Les aventures de TINTIN : le secret de la Licorne (version 3d)

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Les aventures de TINTIN : le secret de la Licorne (version 3d)

de Steven Spielberg et Peter jackson

 

avec les voix de Jamie Bell, Andy Serkis,

Daniel Craig, Nick Frost, Simon Pegg

 


C’est toujours avec une certaine réticence qu’on regarde une adaptation d’une bande dessinée sur le grand écran. Il est impossible de transcrire l’imaginaire déployée par chaque individu à la lecture de la BD dans une interprétation personnelle du réalisateur : Quelle voix a le le héros? Comment court-il, comment se retourne-t-il? Obligatoirement, quelque chose sonnera faux pour toute personnage qui a baigné dans les aventures sur papier. La BD est le royaume de l’ellipse : on sous entend l’action entre chaque case. La supprimer par le mouvement et la mise en scène jette un trouble

 

Voilà pour l’introduction. Et maintenant qu’en est-il pour cet épisode de Tintin. On peut sans nul doute déclarer que le travail de réalisme est magistralement réussi.

Le réalisme des décors, qui passe de la ligne claire à une vraie mise en situation, est franchement génial. Voir le Karaboudjan sur les mers, la bataille entre la licorne et le bateau de Rackham le rouge sont un vrai régal. La ville de Bagghar (un nom prédestiné) avec son palais et ses ruelles entremêlées restera comme un grand moment d’animation avec les virevoltes de Tintin et de ses poursuivants à travers le souk et autres batiments précaires.

Le réalisme du dessin est aussi préservé que ce soit par l’ambiance année 50 des lieux et la technologie. Mais la plus belle réussite à mes yeux est d’avoir réussi le passage au réalisme 3d des personnages de Tintin. Un compromis a été trouvé entre visage humain réel et personnage de BD : Tintin, Haddock, la Castafiore  et Allan sont les trois plus belles réussites (Milou s’en sort pas mal). Par contre, certains personnages d’arrière plan semblent moins bien travaillés et plus gauche (le cheikh Omar Ben Salaad par exemple).

L’histoire fait le mix entre le Crabe aux pinces d’or (indispensable pour introduire Haddock) et le Secret de la Licorne. Le trésor de Rackham le rouge a été mis de côté pour servir de base à un second film. A partir de là, tout y est : le marché aux puces (avec Hergé en portraitiste de Tintin), le Karaboudjan, la traversée en Chaloupe, le Désert (avec les mouchoirs sur la tête). D’autres éléments ont été retravaillés pour l’occasion : le combat en mer entre le Chevalier de Haddoque et Rackham le Rouge, la poursuite dans Bagghar. C’est dans ces deux scènes qu’on ressent tout ce qu’Indiana Jones doit à Tintin.

 

Le film est clairement un hommage réussi où les réalisateurs se sont un maximum effacés pour donner l’impression que c’est toujours une aventure de Tintin qu’on regarde.

Pour l’anecdote, le scénario a été plutôt conçu par des anglais dont Edgar Wright, le réalisateur de Shaun of the dead, Hot Fuzz et autre Scott Pilgrim (déjà adapté d’une BD). D’ailleurs les rôles de Dupond et Dupont sont tenus par Simon Pegg et Nick Frost, les acteurs fétiches de Wright.

Il n’y a pas à dire, on pourra penser ce que l’on veut sur l’aspect nécessairement commercial d’un tel film mais l’oeuvre est largement respectée et contentera tout tintinophile de base.

Bien sûr, le film est bourré de petits détails faisant allusion à l’univers de Tintin (articles de presse épinglés sur les murs, boites de crabe, sculpture d’un crabe aux pinces d’or). Il faudrait regarder le film à la loupe pour voir ce qui peut s’y cacher. Je suis sûr que la boucherie Sanzot traine quelque part.

Pour toute ces belles choses je mets la note de 8.5/10

 

 

 

Le casse de Central Park

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Le casse de Central Park

Réalisé par Brett Ratner


Avec : Ben Stiller, Eddie Murphy, Casey Affleck,

Matthew Broderick, Tea Leoni, Michael Peña…


 

Prenez un réalisateur/producteur spécialiste du film blockbuster, Brett Ratner (Rush Hour, Comment tuer son boss, Xmen3), faites un scénario surfant sur l’actualité (l’affaire Madoff, les méchants financiers), embauchez un acteur bankable (Ben Stiller, Casey Affleck)), des acteurs un peu oubliés mais avec du capital sympathie (Murphy, Broderick, Leoni), figolez ça avec des scénaristes rompus au genre et vous obtiendrez un film calibré pour avoir une carrière correcte.

J’attaque directement avec une critique du système avant d’aborder les bons côtés.

Certes, le site donne  l’impression d’être un clone des Océan’s eleven (Casey Affleck y officie d’ailleurs). L’affiche renforce ce sentiment avec l’étalage de la brochette d’acteurs. Je passe rapido sur le titre français qui déforme quelque peu le véritable sujet du film (Tower Heist en VO).

Pourtant le film reste assez original pour offrir un bon spectacle. Le film est plutôt bien rythmé et les acteurs font bien leur boulot. Même Eddie Murphy s’en sort très bien avec son côté roublard de voleur de bas étage.

Josh Kovaks (ben Stiller) s’occupe de gérer le quotidien d’une Tour d’habitation de Manhattan. Réservé à une population richissime, il doit pourvoir au moindre petit besoin d’une clientèle exigeante et manager un personnel multiforme. Parmi ces locataires se trouve Arthur Shaw, magnat de la finance, qui occupe le sommet de la tour. Tout se passe bien jusqu’au jour ou le banquier est arrêté pour avoir escroqué l’ensemble de ses clients. Parmi ses victimes, on retrouve les employés de la tour qui lui avaient confié leurs économies.

Les voici sur la paille, confronté à un homme dont la rapacerie fait jeu égal avec son mépris pour les gens qui l’ont servi toutes ces années. Décidé à se venger, Kovacs et les autres employés fomentent un plan pour récupérer le magot que le banquier aurait planqué dans son appartement. Peu enclin à ce genre de pratique, ils font appel à une petite frappe (Eddie Murphy) pour les aider dans cette opération.

L’intérêt de cette opération est que derrière la bonne volonté à géométrie variable des protagonistes, ces personnes ne sont vraiment pas douées autrement que dans leur domaine respectif. C’est cet amateurisme sans bornes et la candeur des personnages qui font le charme du film.

Seul bémol toutefois : le personnage de l’inspectrice du FBI (Tea Leoni) trop vite sympathique à la limite complice pour être crédible.

Vous l’aurez compris, ce film rejoint la longue famille des films sympas qui se laisse regarder avec plaisir mais qui ne restera pas pas dans les annales.

Et pour ces raisons jointes à un WE ensoleillé, je mets une note de 7/10

 

 

 

 

L’Edito du Lundi

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Bonjour tout le monde !!

Vous avez vu comme il fait beau et chaud?

C’était le bon moment pour rester planté devant la téloche ou tondra sa pelouse. C’est un peu ce que j’ai fait.

J’ai aussi réalisé ma tâche de geek du Week-End, à savoir hacker mon NAS pour pouvoir y accéder par Telnet pour supprimer 4 pauvres répertoires. Autant vous dire cet exploit n’ira pas plus loin que ça. Déjà parce que j’y connais que dalle à Unix et qu’ensuite ça me donne assez de sueur froide de faire ce genre de connerie.

En ce qui concerne la téloche, j’ai regardé Tintin et le Casse de Central Park, ce qui me donnera l’occasion de faire deux articles

J’ai regardé l’épisode deux de la série Awake. Pour l’instant, je conserve une attitude globalement positive. certains nouveaux éléments se mettent en place rajoutant consistance et interrogations, ingrédients indispensables pour susciter l’intérêt

 

Ce Week-End a bien entendu été marqué par le Grand Shows Sarkozien à Villepinte. C’était très perturbant, Chaque fois qu’on en causait à la télé ou à la radio, mon cerveau faisait la connexion entre Villepinte et Villepin, me donnant l’impression un ralliement providentiel du grand félon. Ca ne changerait pas grand chose dans l’échiquier politique mais ça me ferait chier quand même. seule satisfaction : Borloo ne s’est pas pointé.

Sur le fond, pas grand chose de nouveau : ratissage en masse sur le flanc droit en remettant en cause Schengen, l’Europe et…. (voir le programmme du FN). Anticipant une non présence de Marine le Pen par manque de parrainages, Sarkozy déploie le tapis rouge pour accueillir les orphelins.

Le plus pitoyable dans l’histoire, c’est d’avoir attaqué Hollande sur son désir de renégocier un traité pour de son côté s’asseoir sur un autre en menaçant de s’en exclure.

Le plus plus pitoyable, c’est aussi d’omettre que depuis l’année dernière, les instances européennes travaillent déjà sur une modification dudit traité dans le sens voulu par notre président sortant. mais chhhhut, on le dira pas….

 

Sinon pour finir sur une autre pittoresque, le site a crevé hier le plafond des visites. Pour mémoire, le précédent record était de 96 visites dans une journée. Hier, nous avons eu 146 visites !!!

ce phénomène qui n’est qu’un épiphénomène n’est pas du à un article ayant soudain suscité un intérêt tel que les gens se précipitent pour m’entendre décrire les problèmes de la rocade de bordeaux.

Non, hélas non. Cette soudaine affluence est uniquement du au « Chat Potté« . faites une recherche sur Google images de ces termes et vous verrez que l’image de mon article arrive en 4ème position. sachant que celle ci est la première montrant notre félidé faisant les gros yeux tristes, il n’y a pas à chercher plus loin les raisons d’une telle extravagance statistique.

La chute sera sévère…

Bonne semaine