Alastair Reynolds : Janus

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Alastair Reynolds : Janus

Bon disons le tout de go : j’ai été très très déçu par ce livre. J’avais particulièrement aimé la série des inhibiteurs mélange très réussi de hard science, d’horreur et d’une ambiance dégoulinante et suintante (je pense à Giger). Et depuis cette réussite magistrale, Reynolds ne signe que des oeuvres fades ou sans originalité. Après un « pluie du siècle » ratée, ce dernier livre rate tout :

– Une énième histoire de l’humanité confrontée à un artefact extra-terrestre planqué dans les système solaire (ici une lune de saturne).

– Un appel à de l’ingénierie sans saveur.

– Des longueurs, des longueurs, des longueurs…

– Quand vers la fin, ça commence enfin à bouger et qu’on s’approche d’un dénouement, on a droit qu’à une explication évasive en forme de pétard mouillé.

Pour parler de l’histoire : en 2057, Janus, satellite de Saturne, quitte son orbite pour une destination inconnue. Seul vaisseau capable de l’intercepter, le rockhopper se lance à sa poursuite. L’équipage dont la mission première est l’extraction de la glace des comètes devra prendre la cruelle décision de continuer sa mission au détriment d’un retour possible vers la terre. Cette aventure entraînera des tensions entre les protagonistes et notamment entre le capitaine Bella Lind et Svetlana, sa meilleure amie. L’aventure les obligera à survivre dans les conditions les plus extrêmes et traverser des millions d’années.

Un livre à éviter à tout prix. J’ai été soulagé de le finir.Lisez plutôt Diamond dogs, une petite histoire qui rapellera que Alaisair Reynolds a été un grand auteur de SF.

 

 

Thorgal 33 : le bateau sabre

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THORGAl 33 : Le bateau sabre

Pourquoi continuer à acheter cette série alors qu’elle a fini depuis un moment de perdre de son intérêt?

– Peut-être suis-je assez collectionneur pour ne pas supporter cet état d’inachèvement si j’arrêtais d’acheter la série.

– Peut-être aussi un sentiment de culpabilité après tant d’assiduité : ce serait comme ne plus aller voir sa vieille tata le dimanche suivant alors qu’on fait ça depuis 20 ans et qu’elle ne voit que vous.

Cet album n’échappe pas au sentiment de lassitude que je ressens depuis pas mal d’albums. Après une suite d’histoires nulles et soporifiques (le mal bleu par exemple), la série avait connu un second souffle en se concentrant sur le fiston Jolan. Mais nous voilà reparti avec le père; mais après tout c’est quand même lui l’éponyme !!!

Thorgal est parti à la recherche de son fils capturé par les sorciers rouges. J’avoue ne plus me rappeler de cette histoire, de ce fils et d’avoir eu présentement la flemme d’aller repotasser les albums précédents pour comprendre. Quoiqu’il en soit, Thorgal abandonne une fois sa famille pour se balader dans le Grand Nord pratiquement sibérien à bord d’un bateau brise-glace : il y a des méchants, des esclaves que notre héros veut affranchir, un trésor, des orques et un effet de manche qui me dit qu’on va aller se balader vers l’orient dans pas longtemps.

L’histoire en elle-même est bien construite, bien dessinée et rythmée. Mais si l’on ne s’ennuie pas vraiment, on n’est pas non plus emballé. Ca n’avance pas. A cette vitesse l’arc actuel va devoir attendre 5 albums avant de se terminer.

Il va maintenant rejoindre ses 32 petits camarades dans le confort poussiéreux d’une bibliothèque : 4/10