L’indigo du village

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Dans la série « Le saviez-vous » ou « comment biaiser la réalité parce c’est mieux comme ça », je vais aujourd’hui vous parler de l’indigo

Hier soir,  je lisais une histoire passionnante à mon fils sur les aventures d’un lapin qui emmerdait sa mère à propos d’un arc-en-ciel. Pour donner un peu de piments à cette anecdote croustillante et haletante cartonnée, on avait adjoint un petit arc-en-ciel qu’on illumine via un interrupteur : oooohhhh!!!!!

Alors que je refermais le livre, éteignais ma pipe et assenait une bonne correction à mon fils pour n’avoir pas su faire la différence entre une bijection et une surjection, une anecdote me revint à l’esprit sur ce phénomène coloré, témoin d’une journée ensoleillée et pluvieuse.

 

Remontons le temps jusqu’au 17ème siècle. A cette époque, le jeune Isaac Newton qui n’a que 18 ans s’amuse à observer la lumière et notamment la décomposition de celle ci à travers un prisme. Sur la feuille habilement placée devant le prisme, Newton voit apparaître les 3 couleurs primaires, le rouge, le vert et le bleu ainsi que les 3 couleurs secondaires, orange, jaune et violet.

Ah mais ça va pas se dit Newton !!! 6 c’est nul comme chiffre, c’est pas vendeur coco !! En bon alchimiste, il me faut un chiffre 7, comme pour les jours, les notes, les planètes (à l’époque) ou le QI de Candeloro.

Ni une ni deux, le petit Isaac ajouta l’indigo bien calé entre le bleu et le violet et grava ça dans le marbre pour toujours : un arc-en-ciel, c’est sept couleurs et puis c’est tout.

Avec son idée à la con, Newton nous a mis dans une merde pas possible

Tout d’abord, un arc-en-ciel, ce n’est pas sept mais une infinité de couleurs. C’est juste que notre oeil ne sait appréhender correctement que certaines gammes d’ondes qui se fondent en un nombre limité.

Secundo, je mets au défi quiconque de savoir reconnaître une couleur indigo. en théorie, ce n’est ni bleu, ni violet, c’est au milieu. Comme quoi le modem aurait du le prendre plutôt que le orange.

De plus notre oeil est franchement mauvais à distinguer les différences de nuance de cette partie du spectre. On aura toujours tendance à voir un truc plutôt bleu ou un truc plutôt violet et ne jamais penser à l’Indigo.

Moi je dis bravo Newton, merci la science, merci les histoires à la con pour les gamins

Monde de Merde !!!

 

 

Awake

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C’est toujours un exercice périlleux de regarder le pilote d’une nouvelle série.

– Si celui-ci est nul, vous avez perdu votre temps

– Si celui-ci est bon, vous prenez le risque que la série ne dépasse pas le seuil de cet épisode unique.

 

C’est peu le pari fait hier soir avec Awake.

Cette série nous raconte l’histoire d’un inspecteur de police, Michael Britten, victime d’un accident de la route dans lequel il perd son fils.

Nous le voyons donc essayer de reprendre le cours de sa vie entre une hiérarchie qui doute de ses capacités, une femme qui combat son deuil en réhabilitant leur habitation à coups de pinceaux et des séances chez le psy.

Mais au lieu de dire un psy, on devrait dire deux psys car Michael Britten, dès qu’il ferme les yeux en se couchant se réveille dans une autre réalité où son fils a réchappé à l’accident mais où sa femme est morte. Le soir suivant, c’est le scénario inverse qui s’accomplit.

 

Dans chacun de ces mondes, notre policier reprend ses enquêtes, sort avec sa femme, accompagne son fils à des matchs de Tennis. Cette continuité lui permet de continuer à vivre sans connaître le deuil. A part les psys, seule sa femme est au courant de cette situation mais n’y voit que des rêves et non une réalité. Pour Michael, au contraire, pas question de remettre en cause cette dualité par un quelconque traitement : il va aux séances de thérapie car sa hiérarchie l’y oblige, point barre.

Cet état de fait n’est pas sans conséquence sur son travail où chacune des enquêtes des deux mondes semblent s’interfacer.

Mais là n’est pas le principal intérêt de ce pilote. Le côté le plus croustillant restent les tentatives continuelles des psys pour expliquer que leur monde est bien réel et non l’autre. A coups d’explications de déni, de rêve éveillé et autres poudres aux yeux thérapeutiques, chacun s’évertue à donner un sens au trauma du policier. Certains effets de manches sont d’ailleurs bien trouvés et il m’a fallu à deux fois pour comprendre leur subtilité. 

Seule constance des deux mondes, Michael ne se rappelle pas des circonstances de l’accident.

Pour le reste, c’est bien interprété et la série s’accommode d’un déroulement tout en douceur. Reste à voir comment une bonne idée de départ survit après plusieurs épisodes.

Prochain épisode le 8 avril.

L’Edito du Lundi

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Bonjour tout le monde !!

J’avais pris deux petits jours de vacances pour faire rien. ma foi, j’ai bien rempli mes objectifs

Cette intense activité s’est traduite par 3 articles tout maigres sur le site. J’ai sincèrement un peu culpabilisé de ne pas avoir écrit mais pas assez pour contrebalancer ma flemme.

D’un autre côte, sans me jeter des fleurs, depuis octobre que la boutique a rouvert, j’ai quand même pas mal turbiné… Vous me pardonnerez ce petit coup de barre.

Le pire dans tout ça, c’est que le site a battu son record d’affluence journalière avec une pointe à 96 visiteurs le 1er mars. La barrière psychologique des 100 visites est à portée de souris.

A part ça, ça a été plutôt calme sans compter les bourdes et conneries habituelles de Guéant… C’est à croire que même les Droites Européeennes se sont liguées pour faire élire Hollande. Quoi de mieux que de ne pas être reçu par Merkel ou Cameron pour se rendre sympathique.

C’est sans compter sur la Russie qui arrive à se mettre en avant de deux manières bien différentes :

– En bloquant toute négociation sur la Syrie.

– En réélisant Palpoutine de manière on ne peut plus trouble (surement la vodka)

 

Pour finir sur une note juvénile, j’ai regardé Happy Feet 2 : c’est gentil, même gentillet. C’est aussi sacrément joli avec pas mal d’originalité (le questionnement existentiel du krill). Par contre, par pitié, arrêtez les chansons à la con mièvres comme pas deux !!!!! Ca plombe un film irrémédiablement.

Je m’arrête là. J’ai un autre article à écrire

Bonne semaine