Dexter : saison 6


Encore une série qui se termine en cette fin d’année (là je ne me suis pas trompé).

Je n’ai pas été très convaincu par cette saison 6.

Cette année Dexter est confronté à la religion. Ce n’est pas une mauvaise idée en soit. ce thème a pour l’instant été largement éludé alors qu’il demeure un trait caractéristique de la société américaine dévote dans son ensemble. Il suffit de voir les primaires américaines actuelles pour comprendre combien la religion est une chose prise encore très au sérieux. Je ne vais pas vous faire un cours sur l’évangélisme, la prédication, et autres calembredaines.

 

Ce qui me perturbe cette année c’est le télescopage qui s’opère de manière brouillonne pour essayer d’aborder tous les aspects du fait religieux : la foi, le fanatisme, la rédemption, le pardon, le millénarisme et l’eschatologie : c’est beaucoup pour un seul homme.

 

Parlons du méchant : l’intrigue principale est plutôt de bonne facture avec un tueur en série nourri à l’apocalypse. Sans déflorer le sujet, j’ai plutôt bien aimé la mise en scène des meurtres, les retournements de situation (bon c’est là que je demeure hyper vague. J’ai perdu ma balise spoiler). Par contre, j’ai trouvé que la confrontation finale était bâclée : le vilain cède aux exigences de Dexter sans raisons apparentes et fait preuve de naïveté manifeste.

A côté de ça, c’est un peu fourre tout : le retour du frère de Dexter, les confidences de la soeur avec une psy, les errements de Quinn, l’utilisation scénaristique d’un stagiaire geek dans l’équipe scientifique (« je vais me connecter au serveur de la pizzeria et récupérer la liste des adrsses IP de l’université pour savoir qui a utilisé un proxy chinois. Je passe par un satellite russe pour ne pas être repéré et tout ça rien qu’au clavier« .

Ca n’apporte que confusion sans vraiment avoir un intérêt particulier. Seul le bout de chemin entre Dexter et un ancien tueur reconverti en missionnaire apporte une réelle plus value. cela aurait pu suffire comme histoire secondaire plutôt que cet éparpillement plutôt pénible.

Rajoutez avec ça quelques facilités scénaristiques (Dexter perdu en pleine mer et bien entendu sauvé comme par providence par un bateau), une fin en cliffhanger gros comme un camion.

Seules les manoeuvres de Laguerta et les apparitions de ce  cher Mazuka sont là pour redonner un peu de piment à des personnages qui semblent touchés par l’usure.

Cette saison 6 m’a quelque peu déçu même s’il reste de la marge avant que Dexter ne sombre dans la médiocrité.

 

 

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