F’Murr : Robin des pois à sherwood

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F’murr : Robin des pois à Sherwood

F’murr est surtout connu pour sa série « le génie des alpages« . de temps en temps, l’auteur se permet quelques distractions en dessinant d’autres univers. Il s’amuse à égratigner quelques personnages historiques au passage : on a déjà eu droit à jeanne d’arc, Attila, Wagner,etc.

Dans ce nouvel opus, c’est robin des bois qui en prend pour son grade. Quand je dis nouveau, c’est un peu faux car les 22 premières étaient déjà parues dans les années 80. Secundo, dire aussi que Robin des bois est mis à mal est aussi exagéré car le Robin de F’murr dévie largement du personnage littéraire que tout le monde connaît.

C’est encore une occasion pour l’auteur de déployer tout son bestiaire et sa loufoquerie. Ce Robin des bois, incapable de se servir d’un arc est tyrannisé par une lady marianne, magicienne à ses heures, qui rêve de l’extirper de Sherwood pour le confort de sa maisonnée. La forêt envahie de moutons admirateurs et hystériques oblige Robin, ses compagnons et toute la faune de Sherwood à venir s’incruster en Ville, ce qui entraine moults désagréments.

Bien sûr toute l’histoire est complètement détricotée avec un F’murr qui a du mal à apprivoiser lui-même ses personnages, ses clins d’oeil ou son histoire. Ca grouille de partout et on s’y perd un peu au départ. Le reste reprend heureusement cohérence.

C’est toujours aussi jouissif. Mais ne nous leurrons pas, ça ne plaira qu’aux afficionados de l’auteur. pour les autres, soit vous accrocherez, soit vous détesterez. F’murr est un de ses auteurs où il n’ y pas de nuance quant à son humour.

 

 

 

 

 

Oldelaf : le monde est beau

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OLDELAF : Le monde est Beau

Après le concert, l’album. Ayant découvert la plupart des nouvelles chansons pendant le spectacle, ça a accéléré la décision de l’achat. Quelques bouchons de voitures plus tard, me voici en possession dudit article.

Oldelaf est maintenant tout seul sans son Monsieur D. Si les chansons rigolotes sont encore de la partie (encore heureux), l’écriture a pris un virage plus intimiste. les deux plus beaux exemples de cette mutation sont les chansons « sparadrap » et « les mains froides », deux petites pépites sur les relations amoureuses naissantes. C’est empli de tendresse et rappellera à tout le monde des situations vécues. « Danse » est aussi une petite escapade vers la bonne humeur et ces soirées où l’on se trouve pataud à danser mais emporté par la joie de vivre. Plus nostalgique « Les filles qui s’appellent Valérie » sont plus une ode à la féminité des femmes quadra.

On retrouve ensuite pêle-mêle des chansons sociétales (le monde est beau, vendredi), des tranches de vie existentielles (Courseulles sur mer, la jardinière de légumes, Nancy, le Testament) jusqu’à la grande déconne plus habituelle du chanteur(la jardinière de légume, J’ai Chaud). Toutes ces chansons ne sont qu’un prétexte à cet humour décalé si caractéristique d’Oldelaf : On a l’impression que ça va être sérieux et ça glisse sans crier gare vers l’absurde.
Quant au style musical (en laissant de côté les quelques exceptions), on est dans de la bonne variétoche au sens non péjoratif du terme. Certains pourraient dire que ça lorgne du côté de Bénabar. Personnellement et certainement à cause de mon âge certain, ça me rappelle plus des mélodies d’un Nicolas Peyrac ou d’un Philippe Châtel (Lili) quand il s’agit d’aborder les balades sentimentales.

Au final, c’est un album qui m’a beaucoup plus, tout en justesse. Comme toujours, les airs vous restent dans la tête et vous accompagnent toute la journée comme un patch de bonne humeur.