RIP MCA

Je pensais juste devoir supporter l’angoisse du second tour ce Week-End jusqu’à ce que j’apprenne la mort d’Adam Yauch, un des trois Beastie Boys à l’âge de 48 ans.

Cet énorme perte a étouffé l’enjeu présidentiel (mais demain ça repartira de plus belle) dans mes préoccupations du moment. Si je devais résumer les deux groupes qui m’ont le plus influencé et marqué musicalement, il y aurait les Beatles et les Beastie Boys. Etonnant de constater la similitude de nom….

 

Il y a trois ans, à l’annonce de son cancer des glandes salivaires, du report de l’album, j’avais déjà envisagé la fin du groupe. Mais depuis les nuages noirs avaient semblé se dissiper. L’album était sorti avec ses clips toujours aussi originaux et ses petites pépites.

Mais voilà que la faucheuse s’est rappelé à ses bons services emportant MCA. Des trois comparses, c’est celui dont j’appréciais le plus la voix. En opposition à AdRock et Mike D, deux braillards aux voix aigües, Adam Yaunch contrebalançait une voix rauque et sourde.

 

Je suis venu assez tardivement aux Beastie Boys. C’est encore via les Enfants du Rock qu’ils me sont apparus pour la première fois. Je ne garde pas plus de souvenirs que l’image de trois bad boys à la notoriété sulfureuse. Etant peu attiré par le hip-hop ou le rap, je ne retenais que leur nom et guère plus (idem pour Public Ennemy d’ailleurs)

Et ensuite plus rien que dalle. C’est étudiant que j’ai découvert leur musique : l’accès aux chaines musicales, le brassage culturel m’ont fait plonger définitivement.

C’est bien entendu l’album ill Communication qui fut le point d’entrée avec son morceau Sabotage. Le rock fut le pont vers d’autres sonorités et d’autres expériences musicales. Cet album qui fait parti des quelques que je considère comme parfait fut écouté, réécouté encore et encore et encore. Il m’a suivi dans tous mes déplacements et n’a jamais quitté ma voiture. Tellement bourlingué qu’il m’a fallu le racheter 2 fois.

Je remontais rapidement le courant du temps à travers “Check your head“, “Paul’s Boutique” et “Licenced to ill“.

J’ai eu aussi le plaisir comme le fan de base d’attendre fiévreusement la sortie des nouveaux albums : “Hello Nasty“, “To the 5 Burroughs” et “Hot Sauce Comittee part 2

Cet engouement particulier a pris un nouveau tournant dernièrement grâce à mon fils. Il est devenu accroc des “trois messieurs qui font des bêtises” en regardant le clip de “Make some noise”. Ce fut ensuite tous les autres clips qui y passèrent.

Et chaque jour que je l’accompagne à l’école, il n’est pas question d’écouter autre choses que les Beastie Boys. Leur discographie complète a rejoint depuis ma boite à gants.

Réduire les Beastie Boys à un groupe de rap ou de Hip-hop est d’une bêtise crasse. Ils sont un passage vers la diversité, vers des genres ou des styles qui m’étaient jusqu’alors inconnus. Ils m’ont ouvert les yeux vers tout ce qui avait pu m’échapper ces 20 dernière années.

Aujourd’hui, l’expression “les meilleures choses ont une fin” me met une bonne claque. Mais je sais que ,quand je remettrai le contact dans ma voiture dans pas longtemps, c’est “Looking Down the Barrel of a Gun” qui jaillira des enceintes et enverra chier la mort.

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