La dernière vie

La dernière vie (en deux tomes) de Juan Gimenez

Je suis assez Fan du travail de cet auteur espagnol. c’est un super illustrateur avec une approche hors norme. On le connait surtout en France comme dessinateur de la série « la Caste des méta-barons« , n-ième extension de l’univers de l’Incal. La puissance de ses illustrations est exceptionnelle avec une propension à nous fournir des grandes pages fourmillant de détails. Son dessin est reconnaissable par le détail qu’il donne aux machines, robots et autres vaisseaux qui parsèment son œuvre (c’est un ancien dessinateur industriel) mais aussi pour ses créatures plantureuses. La palette de couleurs employée est aussi sa marque de fabrique

le diptyque « la dernière vie » est une bande dessinée plutôt ancienne (2002) dont j’ignorais l’existence avant sa réédition. L’histoire raconte comment un adolescent, Fito, se retrouvant en possession d’une disquette de Démo de jeux, se retrouve propulsé dans une réalité virtuelle où les jeux de bataille, de combats spatiaux ou autres donjons et dragons prennent vie.

 

Effrayé par ce réalisme exacerbé, Fito se déconnecte immédiatement. Voulant en savoir plus, il rend visite à Clara, l’amie qui lui a prêté la disquette. Il la retrouve malheureusement dans le coma, vraisemblablement captive du jeu.

Pour libérer son amie, il devra de nouveau affronter le jeu, épaulé par un second quidam, testeur de jeu. On les retrouvera plongé dans les grands thèmes qui on fait les joies de génération de gamers : tour piégée, combats d’avions, temple maudit et même strip poker.

 

Étrangement pour une série parlant de l’informatique, le matériel montré fait obsolète : des PCs géants, des disquettes: voilà qui fait plus années 80 que futuriste. Le sujet en lui-même n’est pas nouveau. cela fait penser à la série Autremonde de Tad Williams ou plus récemment Sucker Punch.

Juan Gimenez construit bien son aventure mais cela se fait au détriment du scénario (d’où vient la disquette, côté fouillis), ce qui nous laisse un peu déçu. C’est souvent le cas des BDs de Gimenez quand il est scénariste. L’histoire aurait mérité une suite si ce n’est plus d’explication. Néanmoins, le rythme est soutenu et la sauce prend bien. C’est une bonne d’histoire de Science-fiction/Fantasy qui se lit avec beaucoup de plaisir.

 

 

 

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