Parerga

A presque 40 balais, on commence à se remettre en question. Les illusions de votre belle jeunesse se sont envolées et les les idéaux se fissurent : on commence à réfléchir à l’avenir, on se met à voter à droite, on met des chaussettes avec des tongues parce que les nuits d’Août sont fraiches, On regarde le journal de TF1 parce que ça fatigue de zapper.

On jette un regard en arrière et on mesure le chemin parcouru. Parfois cela réserve de mauvaises surprises : au détour d’un sentier, vos convictions les plus profondes forgées avec  l’acier de la certitude se brisent comme un tournevis premier prix acheté à Gifi.

 

Encore ce matin, j’ai pleuré seul dans ma cabane de jardin suite à une expérience douloureuse. Ce n’est pas la finale de la coupe de Rugby qui a causé cette avanie (au demeurant fort réussie). Non, non et quatre fois non, c’est juste cette vidéo tirée des liens idiots du Dimanche, page admirable où il m’arrive de pomper sans vergogne. Je vous laisse en juger par vous même :

Là vous vous dites : ok c’est un Beatboxer de talent. mais où veut-il en venir, Saperlipopette !!!

Ce sympathique imitateur sonore s’appelle Michael Winslow. Ce nom m’étant parfaitement inconnu, j’ai procédé comme il se doit à une recherche sur un moteur qui ne mérite pas que je le cite vu qu’il m’a radié de son programme publicitaire pour clics intempestifs (si on peut même plus jouer 🙂  )

Et bien Michael Winslow n’est autre que l’acteur black qui a sévi dans Police Academy, imitateur forcené de bruits bizarres et opportun. Remember :

 

Ou dans la Folle histoire de l’espace :

On a tous vu et revu les Police Academy (moins les derniers Opus). Je me souviens que petiot, j’étais passé par un état d’admiration béate concernant ces performances vocales. Mais en prenant de la bouteille et de l’apéro, ma méfiance et mon sens critique ont pris le pas. Pour moi cet homme n’était qu’en simple acteur imposteur.

On avait juste rajouté les effets sonores par dessus la performance médiocre d’un acteur de seconde zone. Et cette certitude était depuis gravée dans le marbre au même titre que la preuve ontologique de l’existence de BigFoot.

Et Pan dans ta gueule : le bonhomme faisait bien lui même les bruitages et est reconnu depuis lors comme un spécialiste de la chose et arbore le surnom de « l’homme aux 10 000 effets vocaux« .

La larme à l’oeil, les jambes flageolantes, il m’a bien fallu me plier à l’évidence : j’avais eu tort toutes ces années. Pourras tu me pardonner un jour Michael Winslow alias Sergent Larvell Jones.

 

 

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