Archives de catégorie : humeur

Que des salades

Comme je vieillis, je commence à avoir des souvenirs de vieux con.

Encore hier soir, ma douce et tendre s’est mise à décortiquer une salade afin de la nettoyer et extraire quelques feuilles croquantes à souhait.

Et là, dans un flashback digne de Scoubidou,  je me suis retrouvé dans les années 80 dans la cuisine de mes parents dont la déco suintait encore des relents des 70’s : du orange, du vert et du formica.

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Dégrippage du site

Hello les deux qui suivent (et encore en me comptant)….

J’essaie de ressusciter mon chtit site en m’obligeant à écrire un peu plus de niaiseries. D’où cette introduction pour dire que j’écris. Ce qui relève du performatif ou du narcissisme

J’ai dégagé mon vieux thème pour un style plus épuré, plus tendance, plus années 3000…

Je me suis surtout penché dans les tripes du site. Et j’avoue que ça ressemble un peu au placard à bordel qui permet de tout cacher.

Entre plugins avariés, procédure d’optimisation qui ralentisse le site (sniff) et un côté « putain, je suis complètement largué »,  j’avoue que j’ai plus reculé qu’avancé.

Heureusement j’ai bénéficié d’une experte dans ce domaine (elle se reconnaîtra) et je me suis lancé tel un troupeau de lemmings vers la rivière des emmerdes.

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sable et pas (bin tu sais maintenant)

Ça faisait un bout de gras que je n’étais pas allé à la plage.

 

Partons du postulat que je n’aime pas la plage, du moins la partie qui va du parking jusqu’au sable mouillé. Au delà, ça va 🙂

Entre le monde du sec et du mouillé règne néanmoins une partie intéressante : la zone de marée. En Aquitaine, nous avons la chance  d’avoir des baïnes. Quand je dis chance, je ne me réfère pas à l’inquiétant phénomène d’aspiration qui entraîne moult noyades. Je veux plutôt vous causer des rivières et autres bras d’eau qui subsistent à marée basse.

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L’Univers à portée de mains

L’univers à portée de mains de Christophe Galfard – Flammarion


 

J’adore les bouquins de vulgarisation scientifique. Quand vous les lisez, vous vous sentez moins cons, vous abordez des grandes problématiques avec plus de recul. Vous pouvez vous la péter lors de soirées mondaines en sortant des citations ou en sortant des anecdotes croustillantes (Saviez vous que Planck aimait beaucoup le thon?).

 

L’ennui, c’est que je suis aussi victime du syndrome du rayon de bricolage. Vous savez, quand un vendeur vous explique un truc, que vous acquiescez en hochant de la tête dans un signe de connivence virile. Mais une fois sorti du rayon, tout ce magnifique échafaudage s’effondre tel un château de cartes dans le gouffre d’une ignorance crasse.

En gros, si j’ai réussi à retenir 5%, je suis satisfait.

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L’Edito d’un Lundi accablant à câbler

N’ayant pas de dessins à poster du fait d’un assèchement des réunions (vacances obligent), me voici contraint et forcé de raconter un truc pas forcément intéressant mais qui aura au moins valeur de preuve de vie.

Je ne sais pas si « ça mérite un article » comme qui dirait mais je me lance.

Je tiens d’abord à m’excuser du mauvais temps subi par tous ce Week-End : après deux semaines de beau temps et de chaleur, on s’est pris un WE de grisaille, de froid et d’Ukrainiens/Russes se tapant dessus.

Je ne vois qu’une seule raison à ce revirement météorologique : J’ai acheté une nouvelle toile de hamac et il me tardait de l’essayer ce week-end. Et comme le veut la loi de Murphy, il a fait un temps de merde. Je n’ose pas imaginer ce qui se serait passé si j’avais envisagé un barbecue ou de tondre la pelouse.

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Abdos attardés

couvbigIl m’a fallu encore une idée stupide pour que l’envie de réapparaître sur ce blog me prenne

Déambulant côté presse, je suis tombé sur la couverture du dernier numéro de Men’s Health avec son titre accrocheur « Un corps parfait en 4 semaines seulement ».

Je ne sais pas comment on peut faire des effets d’annonce aussi con.

– On n’est pas tous égaux devant cette revendication. Entre celui qui pleure pour ses quatre kilos de trop et celui qui est en état d’obésité morbide, cherchez l’erreur.

– Ensuite, c’est quatre semaines comment? En vrai temps d’exercice ? 4 semaines équivaut à 672h. Imaginons que vous avez un niveau acceptable de motivation avec une heure d’exercice par jour. Ca vous fait quand même deux ans pour espérer.

– Même avec un méthode brute-force à coup de liposuccion, de silicone, de protéines et de parcours du combattant avec l’armée colombienne, vous aurez en effet un corps parfait qui tiendra bien dans votre costume parfait dans votre cercueil parfait.

– Et puis le corps parfait en quatre semaines, c’est la porte ouverte à des années d’angoisse et de crainte de prendre 100g sur la balance, à s’arracher le moindre poil blanc sur le téton et finir en vieux beau un peu comme ce modèle très représentatif.

Vous l’aurez compris, ça servira surtout à faire maigrir votre porte monnaie et rien d’autres

D’ailleurs quatre semaines, c’est beaucoup trop. Je vous propose mieux et encore plus fort : faites vous un corps de rêve en quatre jours seulement !!! Si ça vous intéresse c’est ici

 

 

Juniperus

Quand j’étais petit et que je vivais dans une maison qui n’existe plus vraiment maintenant, le jardin était fourni en conifères et autres arbres exotiques. Je me souviens d’un albizia que j’aimais gravir profitant à plein nez de ses fleurs odorantes aussi légères que des plumes. Les chats appréciait aussi le confort de son tronc, se juchant entre deux branches, confortablement installé, profitant de l’ombrage et d’une vue discrète sur l’activité des mets de choix que sont les oiseaux vadrouillant sur le sol.

Dans mes souvenirs il y avait aussi un grand camélia, quelques mimosas et d’autres arbres dont le souvenir s’est effacé totalement de ma mémoire. Sans doute était-il moins majestueux que l’idée que j’en avais, surtout quand on mesure pas plus d’un mètre.

 

Il y avait aussi un grand Juniperus. Il se peut que cela ne vous dise rien si, comme moi, vous avez toute votre vie forgé un nom sur la base d’une incompréhension linguistique de départ. J’ai toujours appelé ça un Gynipirus, ginipirus, Ginypirus (C’est pour la même raison que je dis Soupalin et pas Sopalin). Vous noterez la particularité qu’on le I et Y à jouer à saute mouton dans le Mot.

La petite photo de l’article conviendra mieux que tout discours. Là encore je m’interroge sur sa taille tellement Il me paraissait immense. Mais à 8 ans, une arrière cour prend les proportions d’un terrain de foot.

juniperusCe conifère a la particularité de s’étendre à ras le sol, lançant ses branches en étoile à l’assaut du jardin. Ma soeur et moi aimions nous y étendre comme sur un hamac végétal. Cette mini canopée sentait bon la résine et et son tanin était agréable. Allongé, on pouvait simplement regarder le ciel, lire ou jouer à quelques jeux déjà certainement influencés par la télé. On pouvait aussi détacher les baies de l’arbre, sorte de petites boules collantes vertes ou marrons et se les envoyer à la tronche.

 

Mais ce havre de paix ne l’était pas complètement.

Tout d’abord, le feuillage, composé de petites aiguilles, devenait vite inconfortables, vous grattouillant ou vous piquant au moindre mouvement. J’aimais aussi détacher ces feuilles pour les mâchouiller parce que, parce que voilà….

Nous n’étions pas les seuls à apprécier le Juniperus comme lieu de villégiature : son feuillage se couvrait constamment de toiles d’araignées à l’architecture variée. La fine dentelle de l’argiope ou de l’Epeire s’octroyait les espaces aux extrémités des branches tandis que de plus sombres arachnides se cachait au fond du tunnel sombre masqué dans le creux d’un enchevêtrement anarchique.

Mais la partie la plus terrifiante de l’arbre était la noirceur insondable entre le feuillage épais des branches basses et le sol. C’était un tapis épais d’aiguilles séchées qui ouvrait le chemin vers un monde noir,grouillant de multiples bêtes rampantes, de bruissements mystérieux, et autres phantasmes cauchemardesques enfantins. Quand une balle avait le malheur de se glisser là dessous, on devait trouver autant de courage que Frodon pénétrant dans le Mordor.

 

Je ne sais pas pourquoi j’ai repensé à ça….

 

 

Ma Fin du Monde

tintin3mq3Ce matin, je me réveille somme toute assez reposé

J’attrape mon téléphone pour connaître l’heure et tweeter avec Obama. Celui-ci m’indique 9h06.

Un détail curieux retient mon attention : le niveau de batterie indique 90%, ce qui est assez curieux quand on sait que mon portable a chargé toute le nuit. S’ensuit alors un réveil des fonction neuronales lent et chaotique.

– Ah…..

– Mhhhhmmm….

– Je débranche le téléphone et je le rebranche : pas de changement.

– Je vérifie la prise : elle est bien enfoncée.

Je me lève en me disant que ce mystère nécessite un bon bol de café pour être résolu.

Je branche le chargeur sur une prise du salon : pareil

Là, je me dis que cette saloperie de prise usb, cet empaffé de téléphone commence à sérieusement à bugger. Ma main se tend vers l’interrupteur de l’éclairage du salon et rien ne se passe.

Et MEEEEEERDE !!! En fait c’est ce con de différentiel du tableau électrique qu’a disjoncté. Je suis descendu sans remarquer que le chauffage était éteint, qu’il faisait 17° dans la pièce, que le ronron caractéristique des nombreux appareils électriques s’était arrêté et qu’aucune diode ne clignotait dans le noir.

Après avoir trifouillé les fusibles (comme si j’allais trouver pourquoi ça avait claqué), réaligné les horloges du chauffage, du four et enfin allumé la cafetière, j’ai allumé mon PC.

Ce dernier geste n’est pas seulement le sacro-saint premier commandement du geek qui se lève (de toute manière un geek n’éteint pas son PC) mais un moyen simple de savoir quand le jus a coupé.

Un petit tour dans les journaux Windows m’a permis de savoir l’heure presque exacte : 3 heures du matin et 19 secondes !!!

On a vraiment la fin du Monde qu’on mérite…..

 

 

Rendez-nous Malabar

Si vous trainez comme tout adulte gourmand dans le rayon Confiserie ou si vous allez acheter des clopes, Vous avez du vous rendre compte que le Malabar a subi un lifting afin de rajeunir son image.

Et oui, à l’instar de Groquik, du cheval en survet de Poulain ou L’ours Prosper, Malabar a subi le diktat de la bienséance et du rajeunissement à outrance : la bonhommie, la bedaine apparente ou la virilité sont autant de critères qui n’ont plus lieu d’être dans notre société moderne où les enfants obèses grouillent.

Exit le sympathique blondinet à t-shirt jaune et place au Chat Mabulle !!!

Ceci dit depuis 1969, date de son apparition, M. Malabar avait déjà subi une sacrée cure d’amaigrissement passant d’une carrure de déménageur à celle d’un jeune adulte métrosexuel.

Bien sûr, les gens de Malabar étaient bien conscients que ce changement allait entraîner une vague de protestation avec pétition, courrier, forum et bien sûr page Facebook. D’ailleurs ils ont fait une belle FAQ pour expliquer que c’est la faute aux enfants et pas la leur… Depuis quand on demande l’avis à des connards de mioches, je vous demande…

Soit disant qu’ils n’ont pas d’affinité avec notre vaillant gaillard. Soit.. Mais pourquoi mettre à la place un con de chat avec une personnalité d’huître? La réponse marketing est tout aussi édifiante : « Mabulle « va accompagner les enfants dans la cour de récré…espiègle… Rebelle, blabla… »

 Et quitte à changer de mascotte, autant faire dans la coolitude : On lui colle des lunettes de soleil et une cravate jaune pour le rendre plus adulte. En ce qui me concerne prendre un animal qui peut se lécher l’arrière train pour vendre des chewing-gums, ça me laisse un arrière goût dans la bouche.

Ce changement m’a fait penser à un épisode des Simpsons où pour rajeunir la série Itchy et Scratchy, les producteurs introduisent un nouveau personnage cool : Poochie le chien. La ressemblance est assez troublante.

 

Mais le pire reste à venir puisque nos marketeux, à qui il restait surement quelques grammes de poudreuse, n’ont rien trouvé de mieux qu’introduire du Storytelling pour nous conforter sur le bien fondé de Mabulle.

Je vous livre ici la si émouvante histoire de Mabulle.

Petite parenthèse : le site Malabar est d’une mocheté affligeante, tout en flash qui rame avec un look qui ressemble au papier peint Brique de windows 3.1

 

 

Incognito avec un gros t-shirt Malabar….  Et puis Avec sa peau de blond, l’envoyer au Soleil, on se doute bien que c’est pour qu’il choppe un cancer de la peau. Ca évitera de payer trop longtemps une retraite « bien méritée ». Où peut-être a t-il été envoyé sur Sandy Island?

 

Ah Mabulle, l’ami des enfants, prêt à les aider mais qui se barre dès que l’occasion de présente.