Chuck

C’est toujours avec un petit pincement au coeur qu’on se résigne à la fin d’une série.

En ce début d’année, ce fut le cas de Chuck qui tire sa révérence après 5 saisons (dont une dernière in-extremis).

 

Chuck, c’est l’histoire d’un p’tit gars à qui la vie n’a pas fait de cadeau : brillant étudiant, il a été renvoyé après avoir été accusé de tricherie. Le voici simple réparateur en informatique dans un magasin d’électroménager où les autres vendeurs se battent à celui qui en fera le moins possible. Désoeuvré, il doit subir les conseils avisés d’une soeur omniprésente, brillante médecin affublée d’un compagnon idéalement parfait. Chuck passe ses soirées à pleurer sur son sort avec son ami d’enfance, Morgan, éternel imbécile infantile.

Pourtant, un jour, notre Looser  se retrouve avec la base de données de la CIA (L’Intersec) squattant dans sa tête, lui permettant de savoir démonter une bombe nucléaire ou pratiquer le kungfu. Devenu quasiment propriété du gouvernement, Chuck se retrouve chaperonné par Sarah Walker, espionne aussi sexy que dangereuse et John Casey, armoire à glace mercenaire de la NSA.

C’est le début de toute une série d’aventures rocambolesques qui vont contraindre Chuck à revêtir la panoplie de l’espion international amateur.

Série d’espionnage à l’ancienne, ça sent bon le James Bond ou les Thunderbirds quand il s’agit des moyens mis en oeuvre : Ordinateurs en pagaille, base secrète, palace, jet privé. Le budget des espions est sans limite. très tape à l’oeil, la série n’hésitant pas à sombrer dans le cliché notamment avec l’apparition fréquente d’espionnes ou de mata hari tout droit sorti des pages de Sports Illustrated.

Heureusement, plein de petites choses viennent sauver la série :

– Tout d’abord, de très bons comédiens et une évidente implication à nous faire sentir comme faisant partie de la « famille ».

– Ce sentiment de communion est renforcée par la lente évolution des personnages, la découverte de leurs racines ou de leurs parents.

– Un côté ludique et rafraichissant qui fait du bien entre deux séries plus contraignantes.Et pour faire passer la pilule souvent un peu grosse, toute occasion est bonne pour faire un clin d’oeil à une autre série (Lost, Breaking Bad), un film (Star Wars, Matrix, The big lebowsky).

– Chuck c’est aussi une pelletée de seconds rôles qui marquent la série (Big Mike, Jeff et Lester), de guest stars au long cours (Scott Bakula, Linda Hamilton, Timothy Dalton, Mattew Bommer, Brandon Routh).

Chuck, c’est sans conteste une série pour Geek rien que par les nombreuses références sur lequel elle s’appuie. Mais ce positionnement qui pourrait paraître une faiblesse est au contraire un fort courant fédérateur : le Geek a depuis longtemps quitté les chemins embourbés de donjons et dragons et de Tron pour arpenter des chemins aussi divers que le cyberpunk, le fanboy ou le spécialiste du cinéma underground. Le geek est l’encyclopédie de la la sub-culture devenue mainstream.

C’est la fin d’un plaisir coupable à regarder cette série un peu fleur bleue et rigolote que certains jugeraient insupportables.

 

 

 

 

Share Button

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *