Archives par mot-clé : Fl(ânerie)

feeling of déjà vouuuu

Ce matin, en allant au boulot, j’ai eu le sentiment trouble d’être hier. J’ai été de nouveau doublé par le même  break immatriculé 69 à fond la caisse. Et ensuite j’ai doublé un camion transportant des sacs de gravats LAFARGE. Si tout ceci a une explication (un chantier, un vrp sévissant dans la région), il n’en reste pas moins que quand on est pas bien réveillé, on se demande un moment si on n’est pas encore au lit en train de rêver.

Sinon, le serveur qui gère notre application de suivi clients a cramé cette nuit. Elle a compris l’inutilité de son existence et a préféré mettre fin à ses jours. Amen

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Joffrin Bouquin (non, en fait, achetez-le !!!)

Laurent Joffrin est le directeur de Libération. Laurent Joffrin est un journaliste que j’aime beaucoup et pas seulement parce qu’il est de gauche : ) J’aime son ton posé et calme, son analyse juste et objective autant qu’on peut se le permettre.

En début d’année, Laurent Joffrin a été la victime expiatoire de sa suffisance présidentielle. A une question en somme fort banale. Nicolas Sarkozy se tortille et répond à côté d’un ton méprisant. Encore pire l’assemblée de journalistes présents se transforme en cour de courtisans..

Hier au Virgin, je suis tombé sur un essai de Joffrin ou il revient sur cet incident et en profite pour apporter une analyse en profondeur du président. Sarkozy, qui ne cesse de se répandre en modernité et en rupture ne le fait qu’en terme de rétropédalage.

Au lieu d’inscrire son discours dans la modernité, il l’ancre vers un idéal d’une droite 3ème république, voire du 19ème siècle : la religion seule source d’espoir et revendication légitime de l’aspiration humaine, le travail revisité comme au temps des maitres des forges. On tend plus vers un bonapartisme peu éclairé que vers une vision modernisée des lumières ou des idéaux de la révolution.

Mais ce mélange de flamboyance de pacotille, de mépris de ce que 200 ans d’histoire ont inscrit au plus profond de la fibre républicaine des français (laïcité, les institutions), ce gout pour l’avilissement que représente l’argent et le pouvoir (l’auteur démontre bien que les français n’ont rien contre l’argent et le fait d’en gagner…. Ils jugent juste malsains de s’exhiber en toute inopportunité).

Cet essai est brillant et raisonné. L’auteur ne tape pas gratuitement sur Nicolas Sarkozy. Au contraire, dès que se peut, il citera qualités, réussites et bonnes idées.

Cela se lit vite, le ton est clair et la démonstration convaincante. A acheter !!!

le roi est nuLe roi est nu – Editions Robert Laffont – 14 euros

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du tract au tract

Hier soir, je suis allé faire du militantisme au PS.

Et oui, je fais partie de ses nouveaux arrivants abonnés pour 20 euros l’année dernière. Encore plus étonnant je fais partie de ses nouveaux arrivants qui sont restés après les élections; Quitte à se plaindre, autant le faire en restant. Une adhésion, c’est pas comme un bouquin acheté sur le net et qu’on se fait rembourser.

Vendredi, Bertrand Delanoë doit passer à Bordeaux pour apporter son soutien à Alain Rousset à l’élection municipale de Bordeaux. Comme je suis en vacances cette semaine, j’ai proposé de filer un coup de main. Après quelques échanges de mails avec la fédération de gironde, on m’a enrôlé pour de la distribution de tract dans les boites aux lettres. Nom de code…. Pas de nom de code…

Donc, hier soir vers 17h30, je pars à papattes au siège de la fédération qui se trouve grosso merdo à 30 minutes de chez moi. Le bâtiment ne paie pas de mine. Après m’être présenté à l’accueil (qui ressemble à tous les accueils), on me fait passer dans une autre salle. Et là, j’ai eu comme une sensation futile et imperceptible, le côté madeleine de Proust, cette sensation qu’on à en relisant les vieux magazines de mémé qui trainaient au grenier avec leur vieilles pubs qui prêtent à rire, emplies de nostalgie d’une période qu’on n’a en fait pas connue. Je ne suis pas un adepte de « en avant les technologies du 3ème millénaire » mais cette salle, on avait l’impression qu’elle n’avait pas bougé depuis 20 ans avec ses vieilles affiches de campagne pleine de gloires passées, de lunettes en écailles et de pantalons en velours renforcés au genoux. On aurait pu presque sentir les échos de la SFIO (bon j’exagère…).

Rencontre avec le secrétaire de section, personnage haut en couleur à la verve prononcée. Il me présente un autre militant avec qui j’aurai la charge de de distribuer les tracts. Et vas y que ça se donne du « camarade ». Avant d’être rentré au PS, je pensais que cette dénomination était copyright PC : et bien non. J’avoue que ce n’est pas ma tasse de thé mais je suis poli et chacun a le droit de faire ce qu’il veut.

En plus ce genre de dialectique m’insupporte. Je pense que je la relie inconsciemment à cet espèce de surplace qu’a fait le parti socialiste cette année. J’ai comme l’impression que ce genre d’étiquette ancre le PS à une espèce d’âge d’or (non contestable d’ailleurs) de la fin des années 70 et début 80. Comme la période est plutôt à bâtir un projet d’avenir, je me méfie de tout ce qui pousse à la sacralisation et donc à l’immobilisme. Je suis un sacré méfiant 🙂 Le PS se balkanise (aucun rapport avec Balkany dont la décence m’interdit et une bonne éducation m’interdise de parler plus longtemps), se remplit de roitelets, de porteur de bonnes paroles et s’étiole par manque d’engrais ou d’oxygène.

Nous voilà partis pour le centre de Bordeaux entre cours de l’intendance et Alsace Lorraine. Il fait nuit, pas très chaud et nous sommes quatre pour essaimer. On se donne rendez-vous à Saint Christoly. Anecdote : alors que j’attendais, une dame passe près de moi. Je la regarde, elle me regarde et me dit bonsoir. Je fais de même. Son visage ne m’est pas inconnu. En fait, il s’agit de Véronique Fayet, candidate du Modem, qui avait une réunion dans une salle attenante.

On se retrouve en binôme à arpenter les rues plus ou moins obscures avec chacun 400 tracts (1400 en tout) . Et on a eu un mal de chien. Tout d’abord, c’est un quartier avec une forte concentration de commerces, donc moins de boîtes aux lettres.

Certaines rues échappaient à cette règle et c’est plein d’espoir que nous nous y précipitions !!! Erreur !!! Maintenant, les 3/4 des portes d’habitation n’ont plus de boites aux lettres apparentes. Elles ont trouvé refuge dans les halls d’entrée se protégeant ainsi des vilaines pubs Quick, Kebab ou -30% sur l’achat d’un pneu.

Reste un quart me diriez-vous. Mais le filtrage n’est pas fini!!!! Dans ces vieux quartiers les ouvertures de boites au lettres sont souvent de simple fentes donnant sur un vide insondable (le sol? un filet?) ou sur un refus catégorique d’absorption (comment font les postiers avec de vrais lettres?).

Dernier grand mystère : les boites aux lettres engorgées . Je pense qu’il y a un concours en ville qui consiste à voir combien de journaux de petites annonces une boite aux lettres peut contenir…. Il y a toujours au moins un concours de ce genre par porte. Qui sont leurs propriétaires???? Ils ne savent pas lire, n’aiment pas lire, ne sont plus vivants??? En tout cas, ça parait surtout un bon indicateur du taux d’occupation des immeubles à Bordeaux.. Avec le temps et les conditions climatiques, les différents habitants de la boite aux lettres ont fusionné dans une masse de cellulose informe. Certaines boites ont même eu un haut le cœur qui s’entasse par terre comme une flaque en papier glissante où les chiens viennent participer à la fête de leurs déjections.

Bilan : sur 1400 tracts, je suis retourné chez moi avec 400….

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effeuillage de photos

 hop- hop !!
j’ai mis en ligne des photos du bois du Burk (Mérignac) et du jardin public de Bordeaux, prise avec mon téléfon

Pour ce que ça amuse, j’ai repris le même tronc en décomposition au Burk. rdv cet hiver pour voir ce qu’il devient 🙂

Et j’ai mis une nouvelle tête à chapeau melon dans Dessins…..

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Ce sont les petits détails qui font tout

bordeaux

Bordeaux secret et insolite

Philippe Prévôt, Richard Zéboulon – Éditeur : les Beaux jours, Paris

En fait, au départ, je bataillais pour acheter une revue spéciale et spécieuse consacrée à Bordeaux et à son classement au Patrimoine de l’Unesco. J’ai fini par la trouver au Virgin (pas de commentaire 🙂 mais je suis tombé sur ce livre. La revue était ennuyeuse et pompeuse, faisant la part belle à la magnificence et la grandiloquence. Une vraie revue pour bordelais qui pérore. Dans ce bouquin, j’ai trouvé bien mieux. J’ai trouvé les réponses à toutes mes interrogations de pedestres bordelais. Sur ces petites choses qui trainent ici et là et dont personne ne parle. Ces maisons aux façades étranges, ces stèles effacées, ces grafittis ignorés qui témoignent plus que tout autre que Bordeaux est une ville qui a traversé les siècles. Rien que pour ma rue, ce livre m’a éclairé sur toutes mes interrogations. Non, je dirais pas ma rue 🙂

Les photos sont très jolies, l’auteur maîtrise son sujet et a toujours le souci de sortir des sentiers battus. Un livre indispensable pour les esprits curieux et les vrais amoureux de l’histoire de Bordeaux

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L'Arche en sel

feu ouilleCette semaine, conduit par une de mes connaissances (salut julie), je me suis retrouvé au Parc Rivière en pleine nuit. C’est dans ce cadre où habituellement je vais bouquiner ou faire faire popo au toutou que j’ai assisté à un spectacle chorégraphié par la troupe de L’Arche en Sel, compagnie de spectacle de rues aux multiples facettes.

Au pied des ruines du Chateau, c’est le côté le plus chaleureux qui nous a été montré. Chaleureux par l’enthousiasme qu’ont montrés ses acteurs et surtout parce que nous avons eu à faire au spectacle du feu multiforme et même pyrotechnique.

J’ai toujours eu une fascination pour le feu, la flamme et la braise. Autant vous dire que ce spectacle m’a attiré et hypnotisé comme le papillon par la lumière!!! Et qu’on aimerait à se laisser aller à vouloir tenter soi-même telle jonglerie (sous contrôle parental pour certains ou de papiers pour d’autres) ou sentir la léchouille du feu de plus près.

Tout ceci chorégraphié, assaisonné d’artefacts ferronés pour l’occasion (ailes et éventails comme autant de lames enflammées) et d’un art pleinement vécu.

Bref c’était bien 🙂

Allez sur leur site, il y a toutes les dates pour aller les voir…

> 6 juillet – Fête médiévale de BONAGUIL (47)
> 7 juillet – Festival de rue à BOUILLE ST PAUL (79)
> 8 juillet – Fête médiévale de DIGNAC (16)
> 9 et 10 juillet – Jdr grandeur nature « La Faille » à AURILLAC
> 11 juillet – Château de TIFFAUGES (85)
> 12 juillet – BISCAROSSE (40)
> 13, 14 et 15 juillet – Fête Franco-Ecossaise à AUBIGNY SUR NERE (18)
> 18 juillet – Château de TIFFAUGES (85)
> 22 juillet – Fête en GARETTE (79)
> 25 juillet – Château de TIFFAUGES (85)
> 28 juillet – MARVEJOLS (48)

Pour le reste, rendez-vous sur leur site.

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Skim plaît bien ce miroir d'eau !!!!

Tout d’abord grand merci à ma chtite Let qui m’a fait découvrir cette vidéo et un grand merci au blog du piéton de bordeaux itou .

Une petite vidéo qui me rappelle bien des souvenirs de ma jeunesse landaise. En tout cas bravo d’avoir pensé à faire ça !!! Je vous laisse juger par vous-mêmes

Ceci dit, il y aura toujours des gens que ça emmerdera. Mais ils sont de moins en moins nombreux vu que la droite fait un score de moins en moins bons 🙂 A bordeaux le con se bonifie avec l’âge 🙂

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Les noms de rue célèbres de Bordeaux (2)

Une autre rue peu connue de bordeaux : la rue de l’inventeur du téléphone :

allo

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Respect de l’environnement

Toi aussi respecte l’environnement : recrâche ton CO2 chez ton voisin !!!!

cheminée minée

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Rue de stars

Y en a qui ont peut-être une Rue Michèle Torr
Bé nous on a :
tiens voilà du Odin

son père méconnu…..
Alors, arrête d’te la péter !!!!

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