Pour cultiver ta langue : Rey

Mille ans de langue française : Alain Rey , Frédéric Duval, Gilles Siouffi

 

J’aimais bien les chroniques d’Alain Rey à l’époque où il officiait sur France-Info avant d’être viré pour limite d’âge. C’était clair, parfois impertinent et souvent intéressant. Je trouve que la radio a toujours été un média admirable quand il s’agit de parler de l’écrit ou quand il s’agit de disserter comme à l’écrit.

J’ai aussi tenté Alain Rey en livre, tout d’abord avec la version manuscrite de ses chroniques. Malheureusement, on y perd la limpidité et le caractère apaisant de l’écoute. C’est très vite indigeste. On pourrait se contenter de lire un paragraphe par jour et d’avancer petit à petit .Mais là encore, cela demande une bonne dose de concentration.

L’attention flottante qu’apporte la radio est très avantageuse : on écoute sans écouter avec au final l’impression d’avoir retenu quelque chose. Faire la même chose avec le texte en face des yeux entraine une phase de sueur intense : lire toutes les phrases, comprendre tous les mots, ne pas être déconcentré par tout ce qui nous entoure (et là les critères sont très très larges).

Je crois même dire avec honte que je n’ai pas fini ce livre, remettant à plus tard l’effort à fournir.

Tout ça pour dire que loin d’être anéanti par cet échec, j’ai récidivé en commençant « mille ans de langue française« . Car j’aime la langue, j’aime la française et j’aime la Mille.

Blague à part, c’est toujours indigeste, fouilli, surtout le début qui traite des racines latines. Mais malgré tout, bon an mal an, le discours s’allège et ça glisse mieux. Quand on aborde le moyen-âge et la renaissance, ça devient carrément très captivant. Je suis même très fier d’avoir fini le premier tome. L’avantage est d’avoir tenté l’aventure pendant les grandes vacances.

Et tous les tests le prouvent : on a plus de disponibilité à lire concentré, allongé dans un hamac, à l’ombre d’un arbre que le soir avant de se coucher après une journée de boulot.

Si vous avez le courage, je vous invite à tenter l’aventure même sans hamac. Dans le fatras et le tohubohu des concepts, on trouve toujours quelques pépites qui éclairent l’esprit.

 

 

 

 

 

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