La résistance, c’est une affaire d’Ohm

Alors qu’on vient d’apprendre la mort à 97 ans de Raymond Aubrac, ce grand résistant et grand homme tout court, une autre personnalité certes moins prestigieuse s’est éteinte à 82 ans. Il s’agit de Jack Tramiel.

Ces deux personnes ont en commun d’avoir connu les affres de la seconde guerre mondiale. En ce qui concerne Jack Tramiel, de son vrai nom Idek Tramielski, il a été déporté au camp de concentration d’Auschwitz.

A ce stade du récit, vous vous demandez bien de qui je vous parle

Jack Tramiel est l’homme qui fonda dans les années 50 la société Commodore qui bouleversa le monde de la micro-informatique dans les années 70 et 80.

Au départ constructeur de calculatrices, la société ne dut sa survie qu’à la commercialisation du PET (Personnal Electronic Transactor), ordinateur qui avait plus les contours d’une caisse enregistreuse et était constitué d’une unité centrale basée sur un processeur 6502 cadencé à 1 MHz, une RAM de 4 ou 8 Ko, un écran monochrome vert de 40 colonnes × 25 lignes, une unité de stockage sur cassette audio et un clavier d’ordinateur QWERTY de 73 touches, dont un pavé numérique.

Autant vous dire que c’était l’éclate le soir. Pourtant, dans l’imaginaire de tout informaticien qui se respecte, le PET fait figure de pionnier.

Mais le plus grand succès de Tramiel fut le Commodore 64 sorti en 1982. Gros pavé gris vendu à plus de 20 millions d’exemplaires, il fit la joie pendant 10 ans de milliers de joueurs, de programmeurs débutants et boutonneux. C’était le bon temps des jeux sur cassettes ou sur les disquettes 5 pouces.

Malgré ce succès, Tramiel se fait lourder de chez Commodore, fonde une nouvelle société et rachète la division grand public d’Atari. En 1985 sortira l’Atari 520ST, bête de course technologique avec plein de couleurs, une sortie audio d’enfer et plein plein de jeux dont le nom résonne encore dans le coeur de millions de gamers.

Enfin, moi je dis ça, j’ai pas eu droit à ces machines et j’allais la plupart du temps squatter chez les copains pour tâter du joystick. Mais qu’est ce que j’ai pu saliver à l’idée d’en avoir une.

On fait souvent référence à Steve Jobs comme grand penseur et visionnaire de l’informatique. mais bien avant lui, il y a eu des types comme Jack tramiel ou Sir Clive Sinclair pour bouleverser la micro informatique et de créer des vocations.

 

 

 

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