American Horror Story

La saison 1 vient de s’achever et j’avais envie de revenir sur cette série.

(rectif du soir : en fait il reste un épisode à voir. Aaaargh!!!)

Je vous avais déjà brossé un portrait rapide dans un précédent article. J’avais émis quelques doutes sur la pérennité de son attrait : allait-on nous faire un peu de cul et de l’hémoglobine à outrance pour pas grand chose

Au fur et à mesure des épisodes, ces peurs se sont évanouies mais pas toutes. La construction est habile et les rouages insidieux de cette maison hantée nous sont distillés dans l’angoisse la plus totale. Cette série, c’est avant tout une ambiance prégnante qui vire parfois à l’insoutenable : les plans se succèdent, la musique est moite et rien n’est masqué à nos yeux.

 

La demeure hollywoodienne nous livre ses secrets à travers le défilé de ses propriétaires : chirurgiens charcuteurs, amoureux pyromane, adolescent tueur de masse, créatures difformes et autres victimes sont le bestiaire qui arpente les pièces de la maison. Prisonniers de leur malédiction, ils veulent encore intervenir dans les affaires des vivants et se font les tourmenteurs des occupants. Mais chacun y va de ses petites manigances sans vraiment chercher une quelconque rédemption.

 

Les morts font si vivants et les vivants semblent parfois tellement morts qu’il sera impossible de délier le vrai du faux jusqu’au bout. Toute la palette des émotions humaines (de l’amour à la cruauté ) est pleinement utilisée de manière brutale sans se soucier de nous préserver du malaise. Cela me rappelle un peu la folie récurrente du film D’alan parker « Angel Heart » .

 

La réussite de cette série repose aussi sur sa pelletée d’acteurs talentueux:

Connie Britton : la rousse de Spin city, une des victimes principales des aspirations des habitants de la maison.

Dylan Mcdermott : le psy d’une hypocrisie sans bornes, maniant la réthorique accusatrice à son avantage. Il s’accrochera à sa rationnalité jusqu’au bout

Taissa Farmiga : leur fille ballotée par les événements.

Evan Peters (un des deux potes de kick-ass) joue Tate,  un ado à la personnalité trouble qui nous pousse parfois à l’apprécier ou le craindre.

Frances Conroy (la mère dans six feet under) : elle se propose dès le départ comme femme de ménage à la famille Harmon. Elle apparait soit comme une dame âgée soit comme une jeune soubrette lubrique aux yeux des hommes sans morale.

Jessica Lange : la voisine envahissante dont le sort semble largement lié à celui de la maison. Toute sa vie ne semble être qu’une longue suite de tragédies où les individus sont des pions

On y retrouve aussi zachary Quinto, plus connu en tant que Sylar dans la série Heroes.

Face à un Walking dead poussif et plaintif, American Horror Story réussit plus que jamais à nous tenir vissé sur notre siège entre attirance et répulsion.

Il faudra attendre maintenant attendre la saison 2 pour se faire du mal à nouveau.

 

 

 

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