau temps et de chaleur, on s’est pris un WE de grisaille, de froid et d’Ukrainiens/Russes se tapant dessus.

Je ne vois qu’une seule raison à ce revirement météorologique : J’ai acheté une nouvelle toile de hamac et il me tardait de l’essayer ce week-end. Et comme le veut la loi de Murphy, il a fait un temps de merde. Je n’ose pas imaginer ce qui se serait passé si j’avais envisagé un barbecue ou de tondre la pelouse.

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Croquis de réunion 1

La plus grande partie de mon travail en dessin se fait en réunion. C’est pas tellement que je m’y ennuie (bon euh…) mais juste que c’est toujours à ce moment que j’embarque du papier et un crayon genre je vais prendre des notes.

C’est ainsi que j’accumule sur mon bureau nombre de feuilles griffonnées avec plus ou moins de réussite.

Donc avant de jeter tout cela, je me suis dit que ça pourrait être l’occasion de le mettre en galerie ici.

 

Donc voici les croquis de réunion épisode 1

 

Manhattan à l’envers de Peter F. Hamilton

manhattanManhattan à l’envers : Peter F. Hamilton

Editions Bragelonne.


 

Plutôt fan du bonhomme et surtout de ses gros pavés de Space Opéra. J’avais déjà causé ici et de tout le bien que j’en pensais.

Quel ne fut pas ma joie de voir apparaître un recueil de nouvelles chez Bragelonne

Et quelle ne fut pas ma déception..

En préface, l’auteur reconnait ne pas être à l’aise avec le format des nouvelles, préférant le bon gros roman à plusieurs tomes. Et je lui donne entièrement raison

La brièveté des histoires fait ressortir tout ce qu’on peut reprocher à l’auteur en terme de style, de psychologie des personnages. Autant sur un gros roman, cela passe inaperçu, autant sur un format plus court, la lourdeur s’installe très vite…

 

Outre les trois histoires opérant dans l’univers traditionnel de l’auteur, on trouve pêle-mêle une enquête policière dans une uchronie post-victorienne, une réflexion sur le voyage temporel, sur l’immortalité et une dernière dans une Angleterre en crise dont l’intérêt est proche du néant.

Pour les 3 autres, on suit l’inspectrice génétiquement modifié Paula Myo entre trous de vers, manipulateurs du génome et espèce extra-terrestre. Ces histoires font office de bouche trous entre les romans de Pandora et du vide qui songe.

Mais là encore on lit avec des fourmis dans la tête. C’est poussif avec de la longueur.

 

En conclusion : Peter Hamilton est un bon écrivain de pavé mais trouve ses limites dans les histoires courtes

Bref, un ouvrage à éviter que ce soit pour découvrir l’auteur ou prolonger le plaisir en attendant son prochain livre : 5/20

 

 

 

Mais que voulez-vous

editoC’est pas joli joli je sais. 

L’activité du blog est au point mort. C’est plutôt bon signe, ça veut dire que je n’ai pas d’idées noires

Néanmoins,ma vie n’est pas pour autant aussi plate qu’une feuille Canson A4…

J’ai lu quelques livres sans vraiment avoir envie d’émettre une critique

J’ai même eu des idées d’article. Mais je me fais toujours avoir dans le processus créatif. Les idées me viennent toujours dans des endroits incongrus où je n’ai pas le temps de les noter. Et inévitablement, je les oublie. Pourtant c’était des super idées…. C’est le seul souvenir que j’en ai : des articles qui auraient surement changé la face du monde, qui auraient fait exploser l’affluence du site, m’auraient dressé sur l’autel d’un Dieu Vivant en m’assurant une train de vie confortable pour le restant de mes jours.

Mais voilà, c’est loupé, que dalle, rien sous le coude…..

Le seul événement est l’achat d’une guitare électrique. Mais je n’en parlerais pas avant d’avoir dépassé le stade du bling et du blang sur les cordes. Apprendre à en jouer relève du même niveau de difficulté qu’être largué au milieu de la forêt amazonienne pour construire un pont avec des ouvriers chinois bègues : un abime d’incompréhension….

Pour me rattraper, je vais faire une petite critique du dernier bouquin que j’ai lu… Allez on y croit 🙂

 

 

Un Edito juste en passant

Un petit mot pour dire que ce blog n’est pas mort car n’est pas mort ce qui à jamais dort et…. Bon bref.

Je vais toujours au ciné, je lis des livres, je vois des trucs et écoute du tugudu. L’envie d’ajouter un avis sur l’amoncellement de ce qu’on peut déjà trouver ne me paraît pas vraiment prioritaire.

Mais déjà l’once de quelques idées trainaillent en ricochet dans mon cortex mais manquent de substance….

Une exemple parmi tant d’autres : les villages médiévaux…. Vous voyez de quoi je cause? Je parle de ces bleds que tout le monde a pas loin de chez soit, qui vous organise leur marché médiéval, leur foire médiévale, leur kart médiéval,etc.

Il suffit qu’on trouve trois ruines branlantes pour que l’idée d’appâter le touriste crédule germe dans l’esprit d’un maire ou d’une association loi 1301.

Plus on avance dans le temps, plus le nombre de villages médiévaux augmentent comme un quasi remède à la crise… Que va t-il se passer quand le marché sera saturé et qu’il faudra se démarquer du patelin boueux d’à côté. Poussera t-on le concept jusqu’à lever une armée de gueux pour faire le siège de ce vil village qui nous détourne le trafic de cars d’allemands en short. Est ce que cela va relancer le marché de l’huile bouillante et de l’arbalète?

 

Question encore plus retors : le village médiéval est-il l’oeuvre d’obscurs visionnaires?

Je m’explique : remontons en 1236, village de saint Croissy les ouglades, place de l’église à 12h37. Le bailli du coin discute avec le bourgmestre.

« faudrait penser à dégager les baraques de la rue des tonneliers, c’est tout pourri, ça pue la pisse de lépreux et en plus personne ne veut y habiter : ça fait trop 12ème siècle…. Avec mes hommes, on pète tout ça et on construit des belles maisons à colombages comme on sait faire… »

« Surtout pas malheureux, on ne détruit rien!!! Ca va prendre de la valeur comme ma collection de sesterces. D’ici 800 ans, on aura un quartier médiéval typique et les germains en short se bousculeront pour visiter !!! »

Bon faut que j’aille quelque part….

 

 

 

 

Que d’eau, que d’eau

Quand j’étais jeune, la pub vendait du rêve, de la folie : des voitures qui sortaient d’un porte avions, des valises qui survivaient à un crash d’avion, des extra-terrestres qui aimaient les pâtes. Il fallait déclencher la consommation par le phantasme.

Avec le crise, c’est fini tout ça, on veut rassurer, cocooner et en avoir pour notre argent. C’est ce que j’ai ressenti en voyant une pub il n’y a pas si longtemps.

Mais remontons dans le temps jusqu’en 1995. Depuis la première guerre d’Irak, on trouvait ça classe de se payer des consultants et spécialistes pour vendre sa soupe. Volvic nous fit le coup en nous fourguant un vulcanologue digne de ce nom avec un cv long comme ça. Pour rajouter du glamour parce que quand même, et comme dirait notre amateur de montée de grue, c’est une pub pour les bonnes femmes, on fit un plan rapproché de son visage en clair obscur pour la faire beau gosse (c’était pas gagné). On stimula le côté timide et coincé du scientifique pour stimuler l’envie de gros poutoux. On fit la même chose plus tard avec Zidane mais avec moins de succès côté scientifique.

ce qui donnait ça :

 

C’est beau, n’est ce pas…

Même moi je me sens épris d’une envie folle d’être ni bon, ni méchant et de vivre. Putain encore Nietzsche !!!

Mais tout ça c’est fini. Il faut rassurer, fini le rêve : on veut des chiffres, des normes et combien d’espérances de vie en plus

Et on inventa M. Papillaud, l’homme des pubs Rozana. Derrière lui, on a calé un fond bleu filmant en continu les volcans d’Auvergne. On a du embaucher le type qui faisaient tourner en boucle la mer dans la croisière s’amuse.

Quant à Monsieur Papillaud, il me fait immanquablement penser à la marionnette de Jacques Chirac dans les Guignols. Affublé d’un costume de chez Jean-Jacques Style, le falzard remonté juste en dessous des tétons, une veste taillée trois taille au dessus, il nous explique tous les bienfaits de Rozana. On s’attend presque à voir arriver une petite fille à la fin lui demandant : « Papi, je peux lécher la cuillère ». Mais je m’égare

 

 

Abdos attardés

couvbigIl m’a fallu encore une idée stupide pour que l’envie de réapparaître sur ce blog me prenne

Déambulant côté presse, je suis tombé sur la couverture du dernier numéro de Men’s Health avec son titre accrocheur « Un corps parfait en 4 semaines seulement ».

Je ne sais pas comment on peut faire des effets d’annonce aussi con.

– On n’est pas tous égaux devant cette revendication. Entre celui qui pleure pour ses quatre kilos de trop et celui qui est en état d’obésité morbide, cherchez l’erreur.

– Ensuite, c’est quatre semaines comment? En vrai temps d’exercice ? 4 semaines équivaut à 672h. Imaginons que vous avez un niveau acceptable de motivation avec une heure d’exercice par jour. Ca vous fait quand même deux ans pour espérer.

– Même avec un méthode brute-force à coup de liposuccion, de silicone, de protéines et de parcours du combattant avec l’armée colombienne, vous aurez en effet un corps parfait qui tiendra bien dans votre costume parfait dans votre cercueil parfait.

– Et puis le corps parfait en quatre semaines, c’est la porte ouverte à des années d’angoisse et de crainte de prendre 100g sur la balance, à s’arracher le moindre poil blanc sur le téton et finir en vieux beau un peu comme ce modèle très représentatif.

Vous l’aurez compris, ça servira surtout à faire maigrir votre porte monnaie et rien d’autres

D’ailleurs quatre semaines, c’est beaucoup trop. Je vous propose mieux et encore plus fort : faites vous un corps de rêve en quatre jours seulement !!! Si ça vous intéresse c’est ici