Archives de catégorie : BD

Remplissage

Depuis ce matin, je patine grave à trouver de quoi nourrir ce blog avec son outrance habituelle. Mais rien n’y fait.

Dans l’actualité, à part des sujets bateaux, rien à se mettre sous la dent.

En plus, je dors bien en ce moment et je n’éprouve aucun besoin de remise en cause existentielle.

Au final, pour faire un article, il ne me reste plus que la tentation du copier-coller venu d’ailleurs ou m’insurger du manque de motivation des autres rédacteurs de ce blog (les coupables se reconnaîtront).

Refusant toute tentation de la sorte, je vais plutôt vous parler d’un Blog BD que j’ai récemment découvert en me baladant ici et là.

Je tiens à dire que j’ai juste mis la phrase du dessus pour énerver ma femme qui est la véritable découvreuse de ce site. Qu’elle veuille bien m’excuser de cette cachoterie.

En effet, cela fait deux semaines qu’elle me vante les qualités de ce site à coup de « tu devrais regarder, c’est super drôle » ou en s’esclaffant à côté de moi l’air de rien. Mais comme j’étais occupé à des choses bien plus importantes (comme télécharger des nouveaux divers pour ma souris) et que mon immense fierté ne s’accommode pas d’ingérence de la sorte, je faisais fi de ces remarques répétées.

Mais magnanime, je décidais enfin de me pencher sur ce site soit disant si génial. J’effectuais bien sûr cette opération loin de ces yeux pour ne pas avouer que j’avais cédé car ne l’oublions pas, je suis quand même un sale con.

Il m’a fallu alors reconnaître à mon tour la pertinence de son propos : c’est pas mal du tout…

Ce blog BD, le Blog à Malec, c’est l’histoire d’un gars plutôt dans le dessin et dans l’anim (je dis ça parce que je suis allé voir ce qu’il faisait sur son ancien blog), attiré par le japon, et ayant comme copine une coréenne. Comme le veut le genre, Malec décrit à travers ses dessins les événements non anodins de son quotidien.

Au delà du caractère franchement drôle et potache des histoires, leur mise en forme fait aussi toute l’originalité de ce site. l’auteur nomme « TurboMédia » sa technique narrative qui n’est autre qu’une BD arrangée à la sauce Flash. Alternant plan fixe et animation contrôlée par le lecteur, chaque anim explore les possibilités que peut offrir ce genre de support : découpage, explosion, tremblement. C’est sûr que ça fait très dessin animé japonais genre « un collège fou fou fou ».

Le dessin n’est fait qu’à partir de lignes claires avec un usage très modéré de la couleur. Par contre, il est faux de croire que ce dessin est simplissime. On sent que l’auteur est un dessinateur aguerri et que le trait, les expressions, les mouvements sont toujours maitrisés et bien rendus.

Je vous laisse vous faire votre propre idée : vous avez déjà 25 Turbomédias à l’actif sur le site.

Je vous en colle deux pour la forme quand même 🙂

 

 

 

 

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du Tac au tac

Encore un article qui est une mise en abime totale..

Cela démarre par un lien gentiment envoyé par mon chien de presta préféré.

Fin des années 60, début des années 70, une émission génialoïde (Milhouse tm) avait sévi sur la petite lucarne des écrans de l’ORTF (oui à l’époque les écrans plasma étaient très peu démocratisé) : du Tac au Tac.

Le principe était simple : des dessinateurs de BD devaient réaliser des dessins en direct à coups de défis divers et variés : parfois un thème était défini à l’avance ou chaque dessinateur rajoutait son petit crobard à celui de son camarade.

C’était bon enfant et le résultat était la plupart du temps assez surprenant. A cette époque, la Bande dessinée était en pleine mutation avec l’arrivée de la BD dite « Adulte », l’influence de mai 68 et du mouvement underground Américain. Ce sera par la suite l’explosion des supports papier avec A Suivre, CIRCUS, Fluide Glacial, l’Echo des Savanes, Métal Hurlant,etc.

Perso, j’ai surtout connu la période d’agonie de ce mouvement avec la disparition presque totale des revues. J’ai juste eu le temps d’en feuilleter quelques unes et d’acheter les derniers numéros de Pilote.

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Tant que j’y pense

Hier en vous causant de Batman, je me suis rappelé que j’étais tombé sur un Blog BD sympa de la clique des potes à Boulet

Il s’appele Romain Ronzeau et c’est bien décalé comme je l’aime

(cliquez sur le dessin pour ouvrir son site)

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Golden city Tome 9 : L’énigme Banks

Golden city Tome 9 : L’énigme Banks

de Nicolas Malfin et Daniel Pecqueur

Editions Pecqueur

 

Et encore une série où il faut se retaper les albums d’avant pour se rappeler l’histoire. Les auteurs devraient mettre un petit « dans les épisodes précédents » en début d’album.

Pour ceux aisselles qui ne connaissent pas cette série, l’action se  situe dans un futur peut être pas si éloigné que ça. Victime de la montée des eaux et autres gross malheur, la population survit comme elle peut sur des archipels. Il n’y a plus vraiment de pouvoirs centralisés et chacun essaie de s’en sortir à coups de rapines, de récupérations d’épaves. Loin de ses considérations, une classe aisée continuent à profiter des avantages liés à sa condition sociale. Les plus fortunés résident à Golden City, énorme île artificielle high tech, propriété de la famille Banks.

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Invincible tome 6 : ménage à trois

Invincible, Tome 6 : Ménage à trois

Kirkman, Ottley, Crabtree

Delcourt


Je suis presque arrivé au bout de ma liste de critiques BD.

Là on change de genre avec du Comics américain. Mais attention, ici pas de Marvel ou du Batman et autres confrères à collants bariolés. Bien sûr, il y a du super héros à la pelle et des méchants à combattre. On retrouve plutôt ce qu’a fait Stan Lee avec Marvel : humaniser les héros en décrivant leurs tracas quotidiens.

Dans Invincible, Mark Grayson est le fils d’Omniman, le plus grand super héros de la Terre. Maintenant adolescent, il doit apprendre à vivre avec ses pouvoirs naissants tout en continuant sa vie d’adolescent scolarisé. Comme son père, il combat les ennemis de la Terre au sein d’une confrérie de Justiciers.

Le seul hic dans cette belle histoire, c’est que son père, loin d’être le protecteur bienveillant qu’il s’imaginait, est l’envoyé sur terre d’une civilisation extraterrestre dont le seul objectif est d’agrandir leur empire au prix de l’éradication de leurs adversaires.

Au titre d’une bataille sanglante, le père félon a quitté la terre, laissant son fils exsangue et une femme qui noie son chagrin dans l’alcool. Trahi, Mark doit faire le deuil de son père et continuer sa double vie.

Cette série arrive à jongler de manière subtile entre les états d’âmes de ses protagonistes et les différentes affaires qui les occupent. L’ensemble se renouvelle toujours de manière originale et ne perd jamais de son dynamisme et de sa fraicheur.

Il faut dire qu’on retrouve comme scénariste Robert Kirkman, le créateur de Walking Dead qui avait déjà réussi avec cette série le mélange des genres. Quand au dessin il est toujours très clair sans céder à la facilité de la simplicité à outrance.

Ce dernier album axe plus son propos sur le rapport que ce super héros entretient avec sa copine « normale » et l’amitié forte qu’il conserve avec une autre fille super héros qui en pince pour lui. D’autres personnages de cet album seront amenés à s’interroger sur leur place parmi les autres

L’énorme avantage de cette BD, c’est qu’elle nous offre 125 pages pour un prix abordable (14 euros). Et quand quantité et qualité se joigennt dans la même aventure, on obtient une série originale et passionnante

allez re bingo le 8/10

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lanfeust Odyssey 3 : Le banni d’Eckmül

LanFeust Odyssey 3 : Le banni d’Eckmül

ARLESTON – TARQUIN

Soleil Production.

 


 

L’ennui des séries à rallonge, c’est que quand un nouvel album sort, on a complètement oublié l’histoire et il faut se retaper l’ensemble avant de lire le dernier.

A part que pour cet album, c’était pas la peine puisque c’est le début d’une nouvelle aventure. Pourtant j’ai eu cette impression en commençant à lire l’histoire. Il faut dire que Lanfeust commence à avoir pas mal d’albums au compteur :

– La série de départ en 8 albums.

– LanFeust des étoiles en 8 albums aussi

– LanFeust Odyssey : 3 albums au compteur.

Autant j’éprouve une grande lassitude pour les séries dérivées (Gnomes, Trolls, Légendes,etc), autant la série des LanFeust conserve son côté joyeux bordel qui continue à m’enchanter. Bien entendu, comme souligné précédemment, on s’y perd un peu. mais cela donne une bonne occasion de se retartiner la série avec un grand plaisir.

Avec LanFeust Odyssey, les auteurs ont allégé le cycle en chapitre de deux albums pour alléger la narration. Avec cet album, une nouvelle histoire débute.

 

Revenu sur terre suite à son escapade dans l’espace, Lanfeust n’a vieilli que de deux ans alors que son monde en a pris 20 dans la vue.  Un peu déboussolé, notre héros essaie de se réinsérer dans un monde où tous ses amis ont vieilli sans lui. Obligé de réintégrer l’école d’Eckmül, Il reprend son cursus d’élève indiscipliné. Au cours d’une joute, Lanfeust, possédé par une force inconnue,  assassine sauvagement son mentor Nicolède. Incarcéré puis libéré par son Troll de compagnon, ils partent à la recherche du seul témoin pouvant l’innocenter.

Ca n’arrête pas de bouger, de se battre dans un capharnaüm total. Même si le trait de Tarquin reste rugueux visuellement, le découpage et le scénario font que l’histoire glisse toute seule. N’oublions pas les jeux de mots affreux qui jonchent l’album.

Lanfeust reste un vrai plaisir à lire à chaque fois que sort un nouvel album. C’est certes très potache mais les histoires ont assez de consistance pour nous offrir ce qui caractérise une bonne BD : originalité, suspense et de bons moments sur le canapé

Bonne pioche pour débuter la semaine : 8/10

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Segments 1 : Lexipolis


SEGMENTS 1 : LEXIPOLIS

Juan Gimenez et Richard Malka.

Glénat


Y a un peu du Meilleur des Mondes et de l’âge de Cristal dans cette BD ou des choses plus ancrées dans le réel comme la détection des enfants à problèmes dès le plus jeune âge voulue par notre efficient président. J’ai failli oublier Futurama dans la liste.

Nous sommes en 2800 et des brouettes quelque part dans un futur utopique de la race humaine. Afin d’endiguer les tendances auto destructrices de l’homme, chaque individu est soumis à un test à l’âge de 7 ans pour déterminer son orientation future. Ainsi chaque personne sera dirigée vers un système solaire où il pourra s’épanouir selon ses gouts prédéterminés avec ses semblables du même acabit.

 

Au commandes de cette machinerie froide et implacable, sept sages immortels représentant les sept tendances fondamentales humaines définies des siècles avant. Chacun de ses êtres gouverne un secteur galactique dévolu à accueillir la masse homogène des humains. On retrouve :

– le secteur du Travail : production de biens et agricultures

– le secteur de l’ordre : police, justice, administration.

– le secteur de la créativité : religion, philosophie.

– le secteur de la jouissance : sexe, drogues, jeux.

– le secteur de l’échange : commerces, finances, banques

– le secteur de la guerre : armées , conquête

– le secteur de la créativité : arts, sciences

 

Et cette organisation de permettre depuis des siècles la stabilité et la prospérité des activités humaines.

Mais cette domestication poussée est à bout de souffle : certains refusent cet étiquetage forcé et souhaite jouir de leur liberté. Mais plus grand encore est le danger dévoilé dans cet album : la disparition de la race humaine par stérilité.

Dans le rôle du grain de sable, deux individus exclus du système : Loth, jeune étourdi ayant raté le voyage vers son destin préparamétré et Jezréel, jeune femme ayant refusé de finir prostituée sur la planète des plaisirs. Les deux acolytes se retrouvent embarqués dans une rocambolesque aventure dont le but final n’est autre que la chute des sept sages.

 

Aux commandes de cet ouvrage, on retrouve tout d’abord Juan Gimenez, un dessinateur dont j’ai eu déjà l’occasion de parler ici. Son dessin est toujours aussi extraordinaire et coloré (même si je le trouve ici un peu en deçà) et prompt à porter cette histoire fort bien écrite.

On s’attendrait à trouver Jodorowsky au commandes de la BD mais pas du tout. Le scénario a été écrit par Richard Markal que je ne connaissais pas de prime abord jusqu’à ce que je fouille un peu sur le net. Dans la vie, cet individu est un brillant avocat plutôt spécialisé dans les médias : il est notamment l’avocat de Charlie Hebdo. Je vous renvoie à sa fiche sur Wikipédia pour plus d’info.

A côté de ça, il a été scénariste d’un certain nombre de bandes dessinées dont une que j’avais sans me souvenir de ce détail : la face karchée de Sarkozy.

Délaissant l’univers judiciaire, il s’essaie à la science fiction avec cet ouvrage (même si cela lui permet de décrire un procès futuriste non sans humour). Le résultat est très convaincant et plutôt efficace avec ce qu’il faut comme teasing.

 

Chouette, Chouette : vivement la suite : 7/20

 

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Aquablue : Retour aux Sources

Aquablue 12: Retour aux Sources

de Régis Hautière (scénario) et Reno (Dessin)

Editions Delcourt


Aquablue est de ces séries de science fiction qui a déboulé à la fin des années 80 avec Fracas. Fruit de la collaboration du duo Cailleteau et Vatine, Aquablue flirte aussi bien avec le space opéra qu’avec l’écologie.

L’histoire se déroule sur une planète lointaine où un peuple vit en harmonie avec son environnement majoritairement aquatique. Deux événements vont bouleverser la quiétude des autochtones : un jeune humain échoué sur cette planète perdue suite à l’explosion de son vaisseau et 20 ans plus tard, une compagnie minière prêt à tout pour prendre le contrôle de la planète. Continuer la lecture de Aquablue : Retour aux Sources

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Mais que fait La Peluche ?

Jardins sucrés

de Lewis Trondheim et Fabrice Parme

Shampooing

 

Cette semaine, j’ai du résister très fortement à tout achat impulsif lors des achats de Noël. La frustration atteint son summum au rayon librairie comme il se doit.

Vade retro livre scientifique aguicheur !

Dégage vile bande dessinée au couleur chatoyante !!

Va mourir sale ouvrage aux sujet idiot néanmoins décalé et original me permettant d’asseoir ma personnalité  égocentrique et extravagante aux multiples facettes !!!

Bref (ah mince faut plus dire ce mot :  c’est connoté), J’ai pris des livres, j’ai lu les résumés, j’ai pleuré et je le les ai reposés.

Pour me récompenser de cet effort d’abstinence, j’ai quand même acheté un petit livre de rien de tout mais vraiment pas grand chose. Je suis un peu dans la situation du joggeur qui s’est cogné 10 bornes et qui s’enfile un éclair au chocolat en signe de victoire.

Je l’ai pris avec la spontanéité qu’on accorderait à un prospectus flashy au milieu d’un tas de flyer de boites de nuit à la devanture d’un marchand de Kebab.

J’ai eu plutôt la main heureuse puisqu’on retrouve à la barre de cette petit BD Lewis Trondheim, auteur protéïforme et éclectique.

Au coeur de l’ouvrage, l’histoire d’enfants recevant de nouvelles peluches. Comme dans Calvin et Hobbes, ces peluches prennent bien entendu vie dans leur imaginaire. Untel hérite d’un panda, un autre hérite d’un gros monstre. Bien entendu l’attente des enfants est en deçà de la réalité : les bestioles sont souvent pleutres ou veules voire très déçus de leurs propriétaires. Pour l’un d’eux en pleine crise de puberté, se débarrasser de sa peluche est l’acte fondateur du passage à l’adolescence.

Toute cette fine équipe se retrouve au coeur d’un monde imaginaire envahi de monstres, de sorcière et de dentiste richissime.

Au final, c’est très plaisant à lire même si ce n’est pas plus transcendant que ça. On y retrouve un peu du travail de Trondheim avec la série « Allez Raconte » à jouer avec les histoires sans queue ni tête.

Le graphisme me fait penser à celui des Powerpuff girls, très minimalistes et acidulées. Chaque page est une petite histoire qui s’inscrit dans une quête plus générale.

C’est une BD sans prétention qui plaira aux plus jeunes comme aux plus vieux par son côté décalé. Au final une idée de cadeau bien sympa.

Sinon, si vous cherchez plutôt une peluche, il vous reste celles de Patricia Waller.

 

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ce salaud de Boulet

BOULET : NOTES  : DEBOUT LES GLOBULES.

 

Oui salaud de Boulet qui arrive à chacun de ses recueils du blog à me faire maudire le fait qu’on ne soit pas amis, copains, voisins ou frères jumeaux.

Est ce dû à la proximité générationnelle qui nous a fait traverser les mêmes événements historiques, les mêmes évolutions technologiques. Est-ce du au fait que je suis aussi frustré de ne pas avoir fait d’études scientifiques et que je me rattrape comme je peux. Est-ce dû au fait qu’il a eu l’audace de faire des études de dessins alors que la peur de l’avenir m’en avait détourné?

C’est surement un peu tout ça. Et c’est aussi un peu tout ça qu’on retrouve dans cette album rempli d’interrogations existentielles, de probabilités, de génétique et d’évolution.

Du Big-bang, jusqu’au futur le plus lointain, l’auteur se questionne sur l’incroyable impossibilité d’arriver à ce qu’il est et ce qu’il en restera dans les temps les plus lointains.

A la lueur de choix différents , il imagine ce qu’aurait pu être son existence et sa manière de penser.

C’est souvent tortueux, jamais ennuyant (même si un peu de la redite parfois) et toujours enrobé dans un dessin clair et rigolo. Boulet tourne souvent son propre argument en dérision pour dédramatiser ou par modestie (genre je sais bien que je ne suis pas un grand penseur et je ne dois pas faire le donneur de leçon). Il utilise aussi quelques personnages pour accentuer un changement de déterminisme (le barbare de jeux de rôles qui aimerait se mettre à la magie, les personnages de conte de fées qui s’encroute dans leur vie de couples, Roméo et Juliette à la sauce kikoolol facebook)

Pour égayer tous ces beaux propos qui mettent parfois le bourdon s’intercalent des historiettes poétiques ou rigolotes. J’ai par exemple relu avec plaisir cet histoire là qui m’a fait rigoler comme un con sur le canapé hier soir. J’ai retrouvé notre ami Bibi laberlue.

Le seul côté négatif de ce dernier opus est qu’il nous rapproche inexorablement du présent (les dessins balaient la période 2009-2010) et donc des plaisirs de la nouveauté ou de l’oubli

A quand à passage dans le coin?

Allez pour 14 euros vous avez 210 pages de bon gras.

 

 

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Siegfried3 : le crépuscule des dieux.

il y a de cela deux ans, je vous avais causé du premier tome de cette série. J’émettais alors quelques réserves sur l’intérêt de l’histoire : encore une énième adaptation d’une légende nordique…

Avec la parution du troisième tome, je peux maintenant vous proposer une critique plus aboutie de cette aventure. Du temps était passé depuis la sortie du tome 2. C’est pourquoi j’ai entrepris la lecture intégrale de la trilogie.
Je n’ai eu aucun mal à le faire tellement cette bande dessinée est magistrale. Un mot me vient à l’esprit quand je pense à cette série : Puissance.
Puissance de la narration, puissance du graphisme, puissance des personnages. Tout vous convie à vous faire vibrer et trembler devant cette histoire. On ressent chaque force de la nature dépeinte dans les cases : le bruit des éclairs, la chaleur du feu, le froid de la glace. Je ne sais pas comment le dessinateur arrive à un tel résultat mais il est rare qu’une BD arrive à faire véhiculer tant d’émotion et vous prendre à la gorge de cette manière.
Le dessin est magnifique, le découpage orchestré comme celui d’un long métrage avec des plongées vers l’abime et des envolées vers les plus hauts sommets.
Quant à l’histoire, si elle s’inspire des légendes nordiques, elle prend ses propres aises pour notre plus grand plaisir. On sent que tout a été construit minutieusement de bout en bout et que chaque parcelle nous est offerte au summum de l’art créatif
Vous avez peut être l’impression que j’en fait un peu trop. C’est pourtant une BD à couper le souffle. On le retient plus d’une fois tellement vous vous sentez petit devant ce qui s’apparente à un chef d’oeuvre.

Si vous voulez faire plaisir à quelqu’un à Noël, c’est un super cadeau qui se lira d’une traite

 

Quelques liens pour en savoir plus

 

Et pour finir, il faut savoir qu’un long métrage est prévu. En attendant, voici une ébauche qui avait été faite en 2007.

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Spirou 52 : La face cachée du Z

SPIROU 52 : la face cachée du Z

Que je suis content même très content. Après les errances de la période Morvan, on n’espérait plus grand chose de la série Spirou. On a bien eu droit à quelques excellents one shots. Mais là encore, le dernier album signé trondheim et Parme me faisait craindre le pire : un mélange de burlesque marx brothers/Blake Edwards qui tombait à plat

Le nouveau duo à l’oeuvre depuis l’épisode n°51 était très prometteur. ils avaient préalablement commis le premier hors série « les géants pétrifiés » en 2006 : une grande réussite en terme de dynamisme, d’humour et tout simplement d’aventure. je pense que cela a été un examen de passage réussi pour les éditions Dupuis parmi tous les repreneurs potentiels de Spirou.

On est à la fois dans le veine de l’indétrônable Franquin et dans celle du duo Tome et Janry en que qui concerne la modernité du propos. Les deux auteurs ne sont pas très connus : Vehlmann est un scénariste prolifique et touche à tout. Yoann est surtout connu pour une série très originale « Toto l’ornithorynque » bande dessinée plutôt destinée à un jeune public.

Quant à l’histoire de ce 52ème album il reprend un peu l’aventure inachevée de Zorglub avec la lune dans le 15ème album (« Z comme Zorglub ») dans lequel ce dernier tente de faire de la Lune un support publicitaire et se vautre en écrivant à l’envers le slogan.

Cette fois ci Zorglub voit grand et invite Spirou, fantasio et le comte de Champignac à visiter son « Lunapark » très Futurama . Bien sûr tout cela va finir en fiasco total entre un zorglub rattrapé par ses vieux démons et des milliardaires usant de leurs privilèges pour assouvir leur moindre désir.  C’est rigolo, moderne dans le trait et dans les personnages (ah zorglub et ses suédoises : mais où est donc le très catholique Dupuis !!) notamment avec une espèce de clone de Bill Baroud où chacune de ses phrases mémorables renvoie vers un faux album.

Certains crieront certainement au scandale une fois de plus, à la trahison de l’Héritage avec un grand « H », se gargariseront de  la prétendue vulgarité de l’histoire ou de l’inexistence du scénario. Je suis d’accord que l’histoire est sous exploitée par certains aspects ou mal amenée (le coup des radiations qui partent aussi vite qu’elles arrivent) mais au moins ça ne se prend pas au sérieux. Cela fait carrément penser au premier album de Tome et janry « Virus« , c’est pour dire

Allez moi je lui mets un bon 7/10 pour la peine

Petit détail en passant : l’album est sorti sous une version normale et collector (au même prix). il sortira aussi en version deluxe avec 20 pages en plus.

 

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Thorgal 33 : le bateau sabre

THORGAl 33 : Le bateau sabre

Pourquoi continuer à acheter cette série alors qu’elle a fini depuis un moment de perdre de son intérêt?

– Peut-être suis-je assez collectionneur pour ne pas supporter cet état d’inachèvement si j’arrêtais d’acheter la série.

– Peut-être aussi un sentiment de culpabilité après tant d’assiduité : ce serait comme ne plus aller voir sa vieille tata le dimanche suivant alors qu’on fait ça depuis 20 ans et qu’elle ne voit que vous.

Cet album n’échappe pas au sentiment de lassitude que je ressens depuis pas mal d’albums. Après une suite d’histoires nulles et soporifiques (le mal bleu par exemple), la série avait connu un second souffle en se concentrant sur le fiston Jolan. Mais nous voilà reparti avec le père; mais après tout c’est quand même lui l’éponyme !!!

Thorgal est parti à la recherche de son fils capturé par les sorciers rouges. J’avoue ne plus me rappeler de cette histoire, de ce fils et d’avoir eu présentement la flemme d’aller repotasser les albums précédents pour comprendre. Quoiqu’il en soit, Thorgal abandonne une fois sa famille pour se balader dans le Grand Nord pratiquement sibérien à bord d’un bateau brise-glace : il y a des méchants, des esclaves que notre héros veut affranchir, un trésor, des orques et un effet de manche qui me dit qu’on va aller se balader vers l’orient dans pas longtemps.

L’histoire en elle-même est bien construite, bien dessinée et rythmée. Mais si l’on ne s’ennuie pas vraiment, on n’est pas non plus emballé. Ca n’avance pas. A cette vitesse l’arc actuel va devoir attendre 5 albums avant de se terminer.

Il va maintenant rejoindre ses 32 petits camarades dans le confort poussiéreux d’une bibliothèque : 4/10

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