Alcatraz

Alcatraz

créée par Elizabeth Sarnoff, Steven Lilien et Bryan Wynbrandt

produite par J. J. Abrams


 

les wc : au fond à droite

J‘ai trainé des pattes avant de regarder cette série. C’est tout simplement la crainte d’être déçu qui semaine après semaine m’a empêché de visionner la dernière production de JJ Abrahams (Alias, Fringe, Lost). J’ai le même blocage avec la dernière saison de Breaking Bad : allez savoir pourquoi, je ne suis pas allé plus loin que l’épisode 2 alors que j’ai englouti les autres saisons à la vitesse V.

Alors hier soir, dans un acte de folie que je ne m’explique pas encore, j’ai regardé les deux premiers épisodes.

Posons tout d’abord le décor, ce qui n’est pas trop dur avec un tel titre.

Officiellement la Prison d’Alcatraz (dans la baie de San Francisco sur l’île du même nom) a été fermée en 1963 pour des raisons de coût de rénovation trop important. Mais que nenni pas du tout en fait, bandes de pauvres hères crédules. Lors d’une visite de routine le 21 mars 1963, deux policiers retrouvent la prison vide : prisonniers et gardiens (300 personnes) se sont évaporés. Rien ne permet d’expliquer ce phénomène, tout semble normal hormis ces disparitions : les moteurs ronronnent, tout est éclairé, et chaque cellule conserve les affaires des prisonniers.

50 ans plus tard, des prisonniers réapparaissent aussi mystérieusement, non affectés par le temps et les événements. encore plus mystérieux, chacun se retrouve en possession d’objets (en général une clef) , de moyens de paiement et semble animé d’un but précis (en général rattraper leur passé en se vengeant).

Je crois qu'on qu'on a endormi tout le monde

Avec les cadavres qui apparaissent dans leur sillage, inévitablement la police s’en mêlent en la personne de L’inspecteur Rebecca Madsen (on a fait mieux au niveau charisme) qui plus fufutte que les autres comprend que c’est pas normal tout ça. Pour l’épauler dans cette enquête hors normes, elle fait appel à Diego Soto, un spécialiste d’Alcatraz, scénariste de BD à ces heures, geek, spécialiste de Photoshop et de la répartie inutile.

Pour que le série gagne en épaisseur (ou en lourdeur au choix), une personne un peu mystérieuse débarque comme de par hasard pour dire que cette histoire le concerne, badge super sérieux à l’appui, circulez, y a rien à voir. Dans le rôle du méchant pas méchant, on a déterré Sam Neill spécialiste du genre.

Mais comme faut bien faire une série, on met tout ça ensemble, on secoue bien fort à coups d’antagonismes, de révélations chocs sans trop en dire parce qu’on a prévu une saison. Car pour qu’une série pas d’un statut « un épisode, une histoire » vite pénible, il faut y rajouter un fil conducteur mi-fantastique mi-complotiste à la sauce Lost.

Pour résumer, après deux épisodes, on se demande comment tout cela va continuer tellement on se sent saisi par l’ennui. La réalisation et la savoir faire américain permet de sauver les meubles et de nous permettre de gober ça sans trop nous plaindre

Il faut vraiment espérer qu’on aura droit à un coup d’accélérateur sous peine de s’endormir au volant.

 

 

 

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