Archives de catégorie : BD

F’Murr : Robin des pois à sherwood

F’murr : Robin des pois à Sherwood

F’murr est surtout connu pour sa série « le génie des alpages« . de temps en temps, l’auteur se permet quelques distractions en dessinant d’autres univers. Il s’amuse à égratigner quelques personnages historiques au passage : on a déjà eu droit à jeanne d’arc, Attila, Wagner,etc.

Dans ce nouvel opus, c’est robin des bois qui en prend pour son grade. Quand je dis nouveau, c’est un peu faux car les 22 premières étaient déjà parues dans les années 80. Secundo, dire aussi que Robin des bois est mis à mal est aussi exagéré car le Robin de F’murr dévie largement du personnage littéraire que tout le monde connaît.

C’est encore une occasion pour l’auteur de déployer tout son bestiaire et sa loufoquerie. Ce Robin des bois, incapable de se servir d’un arc est tyrannisé par une lady marianne, magicienne à ses heures, qui rêve de l’extirper de Sherwood pour le confort de sa maisonnée. La forêt envahie de moutons admirateurs et hystériques oblige Robin, ses compagnons et toute la faune de Sherwood à venir s’incruster en Ville, ce qui entraine moults désagréments.

Bien sûr toute l’histoire est complètement détricotée avec un F’murr qui a du mal à apprivoiser lui-même ses personnages, ses clins d’oeil ou son histoire. Ca grouille de partout et on s’y perd un peu au départ. Le reste reprend heureusement cohérence.

C’est toujours aussi jouissif. Mais ne nous leurrons pas, ça ne plaira qu’aux afficionados de l’auteur. pour les autres, soit vous accrocherez, soit vous détesterez. F’murr est un de ses auteurs où il n’ y pas de nuance quant à son humour.

 

 

 

 

 

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Trois Bd

Wolverine – Old man Logan – de Steve Niven et Mark Millar : 7/10

Commençons par un Comics, genre que j’affectionne particulièrement pourvu qu’on ait affaire à un bon dessinateur et surtout un bon scénariste. Et là, on est bien servi puisque Mark Millar est à l’origine de deux pépites dans le genre : Kick-Ass et Red Son.

Si en plus vous prenez Wolverine comme personnage principal, on est à peu prêt sûr de ne pas s’ennuyer.

L’aventure se situe dans un futur apocalyptique où les super héros ont été décimés par l’ensemble des supers héros réunis pour l’occasion. les États-Unis sont désormais scindés en baronnies où racket et famine sont le lot des humains survivants. Parmi eux Logan, vieil homme usé, marié et criblé de dettes. Il a depuis longtemps renoncé à la violence et à ses pouvoirs (pour une raison que nous découvrirons plus tard). Soumis aux enfants abâtardis de Hulk, Il finit par accepter une mission pour subvenir aux besoins de sa famille. S’ensuit une traversée des USA dévastées où chacun essaie de survivre par tous les moyens, même de la trahison.

L’idée est ambitieuse. Si elle n’échappe pas aux côtés convenus du genre, on assiste à un mixte réussi avec l’ambiance Western façon Clint Eastwwod : comment ne pas rapprocher ces deux personnalités d’ailleurs.

 

Le Grand Mort Tome 3 Blanche de Vincent Maillé – Régis Loisel – Jean Blaise Djian  : 4/10

Un peu décevant ce troisième tome : je trouve que l’histoire traine en longueur. On s’éloigne de l’aspect fantastique (pourquoi pas ) pour une quête à travers un Paris déglingué qui ressemble plus à une critique du monde moderne qu’à une plus-value pour l’histoire. C’est un peu une resucée du second album. La fin laisse augurer que le quatrième tome reprendra des chemins plus intéressants que celui des poncifs un peu trop étalés.

Loisel a toujours été un formidable conteur d’histoires. Il serait dommage qu’il s’éloigne de ce talent pour jouer les analystes du monde contemporain. Sauf si cela sert l’histoire ce qui ne me paraît pas le cas pour l’instant. Mais je peux me montrer, nous verrons bien. Côté dessin, rien à redire : Maillé suit le style de Loisel tout en apportant sa propre patte.

 

Sillage Tome 14 Liquidation totale : Philippe Buchet – Jean David Morvan : 7/10

Très agréablement surpris par ce nouveau tome. J’avais perdu pas mal d’intérêt pour cette série (et encore plus pour ses dérivés) : histoire peu passionnante, tendance à philosopher dans le vide et à s’éparpiller. C’est un peu le syndrome « Van-Hamme » avec ses séries XIII ou Thorgal qui tire tellement jusqu’à la corde un concept qu’il n’a plus aucun intérêt.

On retrouve dans cet album la vivacité originelle et ce côté space-opéra qui lui va à ravir. Le scénario a tendance à partir un peu dans tous les sens et on se perd un peu au niveau des intervenants. je n’ai toujours pas compris d’où sortait  un personnage crucial à la fin : impossible de me rappeler si je l’avais vu dans les tomes précédents. Côté dessin, rien à redire même si le côté étriquée de la case se fait ressentir. Le méchant est en tout cas bien sympa. Il ne reste plus qu’à voir ce que donnera l’album suivant. C’est le risque avec Morvan : on peut avoir le meilleur comme le pire..

 

 PS : les images renvoient vers la FNAC car j’ai tendance à aller les pomper chez eux : juste échange de bons procédés 🙂

 

 

 

 

 

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Univerne

Univerne – paname – de Morvan et Nesmo – Soleil productions

J’étais un peu rétif au départ à l’idée d’acheter cet album car les dernières productions du scénariste Morvan m’avait déçu (sillage, Spirou). Une rapide lecture en librairie m’a convaincu de tenter le coup et je ne le regrette pas.

 

cette bande dessinée est à la croisée de deux chemins :

– le courant steampunk qui peut se définir comme une forme d’anticipation où le monde aurait évolué en gardant les traits de la société du 19ème siècle : prépondérance de la machine à vapeur, de l’architecture victorienne et de la construction mécanique à foison.

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La dernière vie

La dernière vie (en deux tomes) de Juan Gimenez

Je suis assez Fan du travail de cet auteur espagnol. c’est un super illustrateur avec une approche hors norme. On le connait surtout en France comme dessinateur de la série « la Caste des méta-barons« , n-ième extension de l’univers de l’Incal. La puissance de ses illustrations est exceptionnelle avec une propension à nous fournir des grandes pages fourmillant de détails. Son dessin est reconnaissable par le détail qu’il donne aux machines, robots et autres vaisseaux qui parsèment son œuvre (c’est un ancien dessinateur industriel) mais aussi pour ses créatures plantureuses. La palette de couleurs employée est aussi sa marque de fabrique

le diptyque « la dernière vie » est une bande dessinée plutôt ancienne (2002) dont j’ignorais l’existence avant sa réédition. L’histoire raconte comment un adolescent, Fito, se retrouvant en possession d’une disquette de Démo de jeux, se retrouve propulsé dans une réalité virtuelle où les jeux de bataille, de combats spatiaux ou autres donjons et dragons prennent vie.

 

Effrayé par ce réalisme exacerbé, Fito se déconnecte immédiatement. Voulant en savoir plus, il rend visite à Clara, l’amie qui lui a prêté la disquette. Il la retrouve malheureusement dans le coma, vraisemblablement captive du jeu.

Pour libérer son amie, il devra de nouveau affronter le jeu, épaulé par un second quidam, testeur de jeu. On les retrouvera plongé dans les grands thèmes qui on fait les joies de génération de gamers : tour piégée, combats d’avions, temple maudit et même strip poker.

 

Étrangement pour une série parlant de l’informatique, le matériel montré fait obsolète : des PCs géants, des disquettes: voilà qui fait plus années 80 que futuriste. Le sujet en lui-même n’est pas nouveau. cela fait penser à la série Autremonde de Tad Williams ou plus récemment Sucker Punch.

Juan Gimenez construit bien son aventure mais cela se fait au détriment du scénario (d’où vient la disquette, côté fouillis), ce qui nous laisse un peu déçu. C’est souvent le cas des BDs de Gimenez quand il est scénariste. L’histoire aurait mérité une suite si ce n’est plus d’explication. Néanmoins, le rythme est soutenu et la sauce prend bien. C’est une bonne d’histoire de Science-fiction/Fantasy qui se lit avec beaucoup de plaisir.

 

 

 

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Son enfance, mon enfance

Tous le matins, mon fils regarde les dessins animés de France 5. Je n’ai rien contre, ils sont plutôt intelligents, éducatifs. L’un d’entre eux, Didou, raconte les tribulations d’un petit lapin qui nous fait découvrir les joies du dessins. C’est calme, colorés et en général, je fredonne le générique pendant mes premières heures de boulot.

Un jour, en regardant le générique, j’ai vu que ce dessin animé était inspiré d’une série de livres pour enfants dont l’auteur était Yves Got.

Ce nom ne m’était pas inconnu. Une petite recherche sur Internet a confirmé mon intuition. C’est bien l’auteur d’une bande dessinée : le Baron noir !!

Bon là attention, on ne doit pas être très nombreux à connaître cette série, pourtant excellent datant de la fin des années 70. En fait ces bds appartiennent à ma tante. Et je les lisais quand j’étais jeune quand on allait chez ma grand-mère. Je me souviens avoir trouvé ça génial, surtout après qu’on m’ait expliqué le sens caché.

Il s’agit d’une critique de la société Française durant la présidence Giscard. La société française est représentée sous les traits de tout un bestiaire animalier :

  • le baron noir : un prédateur sans scrupule représentant un capitaine d’industrie cynique
  • les hippopotames : la police passant leur journée à écraser des fourmis
  • les moutons : le peuple plus ou moins soumis (certains sont syndicalisés ou jeune rebelle)
  • un tatou : la police secrète (de mémoire)
  • un éléphant et une tortue : les intellectuels et les droits de l’hommiste comme qui dirait

les histoires souvent absurdes sont toujours porteurs de messages politiques ou philosophisues. Loin d’avoir vieilli, c’est encore plus d’actualité avec un sarkozisme qui rappelle un peu trop l’époque dirigiste pompidolienne-giscardienne.

je crois que l’ensemble des albums a été réédité en oeuvre complète et je me tate fortement pour les acheter.

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Nic Oumouk T2 de Larcenet

Nic Oumouk

Comme beaucoup, le dernier album de Larcenet (Attila le Hun) m’avait déçu : enlisement de l’histoire, une philosophie qui se mord la queue…
Avec cet album, nous revoilà dans la fraîcheur et la spontanéité : une approche satyrique pleine d’humour qui permet à l’auteur de défendre ses idées sur la société et le regard qu’il lui porte.

Ca lorgne un peu vers « le retour à la terre ». Néanmoins, on retombe vite sur les pattes de la critique avec les dénonciations des multinationales de l’agronomie et de la malbouffe.

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Le Génie des alpages 14

f'murr
Se plonger dans la lecture d’un nouveau Génie des alpages, c’est d’abord oublier ses repères rationnels et abandonner toute logique. Après cette petite période d’adaptation, c’est toujours le même plaisir de voir cette bande de moutons tarées et autres personnages évoluer. J’avoue, je comprends pas tout mais qu’importe, on referme la bd avec un bon sourire aux lèvres….

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