Internet c’est vraiment de ma merde

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Sous ce titre ô combien outrageant et facile se cache une rubrique pour bien dire qu’Internet c’est de la merde.

Pas un jour sans que je ne découvre une activité consternante, bas de plafond qui me fait regretter le temps où la connerie restait cloisonnée entre deux pages d’un cahier de textes. Par ces propos, l’auteur est bien conscient que tout ce qu’il écrit entre tout à fait dans cette catégorie. Mais d’un autre côté l’auteur n’est pas à une hypocrisie près.

GOG

Prenons par exemple Facebook. Parmi le flux ininterrompu de petits chats, de recettes de cuisine et de bébés au regard vitreux, je vois passer de plus en plus des photos dignes d’un powerpoint envoyé par tata Josiane avec son cortège de paysages ou de célébrités sur lesquels on a placardé une citation bien sentie.

Bon déjà, le côté moraliste de la chose a de quoi m’énerver, comme si on devait chaque fois s’enquiller les leçons des autres : « mets tes mains sur la table, dis bonjour à la dame, essuie tes pieds avant d’entrer et privé de dessert et arrête de mettre du shampoing dans les yeux du lapin »

Attention, je n’ai rien contre les sentences et les maximes !!! En général, je trouve ça balèze et pas facile à trouver. J’imagine les nuits blanches qu’ont du avoir Chamfort et La Rochefoucauld pour en pondre autant. Et comme tout le monde, j’en ai quelques unes qui frappent mon esprit et me servent de fil conducteur.

Mais bon sang, c’est pas de la confiture !!! on n’est pas tenu de l’étaler sur la tartine facebook. Autrefois, ce genre de phrase finissait en base de page de l’agenda du collège dans un moment d’exaltation ou gravé au creux d’un journal intime comme si on avait saisi à ce moment l’équation de l’univers

En plus ces images et phrases sont issues pour la plupart de sites internet spécialisés dans le genre où simplement diffusées par un simple « j »aime » extatique.

Mais peut on résumer un individu, une pensée par une simple phrase sortie de son contexte ou de l’intérêt qu’elle peut avoir das un moment de son existence? Surtout quand elle se retrouve entre un highscore de Farmville et une pub Orange???

 

MAGOG

Ceci dit élevons le débat un tout petit peu et parlons féminité, féminisme et progrès social. Au regret de vous décevoir Mesdames, votre faculté de pensée ne dépasse pas la complexité d’un programme de pac-man ou la finesse des règles de la Bonne Paie.

Appuyez ici, frottez là et vous tomberez tout droit dans les bras du premier quidam venu… J’ai fait cette découverte fortuitement en cherchant comment on appelait le fait de faire la bise en baladant sa main le long du bras de la personne visée. Pas la peine de faire un dessin, tout le monde a déjà subi ça.

J’ai donc découvert que l’art de la séduction se bornait à suivre quelques règles simples qui s’apparentent à jouer à Super Mario : sauter ici, attraper la fleur, éviter les monstres pour avoir le droit de rentrer dans le tuyau. J’exagère à peine tellement c’est consternant et pitoyable. Il existe ainsi toute un jargon très sérieux dont le ridicule ne tue heureusement pas sinon, on aurait du cadavre sur les trottoirs. Voici quelques exemples tellement merveilleux :

AFC(Average Frustrated Chump)
Un débutant qui n’a pas confiance en soi, qui ne fait pas d’efforts de séduction avec les filles. Il ne connaît pas encore le jeu de la séduction, et pense que la gente féminine viendra toute seule vers lui (et il se trompe !). Caractéristiques principales : timide, plein de préjugés, innocent, mais souvent fier et arrogant.

ASD (Anti Slut Defense)
Un mécanisme mis en place par les filles qui ne veulent pas passer pour des « filles faciles ». Lorsqu’une fille ne se laisse pas séduire facilement, c’est peut-être qu’elle utilise son ASD : elle se montre un peu plus distante, elle vous questionne, elle est méfiante. La séduction devient alors plus difficile !

Cockblock

Si quelqu’un essaie de t’empêcher d’avoir une relation avec une fille, il s’agit d’un cockblock. Cela peut être son frère, ses parents, ses copines, ou même un de tes amis.

Kino (le truc que je cherchais)

Contact physique destiné à établir une meilleure connexion entre deux personnes, comme deux mains qui se touchent. Indispensable pour bien séduire.

Warpig
Un terme pas très sympathique désignant les filles très moches, et peu attirantes.

 

et ainsi de suite…. Pour le reste c’est ici

Internet pullule de sites du même acabit vous expliquant les techniques de drague comme on vous explique comment réussir à tous les coups vos sushis.

Vous connaîtrez grâce (à cause ?) à eux tous ces petits signes cachés qui décident si une femme vous désirent ardemment sans le reconnaître. Par exemple, quand une femme vous montre ses aisselles, « Cela signifie qu’elle a confiance en toi parce qu’on ne montre pas les aisselles à n’importe qui. Elle se sent bien, elle est à l’aise. » Si j’avais su !!!

Bien sûr au second degré, ces sites sont à se taper le cul par terre tellement c’est drôle. Malheureusement, ils ne sont que le reflet d’une époque désespérante et nihiliste où l’obsolescence programmée se glisse même dans les rapports humains.

 

Est ce que les livres électroniques rêvent de lecteurs humanoïdes ?

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« Happy the man, and happy he alone who in all honesty can call today his own;
He who has life and strength enough to say ‘Yesterday’s dead & gone – I want to live today »

 

Il y a un mois, j’ai acheté une Kindle touch.

Ce fut un acte impulsif comme de bien entendu : « oh jolie petite boite qui me fait du pied abandonnée et seule sur un étalage »….

Ce fut aussi un acte qui est l’aboutissement d’une longue réflexion sur mon amour du livre et de la bibliothèque..

 

Remontons brièvement le temps jusqu’à une époque où le pantalon de velours orange côtoyait sans honte le t-shirt UCLA violet et le tricot de peau électrique. J’ai accédé assez jeune au plaisir de la lecture en passant par la case BD. Mon père étant bédéphile, j’ai pu m’enquiller rapido toute l’école franc-belge et même au delà. Levant les yeux sur les étages supérieures de la bibliothèque, j’ai découvert qu’un nombre conséquent de livres s’entassaient sur les étagères poussiéreuses hors de ma portée. Poussé par la curiosité, j’y piochais mes futures lectures au petit bonheur la chance.

De mémoire j’ai commencé par toute une série de bouquins de la même collection, Contes et légendes, qui m’ouvrit les portes de l’imaginaire mythologique à tout jamais.

J’ai ensuite enchainé avec les quelques club des cinq, compagnons de la croix rousse et autre histoires de détectives en culottes courtes.

Je remisais d’autres livres, naturellement moins attiré par le titre, jeune prépubère que j’étais : le banquet de Platon, les onze mille verges d’Apollinaire 🙂

Puis ce fut le reste : Jules Verne, Daudet et autres illustres inconnus dont le nom m’échappe maintenant.

Puis un jour, j’accédais au Graal, le sein des seins : le centre de documentation et d’informations plus connu sous le nom de CDI !!

Pris d’une frénésie de lecture, j’explorais bêtement l’ensemble des livres proposé en partant de la rangée de gauche et en avançant vers la droite. Je lisais beaucoup, même trop vite, sautant certainement des passages pour connaître le dénouement et en comprenant la moitié.

C’est aussi vers cet âge là que je me spécialisais sur certains genres plutôt que d’autres : fantastique, science fiction, sciences, histoire, mythologie. J’esquivais les romans qui ne m’inspiraient guère dans leur description d’un quotidien souvent dramatique.

Seuls quelques vénérables anciens échappaient à cet ostracisme : Jules Verne, Sherlock Holmes, Arsène Lupin qui nourrissaient mon besoin d’évasion.

Grandissant, je n’ai pas décroché de cette envie de lire, assouvissant ce plaisir grâce à l’argent de poche et les bibliothèques municipales. Je m’imaginais prolonger ce plaisir à l’infini comme j’ai pu le décrire dans un article précédent.

Ce fut une de mes plus grandes joies d’adulte que d’obtenir un travail et les moyens de posséder ma propre bibliothèque plutôt qu’emprunter. Me voici préparant ma vision d’une retraite hédoniste, assis dans mon vieux fauteuil en cuir, en peignoir et pipe au bec, entouré de 4 murs garnis de livres, savourant quelque vieux whisky, un malinois assoupi à mes pieux, couché sur une peau d’Ours. L’ennui, c’est que je n’aime pas le Whisky…

Et comme tout amoureux du livre, de l’odeur de son papier, je me voyais mal passer le cap de la dématérialisation de ma bibliothèque au profit d’un rectangle de plastique moche. Mon phantasme so british en prenait en coup : pas terrible une pièce avec quatre murs vides et posées sur une chaise une tablette :  pas facile d’étaler sa culture et de briller en société.

Je continuerai à acheter du bouquin, à les entasser sur de nouvelles étagères, augmentant la taille du camion à chaque déménagement !!!

Et pourtant, j’ai acheté une liseuse…

Et ce pratiquement pour une unique raison, c’est que je refuse de casquer quand il s’agit de lire ou relire les innombrables oeuvres tombées dans le domaine public.

L’année dernière, l’intégralité des Arsène Lupin est devenu disponible gratuitement sur internet. C’est la loi : 70 ans après la mort de l’écrivain, ses oeuvres sont libres. Néanmoins, ça n’interdit pas aux éditeurs de proposer une version papier payante ou même de le vendre numériquement. Néanmoins, personne ne peut s’opposer à leur libre circulation : il en est ainsi des auteurs cités au dessus ainsi que la plupart de ce qui est paru jusqu’au début du 20ème siècle.

Disposant d’une tablette et d’un téléphone, j’avais récupéré quelques livres électroniques pour tester le confort de lecture :

– Sur un téléphone, l’écran est trop petit

– Sur une tablette, on se fatigue vite les bras à tenir la tablette

– Dans les deux cas, il est impossible de lire dehors en plein soleil allongé dans le hamac : trop de reflet.

Voilà pourquoi j’ai acheté une Kindle. J’aurais pu choisir une Kobo de la Fnac ou une autre marque. C’est juste que la Kindle était la seule vendue dans le supermarché du coin. La technologie d’écran étant la même pour tous, je ne perds rien au change

C’est assez déconcertant au départ, l’affichage ressemble tellement à une vraie page de livre qu’on a l’impression qu’ils ont laissé une fausse image de présentation dessus.

La liseuse pèse le même poids qu’un livre de poche et ne craint ni le soleil, ni les traces de doigts. La seule chose négative est le passage d’une page à l’autre : on a une petite latence du fait de la technologie employée, l’encre électronique : pas d’effets de pages qui tourne ou autre fariboles, l’écran se recharge. On s’y fait bien vite au final.

La liseuse permet d’annoter, de rechercher dans un dictionnaire, de lire des mp3, de surfer sur internet ou d’acheter directement ses livres en ligne sur Amazon. J’avoue ne pas me servir de ces fonctionnalités. Je me contente de brancher en usb la liseuse et d’y copier les fichiers des livres.

Par contre, il y a une fonction que j’apprécie grandement, c’est la synchronisation de la dernière page lue. Imaginons que le soir, vous arrêtez la lecture du Bouchon de Cristal (une aventure de Lupin).

Le Lendemain, vous prenez le bus et l’envie de continuer vous prend. Vous lancez l’appli Kindle sur votre smartphone qui vous ouvre le livre à la page où vous vous étiez arrêtée la veille. C’est tout con mais bien pratique.

Voici au moins une manière élégante de faire coexister son amour des livres de toutes les manières que ce soient.

Le grand progrès serait effectivement de faire lier l’achat d’un livre papier avec son utilisation numérique. mais on peut rêver…

 

 

 

 

L’Edito du Lundi Gris

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En une semaine, on passe du chaud beau au froid pas beau au pas beau chaud avant le très froid pas beau et pas chaud

C’est un peu comme l’UMP : on est passé du petit nabot au grand facho (colat…).

En attendant mon horizon indéfini ne s’éclaircit pas vraiment. Je vivote pas mal, dessine peu, écris peu.

J’ai juste tout le loisir de démonter mes cabanes de jardin le Week-end pour faire place à l’extension de ma maison… Ce qui me permet de découvrir toutes les manières de tenir une scie pour scier la planche en même temps que ma main : Aïe.

Ce n’est pas pour autant que je ne fourmille pas d’idées ou que j’ai arrêté la folie dépensière en matière de matos, livres ou autres fariboles

Je m’occupe l’esprit comme je peux en imaginant quelques idées de dessins. Ce sont surtout les cloportes qui m’occupent en ce moment. Ces petits crustacés terrestres m’ont toujours fasciné de par leur carapace et leur manière si prompte à se mettre en boule. On verra si l’envie ira plus loin que quelques croquis qui s’amoncellent sur mon bureau.

L’automne, c’est aussi la reprise des séries avec Dexter, The Mentalist et Fringe. Il y a aussi Revolution, la nouvelle série de JJ Abrahams. Après trois épisodes, je trouve ça plutôt pas mal malgré de mauvaises critiques sur les blogs spécialisés

En parlant de Blog :

– Je viens de finir la blogosphère de Bastien Vivès : Bon sang, combien il voit souvent juste. J’en reparlerai surement.

– J’avais commencé à écrire un article sur le monde merveilleux des poids lourds mais son intérêt s’est amenuisé au fur et à mesure de son écriture. Il me reste au moins à vous causer de ma liseuse Kindle, et de « Voisins du troisième type » que je suis allé voir au cinoche.

Mais bon, ça peut-être, surement ou jamais. On verra bien….