Les années déprime

Chien de Presta a dégainé le premier. La réponse du quizz de Vendredi était en effet Joey des Années Collège.

Souvenez vous de cette série de la fin des années 80 tellement moche qu’on aurait cru qu’elle était allemande alors qu’en fait elle était canadienne.

Cette série a eu une longévité extraordinaire. Degrassi (son nom original) a connu un préquel original en France : Degrassi street où on suivait déjà les petits morveux en primaire. Degrassi est un quartier de Toronto

La série a depuis connu une nouvelle vie avec Degrassi : la nouvelle génération, toujours en cours et qui en est à sa 10ème saison.

Les années collège étaient réputées pour leur ultra réalisme face à des séries américaines où tous les collégiens étaient beaux, riches et sans acné.

 

Tous les sujets étaient abordés sans tabou, ce qui parfois donnait l’impression de comprimer tous les malheurs du monde dans un seul épisode : viol, inceste, alcool, drogue, homosexualité, mort, Sida. Il y avait de quoi aller se pendre à la fin d’un épisode. J’imagine un ado de l’époque regarder ça et danser de joie.

Diffusé en 1988 en France, c’est du coin de l’oeil que je regardais les épisodes. Mais je crois que j’ai du quand même tout regarder, en critiquant bien sûr à chaque fois ou en dissertant sur son côté insupportable, encore plus quand ma soeur regardait (qu’elle me pardonne).

Pour les plus jeunes d’entre vous, la série gravitait autour de trois boutonneux inséparables, membre d’un groupe de musique les Zit Remedy.

 

Il y avait tout d’abord Joey, chargé d’être le mec cool de la bande (accessoire indispensable : le chapeau ) mais aussi souffre-douleur, tête à claques et petit de surcroit. En plus d’être boutonneux, c’est un cancre notoire.

On a ensuite Wheels : tout droit sorti d’une série allemande ou fils caché d’un joueur de foot bavarois, il arbore une magnifique crinière blonde et de grosses lunettes, genre les seules remboursées par la Sécu. C’est le monsieur Loose de la série : ces parents meurent, il vit chez ses grands parents qu’il déteste et vole. Il se fait d’ailleurs éjecter et se fâche avec tout le monde. La loose l’a poursuivi dans la vraie vie quand on a appris en 2012 qu’il était mort…. En 2007.

Reste Snake : le représentation des minorités du groupe : il était en effet très grand et rouquin de surcroit. Grand benêt naïf, il cumule pas mal les problèmes. C’est un peu le Averell de la Bande.

Autour de ce trio gravitent deux filles : Caroline, mèches décolorées et geignarde, véritable bourreau des coeurs (un suicide à son actif) et Spike, espèce de Hérisson peroxydé et mère enfant.

Il y a d’autres personnages valant leur pesant de cacahouètes : Dwayne, l’abruti cogneur à qui tout arrive (drogue, Sida), monsieur Raditch, le prof sévère, Lucy Fernandes, la fille mature.

Aussi énervante que cette série puisse être, elle a quand même marqué les esprits, plus que Seconde B en tout cas….

Sinon, je trouve que les acteurs se sont quand même biens améliorés avec l’âge (enfin presque).

 

       

 

       

 

 

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