Lecture en marche arrière

Comme d’hab, pas mal de bouquins lus dernièrement.

Par souci d’économie, je me suis promis de de pas acheter de bouquins avant d’avoir finile stock de livres existants.

Mystérium Robert Charles Wilson

J’avais écrit une critique de son dernier ouvrage dans un post précédent. Voici réuni dans un seul volume les premières oeuvres de cet auteur brillant : uchronie (un univers où règne le gnosticisme, grande dépression des anées 30 sont autant de manière de retrouver la patte de l’écrivain, à savoir développer principalement la psychologie de ses personnages.  Le style est prenant, déroutant et les histoires d’une grande originalité.

Le concile de fer China Mieville

C’est après avoir fini ce livre que je me suis rendu compte que je n’aurai pas du commencer par celui là.  Deux autres ouvrages ont été déjà publiés. L’univers de cet auteur est tellement déroutant que je me suis senti pas mal paumé. On croirait de la fantasy mais écrit par Zola !!! Une planète  à la nature complètement barge (faune, flore et réalité physique) où se cotoient des humains, une espèce insectoïde, aquiforme ou arboricole.

Imaginez un chemin de fer qui s’enfoncent dans un territoire inconnu dans la grande tradition américaine du XIXème siècle. Mais là pas de chinois, ou de noirs mais un ensemble hétéroclite de races exploitées : les hommes, les autres espèces précédemment décrites, des personnes reconstruites suite à des condamnations (assemblages torturé de chairs et de machines).  On retrouve le magnat capitaliste au commandes de cette aventure, affairiste, soucieux de plaire à ces actionnaires ou à des politiciens véreux. Mais un jour cet assemblage se révoltent et disparait dans un no man’s land infranchissable, continuant à poser les rails indéfiniment pour faire avancer le train.

Quelques années plus tard, la ville a perdu de sa splendeur entre récession et corruption. Certains tentent de renverser l’ordre établi et seul un symbole fort pourrait les aider à briser l’oligarchie en place : le retour du concile de Fer (le nom pris par le »soviet » des rénegats du train).  C’est un environnement complètement pessimiste où une intelligentsia écrasent un prolétariat désespéré : une police secrète omniprésente, des dissidents intéressés, des vies brisées sur de vains espoirs. Quand on apprend que l’auteur est activiste d’extrême gauche en Angleterre, on comprend mieux sa vision de ce monde pas si original que ça en fin de compte.

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