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Dégrippage du site : Etape 2

Après une semaine les mains dans le cambouis du serveur et quelques échanges avec mon hébergeur, il a bien fallu se rendre compte d’une chose : j’étais obsolète, bloqué dans une configuration cacochyme et pleine de calcaire.

Ni une ni deux, j’ai investi dans une nouvelle formule m’assurant plus de Puiiiisssance !!!!! Pour un intérêt plus intellectuel que véritable. N’ayant pas pour ambition d’ouvrir une bourtique d’e-commerce pour Noël, mes besoins en bande passante se limitent en général à celle d’une session du feu Minitel

Ceci dit, c’est quand même avec une larme que j’admets que c’est quand même la classe : une interface C-panel digne des grands, des options par centaines (que je n’utiliserai pas bien entendu). De quoi passer des nuits blanches et planter le site de mille et une façons.

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La main baladeuse

Il n’y a pas si longtemps, je vous avais causé d’une interface embarquée assez bluffante

En voici une nouvelle qui dépasse l’entendement. C’est tellement bien fait que de prime abord, on crie au fake, à l’arnaque.  Même pas !! Ce produit, fruit du travail de deux ingénieurs mathématiciens remporte haut la main le concours de la réactivité et de la précision.

Le pire dans tout ça, c’est que le petit boitier magique ne coûte que 70$

Le seul hic, c’est que dix minutes de manipulation et vous avez les bras qui plie sous la fatigue. Je laisse le côté ridicule de la chose quinne l’impression à tout observateur qu’on fait des guilis à son écran.

 

 

La démo fait très propre mais d’autres démonstrations vues ici ou , lèvent le doute sur la capacité de la petite boite

 

 

 

Machine arrière

Il y a un truc que j’ai en général évité sur ce blog, c’est de causer technogeekerie. Foncièrement, j’en suis un vrai de vrai. J’ai du matos en veux tu en voilà et je passe mon temps à réfléchir au meilleur moyen pour le dézinguer. C’est un peu le syndrome de la mobylette.

A l’adolescence, tout fier de son engin pétaradant, on le décalamine, on lui met un pot ninja/cobra, on lime par ci, on trafique par là. La récompense de tout ce cirque, c’est qu’un fois, dans une descente, vent dans le dos, l’aiguille du compteur de votre 103 SP a flirté avec le nombre 80. Pour les plus fougueux, on se fera suivre par un type en voiture pour vérifier la vitesse exacte. Pour les plus matheux des boutonneux, on aura calculé au poil de cul prêt en comparant distance et temps avec une moyenne harmonique que seuls les initiés savent maîtriser (en gros les souffre douleurs des caïds du collège).

Fier du résultat obtenu, on tente encore de se surpasser : on trafique le mélange, on vire le surplus, on met un bidule machin commandé sur un site chinois. 75 km/h, 77.5 km/h…. C’est la course folle vers l’infini et au delà jusqu’au  coup de vis de trop qui grillera fatidiquement le moteur : ouahhhouh 2.5 km/h !!!!!  (vitesse moyenne estimée du gars qui marche piteusement  à côté de sa mobylette en rade sur le bord de la route).

Enfin, moi je dis ça mais j’ai jamais eu de pétrolette. Le summum du bricolage sur mon vélo a été de mettre une sirène de police sur le guidon…

Tout ça pour vous dire qu’il y a une façade de ma vie qui a été passée sous silence sur ce site : pourrir l’électronique.

Si je fais le compte, en ce moment j’ai : une télé 3d, un HTPC, 2 tablettes androïd, un téléphone Androïd, un PC et deux NAS (et quelques autres saloperies dont la honte m’empêche de parler).

Voici mon aire de jeux…

Toute le paradoxe est d’améliorer sans pour autant perdre le fruit d’un long labeur.

Quelques exemples :

les NAS: vous avez emmagasiné quelques Teras de films et séries dans un petit boitier qui ne demande pas plus d’entretien qu’un bibelot de Gifi. Et pourtant très vite le démon s’empare de vous pour que ce havre de stabilité devienne un champ miné. Vous commencez à tester le paramétrage offert et constatez ces limites. Vous écumez les forums pour savoir comment ajouter des applis non prévues, comment rooter pour faire du telnet.

Irrémédiablement cette fuite en avant finira par la même question : Comment réinitialiser mon Nas parce que je l’ai briqué comme un con. Pour les non initiés, « Briquer » veut dire que votre joli petite boite noire peut maintenant vous servir de presse papier à la différence notoire qu’une petite lumière rouge clignotante vous rappelle à juste titre que vous êtes une buse….

L’autre danger du Nas, c’est aussi quand il partage sa multiprise avec l’arbre de Noël que votre fils éteint et rallume depuis la dite multiprise. Mais ceci est une autre histoire.

 

Le boitier multimédia : le summum de la coolitude pour tout geek qui se respecte. J’ai commencé à mettre un doigt de pied dedans en achetant un Emtec s120h. En toute franchise, il remplissait bien son rôle : il lisait tout sans broncher. Par contre l’interface était minimaliste et j’ai commencé à rager en voyant ce qui se faisait à côté chez Popcorn, duneHD : gestion des pochettes, des résumés,etc.

Etape un : forceps. Ecumage des forums anglais, allemands et italiens pour trouver un firmware alternatif permettant de faire n’importe quoi pourvu qu’on puisse le faire. Le résultat fut à la hauteur : briquage, sueur froide, engueulade avec tout ce qui pouvait passer dans la pièce, forum, bootage, rebootage,rerererere….. Et miracle ça repart

Etape deux : résignation. Ce boitier ne méritait pas ce que je voulais faire de lui : repaquetage,revente d’occase et désignation de la future cible, le Live Hub de chez Western Digital. Un choix guidé aussi bien par de bonnes critiques que par des contraintes budgétaires.

Si il était indéniable que ça avait une autre gueule (interface magnifique,  gestion des pochettes), très vite, les limitations d’un système propriétaire se font sentir : pas de gestion des séries, des infos mais en anglais uniquement et toujours cette saloperie de concurrence qui vous fait baver (Zapiti, xbmc). C’est la rechute après un temps à la fois déterminé par l’agacement et le regard suspicieux de votre compagne qui voit dans le début de ce comportement le ferment du mode tête de con de bibi et des cliquetis du clavier jusqu’à pas d’heures.

Et c’est parti : forum, manipulation timide puis hasardeuse, plantage, retour arrière en catastrophe pour un final pas si misérable que ça : vous connaissez le xml, vous savez manipulez des éditeurs de contenus et vous partagez votre travail avec une communauté internationale… Mais si la vitrine est belle, la moindre modification vous oblige à tout refaire de fond en comble…

On change de crèmerie de nouveau avec un mini pC à la sauce Xbmc. L’avantage de ce système est la possibilité d’installer ce qui me fait plaisir sans me soucier de savoir si c’est possible. L’autre avantage, c’est que Xbmc est trop obscur pour que je m’aventure à regarder dans ses entrailles…

 

Je pourrais vous causer ensuite des tablettes et téléphones marinées à la même sauce de la Rom alternative branlante et chaotique. Mais vous aurez bien compris que les cheminement reste le même.

Avec le temps, heureusement vous commencez à avoir des réflexes salvateurs : sauvegarde, sauvegarde, sauvegarde….

Vous comprenez qu’il y a certains matériels qu’il faut préserver de toute manipulation parce que le bénéfice est risible. Je n’ai jamais cherché à rooter ma tablette Asus Transformer parce qu’au delà de l’exploit, ça ne me sert à rien.

Je sais bien que tout ceci ne procure qu’incompréhension et incrédulité pour la plupart des gens qui ne voit là que perte de temps et d’argent.

Pourtant le goût du défi et l’envie de comprendre est elle si éloignée que celui qui va démonter le moteur de sa voiture ou disséquer une grenouille?

S’intéresser à l’informatique, bidouiller sont socialement jugés comme des activités puériles sans valeur ajoutée comme peuvent l’être le fait de lire de la BD, regarder des dessins animées ou autres cultures encore jugées déviantes et non productives.

Personnellement, ça a toujours été pour moi un véritable laboratoire à surprise prompt à faire marcher les méninges, m’ouvrir à la connaissance par des manières détournées. C’est aussi le plaisir de se fondre dans une communauté de gens passionnés, d’écrire en anglais et d’aider les autres.

On ne se refait pas. Je n’ai jamais eu de mobylette à 13 ans mais j’empruntais la calculatrice Sharp de mon père pour faire des programmes en basic dessus. Et le vélo, c’est bon pour la sante !!!

 

PS : au départ cet article devait parler d’un jeu. Ce sera l’objet de l’article qui suit.

 

 

La résistance, c’est une affaire d’Ohm

Alors qu’on vient d’apprendre la mort à 97 ans de Raymond Aubrac, ce grand résistant et grand homme tout court, une autre personnalité certes moins prestigieuse s’est éteinte à 82 ans. Il s’agit de Jack Tramiel.

Ces deux personnes ont en commun d’avoir connu les affres de la seconde guerre mondiale. En ce qui concerne Jack Tramiel, de son vrai nom Idek Tramielski, il a été déporté au camp de concentration d’Auschwitz.

A ce stade du récit, vous vous demandez bien de qui je vous parle

Jack Tramiel est l’homme qui fonda dans les années 50 la société Commodore qui bouleversa le monde de la micro-informatique dans les années 70 et 80.

Au départ constructeur de calculatrices, la société ne dut sa survie qu’à la commercialisation du PET (Personnal Electronic Transactor), ordinateur qui avait plus les contours d’une caisse enregistreuse et était constitué d’une unité centrale basée sur un processeur 6502 cadencé à 1 MHz, une RAM de 4 ou 8 Ko, un écran monochrome vert de 40 colonnes × 25 lignes, une unité de stockage sur cassette audio et un clavier d’ordinateur QWERTY de 73 touches, dont un pavé numérique.

Autant vous dire que c’était l’éclate le soir. Pourtant, dans l’imaginaire de tout informaticien qui se respecte, le PET fait figure de pionnier.

Mais le plus grand succès de Tramiel fut le Commodore 64 sorti en 1982. Gros pavé gris vendu à plus de 20 millions d’exemplaires, il fit la joie pendant 10 ans de milliers de joueurs, de programmeurs débutants et boutonneux. C’était le bon temps des jeux sur cassettes ou sur les disquettes 5 pouces.

Malgré ce succès, Tramiel se fait lourder de chez Commodore, fonde une nouvelle société et rachète la division grand public d’Atari. En 1985 sortira l’Atari 520ST, bête de course technologique avec plein de couleurs, une sortie audio d’enfer et plein plein de jeux dont le nom résonne encore dans le coeur de millions de gamers.

Enfin, moi je dis ça, j’ai pas eu droit à ces machines et j’allais la plupart du temps squatter chez les copains pour tâter du joystick. Mais qu’est ce que j’ai pu saliver à l’idée d’en avoir une.

On fait souvent référence à Steve Jobs comme grand penseur et visionnaire de l’informatique. mais bien avant lui, il y a eu des types comme Jack tramiel ou Sir Clive Sinclair pour bouleverser la micro informatique et de créer des vocations.

 

 

 

Pac Man

C’est toujours au détour d’une réelle sombre qu’on est surpris par l’inattendu. Ou qu’on marche dans une merde de chien au choix.  Ou les deux. En fait au détour d’une ruelle sombre, on se dit qu’on va passer par un autre chemin parce que c’est trop flippant : c’est plein de poubelles, d’odeurs d’urines et de râles semi-humains. C’est un peu étonnant ce phénomène architectural de la ruelle. Je veux bien croire qu’on manque de place, qu’au départ on avait posé un néon tous les deux mètres. Mais faut pas être sorti de sciences Po pour deviner que tout cela allait finir en cloaque cauchemardesque.

Un endroit plein de ruelles dangereuses par excellence, c’est bien le jeu Pac-Man. A chaque coin de rues, c’est l’angoisse de tomber sur un fantôme coloré qui vous guette, de glisser sur un noyau de cerises.

Pratiquement trentenaire, ce jeu n’en finit pas de me surprendre.

J’ai appris par exemple que la programmation de ce jeu était tout, sauf aléatoire et que chaque fantôme avait sa propre personnalité :

Blinky, le fantôme rouge : c’est le seul qui est réellemnt programmé pour vous trouver coûte que coûte.

Inky, le fantôme bleu et Pinky, le rose cherchent seulement à se placer à une certaine distance de vous.

Clyde, l’Orange se déplace au pif. C’est normal, c’est la couleur du Modem.

Ce qui au final fait un joyeux bordel qui vous entraine à la faute. Si tous les fantômes vous collaient vraiment aux miches, il serait injouable.

Néanmoins chaque tableau à sa solution immédiate pour finir le tableau en choppant la cerise. Des forcenés se sont amusés à répertorier l’ensemble des parcours permettant de gagner à chaque coup même le 256ème niveau, le « split screen ». ceci dit, au delà du 20ème niveau, le programmeur en a eu marre déplacer la cerise).

 

 

Ceci dit, si en pleine partie, vous avez un coup de mou et vous voulez souffler, il y a un endroit dans le jeu où les fantômes ne vous trouvent jamais. Ce n’est pas chez William Leymergie mais tout simplement au fond à droite.

 

 

Voilà, voilà. Ca aurait pu être pire, j’aurais pu parler des types qui calculent les probabilités de tomber sur une case du monopoly.

 

 

 

Tâche sur la nappe

je ne sais pas pour vous mais je n’ai jamais compris en quoi l’informatique simplifiait la vie ou était un outil de progrès. Aussi loin que je me souvienne, les ordinateurs c’est avant tout des câbles, des nappes, des cartes et un énorme tas de poussière.

C’est surtout un défi de tous les jours pour comprendre comment installer un bidule qu’on branche dans un machin pour faire marcher un bitonio.

exemple de base et historiquement véridique : les nappes IDE

Dans un temps reculé, les disques durs (d’une capacité monstrueuse de 80 Mo) et autres lecteurs/graveurs CD était reliés à la carte mère via une nappe.  Cet objet est un ensemble de fils (40 ou 80) gainés reliés à plat d’une longueur certaine (au minimum 50 cm). A chaque extrémité, des connecteurs s’enfichait sur la carte mère ou les unités de stockage, un petit détrompeur permettant d’éviter de se planter de sens. Je crois me souvenir que le fil d’un côté de la nappe arborait une couleur différente.

Certaines nappes avaient un connecteur intermédiaire permettant de brancher un second appareil sur la même nappe.

Un PC bien rangé, la rançon du succès

malgré tout ce luxe de raffinements et de prévention, l’installation était un joyeux bordel.

Un bon PC de l’époque avait besoin de 3 ports IDE : pour le disque dur, pour le lecteur cd-rom et pour le graveur de cd (c’était il y  longtemps je vous dis)

Là une question devrait vous effleurer l’esprit : pourquoi avoir un lecteur et un graveur de cd-rom puisque ce dernier peut faire lecteur? Parce qu’on considérait qu’utiliser le graveur comme lecteur abimait l’appareil et qu’il fallait uniquement le réserver à un usage de copie !! Quelle était la valeur réelle d’une telle affirmation, je ne sais pas. mais dans le doute on se conformait au dogme.

Résumons la situation : 3 appareils et deux connecteurs sur la carte mère, ce qui ne donne pas d’autres choix que de caser 1 mètre de nappes au forceps dans un boitier métalliques déjà pas mal occupé en évitant qu’elles se prennent dans les ventilos.

 

Spécial Gros doigt

Il est temps d’introduire un nouveau concept pas du tout perturbant pour arranger ce joyeux merdier : le maître et l’esclave. Ces termes, qui ne doivent rien à Hegel dans ce cas précis, permettaient de distinguer qui sur la nappe était le chef de l’autre. Techniquement parlant, on positionnait sur les appareils des petits cavaliers (un peu comme les fusibles de voitures) pour décider qui était qui. Ces cavaliers avaient la bonne idée d’être petit et de se loger dans des endroits peu accessibles Une fois sur deux, on se trouvaient à quatre pattes à le chercher après qu’il ait glissé entre nos gros doigts.

mais le plus pénible à ce stade n’était pas le branchement lui même mais l’ordre de branchement. Qui doit être maître ou esclave?  Le disque dur avec le lecteur, le lecteur avec le graveur, le disque dur seul… Inutile de chercher de l’aide sur Internet où chaque paroisse avait sa théorie. Une simple recherche sur Google vous en convaincra.

Pour peu qu’une solution ai trouvé un écho favorable, il y a une chance sur deux pour que les nappes se retrouvent avec un gros noeud au milieu.

Pour conclure en beauté , il ne restait plus qu’à relier le lecteur cd à la carte son 8 bits grâce à un autre fil d’une longueur conséquente pour avoir le plaisir d’écouter les copies légales de nos cd musicaux préférés.

Et là, fébrile, vous allumiez votre PC, tout fier de votre maîtrise de la techenologie pour vous manger un message d’erreur genre « no boot partition » pour bien vous faire comprendre que Maître et Esclave, c’est pas votre philosophie.

 

mais bon, bien sûr tout est largement plus simple maintenant….

 

 

 

 

 

Dans ton Youpr0n

La nouvelle a fait le tour des sites d’informations mêmes les plus sérieux : Le site Youporn s’est fait dérober mails et mots de passe de certains de leur utilisateurs. Gigantesque foire à la saucisse et étalage témoin des Implants mammaires, Youporn est le bandant pendant porno de Youtube en moins kikoo lol.

Pour être plus précis ce vol d’identité ne concerne que les identifiants utilisés par la plateforme de chat sur le Site. Le plus curieux dans l’histoire est qu’un site de ce genre ait des utilisateurs pratiquant cette activité en même temps qu’un onanisme inavoué : pas facile de taper au clavier d’une main et manier le joystick de l’autre. On a du mal à imaginer l’intérêt de communier dans un acte aussi solitaire….

Cette nouvelle m’a surtout fait penser à une très bonne vidéo de deux Nerds vantant les mérites respectifs de leur site préféré

Grand moment d’anthologie.

 

Site sympa

Quand on n’a pas grand chose à dire autant vous causer de site qui ont des trucs à raconter.

 

Alors pour ceux qui aiment les sites à la mode miscellaneous, en voici un très bon sur lequel je suis tombé par hasard : La BOITE VERTE

Véritable cabinet de curiosité, le site se fait fort de nous surprendre en dénichant des articles sur l’art, la géographie ou les sciences.

Ainsi vous serez tout sur :

l’expérience la plus longue du monde.

– Comment un poulet a vécu 18 mois sans tête.

– Comment utiliser des loups pour faire une sculpture.

 

– Ecouter le tremblement de terre de Fukushima.

 

Et plus encore…

 

Et s’il vous reste un peu de temps, courez voir ce site là « thisiscolossal.com » qui est pas mal dans le genre….

 

Journée mondiale du Troll

Et oui bonnes gens, avec la mort en plein gloire du site MEGAUPLOAD, c’est toute une frange de la population mondiale qui se lève avec la cybergueule de bois.

 

4% de la bande passante mondiale vient de se libérer d’un coup 🙂

 

Mais qui sont les gens qui l’ont mauvaise ce matin (par ordre croissant de « bien baisé!!!) :

 

– Ceux qui, avec la tête déconfite du réveil, le bol à la main, s’affalent devant leur PC pour regarder l’état de leur téléchargement sur Jdownloader. Tiens c’est bizarre, ces messages d’erreur?

– Ceux qui avaient craqué pour un abonnement Premium et qui voit filer leur pognon dans la poche des avocats chargés de défendre Herr Big Boss, Kim Dotcom.

– Les plus grands cocus de l’histoire restent quand même les millions de personnes qui ont déposé en toute légalité leurs affaires personnelles et qui ne les récupéreront jamais. Continuer la lecture de Journée mondiale du Troll

L’invasion a commencé

Même à la retraite, un winner se doit de continuer à faire du powerpoint

Ca fait à peu prêt 13 ans (à la louche) que j’ai Internet. J’en ai vu passé des évolutions en terme de débit et de contenu. J’en ai vu des sociétés dans le vent se viander comme un trader marchant sur une peau de banane.

J’ai vibré en faisant mes premières pages html, j’ai transpiré en téléchargeant mon premier mp3 (pourvu que ça coupe pas, pourvu que ça coupe pas…), j’ai usé de sopalin sur les sites de Pr0n. Bref j’en ai vu et j’espère en voir encore.

 

Au départ, Internet, c’était quand même un petit monde d’informaticiens et de passionnés s’émerveillant sur des sites Frontpage, le temps de cramer ses 30 heures de connexion mensuelle. Avec l’arrivée de l’Adsl, la sphère internet a subi une inflation galopante mais restait quand même confiné à une peuplade que je qualifierai de jeunes.

C’était l’époque du « tu vas t’abimer les yeux à rester devant ce écran« , « mais à quoi ça sert ton truc« , « tu fais chier, je veux jouer au solitaire« .

Que faisait-on vraiment à l’époque? Pas grand chose.

– On ouvrait Yahoo (Google n’existait pas), on allait pisser le temps que les quelques Images et gifs animés se chargent.

– On ouvrait sa messagerie : on attendait béatement le temps que la barre de progression….Progresse.

– On installait un logiciel copié sur une disquette en cherchant à craquer la protection avec pctools (bon ok, on allait sur crack.ru)

Et c’est tout.

Cette période où la ressource était rare hante encore nos habitudes actuelle :

– On va toujours pisser pendant qu’une page s’ouvre. Celle ci étant maintenant bourrée d’anims en flash, c’est toujours aussi long. En 15 ans, la taille moyenne d’une page web est passée de 14 ko à 647ko.

– On flippe toujours dès qu’il reste moins de 10% d’espace sur le disque dur alors qu’on a un 1To de libre.

 

Mine de rien, notre génération a fixé les règles de l’internet grandissant. Bien entendu, de nouvelles générations viennent peu à peu bousculer les usages. Loin de jouer au vieux con, j’applaudis des deux mains même si le vieux con pointe son nez parfois.

Mais tout ce bel échafaudage se voit dorénavant menacé par un péril plus grand que le neutralité du net, le téléchargement illégal ou Pascal Nègre : le vieilissement !!!

 

Avec la démocratisation d’internet, les populations dites seniors commencent à s’équiper et à s’abonner à Internet. Faisant la fortune des sociétés de dépannage et des vendeurs prêt à refourguer leur camelote gavés de Norton et autres logiciels inutiles, les retraités envahissent la toile.

Il faut bien entendu promouvoir cette évolution et remercier grandement Teamviewer qui permet de prendre la main à distance sur le pc de papy plutôt que gueuler au téléphone parce qu’il ne comprend rien quand je lui cause de gestionnaires des tâches.

 

Mais il y a quand même un truc que je peux pas saquer dans ce phénomène :

l’explosion de la pièce jointe. Comme au bon vieux temps du modem 56k, on est obligé d’attendre 10 minutes pour recevoir les mails envoyés par la tante Monique car elle a mis en pièces jointes 10 photos copiées de son appareil directement au format 8192 x 5230. D’un autre côté, expliquer l’art du redimensionnement a toujours été un véritable chemin de croix…

La rumeur persistante chez une certaine tranche d’âge qu’Incrédimail, c’est le meilleur logiciel de messagerie. C’est totalement vrai quand il s’agit de rendre ton mail immonde à coups de smileys qui se trémoussent et de jolies couleurs de fond bleu chiotte. N’oublions pas de noter que ce magnifique logiciel est bourré de malwares. Le plus navrant est qu’une messagerie standard pourrit la mise en page des messages issus d’Incrédimail les rendant encore plus immondes.

– mais tout cela n’est rien face à la prolifération exponentielle des powerpoints de petits chats, de cascades, de paysage de la France ou de la Mongolie extérieure agrémentés comme il se doit par une musique dégoulinante de mièvrerie. Pour enfoncer le clou, on glisse une phrase d’un moine bouddhiste du 13ème siècle pour faire croire que c’est profond toute cette merde en barre.

Ces powerpoints arrivent en général par paquet de 12 avec une phrase laconique du genre « à regarder à tout prix », « tro bo » (oui le vieux a lu qu’il faut faire des fautes pour faire vrai) ou « bien dit ».

Au milieu de ce fatras dégénérant se glissera toujours un powerpoint raciste, macho ou anti fonctionnaire : c’est une règle statistique.

Si par malheur la curiosité l’emporte et que vous vous laissez tenter, vous vous engagez à un long long chemin de douleur. Généralement un powerpoint est une succession d’images enrichi par un peu de littérature. Les powerpoints de séniors ont truffés de lettres s’affichant une à une ou en virevoltant pendant 10 secondes de droite à gauche. Chaque transition d’image se fait à coups de mosaïque image passage d’une image à une autre  Vous voilà parti pour taper rageusement sur votre clavier jusqu’à la délivrance finale.

 

L’institut Schauderrsoff a calculé que le transfert de powerpoint finira par dépasser le téléchargement et le streaming à l’horizon 2024. Internet sera alors complètement saturée et invivable. 95% des messages postés sur facebook concerneront les scores de jeux de bouboules colorées ou de cartes. Twitters era redéclinée en version minitel.

Quant aux jeunes, ils auront depuis longtemps abandonné le web pour retourner pinter dans les bars.