dexter avant dexter

J’ai toujours eu un penchant avoué pour les dessins animés un peu déglingos ou du moins ceux qui manient sans honte l’absurde ou la grosseur du trait. Cette habitude est ancrée depuis bien longtemps, surement depuis que, tout petit, je m’exclaffais devant les Tex Avery après le premier film de la dernière séance. Dans ce panthéon de la douce dinguerie, pas mal de dessins animées sont tombés dans les oubliettes de ma mémoire. Néanmoins, on a pu remarquer que la tendance à la loufoquerie est devenue monnaie courante dans les animations récentes. Faut-il voir là une volonté des auteurs de s’émanciper du côté gentillet et mièvre qui a pu préexister ou juste un mouvement qui colle à l’époque hystérique que nous vivons. Franchement, je n’en sais rien. ce que l’on peut constater, c’est que ce moyen permet de toucher deux fois plus de public : des parents qui apprécient le côté plus « adulte » et des enfants qui s’extasient devant cette loufoquerie.

Mais pourquoi vous parler de ceci un jour de pont de Toussaint sans aucune raison apparente. C’est tout simplement que mon esprit est un vaste méandre où les fils se touchent sévèrement. Ce matin, calé dans le confort moelleux du canapé, je regardais avec un plaisir non dissimulé avec mon fiston le « Laboratoire de Dexter ». ce dessin animé nous raconte les aventures mouvementées de Dexter, petite garçon de 8 ans, génie excité et irascible en lutte perpétuelle avec sa soeur de 12 ans Dee Dee, gentille fille un peu nunuche. Dexter possède un laboratoire secret où il mène diverses expériences qui finissent comme de bien entendu en catastrophe. Les histoires sont loufoques, le graphisme très simple et sixties est correct. Bilan : on se marre bien.

Au fil des épisodes, je n’ai pas m’empêcher de faire le lien avec un autre Dexter, celui de la série éponyme, sérial killer au long cours. Bien sûr, le petit mouflet du dessin animé est à mille lieux de trucider la population criminelle de Miami. Mais quand même, on a quand même face à nous un rat de laboratoire rouquin aux sombres pensées affublées d’une grande bringue de soeur. Ca fait un sacrée coincidence non? Pour information, le dessin animé est antérieur à la série : on pourra donc juger qui a potentiellement influencé sur qui. J’avoue ne pas avoir vérifié si cette pseudo théorie avait quelques fondements mais je pense qu’elle doit rester là où elle se porte le mieux : comme une réflexion de canapé d’un lundi matin.

Le petit excité du dessin animé me fait aussi penser à une version enfantine d’un collègue de bureau. j’en appelle à ceux qui me lisent et qui bossent avec moi pour voir s’il trouve de qui je parle 🙂

 

 

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