les cons du jour

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vu sur 01net

« Pour ce couple de touristes, Capri c’est bel et bien fini ! En route pour l’île et ses grottes bleues, deux Suédois le nez collé à leur GPS ont débarqué à Carpi, ville industrielle du nord de l’Italie. Suivant, à la lettre, les indications données par leur guide high-tech, ils ne se sont aperçus de leur méprise qu’en arrivant à Carpi et en demandant leur chemin pour ces fameuses grottes à l’office du tourisme local.

L’erreur n’incombe pas toujours à la machine

« Capri est une île… Ils ne se sont pas demandés pourquoi ils ne traversaient aucun pont ni n’embarquaient sur aucun ferry », a indiqué à Reuters, un membre de l’office. D’autant que 600 kilomètres séparent les deux villes italiennes.

L’erreur ? Elle n’incombe pas au satellite, mais au couple qui a tout simplement fait une faute de frappe en saisissant le nom de sa destination. Les touristes, selon Reuters, ont préféré garder l’anonymat. On comprend pourquoi… »

plus petit dénominateur commun

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ON a tous une manière différente d’affronter la linéarité du temps en se projetant dans le futur. Je connais des personnes qui sont capables de poser leurs vacances pour les 5 ans qui suivent. J’en connais d’autres qui savent dans 3 mois, ils doivent réserver telle chose ou acheter tel truc. J’en connais d’autres pour lequel le lendemain est une borne suffisante pour se projeter dans le futur. C’est une manière rassurante pour chacun d’entre nous de poser des balises et effacer l’incertitude du temps qui passe, de rajouter de la clarté dans le flou du futur

En ce qui me concerne, j’ai plutôt tendance à ne pas aller au delà de la semaine quand j’essaie d’anticiper les événements. Avec de gros efforts, je peux atteindre les deux mois.

Par contre en ce moment, j’ai bien l’impression que ma fenêtre de tir se réduit à vue d’oeil. Je suis incapable de me dire ce que je ferai ou ce que je serai dans la minute qui suit. C’est un peu comme traverser une forêt de grands arbres et que tout sentier a disparu. Chaque espace entre les arbres devient un bout de chemin qui emmène vers un autre bout de chemin à l’infini mais sans avoir l’impression de progresser.

J’espère ne pas arriver au point où l’unité de temps sera tellement minimale que je me serais pétrifiée.

Le mot du jour : Potlatch

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Mot d’origine amérindienne, il décrit la manière dont le Don se traduit dans les échanges humains. On peut le résumer par trois mots : donner, recevoir et rendre.

Grosso modo : quand vous faites un don à une personne d’un objet (matériel ou symbolique) auquel vous attachez une certaine valeur, la personne qui reçoit ce don reconnait sa valeur et vous donne en retour un objet comme constituant à ses yeux un égal du don reçu. Ce système d’échange permet à la fois de contenter l’égoïsme personnel du don (je me valorise par le cadeau que je fais et par le retour que j’en ai) et le bonheur des autres (je fais plaisir à l’autre par mon cadeau)

Ce système est la meilleure réponse à l’égoisme individuel à l’origine de la dynamique capitaliste. Croire que ne penser qu’à soi  suffit à générer le bonheur de la communauté. C’est aussi une réponse à la pensée abnégationniste qui pense qu’il faut sacrifier le bonheur individuel au bonheur de la collectivité. Cette éthique n’est bien sûr concevable si tout le monde joue le jeu. Si tout le monde sacrifie son bonheur au profit des autres, tout le monde sera payé en retour par les autres. Mais voici une position bien optimiste.

Un exemple parmi tant d’autres de la culture du don dans notre société. Vous êtes invité à manger chez des amis. Conséquemment, vous amenez le dessert, un cadeau, une bouteille de vin. Le don rend redevable. Mais d’un autre côté, que se passe t-il si cela entraîne un déséquilibre : vous invitez des gens à manger et en contrepartie il vous offre une voiture. Comment rétablir l’équilibre ??? Le don est parfois un piège diabolique 🙂

feeling of déjà vouuuu

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Ce matin, en allant au boulot, j’ai eu le sentiment trouble d’être hier. J’ai été de nouveau doublé par le même  break immatriculé 69 à fond la caisse. Et ensuite j’ai doublé un camion transportant des sacs de gravats LAFARGE. Si tout ceci a une explication (un chantier, un vrp sévissant dans la région), il n’en reste pas moins que quand on est pas bien réveillé, on se demande un moment si on n’est pas encore au lit en train de rêver.

Sinon, le serveur qui gère notre application de suivi clients a cramé cette nuit. Elle a compris l’inutilité de son existence et a préféré mettre fin à ses jours. Amen