Cortège funèbre

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Décidément, l’année commence et déjà trois morts de gars qui me touchent

– Le dessinateur Tibet, inventeur du génial Kid Ordinn, prototype de l’imbécile magnifique.
– Le chanteur Mano Solo, qui me rappelle quelques souvenirs d’étudiants.
– Et bam, là je viens d’apprendre que Dan O’Bannon était mort (scénariste d’Alien)

Il est tard et demain je bosse. Je prendrai donc le temps de dire les souvenirs qui s’ancrent à ces trois personnages.

Bonne année au fait 🙂

Un article en chasse un autre

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En cherchant un lien pour « the incredible machine », j’ai appris que ce que j’appelais depuis longtemps des machines infernales s’appelait en fait des machines de Rube Goldberg (du nom d’un dessinateur américain des années 30 qui a rendu célèbre le genre).

Et il faut savoir qu’il existe carrément une compétition annuelle de machines infernales et qu’Internet regorgent de mabouls qui perpétuent la tradition.  Faites un petit coup de google video avec « Rube Goldberg » et vous verrez.

Pour les plus impatients, un magnifique exemple

Un petit dessin vaut mieux qu'un conflit thermonuclaire global (bon ça c'est mon point de vue)

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Je crois que c’est la première fois que je fais l’éloge d’un jeu sur ce blog. Mais celui ci le mérite à plusieurs égards : original, oh lala trop mimi, rigolo. Et surtout faut dessiner.
Attention, quand je parle de dessiner, ce n’est pas esquisser une perspective du quartier de la défense avec jean sarkozy au premier plan mais vraiment de gribouiller.

Ce jeu fait partie de la race des machines infernales. Les nostalgiques de « The incredible machine » savent de quoi je parle. Un but (toujours le même) : faire toucher une étoile par une baballe à l’aide d’instruments que vous aurez à dessiner dans le décor. Mais là où ça devient rigolo, c’est que le design du jeu est entièrement conçu en gribouillis d’enfant. Une petite vidéo pour expliciter le propos :

Crayon Physics Deluxe from Petri Purho on Vimeo.

Le jeu est payant mais une démo est téléchargeable sur le site du jeu ICI

Lunette Optic coin

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A la COGIP (par respect pour la boite qui m’emploie, je prendrai ce nom), au premier étage aile Est, nous vivons un drame. Du moins, la gente masculine vit un drame. Pendant pratiquement 2 mois, la lunette des WC gisait (verbe gésir) piteusement sur le sol carrelé et froid des toilettes. A l’origine de ce drame, une simple loi de la physique : la gravité.

Depuis que l’Homme avec un grand « H » a acquis la station debout avec l’Homo Erectus, l’homme avec un petit « h » honore cette étape cruciale de l’évolution en urinant de cette manière, fier, le regard portant au loin (en général 30 cm. après c’est un arbuste, un mur, une bagnole, un poteau, un flic).

La même évolution ayant doté l’homme de capacités remarquables de raisonnement, il a rajouté un système de charnières ingénieuses aux lunettes de WC. Bien sûr, on aurait pu contourner le problème en supprimant carrément cet adjonction. Mais bon, la faïence, c’est froid quand même !!!

Le binôme lunettes/charnières, pour jouer pleinement son rôle doit permettre une élévation au delà d’un angle de 90°. Ainsi la lunette par la loi physique précédemment nommée se maintient contre le réservoir au lieu de retomber traitreusement sur un homme bien occupé par ailleurs.

Malheureusement, avec l’usure des matériaux et les chocs causés par les gestes brusques de vilains incontinents, toute cette belle mécanique tend à s’enrayer : les charnières se tordent, la lunette se gonde et la gravité reprend ses droits mais dans le mauvais sens. Et arriva ce qui devait arriver : la lunette finit échouée, brisée tel le bouquet de chrysanthèmes près d’une tombe après un fort coup de vent de Toussaint.

Je vous passe la période qui a suivi avec son lot d’angoisse : devoir repositionner la lunette à la mano pour la grosse commission avec le risque d’un glissement latéral en plein effort. Et ça pas facile à gérer quand vous faites une partie de solitaire en même temps sur le téléphone.

Bref, hier, je me pointe dans ce lieu de perdition. Et là, oh surprise, une nouvelle lunette, brillante solide (sculptée à même le cœur d’un séquoia millénaire) solidement amarrée aux WC grâce à des charnières issues de la recherche spatiale allemande.

L’œil humide  et un peu plus bas aussi, je m’approche de ce nouvel autel prêt à le consacrer à mon tour. D’une main tremblante, je soulève le couvercle, solide, lourd et encore chaud d’un postérieur précédent. Le claquement du contact contre le réservoir m’apprend qu’il est temps pour moi de m’épancher… Avant de déchanter en voyant la lunette retomber comme une merde.

Misère……

tête d'up Look

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La semaine dernière, j’ai cédé aux sirènes commerciales d’une  promo télévisuelle au grand journal. Les auteurs du livre ci-contre sont venus présenter leur ouvrage. J’ai trouvé la promo assez nulle autant par le caractère tout aussi bâclé de cette émission où les invités semblent passer comme des plats de sushi sur un tapis roulant d’un resto japonais que par  la présentation de l’argumentaire des invités : un défilé de clichés vestimentaires.

Pourtant en retombant sur ce livre quelques jours plus tard  dans une librairie, c’est plutôt le souvenir d’un regret de l’enfance qui m’a conduit à l’achat. Dans les années 80 étaient sorti un livre appelé « Les mouvements de mode expliqués aux parents » en format poche qui faisaient l’état des lieux des styles de l’époque. J’avais eu super envie de l’acheter. Je devais avoir 12-13 ans, en pleine sculpture de soi. Par timidité, par peur (ou manque de pognon certainement), je n’avais pas acheté le livre. Et cette histoire fait partie des souvenirs qu’on oublie jamais.

Et là dans cette antre de la consommation multimédia, j’ai voulu prendre une revanche sur la vie (oui !!!) et j’ai acheté le livre. Et plus de 20 ans plus tard, j’ai pu m’informer du look actuel des jeunes, moi qui ne le suis plus maintenant.

Sur la forme, le livre est très joli, fortement illustré et lisible.

Sur le fond, derrière les clichés et une certaine moquerie obligatoire dans ce style d’exercice, le livre s’appuie sur une analyse sérieuse des tendances actuelles. J’ai comme l’idée que certaines populations visées se sentiront trahies genre « ils ont rien compris » « ouah même pas vrai ». Enfin bref tout ceux qui ne supportent pas que l’exposition vestimentaire a pour pendant la moquerie, la critique ou la satire.

Bon j’avoue, ça a bien flatté mon côté langue de pute.  Mais tout le monde y retrouvera ses petits comme j’ai pu y retrouver les miens (moitié geek, moitié bobo, je suis le plus grand des blaireaux!!!) Spéciale dédicace au look « Punk à chien » , joyeuse tribu de nos rues commerçante à qui je dédie ma petite monnaie et une chanson des fatals picards

En conclusion, un bon cadeau de Noël pour les moins jeunes (qui n’ont pas peur des tous ces petits cons)  et les jeunes (qui savent encore lire dans smileys)

En contrefaçon, je suis un garçon!!!

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Je me souviens avec émotion de mon premier système d’exploitation microsoft : MS-DOS 3.3 : sa disquette de boot et ses deux disquettes d’installation, précieusement protégées des intempéries dans une belle boite en carton défoncée.

Je me souviens de ma main tremblante insérant la 10 ème disquette d’install de windows 95, priant pour ne pas entendre le bruit caractéristique de la disquette crevée (« hinhin hinhinhin hinhin« ). dans ce cas il ne restait plus qu’à souffler dessus en poussant la protection métal en espérant que la vilaine poussière disparaisse (bon en fait remplacée par des dizaines de postillons).

Je me souviens du cd de windows millénium que je n’aurais jamais du installé tellement qu’il était pourri.

Je me souviens du cd de windows 2000 qu’il fallait installer sans se connecter à internet parce que tu te prenais direct une attaque de virus.

Je me souviens du cd de windows xp  que j’avais pomp.. jkkl..,jkl;;jkjk,k (ah je passe sous un tunnel)

Je me souviens du cd de vista que je n’ai pas installé.

A tous ces Windows je dédis cet article pour leur long apprentissage de la débrouillardise en milieu hostile.

A tous les installateurs amateurs, je vous invite à aller voir ce lien pour vous rappeler combien on n’a pas de quoi être fier (faut cliquer ensuite sur galerie de logiciels de contrefaçon )

Rugit Renaud !!!

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Hier au grand journal, j’ai vu arriver un vieux monsieur cheveux courts grisonnants, petites lunettes masquant des yeux plissés par de multiples valises. Il m’a fallu quelques secondes pour réaliser que c’était le chanteur Renaud.

Visuellement, ça m’a déjà fait comme un coup de vieux mais l’entendre parler a été encore plus éprouvant : une voix de vieux fumeur gitanes maïs en attente de trachéotomie.  J’aurais pu envisager l’hypothèse d’un chat dans la gorge (même si à ce niveau c’était carrément une portée) si je ne l’avais pas entendu chanter la veille à la radio : on sentait le poumon d’acier prêt à brancher. Manquait plus que le bip-bip d’un électrocardiogramme en métronome de fond….

L’expression « chanteur à bout de souffle » prenait toute sa mesure.

Ce qui a achevé le caractère triste de l’histoire, c’est la promo de son dernier album tout entièrement tourné vers le folklore irlandais et une apologie appuyée de l’accueil chaleureux des habitants de ce pays.

Et là ma tête a fait un virage à 90 degrés passer de la petite lucarne à l’écran de mon PC où s’affichait au même moment un article moins élogieux sur le caractère accueillant de l’irlande :

« Dublin s’excuse pour les abus sexuels commis par des prêtres catholiques

Un rapport accablant met en évidence les centaines d’abus commis sur des enfants irlandais pendant plusieurs décennies et accuse l’Eglise d’avoir couvert des prêtres. »

Loin de moi l’idée de réduire ce pays à cette actualité mais le télescopage était assez troublant

Pom Pom gally

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C’est incroyable combien les détours d’une conversation mènent vers des chemins tortueux voir boueux (non vais éviter quand même)

ouverture du flashback (clic clic : joke par anticipation, voir la suite *)

– un quidam (un quimonsieur en fait) : j’attends des fichiers d’Alain Galy..

– Moi :  ah mais pompom Galy il comprend rien

– quidam bis ( joué par steven seagal dans l’adaptation ciné) : Ah mais c’est quoi PomPomgaly? Ça me dit quelque chose, c’est pas quelqu’un de connu

– Moi : Bin non c’est une référence au film « le  grand détournement »  qui commence par cette phrase « Entre l’Australia et la Soute America, dans l’océan Soute Pacific, l’atoll de Pom Pom Galli… »

– Quidam bis : ah bin non alors…

– Quidam 1 : bé il dit rien en fait…

Fin du flashback…

Je ne vais pas m’épiloguer sur le grand détournement,véritable chef d’œuvre inégalé de la culture geek (tout un film recréé à partir de films américains avec les doublages des acteurs refaits par les doubleurs d’origine).

Par contre par acquis de conscience, j’ai fait un petit google pour vérifier la théorie quand même bien grotesque du quidam bis. Et je suis trompé sur un truc encore plus dingue, du lourd de chez lourd, du scoop que même que le watergate c’est de la gnognote à côté (clic clic again **).

Y a un malade qui s’est mis en tête de réaliser la version ultime du grand détournement. Historiquement ce pastiche n’a jamais été distribué si bien que les copies qui circulent ne sont que des copies dégueulasses VHS.  Voilà pourquoi est né ce projet ambitieux de recréer l’ensemble du film en utilisant cette fois ci les extraits issus des distributions dvd disponibles. C’est un projet colossal qui à l’heure où j’écris ces quelques mots fébriles est quand même pas mal avancé. Quelques scènes n’ont pas encore été retrouvées ou certains films ne sont pas sortis encore en DVD. Toute une communauté s’est crée autour ce projet

Pour les aficionnados comme moi : voici le lien :  http://laclasse.zoy.org/projet/

* il y a un un gag sur les flashbacks cinématographiques dans le film.

** le grand détournement est construit principalement autour du film « Les hommes du président » avec Robert Redford et Dustin Hoffman qui traite de l’affaire du Watergate.