L’Edito du Mardi du Lundi de pentecôte que je ne travaille pas suite à un accord de branche correspondant au secteur d’activité de mon entreprise

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Bonjour,

C’est avec une joie non dissimulée que j’ai profité de mon lundi de pentecôte hier.

D’une manière générale, ce fut le cas de beaucoup de monde

Pour les quelques qui ont travaillé, je ne sais pas si le jeu en valait la chandelle. J’étais en vadrouille à bordeaux hier et j’ai constaté que des boutiques étaient ouvertes. Néanmoins, je ne pense pas que les salaires dépensés pour ce jour soient compensés par l’activité commerciale étant donné le désert qui régnait dans ces magasins.

Sinon comment étayer ce magnifique Edito avec des sujets frôlant le coma de l’intérêt.

– J’ai planté mes tomates.

– J’ai rempli ma déclaration d’impôt….

Sinon, j’ai rencontré mon jeune voisin fan de Techno Hardcore qui avait eu la gentillesse de m’instruire sur le genre en foutant ses basses à fond jusqu’à 6h du matin il y a quelques semaines… J’avais tenté une approche amicale cette nuit là en venant toquer à coups de tatanes dans sa porte. Hélas, son appartement s’étant mué en énorme caisse de résonnance, le son provoqué par mon pied a atteint son oreille interne avec la force d’un pet de mouche.

Je n’avais pas appelé les flics ce jour là car je privilégie le dialogue et aussi que je ne me rappelle jamais quel numéro appeler…

Samedi soir, entendant vers 19h les premiers soubresauts d’un poum poum sourds annonciateur d’une nuit agitée, j’ai pris mon courage à demain pour aller au devant d’un futur quiproquo. Bien que cette personne soit juste derrière ma maison, il me faut faire un ample tour de quartier avant de franchir la lourde porte de son préau.

La première vision me confirmait immédiatement que c’était bien parti pour un festival de cardiologie en mode bersek.

Me tournant le dos, un individu triturait une console de mixage bon ton, deux énormes enceintes l’entourant. Il était temps pour moi de réagir. Tout de suite, j’adoptais une attitude pacifique faite de compréhension et d’autoritarisme de velours

– salut les Kids, alors on fait la teuf en écoutant du David Guetta. Moi aussi, j’ai été jeune et je n’hésitais pas à faire râler mon entourage en me servant de mon orgue bontempi. J’avais une cassette de Pump up the volume et une compil de Hip-Hop que je montais à donf avec le bouton Surround enfoncé pour amplifier les graves. Vous avez quoi comme cassette, des chrome? Parce que Metal, c’est de la merde. Le plus dur c’était de régler les equalizer. Fallait bien savoir les ajuster même si franchement ça changeait que dalle. Je te fais une copie rapide si tu veux?

Bon bref, ils ont vite vu qu’ils avaient à faire à un connaisseur et ils ont remballé leur matériel. Dans un geste de mec sympa et cool, je leur ai laissé mes disquettes Atari St où j’avais mis mes meilleurs compils de démos 8 bits avec une reprise de la musique du flic de Beverly Hills.

J’aurais pu tomber sur pire un fan de Metal…

 

Bonne semaine!!!

John Carter

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JOHN CARTER

Réalisé par Andrew Stanton
Avec Taylor Kitsch, Lynn Collins, Samantha Morton.

 


 

Ce Week-End j’ai regardé le gros flop de l’année de Disney à savoir John Carter. En général, un flop au pays du burger signifie un film de bonne facture pour nos terres pétries de Montaigne, de Descartes et de Jean Roucas.

John Carter, soldat déserteur et chercheur d’or fauché se retrouve catapulté sur la planète Mars, qui loin d’être aussi misérable qu’on le croit, est peuplée de nombreuses races. Deux cités s’affrontent pour le contrôle de la planète. L’une des deux semblent prendre l’ascendant grâce à l’aide inattendue d’une mystérieuse confrérie d’êtres puissants : les Therns. Ces derniers offrent à leur chef une mystérieuse arme : la neuvième lumière.

Je vais commencer tout de suite par mon avis général et synthétique : c’est super beau mais à côté de ça c’est vraiment pas terrible

Allons y maintenant pour le détail.

On dirrrrait que je serais la princesse que tu viendrrrrais me délivrer euhh...

Le scénario est vu et revu : le héros débarque dans une peuplade inconnue, passe par des actes initiatiques pour gagner leur confiance et sauve au final la princesse. L’intrigue est bancale à souhait et est avare d’explications légitimes : la neuvième lumière, qui des huit autres?.

Moi John Carter, je lui marave sa gueule quand il veut...

Du côté des acteurs, le bilan est aussi extrêmement mitigé : Taylor Kitsch (John Carter), acteur au nom prédestiné, ne brille pas vraiment même si son jeu d’acteurs n’est pas mauvais. On reste quand même toujours étonné qu’une personne qui atterrit sur un monde inconnu soit capable de maîtriser en 15 secondes un engin volant et se batte au sabre comme un pro….

Mais le pire dans le casting reste la princesse Dejah Thoris (Lynn Collins) qui joue comme aurait pu jouer une actrice du muet de l’époque du bouquin : elle en fait des tonnes, roucoule et joue à la scientifique qui ne comprend rien.

Les autres personnages n’ont aucun relief que ce soit Dominique West dans le rôle du vilain Général ou Mark Strong dans le rôle de l’éminence grise.

Tout le film fait vieillot avec un coup de patines de modernité. On aurait pu apprécier ce petit moment de nostalgie comme a si bien pu le faire JJ Abrahams avec Super 8. Mais je préfère encore revoir le Flash Gordon de 19 que me retaper John Carter. Ce film a tout d’un nanar de SyFy ou d’un épisode de Stargate.

Les seuls moments qui trouvent grâce à mes yeux sont les moments sur terre où l’intrigue est plus consistante. J’ai par exemple beaucoup aime le petit tour de passe passe de la fin.

Au final, je ne comprends pas l’intérêt d’avoir fait une adaptation d’un roman si ancien que tout remodelage à la lorgnette d’une vision contemporaine n’en ferait qu’un film indigeste

et paf : 3/10