lecture en arrière (dzeux)

Views: 0

Trames Iain M. Banks

Un nouvel opus de la Culture. Le dernier en date, « Le Sens du vent » m’avait considérablement ennuyé. J’aime quand la science-fiction travaille la psychologie des personnages ou développe une alternative philosophique ou sociologique. Mais j’aime aussi qu’il y ait un minimum d’action.

Cette fois ci, Iain M. Banks a saupoudré un peu de space Opéra, ce qui n’est pas pour me déplaire : des mondes gigognes, des civilisations à foison et très, très, très…….. Très vieilles. L’histoire se construit sur l’entrecroisement de deux mondes  : l’un quasi moyen-âgeux (une histoire de roi assassiné, d’enfants qui cherchent vengeance) l’autre hyper avancée : la Culture et sa technologie au delà de toute imagination. Mais cette fois Banks nous ouvre à d’autres civilisations aussi magistrales, capable de remodeler des mondes entiers au gré de leur besoin. On se sent écrasé par cette absence de limite.

Le récit qui parait naif par instant se conclue avec maestria et de manière inattendue. C’est complexe et simple à la fois. Un très bon livre

Fausse route , Réflexions sur 30 années de Féminisme Elisabeth Badinter

Quand je dis que j’épuise le stock. Voilà un livre que j’ai emprunté à un collègue de boulot en 2005, du genre je le lis et je le rends.

Cet ouvrage fait le point sur l’état du combat féministe. Deux constats à avancer :

  • A trop prôner l’égalité, on a vu voulu gommer les différences qui caractérisent chacun des sexes : démasculiniser les hommes par exemple.
  • Inversement, la protection de la femme à eu tendance à la porter en victime. Et victimiser, c’est protéger à l’excès pour cloisonner de nouveau la femme dans sa condition de génitrice.

C’est décalé, à contre-courant, parfois un peu trop extrémiste. Mais ça a le mérite de se poser des questions. Et n’est ce pas là l’essentiel.

Traité d’athéologie Michel Onfray

Bientôt…

Lecture en marche arrière

Views: 0

Comme d’hab, pas mal de bouquins lus dernièrement.

Par souci d’économie, je me suis promis de de pas acheter de bouquins avant d’avoir finile stock de livres existants.

Mystérium Robert Charles Wilson

J’avais écrit une critique de son dernier ouvrage dans un post précédent. Voici réuni dans un seul volume les premières oeuvres de cet auteur brillant : uchronie (un univers où règne le gnosticisme, grande dépression des anées 30 sont autant de manière de retrouver la patte de l’écrivain, à savoir développer principalement la psychologie de ses personnages.  Le style est prenant, déroutant et les histoires d’une grande originalité.

Le concile de fer China Mieville

C’est après avoir fini ce livre que je me suis rendu compte que je n’aurai pas du commencer par celui là.  Deux autres ouvrages ont été déjà publiés. L’univers de cet auteur est tellement déroutant que je me suis senti pas mal paumé. On croirait de la fantasy mais écrit par Zola !!! Une planète  à la nature complètement barge (faune, flore et réalité physique) où se cotoient des humains, une espèce insectoïde, aquiforme ou arboricole.

Imaginez un chemin de fer qui s’enfoncent dans un territoire inconnu dans la grande tradition américaine du XIXème siècle. Mais là pas de chinois, ou de noirs mais un ensemble hétéroclite de races exploitées : les hommes, les autres espèces précédemment décrites, des personnes reconstruites suite à des condamnations (assemblages torturé de chairs et de machines).  On retrouve le magnat capitaliste au commandes de cette aventure, affairiste, soucieux de plaire à ces actionnaires ou à des politiciens véreux. Mais un jour cet assemblage se révoltent et disparait dans un no man’s land infranchissable, continuant à poser les rails indéfiniment pour faire avancer le train.

Quelques années plus tard, la ville a perdu de sa splendeur entre récession et corruption. Certains tentent de renverser l’ordre établi et seul un symbole fort pourrait les aider à briser l’oligarchie en place : le retour du concile de Fer (le nom pris par le »soviet » des rénegats du train).  C’est un environnement complètement pessimiste où une intelligentsia écrasent un prolétariat désespéré : une police secrète omniprésente, des dissidents intéressés, des vies brisées sur de vains espoirs. Quand on apprend que l’auteur est activiste d’extrême gauche en Angleterre, on comprend mieux sa vision de ce monde pas si original que ça en fin de compte.

Ponyo sur la falaise

Views: 0

C’est assez rare pour être souligné, mais le titre de cet article ne contient aucun jeu de mots.C’est pour dire le respect et l’admiration que j’ai pour ce film et son auteur

Ponyo sur la falaise est le dernier long métrage du cinéaste japonais Hayao Miazaki. Il raconte l’histoire d’un petit garçon Sôsuke qui habite avec sa mère dans une maison en haut d’une falaise surplombant la mer. Un jour, l’enfant découvre un poisson rouge à tête humaine qu’il baptise ponyo. Une amitié nait entre ce poisson étrange et le jeune garçon. Mais Ponyo n’est pas un poisson comme les autres. Elle est le rejeton d’un sorcier et de la déesse de la mer. Ce sorcier, humain à l’origine, cultive un ressentiment profond contre les hommes qui ont pollué la mer.

On retrouve dans ce nouveau dessin-animé les grands thèmes majeurs des films précédents : l’enfance, l’écologie, l’amitié.

Mais le thème le plus saillant est l’importance des femmes (je m’en rends compte à postériori). Les personnages principaux sont des femmes (à part Sôsuke) : sa mère, Ponyo, les vieilles de la maison de retraite et la déesse des mers. Les hommes sont absents (le père de Sôsuke est en pleine mer sur un bateau de pêche), soit de simples éxécutants : policiers, pêcheurs.
Cette thématique avait été déjà soulevé dans Princesse Mononoké.

Graphiquement c’est toujours aussi éblouissant. Tout est réalisé à la main, en aquarelle. On ne trouvera aucune scène retravaillée numériquement ou en 3d.  On voit quasiment le travail des coups de pinceaux dans le ciel, la mer ou l’herbe.

J’avoue avoir eu de l’appréhension avant d’aller voir ce film. Chacune de ses œuvres m’a tellement transporté à chaque fois (un bémol : kiki la petite sorcière) que j’avais la trouille d’être cette fois ci déçu.  Et bien ça ne sera pas pour cette fois…

Je vous invite à aller le voir sans modération avec vos enfants.