Archives de catégorie : Critiques

Gentleman Lecteur

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L’année 2012 commencera avec une très bonne nouvelle.

les oeuvres littéraires de maurice Leblanc tomberont dans le domaine public au 1er janvier 2012

Pour ceux qui ne le savent pas, c’est l’auteur des Aventures d’Arsène Lupin.

Si comme moi, vous avez adoré l’aiguille creuse, l’éclat d’obus et autres péripéties du Gentleman Cambrioleur, c’est l’occasion de redécouvrir l’ensemble de ses aventures à moindre frais

Alors dès les douze coups de minuit, rendez-vous sur Ebooks gratuits pour les récupérer.

Bon, selon l’avancée du réveillon, vous pouvez attendre quelques jours quand même…

 

Comme je bosse pour demain

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Comme je bosse sur un gros dessin depuis deux jours, je n’ai pas eu le temps d’écrire un petit bout de trucs.

Ceci dit, demain, vous serez aux premières loges pour découvrir ce dessin qui est un peu le résumé d’une vie bien remplie.

En attendant, je vous invite à regarder deux bandes annonces de films qu’il me tarde de voir l’année prochaine.

 

Tout d’abord Prometheus qui est un préquel à Alien. réalisé par Ridley Scott, il marque le retour de celui-ci dans le domaine de la Science Fiction.

 

 

Le second c’est Dark Night Rises qui achève la trilogie Batman de Nolan et vraisemblablement le super héros avec…

 

allez à demain….

 

 

 

Conan le Barbare

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Hier j’ai perdu 1 To de données. Toutes mes séries amassées après tant d’années se sont volatilisées en quelque secondes. Le NAS était en mode bombe à retardement  pour une raison inconnue. J’ai eu beau menacer mon fils des pires turpitudes pour lui faire cracher le morceau, il m’a affirmé qu’il n’avait pas joué avec la multiprise que partage la guirlande de l’arbre de Noël et mon Disque dur désormais aussi vierge qu’une épouse de l’au delà d’un martyr de l’Islam.

Pour me remettre de cette triste nouvelle, j’ai cherché le réconfort parmi les films qui s’entassent sans que je n’y jette un regard. Je voulais un truc pas prise de tête, divertissant et plutôt fantastique. Après quelques zappings j’ai finalement choisi Conan le barbare. Il ne s’agit pas de la bonne version avec Shwarzy mais celle qui nous a été proposée en salle cette année.

Petit note optimiste : pour reprendre le rôle du guerrier cimmérien, on choisi la grande baraque sanguinaire de la série du Trône de Fer. Au final, cette satisfaction ne fera pas long feu.

Mais ne boudons pas notre plaisir et déroulons le film….

Tout débute bien pourtant : nous assistons à la naissance dans la douleur de Conan sur un champ de bataille. A l’époque, la césarienne se fait à l’épée sans anesthésie. Nous avons droit dès le départ à notre premier cri de rage vers le ciel : « BBBBEUUUAAARGH!!!« . Bien sûr, tout autour ça trucide mais personne n’emmerde la sage femme à barbe. Passons sur le fait que sur un champ de bataille, ça doit être coton de trouver du lait premier âge pour nous concentrer sur la beauté du scénario.

Il était une fois un méchant très méchant Achéron qui se fit construire un masque lui permettant de contrôler le monde. Malgré cet instrument le rendant invincible il se fait quand même battre. Moi perso j’aurais fait jouer la garantie pour dysfonctionnement. Ensuite les gentils décident de scinder le masque en plusieurs morceaux et le disperser aux quatre coins du monde. Là encore, il faudra pas venir pleurer si un nouveau méchant se pointe pour faire un puzzle.

Allez c’est parti : nous retrouvons ensuite Conan pré ado. J’avoue que cette partie du film tient la route. Il sait déjà trucider ses premiers barbares et apprend à manier l’épée avec papa et à pousser ses premiers « BEEEUUUARGHH ».

Mais tout ça prend fin avec l’arrivée d’une armée qui se met à trucider joyeusement le village. Conan qui était parti dans la forêt fumer en cachette arrive à rentrer, traverser indemne tous les combats et les nuées de flèches et se pose tranquilou à la fenêtre de sa maison pour voir ce qui se passe à l’intérieur. Là encore, les gens sont sympas : on ne l’embête pas un seul instant.

Le Vilain (joué par stephen lang déjà très méchant dans Avatar) explique qu’il s’est mis en tête de reconstituer le casque (ah si on avait su…) pour devenir maître de le monde. Il trimbale avec lui sa fille, déjà pas mal abrutie, pourvue de griffes en métal que ça doit être pratique dans la vie de tous les jours

Conan se précipite dans la pièce pour sauver son père, tue quelques barbares et coupe un nez puis se fait capturer. Le méchant ne le tue pas parce que sinon il n’y aurait pas de film mais le lie à son père de telle manière qu’il tient le destin de celui-ci entre ses mains. On a droit au beau discours et au père qui se sacrifie pour permettre à son fils de survivre.

Pendant ce temps, le méchant repart avec son masque au complet chercher du sang d’un descendant d’Acheron pour parfaire le travail. Mais comme il est fatigué, qu’il a le papier peint de la chambre à refaire et des miles à dépenser, il se dit qu’il va attendre 20 ans histoire de…

Comme ça, Conan a le temps de grandir, bouffer des protéines, bouter du monstre et se taper des filles. On le retrouve comme bandit au grand coeur à faire la bringue avec son pote Artus. Ce dernier est le black de service dans cette production hollywoodienne. Habillé comme un fan de Georges Clinton, il ne fait pas grand chose  à part raconter qu’il a connu Conan grand comme ça et faire quelques clins d’oeils complices. Dans ces scènes, la technologie montre combien elle a progressé : on est passé des gros rochers en polystyrène à ceux mieux réussis en image de synthèse.

Comme on commence à se faire un peu chier, Conan recroise le guerrier à qui il a coupé le nez : il est dorénavant taulier d’un camp de prisonniers et torture à ses heures perdus. Conan déclenche une bagarre pour se faire emprisonner (haha on rigole) puis butter tout le monde dans la prison et faire cracher des infos au chef. Il en profite pour échanger un carte de visite avec un Voleur : « si t’as un problème de serrure, tu m’appelles, tu hésites pas; si tu veux un autoradio pareil ».

Ah non désolé. Tenue correcte exigée dans la discothèque

Pendant ce temps Khalar Sing (le méchant), qui a fini de passer l’aspirateur dans les 16384 chambres de sa forteresse se rappelle qu’il cherche une descendante au sang pur et repart détruire un monastère. Pas de bol, l’élue arrive à s’enfuir, tombe sur Conan qui la libère.

Khalar Sing fou de rage part immédiatement à la poursuite de Conan sur son bateau porté par des éléphants sur des chemins en bord de ravin (véridique). Conan lui propose un duel dans le troisième sous sol du parking du carrouf et que surtout il vient seul bien entendu.

Le combat commence. Conan se fait rouler dans la farine parce que, bien sûr, l’autre a fait venir sa fille : elle empoisonne Conan mais pas vraiment puisqu’il continue à combattre. Ils sont vraiment cons ces méchants. Pendant ce temps, l’innocente machin se planque dans les gradins où une petite escouade aurait tout loisir d’aller la récupérer. Ensuite Conan combat des guerriers de sable (séquence effet spéciaux) qu’on ne peut pas tuer puisqu’ils sont en sable. Allez savoir pourquoi, il y arrive quand même.

Pour s’échapper il plonge au final dans la mer pour rejoindre le bateau de son pote black qui passait par là.

Scène suivante : nous sommes au milieu de l’océan avec une visibilité maximum en plein jour. Je ne sais pas comment il se démerde mais ils arrivent à se faire arraisonner par un bateau ennemi sans que personne ne voit rien venir… Re combat, re « BEEEUARGH », re scène de liesse. Bizarrement le bateau ennemi a disparu. Ca devait être un sous-marin.

Conan, toujours soucieux de vengeance, débarque près de la forteresse de l’ennemi, se tape enfin la fille et pique un roupillon. Cette dernière, surement désireuse de faire la grosse commission, part seule dans les bois et se fait kidnapper par les sbires de Khalar Sing; Il peut enfin commencer la cérémonie qui lui donnera le pouvoir absolu…

Ne connaissant pas le code du digicode pour rentrer, Conan retrouve dans son slip la carte du voleur et se précipite à cheval jusqu’à GGHARLARUK (un truc comme ça. les noms de ville sont construits avec un scrabble) récupérer son Pote voleur. Khalar Sing, bon joueur, suspend la cérémonie le temps que Conan se tape les 6 jours aller-retour à cheval.

Arrivé à JIROLHUK, Conan retrouve direct le type en rentrant dans la première auberge, le ramène à la forteresse pour lui faire ouvrir une serrure qu’un coup d’épée aurait fait sauter sans peine. Le voleur ne sert plus à rien par la suite sauf à nous énerver.

La cérémonie a enfin démarré. Elle se déroule comme de bien entendu 200 mètres au dessus d’un lac de lave pour plus de commodités. Conan se faufile jusqu’à la cérémonie subrepticement, déguisé en moine : « pardon, excusez moi, je voudrais passer, pardon merci… »

Le masque, enfin nourri du sang de la descendante s’active. khalar Sing le porte à son visage et….. et bé rien du tout. Le type est pas plus costaud qu’avant : tout ça pour ça. Pendant ce temps, sa fille aux ongles démesurées se rappelle qu’elle a oublié son téléphone dans sa chambre et se barre. Tout le monde se met à explorer les dédales de la forteresse qui en profite pour s’effondrer, histoire de rire. On joue à cache à cache, on se met des coups d’épée. Bref on ne regrette pas sa soirée.

Le final est à la hauteur du film. Conan au milieu d’un pont surplombant le fleuve de lave, retient d’une main la chaine qui le lie à la fille. Arrive Khalar qui se plante aux pieds de Conan et pérore à n’en plus finir, expliquant que tout est fini, maître du monde, pouvoir, 20% en ticket Leclerc, etc. Conan, qui n’est pas la moitié d’un con,claque le pont sous les pieds de Khalar qui tombe comme une merde avec son masque de merde dans la lave.

Le Happy End : nos deux héros s’échappent à cheval, la forteresse s’effondrant au loin. Conan se débarrasse de la fille au premier relais routier et se casse …

FIN.

Terra Nova : saison 1

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Nous avons eu droit hier au final de la saison 1 de Terra Nova avec un double épisode.

Cette série était beaucoup attendue par certains car produite par Steven Spielberg.

Comme de bien entendu, une fois la série démarrée, ce sont surement les mêmes qui se sont joints au concert de critiques virulentes : c’est niais, manichéen, cucul, ennuyeux.

C’est assez triste qu’une société considère comme dépassées les idées de gentillesse, d’humanité et d’universalité. L’idée même de bonté paraît même insupportable pour les quelques critiques que j’ai pu lire. Horreur !!! Des personnages gentils alors qu’il ne faut aspirer qu’à fourberie et mensonge.

Bon avant de remettre le couvert, j’ai failli oublier de vous expliquer l’histoire : 2149, la terre est à moitié crevée, rongée par la pollution et la surpopulation. Des scientifiques ont réussi à ouvrir un tunnel vers le lointain passé de la terre, 85 millions d’années en arrière. Des colons y sont envoyés afin de construire une nouvelle civilisation à partir de la base Terra Nova. La famille Shannon , un père policier, une mère scientifique et leurs trois enfants sont du voyage. Par contre le voyage en sens inverse est impossible

Nous découvrons alors une terre peuplée de dinosaures (une terre parallèle en fait) où tout reste à construire et découvrir. Bien entendu, tout n’est pas rose dans cette jungle. Quelques gros sauriens ont de gros appétits mais c’est surtout une troupe de rebelles, les sixers (car issus du 6ème pélerinage) qui pourrissent un peu l’ambiance à manigancer et à piquer du matériel. On sait aussi que quelque part se cache le fils du commandant de Terra Nova, un scientifique qui passe son temps à couvrir les rochers de formules mathématiques.

Voilà pour le décor.

Pour répondre aux critiques, il faudrait quand même dire que loin d’être manichéen, les soit disant méchants ne le sont pas sans raison. ils ne sont souvent que les instruments malgré eux de sociétés à but lucratif qui tente de contrôler Terra nova. Les gentils ne sont pas non plus tombés de la dernière pluie et mettent souvent leur intérêt au premier plan. Le conflit entre préservation de la nature et intérêt économique rentre en scène discrètement.

Oui, c’est une série gentille, quelque peu superficielle. Mais ça me met de bonne humeur de regarder une série où l’optimisme et la ferveur sont des qualités mises en avant

Je ne m’étonne qu’à moitié de retrouver comme scénariste René Echevarria qui avait travaillé sur Star Trek Next generation et Deep Space Nine. On retrouve beaucoup de ces deux séries dans Terra Nova : un espace inconnu à conquérir, une cité entourée de danger (la station spatiale de Deep space nine), une répartition des tâches éprouvées (le scientifique, le commandant, le responsable de la sécurité) et surtout l’esprit humaniste des séries de Guy Rodenberry, le créateur de Star Trek.

cette série reste dans la tradition américaine de la nouvelle frontière.

Chaque épisode raconte une histoire qui apporte sa pierre à l’édifice. Les scénarios semblent parfois convenus mais la modestie naturelle de la série fait largement passer la pilule. Les personnages sont plutôt attachants sans être vraiment pourvus d’une forte personnalité. Néanmoins, il gagne en maturité au fur et à mesure. Les personnages les plus réussis sont bien entendu le flic jim Shannon, fin limier mais souvent dépassé par tout ce qui est technologie (un peu comme le shérif Carter dans Eureka) et le commandant Nathaniel Taylor, un militaire plutôt intègre (et pourtant on en doute à chaque épisode, certainement à cause de son rôle de méchant dans Avatar).

Voilà ce que je peux en dire sans vous en révéler trop.

Au cas où vous ne l’auriez pas compris, j’ai bien aimé cette série qui sortait de l’ordinaire en me rappelant l’époque où j’enquillais du star trek à la pelle.

Il n’y a plus qu’à espérer qu’elle soit renouvelée.

 

 

Golden city Tome 9 : L’énigme Banks

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Golden city Tome 9 : L’énigme Banks

de Nicolas Malfin et Daniel Pecqueur

Editions Pecqueur

 

Et encore une série où il faut se retaper les albums d’avant pour se rappeler l’histoire. Les auteurs devraient mettre un petit « dans les épisodes précédents » en début d’album.

Pour ceux aisselles qui ne connaissent pas cette série, l’action se  situe dans un futur peut être pas si éloigné que ça. Victime de la montée des eaux et autres gross malheur, la population survit comme elle peut sur des archipels. Il n’y a plus vraiment de pouvoirs centralisés et chacun essaie de s’en sortir à coups de rapines, de récupérations d’épaves. Loin de ses considérations, une classe aisée continuent à profiter des avantages liés à sa condition sociale. Les plus fortunés résident à Golden City, énorme île artificielle high tech, propriété de la famille Banks.

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Dexter : saison 6

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Encore une série qui se termine en cette fin d’année (là je ne me suis pas trompé).

Je n’ai pas été très convaincu par cette saison 6.

Cette année Dexter est confronté à la religion. Ce n’est pas une mauvaise idée en soit. ce thème a pour l’instant été largement éludé alors qu’il demeure un trait caractéristique de la société américaine dévote dans son ensemble. Il suffit de voir les primaires américaines actuelles pour comprendre combien la religion est une chose prise encore très au sérieux. Je ne vais pas vous faire un cours sur l’évangélisme, la prédication, et autres calembredaines.

 

Ce qui me perturbe cette année c’est le télescopage qui s’opère de manière brouillonne pour essayer d’aborder tous les aspects du fait religieux : la foi, le fanatisme, la rédemption, le pardon, le millénarisme et l’eschatologie : c’est beaucoup pour un seul homme.

 

Parlons du méchant : l’intrigue principale est plutôt de bonne facture avec un tueur en série nourri à l’apocalypse. Sans déflorer le sujet, j’ai plutôt bien aimé la mise en scène des meurtres, les retournements de situation (bon c’est là que je demeure hyper vague. J’ai perdu ma balise spoiler). Par contre, j’ai trouvé que la confrontation finale était bâclée : le vilain cède aux exigences de Dexter sans raisons apparentes et fait preuve de naïveté manifeste.

A côté de ça, c’est un peu fourre tout : le retour du frère de Dexter, les confidences de la soeur avec une psy, les errements de Quinn, l’utilisation scénaristique d’un stagiaire geek dans l’équipe scientifique (« je vais me connecter au serveur de la pizzeria et récupérer la liste des adrsses IP de l’université pour savoir qui a utilisé un proxy chinois. Je passe par un satellite russe pour ne pas être repéré et tout ça rien qu’au clavier« .

Ca n’apporte que confusion sans vraiment avoir un intérêt particulier. Seul le bout de chemin entre Dexter et un ancien tueur reconverti en missionnaire apporte une réelle plus value. cela aurait pu suffire comme histoire secondaire plutôt que cet éparpillement plutôt pénible.

Rajoutez avec ça quelques facilités scénaristiques (Dexter perdu en pleine mer et bien entendu sauvé comme par providence par un bateau), une fin en cliffhanger gros comme un camion.

Seules les manoeuvres de Laguerta et les apparitions de ce  cher Mazuka sont là pour redonner un peu de piment à des personnages qui semblent touchés par l’usure.

Cette saison 6 m’a quelque peu déçu même s’il reste de la marge avant que Dexter ne sombre dans la médiocrité.

 

 

American Horror Story

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La saison 1 vient de s’achever et j’avais envie de revenir sur cette série.

(rectif du soir : en fait il reste un épisode à voir. Aaaargh!!!)

Je vous avais déjà brossé un portrait rapide dans un précédent article. J’avais émis quelques doutes sur la pérennité de son attrait : allait-on nous faire un peu de cul et de l’hémoglobine à outrance pour pas grand chose

Au fur et à mesure des épisodes, ces peurs se sont évanouies mais pas toutes. La construction est habile et les rouages insidieux de cette maison hantée nous sont distillés dans l’angoisse la plus totale. Cette série, c’est avant tout une ambiance prégnante qui vire parfois à l’insoutenable : les plans se succèdent, la musique est moite et rien n’est masqué à nos yeux.

 

La demeure hollywoodienne nous livre ses secrets à travers le défilé de ses propriétaires : chirurgiens charcuteurs, amoureux pyromane, adolescent tueur de masse, créatures difformes et autres victimes sont le bestiaire qui arpente les pièces de la maison. Prisonniers de leur malédiction, ils veulent encore intervenir dans les affaires des vivants et se font les tourmenteurs des occupants. Mais chacun y va de ses petites manigances sans vraiment chercher une quelconque rédemption.

 

Les morts font si vivants et les vivants semblent parfois tellement morts qu’il sera impossible de délier le vrai du faux jusqu’au bout. Toute la palette des émotions humaines (de l’amour à la cruauté ) est pleinement utilisée de manière brutale sans se soucier de nous préserver du malaise. Cela me rappelle un peu la folie récurrente du film D’alan parker « Angel Heart » .

 

La réussite de cette série repose aussi sur sa pelletée d’acteurs talentueux:

Connie Britton : la rousse de Spin city, une des victimes principales des aspirations des habitants de la maison.

Dylan Mcdermott : le psy d’une hypocrisie sans bornes, maniant la réthorique accusatrice à son avantage. Il s’accrochera à sa rationnalité jusqu’au bout

Taissa Farmiga : leur fille ballotée par les événements.

Evan Peters (un des deux potes de kick-ass) joue Tate,  un ado à la personnalité trouble qui nous pousse parfois à l’apprécier ou le craindre.

Frances Conroy (la mère dans six feet under) : elle se propose dès le départ comme femme de ménage à la famille Harmon. Elle apparait soit comme une dame âgée soit comme une jeune soubrette lubrique aux yeux des hommes sans morale.

Jessica Lange : la voisine envahissante dont le sort semble largement lié à celui de la maison. Toute sa vie ne semble être qu’une longue suite de tragédies où les individus sont des pions

On y retrouve aussi zachary Quinto, plus connu en tant que Sylar dans la série Heroes.

Face à un Walking dead poussif et plaintif, American Horror Story réussit plus que jamais à nous tenir vissé sur notre siège entre attirance et répulsion.

Il faudra attendre maintenant attendre la saison 2 pour se faire du mal à nouveau.

 

 

 

Un Tuyau percé

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Pas d’article aujourd’hui…

Aucune aventure extravagante autre que changer un tuyau de VMC ne m’est arrivée aujourd’hui. Certains auraient été ravis d’apprendre de quelle manière héroïque j’ai progressé dans mes combles, rampant sur la laine de verre dans ma tenue de cosmonaute. Je ressemblais plus à un type chargé de vérifier le niveau de radioactivité près d’une centrale nucléaire japonaise bien connue.

A l’origine de tout ceci, un tuyau éventré par un rongeur affamé ou complètement con ou les deux. Il s’est peut être retrouvé à l’intérieur de ce long boyau blanc et n’a eu que pour seul salut que d’user de ses incisives pour s’en sortir : ambiance film de science fiction assurée.

Bon deux paragraphes sur un non événement, c’est fait

J’ai regardé Pirates des Caraïbes 4 et lu une BD (ça j’en cause demain).

Je viens de me rendre compte que j’ai grillé un éventuel sujet pour mon Edito du Lundi. Espérons qu’un truc extraordinaire arrive demain sur le trajet du boulot sinon je suis à sec…

Pour me rattraper, je vais faire la promo d’un petit jeu que j’ai acheté sur mon téléphone Androïd (en promo pour 10 cts) : « Where is my water?« 

C’est l’histoire d’un crocodile qui vit dans les égouts d’une grande ville (voir légende urbaine) mais qui au contraire de ses camarades est soucieux de son hygiène. Il veut donc tout le temps prendre des bains. L’ennui c’est que les canalisations du sous-sol sont souvent en mauvaises état, que des gaz corrosifs menaçants, des leviers (ah bon?) ou des bombes (euhhh….).

Vous l’avez compris c’est un jeux de casse-têtes à coups de tuyauterie à réparer. 120 tableaux vous attendent. C’est coloré, les dessins sont très bien réussis et la maniabilité (le gameplay pour faire pro) est excellente. Il faut souvent être hyper synchro et se servir de plusieurs doigts à la fois. les liquides et leurs mouvements sont très bien rendus.

On trouve bien entendu plein de niveau bonus, de niveaux cachés.

C’est très addictif : j’ai pratiquement tout claqué en une après midi. Mais des futurs niveaux sont prévus

Voilà, ça s’appelle « Where is my water? » et on le trouve sur le market Androïd, et sur l’apple Store.

 

All Good things

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All Good things

d’Andrew Jarecki

Avec Ryan Gosling et Kirsten Dunst


Voici un film passé plutôt inaperçu malgré les têtes d’affiche.

Basé sur une histoire vraie, la disparition mystérieuse de la femme d’un milliardaire new yorkais, Le film déroule lentement les événements qui ont conduit à de drame, nous baladant dans l’Amérique des années 60 à 80.

Issu d’une famille ayant fait fortune dans l’immobilier à New York, David essaie de mener sa barque entre un père oppressant et une mère disparue violemment quand il avait sept ans. Par hasard, il rencontre Katie, une jeune étudiante et s’éprend d’elle. Il quitte alors le cocon familial pour monter une épicerie Bio. Le père de David fait alors pression pour que son fils rejoigne l’entreprise familiale. Le couple revient vivre à New York.

Pourtant au fur et à mesure que les années passent, le comportement de David, garçon doux et discret change. sa femme le surprend à marmonner sans raison ou il se renferme à la moindre contrariété. Malgré ses petits aléas, la vie continue.

Mais rien ne semble arrêter la lente détérioration du comportement de David qui sombre dans des phases de violence ou de mutisme. Katie ne se résoud pas pourtant à quitter son mari. Totalement dépendante financièrement de la famille de son mari, elle ne peut pas non plus divorcer.

Elle essaie malgré tout de survivre en reprenant ses études et réussit le concours d’entrée en Médecine. cette nouvelle étape finit d’accélérer la descente aux enfers.

Jusqu’au jour où Katie disparaît mystérieusement. Déclarée disparue (des témoins l’ont aperçu sortant de chez elle et dans une cabine), l’enquête est enterrée.

20 ans plus tard l’enquête est ouverte de nouveau par un procureur suite à l’apparition de nouveaux faits.

Le film déroule l’histoire de manière linéaire et suit la chronologie des événements. Les faits s’ouvrent à nous petit à petit avec un parti pris évident du réalisateur : pas de chemin de traverses mais une implacable mise en scène de la vie du couple. Cette impossibilité de nous laisser entrevoir des alternatives est extrêmement oppressante. On a l’impression de voir une bleuette, puis un thriller mais c’est juste un drame qui s’ouvre à nos yeux : celui d’une nature humaine pervertie qui détruit tout ce qu’il peut aimer.

Comme je vous l’ai dit, c’est basé sur une histoire vraie et le film ne s’éloigne pas d’un iota des faits réels. Et pourtant, on s’étonne parfois de voir cette réalité prendre des tournures complètement folles. C’est d’ailleurs cette folie qui s’insinue petit à petit qui fait tout l’intérêt de ce film : elle nous rend mal à l’aise, puis révolté, puis otage.

C’est aussi une belle manière de montrer combien la justice ne peut rien contre la puissance de l’argent et que les intérêts l’emportent toujours sur la morale.

Difficile d’en dire plus sans dévoiler les errements schizophréniques du « héros ». La performance des acteurs est excellent. Kirsten Dunst semblent se creuser et s’étioler au fur et à mesure du Film. Quant à Ryan Gosling, toujours aussi peu bavard, il réussit brillamment à jouer le monstre sous le masque de l’impassibilité.

Je n’avais pas vraiment entendu parler de ce film avant de l’avoir vu, ni des faits à son origine. malgré quelques longueurs et un peu de maitrise (c’est le premier film du réalisateur),  c’est une bonne surprise : 7/10

 

Petite remarque au passage : le titre français du film est Love & Secrets, ce qui évidemment fait bien plus français. on sent bien la volonté de nous faire gober l’idée que ce film est une belle histoire d’amour. Si c’est ce que vous recherchez, passez votre chemin.

Dernière petite chose : les musiques du film sont particulièrement réussies pour suivre en crescendo l’histoire. La n°7 est la plus réussie à tout point de vue

 

 

Invincible tome 6 : ménage à trois

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Invincible, Tome 6 : Ménage à trois

Kirkman, Ottley, Crabtree

Delcourt


Je suis presque arrivé au bout de ma liste de critiques BD.

Là on change de genre avec du Comics américain. Mais attention, ici pas de Marvel ou du Batman et autres confrères à collants bariolés. Bien sûr, il y a du super héros à la pelle et des méchants à combattre. On retrouve plutôt ce qu’a fait Stan Lee avec Marvel : humaniser les héros en décrivant leurs tracas quotidiens.

Dans Invincible, Mark Grayson est le fils d’Omniman, le plus grand super héros de la Terre. Maintenant adolescent, il doit apprendre à vivre avec ses pouvoirs naissants tout en continuant sa vie d’adolescent scolarisé. Comme son père, il combat les ennemis de la Terre au sein d’une confrérie de Justiciers.

Le seul hic dans cette belle histoire, c’est que son père, loin d’être le protecteur bienveillant qu’il s’imaginait, est l’envoyé sur terre d’une civilisation extraterrestre dont le seul objectif est d’agrandir leur empire au prix de l’éradication de leurs adversaires.

Au titre d’une bataille sanglante, le père félon a quitté la terre, laissant son fils exsangue et une femme qui noie son chagrin dans l’alcool. Trahi, Mark doit faire le deuil de son père et continuer sa double vie.

Cette série arrive à jongler de manière subtile entre les états d’âmes de ses protagonistes et les différentes affaires qui les occupent. L’ensemble se renouvelle toujours de manière originale et ne perd jamais de son dynamisme et de sa fraicheur.

Il faut dire qu’on retrouve comme scénariste Robert Kirkman, le créateur de Walking Dead qui avait déjà réussi avec cette série le mélange des genres. Quand au dessin il est toujours très clair sans céder à la facilité de la simplicité à outrance.

Ce dernier album axe plus son propos sur le rapport que ce super héros entretient avec sa copine « normale » et l’amitié forte qu’il conserve avec une autre fille super héros qui en pince pour lui. D’autres personnages de cet album seront amenés à s’interroger sur leur place parmi les autres

L’énorme avantage de cette BD, c’est qu’elle nous offre 125 pages pour un prix abordable (14 euros). Et quand quantité et qualité se joigennt dans la même aventure, on obtient une série originale et passionnante

allez re bingo le 8/10

lanfeust Odyssey 3 : Le banni d’Eckmül

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LanFeust Odyssey 3 : Le banni d’Eckmül

ARLESTON – TARQUIN

Soleil Production.

 


 

L’ennui des séries à rallonge, c’est que quand un nouvel album sort, on a complètement oublié l’histoire et il faut se retaper l’ensemble avant de lire le dernier.

A part que pour cet album, c’était pas la peine puisque c’est le début d’une nouvelle aventure. Pourtant j’ai eu cette impression en commençant à lire l’histoire. Il faut dire que Lanfeust commence à avoir pas mal d’albums au compteur :

– La série de départ en 8 albums.

– LanFeust des étoiles en 8 albums aussi

– LanFeust Odyssey : 3 albums au compteur.

Autant j’éprouve une grande lassitude pour les séries dérivées (Gnomes, Trolls, Légendes,etc), autant la série des LanFeust conserve son côté joyeux bordel qui continue à m’enchanter. Bien entendu, comme souligné précédemment, on s’y perd un peu. mais cela donne une bonne occasion de se retartiner la série avec un grand plaisir.

Avec LanFeust Odyssey, les auteurs ont allégé le cycle en chapitre de deux albums pour alléger la narration. Avec cet album, une nouvelle histoire débute.

 

Revenu sur terre suite à son escapade dans l’espace, Lanfeust n’a vieilli que de deux ans alors que son monde en a pris 20 dans la vue.  Un peu déboussolé, notre héros essaie de se réinsérer dans un monde où tous ses amis ont vieilli sans lui. Obligé de réintégrer l’école d’Eckmül, Il reprend son cursus d’élève indiscipliné. Au cours d’une joute, Lanfeust, possédé par une force inconnue,  assassine sauvagement son mentor Nicolède. Incarcéré puis libéré par son Troll de compagnon, ils partent à la recherche du seul témoin pouvant l’innocenter.

Ca n’arrête pas de bouger, de se battre dans un capharnaüm total. Même si le trait de Tarquin reste rugueux visuellement, le découpage et le scénario font que l’histoire glisse toute seule. N’oublions pas les jeux de mots affreux qui jonchent l’album.

Lanfeust reste un vrai plaisir à lire à chaque fois que sort un nouvel album. C’est certes très potache mais les histoires ont assez de consistance pour nous offrir ce qui caractérise une bonne BD : originalité, suspense et de bons moments sur le canapé

Bonne pioche pour débuter la semaine : 8/10

Rosa Rosa Rosam

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Juste un petite bafouille pour vous faire partager un court métrage réalisé par un jeune espagnol, Jesus Orellana . La réalisation de ces 10 minutes lui a pris un an !!

Je pense que l’auteur n’a pas du trop mettre le nez dehors et se nourrir de boites de conserves et de chips…

Quand je pense qu’il me faut une semaine pour faire un dessin crevé sur Photoshop.

Suite à quelques présentations dans des festivals, un long métrage va voir le jour. Continuer la lecture de Rosa Rosa Rosam →