Les Bidochon sauvent la Planète

J’ai lu le dernier album des Bidochon comme je prends la voiture le matin pour aller au boulot (oui je sais, c’est une obsession).

 

– J’allume tout d’abord la lumière en attendant que la lampe basse consommation assure assez de luminosité pour y voir clair.

– Je prépare mon petit déj en mettant de côté l’emballage carton de la brique de jus d’orange pour la recycler.

– Je prends ensuite le volant en passant devant ce petit bois dont la décharge sauvage semble s’agrandir de jour en jour.

– Je passe ensuite devant les containers de recyclage où une autre décharge sauvage s’est créée mais par des gens se donnant « bonne conscience »…

– J’arrive au péage de l’autoroute où co-voitureurs se retrouvent pour un ultime trajet. Je n’en suis pas ayant des horaires trop fluctuants.

 

C’est un peu ça le dernier album des Bidochon : changer nos paradigmes, mettre de la contrainte sur de la contrainte pour sauver la planète.

Bien entendu chez les Bidochon, tout est biaisé, disproportionné et enrobé d’un discours écologique mêlant clichés et trop plein d’informations à coups de raccourci démentiels : on fait tout ça pour sauver les Orang-Outans.

Les règles de tri des déchets ressemble au règlement d’un jeu de Guy Lux de la belle époque.

Le covoiturage est détourné de son but initial pour des buts moins avouables.

Binet, comme à son habitude, biaise l’écologie du quotidien pour en faire un jeu de société aux règles tordues. Il ne critique pas l’initiative en elle-même mais juste ses contradictions, sa complexité et combien ses buts peuvent paraître à 1000 lieux de notre confort quotidien.

Si on rit, on reste un peu sur sa faim ou légèrement déçu. Surement que cela ne fait que reprendre des critiques qu’intérieurement on s’est tous déjà fait (ou qu’un humoriste a déjà fait). A trop se spécialiser sur un concept (le GSM, Internet, l’écologie), Binet arrive parfois en retard de sujets déjà maints fois caricaturés.

 

 

 

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