Archives de catégorie : Critiques

Oldelaf : le monde est beau

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OLDELAF : Le monde est Beau

Après le concert, l’album. Ayant découvert la plupart des nouvelles chansons pendant le spectacle, ça a accéléré la décision de l’achat. Quelques bouchons de voitures plus tard, me voici en possession dudit article.

Oldelaf est maintenant tout seul sans son Monsieur D. Si les chansons rigolotes sont encore de la partie (encore heureux), l’écriture a pris un virage plus intimiste. les deux plus beaux exemples de cette mutation sont les chansons « sparadrap » et « les mains froides », deux petites pépites sur les relations amoureuses naissantes. C’est empli de tendresse et rappellera à tout le monde des situations vécues. « Danse » est aussi une petite escapade vers la bonne humeur et ces soirées où l’on se trouve pataud à danser mais emporté par la joie de vivre. Plus nostalgique « Les filles qui s’appellent Valérie » sont plus une ode à la féminité des femmes quadra.

On retrouve ensuite pêle-mêle des chansons sociétales (le monde est beau, vendredi), des tranches de vie existentielles (Courseulles sur mer, la jardinière de légumes, Nancy, le Testament) jusqu’à la grande déconne plus habituelle du chanteur(la jardinière de légume, J’ai Chaud). Toutes ces chansons ne sont qu’un prétexte à cet humour décalé si caractéristique d’Oldelaf : On a l’impression que ça va être sérieux et ça glisse sans crier gare vers l’absurde.
Quant au style musical (en laissant de côté les quelques exceptions), on est dans de la bonne variétoche au sens non péjoratif du terme. Certains pourraient dire que ça lorgne du côté de Bénabar. Personnellement et certainement à cause de mon âge certain, ça me rappelle plus des mélodies d’un Nicolas Peyrac ou d’un Philippe Châtel (Lili) quand il s’agit d’aborder les balades sentimentales.

Au final, c’est un album qui m’a beaucoup plus, tout en justesse. Comme toujours, les airs vous restent dans la tête et vous accompagnent toute la journée comme un patch de bonne humeur.

 

Oldelaf en Concert

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Hier je suis allé voir Oldelaf en concert. Oldelaf est le dernier rescapé de la chanson française à texte rigolote, décalée et sans scrupules après le sabordage des Fatals Picards en groupe chiant.

La salle de spectacle, le BT59, que je ne connaissais pas, se trouve dans le quartier des terres neuves à Bègles. Je ne sais pas ce que ça peut donner de jour mais la nuit en marchant dans les allées, ça fout un peu les chocottes. On se balade entre des blocs de béton certes rénovés avec de jolies couleurs chatoyantes mais j’avais l’impression au pire d’être au milieu d’un Stalag ou de me balader dans des allées de boite à chaussures géantes.

En ce qui concerne la salle, rien de spécial à dire : elle est assez petite (600 places) avec l’avantage d’avoir le comptoir direct à portée de demain. On a eu droit à une première partie sans intérêt avec un chanteur sans originalité, genre qui louche vers Mano Solo, Renan Luce, thomas Dutronc et dany Brillant à la fois : un grand moment de modernité…

D’ailleurs en attendant la fin du calvaire, je me suis permis quelques digressions.  Il est interdit dorénavant de fumer pendant les concerts. Pour parer le coup et continuer à entretenir les atmosphères enfumées d’autrefois, on a systématiquement droit un une machine qui nous génère une espèce de brouillard qui emplit la salle. Ca ne serait pas gênant si cet artifice n’avait pas la mauvaise idée de sentir légèrement le chou.Je me suis dit que ce serait aussi une bonne idée d’épandre sur le sol des faux mégots de clopes et des gobelets en plastique pour continuer à perpétuer l’image pernicieuse des concerts. Mais là je vous laisse car ça y est ça commence…

exemple typique d'une photo pompée sur Internet pour pallier à la photo dégueulasse
exemple typique d'une photo dégueulasse prise avec un téléphone pendant un concert

Disons le tout de go, je n’ai pas assisté à un concert mais à un spectacle musical. Ca n’est pas grand chose pour vous mais pour moi ça veut dire beaucoup.

Chaque chanson ou interlude est autant d’occasion de proposer des scénettes construites autour du chanteur et des autres musiciens. C’est entièrement scénarisé et si l’on peut parfois regretter le côté bien réglé, c’est vraiment très rigolo. Les musiciens au nombre de quatre ont chacun une personnalité construite en introduction (le batteur de Sardou remplaçant de dernière minute, le guitariste émotif, deux frères « jumeaux » crétin et grosse tête). les chansons s’enchainent (souvent interrompues par un événement inattendu) entrecoupées de quiproquos, de quasi claquement de porte et d’engueulade.

Les musiciens ont aussi la particularité d’être interchangeables pour tout instrument passant allégrement de la guitare à la percussion ou de la contrebasse au clavier. Chacun joue son rôle magnifiquement. Oldelaf a un don indéniable quand il s’agit de gueuler sur une chanson.

Rien à redire côté chanson avec un enchainement entre nouvelles et anciennes chansons. Le plus troublant et le plus abrupt se produit quand une chanson « sérieuse » ou intimiste vient se glisser entre deux grosses tranches de déconne. On se sent saisi par la fragilité de la chose et l’émotion des paroles et de la mélodie.

Mais rassurez-vous, une bonne partie des nouvelles chansons sont dans la veine habituelle du grand n’importe quoi (« j’ai chaud ») ou de la tranche de vie obsessionnelle (« la jardinière de légumes »).

 

On ne regrette pas sa soirée !!!

Les nazis sont de retour en Allemagne

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Derrière ce titre foncièrement provocateur (ouh lala), c’est juste que je viens d’apprendre qu’un épisode de Star trek de 1968 vient d’être diffusé pour la première fois en Allemagne. Ce n’est pas vraiment un épisode retrouvé de derrière les fagots mais le sujet abordé bloquait jusqu’alors toute diffusion.

Dans cet épisode, l’équipage de Star trek tente de s’infiltrer sur une planète où le pouvoir a assis son autorité sur la stricte reproduction du régime national-socialiste

Il n’y a aucune apologie du fascisme dans cet épisode qui se construit au contraire sur une critique des régimes totalitaires. Mais la législation était stricte et interdisait toute représentation des symboliques du 3ème Reich ou discussion sur le sujet.

Comme dirait quelqu’un : « fascinant… »

 

 

Dans la brume électrique

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Dans la Brume électrique de Bertrand tavernier

Pas grand chose à se mettre sous la dent en ce moment, ni de sujets qui me motivent à pondre un article. C’est pourquoi il ne me reste sous le coude que la critique de ce film vu par hasard. En fait, il trainait depuis un moment mais je m’étais fait à l’idée que je ne le verrais jamais : j’avais une inquiétude toute manifeste à être déçu, ce qui m’empêchait de le regarder. Le sujet du film, les acteurs, le réalisateur, tout me faisait envie, ce qui logiquement renforce le blocage.

Dimanche, je me suis fait violence et j’ai franchi le pas. Et comme pour confirmer ma réticence, j’ai été pas mal déçu par ce film. Il n’y a rien à redire pourtant sur pas mal d’aspects du film :

Il s’agit tout d’une enquête policière sous fond de bayou, de tempête Katrina et de corruption généralisée. Suivant la piste d’un tueur en série sadique tueur de jeunes filles, le détective Dave Robicheaux renoue avec  de vieux démons : un ancien meurtre d’un noir il y a 35 ans, ses anciennes amitiés avec un potentat local mafieux et son passé d’alcoolique.

 

Les acteurs sont excellents (Tommy Lee Jones, john Goodman), les décors sont fabuleux et pourtant la sauce ne prend pas. ce n’est pas qu’on s’ennuie en le regardant mais on se sent comme étranger à l’histoire. Je n’ai pas réussi à entrer émotionnellement dans l’histoire. On sent c’est issu d’un bouquin tant le procédé narratif s’en inspire avec une utilisation à outrance de la voix off. Les scènes s’enchainent entre elles sans réelle logique et même la progression de l’enquête se fait sans causalité.

Il reste l’ambiance : celle du bayou et ses fantômes de l’ancien temps : ancien cadavre de noir pourchassé, garnison de confédérés perdus à jamais. Si Tavernier prend plaisir à rendre hommage au cinéma américain typique de ses atmosphères, il y arrive en tant qu’exercice de styles sans rendre transcendant ou prenant cette immersion. On ne ressent pas la moiteur (« où les moustiques ont bouffé les chauves souris »), la pourriture et la magie de ses bayous. Je préfère encore celles d’un « Angel Heart ».

Il reste au final plus un film d’auteur cinéphile qu’un film pour spectateur.

Mais cela reste à voir pour ceux ou celles qui seront plus touchés que je ne l’ai été : 6/10

 

Catalogue de l’horreur de Noël 4

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Depuis tout petiot, je suis un grand Fan des Lego. Je n’aimais pas les playmobils trop limités à mon goût. je n’avais pas non plus accroché avec les Mécano, trop compliqué. pour ce dernier, c’était aussi que ça rentrait dans la liste des jouets par procuration : c’est le papa qui jouait avec.

Depuis pas mal de temps, on aperçoit dans certaines enseignes, des ersatzs des boites de lego traditionnel, pompant avec plus ou moins d’exactitude la forme et la couleur des boites originales. Je n’avais que mépris pour ces pales copies et j’imaginais fièrement que la justice saurait un jour bannir ces vils imposteurs des rayons des magasins pour protéger notre belle jeunesse si souvent dévoyée par ces articles misérables.

Il était impensable que cette brique multicolore aux lignes rectilignes si savamment découpées ne soient pas considérée comme patrimoine immortel de l’humanité et ainsi protégée de la horde des miséreux ateliers extrême orientaux conspirateurs déversant leur plastique cancérigène dans les tiroirs des meubles Ikéa de nos enfants.

Bin en fait si. Brevet il y a mais il est tombé dans le domaine public. Ils datent tous de la fin des années 60. Mais au fur et à mesure, les dates de propriété sont arrivées à leur terme et rien n’interdit des concurrents à proposer des blocs de construction équivalents. La marque conserve la propriété du nom Lego et du Logo et c’est tout.

Si préalablement, la compagnie avait pu lutter contre la contrefaçon (le plus célèbre étant la marque 0937, soit LEGO à l’envers), elle n’a pu rien faire pour s’opposer à la commercialisation de produits concurrents comme les MEGA BLOCKS, ces briques géantes que j’ai moi même acheté à mon fiston. Il y en a d’autres : Abrick, Polybric…

La marque pour continuer sa position de leader peut s’appuyer sur plusieurs avantages :

– une renommée internationale et bien établie

– un argument de qualité indéniable (même si la concurrence s’améliore)

– des licences exclusives (star wars, harry potter,etc)

Elle essaie aussi de développer ses propres univers : Ninjago, Alien conquest.

Par contre j’ai été sidéré d’apprendre qu’il y a un domaine sur lequel elle ne peut pas lutter. C’est en cherchant des informations sur la marque concurrente SLUBAN que j’ai appris que Lego s’interdisait de proposer des jouets qui allait à l’encontre de son éthique. Par exemple, les jouets militaires sont bannis chez Lego. Vous ne trouverez pas de chars, de lance missiles ou de mines anti-personnelles en brique.

Les petits malins de chez  SLUBAN ont vite repéré le filon et propose toute une série de produits belliqueux (et de qualité pas trop pourrie) : et que je te propose du canon anti-aérien, du bon gros auto-mitrailleur et du char d’assaut.

Comme qui dirait, c’est de bonne guerre.

 

quelques sources :

http://lecercle.lesechos.fr/le-cercle-entrepreneur/juridique/221132440/lego-la-protection-du-brevet-ne-peut-etre-prolongee-par-u

http://www.laboiteverte.fr/les-premiers-brevets-de-jouets-devenus-celebres/

 

Catalogue de l’horreur de Noël 3

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Alors celui là, c’est un cas d’école.

Je l’avais aperçu en magasin. Attiré par l’aspect biscornu du jouet, j’avais vainement essayé de comprendre son intérêt. J’ai cliqué là : « Pouêt !!!! ». J’avais tiré ici : « zboiiing !! »

Ouais super,c’est quoi encore ce truc inutile que tout le monde va acheter juste parce qu’on va nous le matraquer à la télévision pendant deux mois.

Puis pressé par le temps et l’envie d’uriner, j’avais continué mon chemin.

Et ce matin ma prophétie même pas des Andes s’est réalisée comme le diable sortant de sa boite avec cette pub aussi surréaliste qu’agaçante

 

 

Après l’avoir visionné, j’ai du me résoudre à l’inévitable : Je n’avais toujours pas compris à quoi ça servait. 15 secondes c’est trop court pour la réflexion mais assez long pour déclencher une crise d’épilepsie. Je suis donc allé sur le net pour la regarder de nouveau.

Il s’agit donc d’un jeu de défi : tu fais une action et tu passes à ton voisin. Le bidule te dit alors quelle action tu dois réaliser : tirer le machin bleu, taper le bouton jaune, tourner la tige rouge et te le carrer dans le…. La douleur m’égare.

En fait c’est tout simplement un jeu pour alcolos : à coup de gages, le coma éthylique est assuré

Parce qu’à jeun, l’intérêt doit pas dépasser une soirée. Au grand maximum, on le jette quand les piles sont nazes

Quitte à acheter un truc inutile je vous conseille la petite boîte dont Groovy avait parlé dans un commentaire (bitch)

Si vous êtes passé à coté: la voilà

—

 

Pour les soirées fumeurs, on a celui là :

Pour ceux qui veulent un jouet mais qui sont pressés : le jeu qui court vers sa perte

 

Ou le jouet en cas de pannes de courant :

 

Mais rien ne remplacera bien sûr les jouets Jean-Michel Bien-Sûr :

Virée de Gore

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Pour ceux qui trouve que la saison 2 de Walking dead est ennuyeuse, je vous propose une petite alternative en matière de zombies et autres bêtes consommatrice d’hémoglobine : Death Valley.

Dans cette série, nous suivons les agissements d’une unité spéciale de la police de la vallée de San Fernando aux Etats unis. Cette vallée est surtout connue pour abriter la ville de Los Angeles. Suivie par une équipe de télévision, nous partageons le quotidien de ces policiers sur le terrain.

Ce qui différencie cette unité (la Undead Task Force), c’est qu’elle est chargée de lutter contre la prolifération de créatures aussi sympathiques que des vampires, des zombies et des loups-garous. On ne sait pas le pourquoi de cette invasion, ni le comment.

Plutôt qu’une unité d’élite, c’est toute une équipe de bras cassés chargée de l’appréhension,  la décapitation, le flingage, le tabassage à outrance des suspects. Chaque altercation dégénère inévitablement le plus souvent en scène gore assez jubilatoire

C’est bien entendu potache, crétin et amoral. les situations sont parfois cocasses ou absurdes : on verbalise un loup-garou car il conduit un soir de pleine lune par exemple.

Le format court (20 minutes), le côté mockumentaire permet un petit plaisir coupable avant d’aller pioncer

Kung Fu panda 2

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KUNG FU PANDA 2 de Jennifer Yuh

C’est marrant comme en ce moment c’est toujours le deuxième film qui est le mieux. Après le décevant Cars 2, voici le très bon Kung Fu Panda 2.

Comme de bien entendu, on reprend les mêmes et on recommence. L’esthétique orientale est encore plus aboutie avec des décors somptueux, des chorégraphies rythmées et les petits détails qui font la différence. L’alternance entre l’animation 3d et des brefs passages en 2d est aussi une vraie réussite.

Cette fois-ci Poo avec sa fine équipe part combattre un seigneur de la guerre, un paon nommé Shen, en possession d’une nouvelle arme de destruction massive : le canon. Comment le Kung Fu pourra t-il lutter contre ce monstre pyrotechnique, c’est là toute la leçon de sagesse du film.

L’autre thème abordé dans le film est l’origine de notre panda boulimique. Vous vous doutez bien qu’en ayant une oie pour parent, il y avait quelque chose de louche.

Contrairement à Cars 2 qui se trainait en longueur, le rythme ne fléchit pas, les scènes s’enchainent rapidement  avec une fluidité parfaite. les combats font immanquablement penser à des films de jackie Chan (qui fait d’ailleurs la voix originale du singe).

Deux moments m’ont particulièrement plu : la course poursuite avec la chenille dragon vue du ciel, petit clin d’oeil au jeu pac-man, et celle à dos de pousse-pousse sur les toits de la ville. Je suis chaque fois admiratif du souci du détail dans ce genre de film. Il faudrait quasiment le regarder au ralenti pour prendre la mesure du travail accompli.

Mais la plus belle réalisation est sans conteste le méchant du film, un paon blanc rouge. Chaque mouvement est élégant et gracieux, chaque plume est acérée. C’est tout l’art du ballet chinois qu’on retrouve dans chacune de ses apparitions.

J’ai vraiment beaucoup aimé ce film, plus que je ne l’espérais. Faudrait-il voir du côté de Dreamworks dorénavant pour prendre un plaisir somme tout enfantin

Une bonne note : 7/10

 

 

 

Crazy, Stupid, Love

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Crazy, Stupid, love de John Requa et Glenn Ficarra

 

Si vous vous souvenez bien, j’avais parlé dans un article précédent de mon hésitation entre « Comment tuer son boss » et « Crazy, Stupid, Love » pour une petite séance nocturne. j’ai choisi le premier et bien mal m’en a pris. La semaine dernière, j’ai voulu conjurer le mauvais sort en regardant le perdant.

Et cette fois, l’indice de satisfaction est grandement remonté. Cela n’atteint pas les sommets du chef d’oeuvre ni la plaine surpeuplée des consommables juste digestes. Cela navigue plutôt du côté des petites comédies sympatoches sans prise de tête et qui ma foi, mettent de bonne humeur. Déjà, les dialogues ont plutôt évité la surabondance de grossièreté et de vulgarité qui permettent de maquiller le vide scénaristique. C’est du vaudeville pur jus.

L’histoire raconte les errements amoureux et sentimentaux de cal weaver (Steve Carrell) et Emily (Julian Moore) mariés très jeunes dont le couple est en pleine crise après 25 ans de mariage. Chacun à sa manière va tenter de gérer la situation : Emily, las de la routine, a trompé son mari demande le divorce. Cal au départ décontenancé ronge son amertume tous les soirs dans un bar. Au hasard d’une rencontre avec un séducteur professionnel, jacob (Ryan Gosling toujours aussi peu bavard), Il va tenter se se remettre en selle en se moulant dans un nouveau costume de célibataire fêtard et dragueur.

Autour de ce couple, gravitent d’autres personnages autant en quête  de réponses sur la façon de gérer leur sentiment : Robbie, leur fils de 13 ans est amoureux fou de la baby-sitter Jessica qui en pince elle-même pour Cal.

Bien sûr ces tentatives de résoudre des problèmes en les éludant ne fera que rajouter de la désillusion à l’échec. Tout ceci se finit comme de bien entendu  en sac de noeud géant où tout le monde dépend des autres pour s’en sortir. Même si la fin du film force un peu dans le Happy End, l’affaire est plutôt bien menée.

On n’a bien sûr l’impression d’avoir déjà vu ça ailleurs mais les acteurs sont attachants et les dialogues évitent tout côté mièvre.

Ca met la patate et rien que pour ça : 7/10

dexter avant dexter

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J’ai toujours eu un penchant avoué pour les dessins animés un peu déglingos ou du moins ceux qui manient sans honte l’absurde ou la grosseur du trait. Cette habitude est ancrée depuis bien longtemps, surement depuis que, tout petit, je m’exclaffais devant les Tex Avery après le premier film de la dernière séance. Dans ce panthéon de la douce dinguerie, pas mal de dessins animées sont tombés dans les oubliettes de ma mémoire. Néanmoins, on a pu remarquer que la tendance à la loufoquerie est devenue monnaie courante dans les animations récentes. Faut-il voir là une volonté des auteurs de s’émanciper du côté gentillet et mièvre qui a pu préexister ou juste un mouvement qui colle à l’époque hystérique que nous vivons. Franchement, je n’en sais rien. ce que l’on peut constater, c’est que ce moyen permet de toucher deux fois plus de public : des parents qui apprécient le côté plus « adulte » et des enfants qui s’extasient devant cette loufoquerie.

Mais pourquoi vous parler de ceci un jour de pont de Toussaint sans aucune raison apparente. C’est tout simplement que mon esprit est un vaste méandre où les fils se touchent sévèrement. Ce matin, calé dans le confort moelleux du canapé, je regardais avec un plaisir non dissimulé avec mon fiston le « Laboratoire de Dexter ». ce dessin animé nous raconte les aventures mouvementées de Dexter, petite garçon de 8 ans, génie excité et irascible en lutte perpétuelle avec sa soeur de 12 ans Dee Dee, gentille fille un peu nunuche. Dexter possède un laboratoire secret où il mène diverses expériences qui finissent comme de bien entendu en catastrophe. Les histoires sont loufoques, le graphisme très simple et sixties est correct. Bilan : on se marre bien.

Au fil des épisodes, je n’ai pas m’empêcher de faire le lien avec un autre Dexter, celui de la série éponyme, sérial killer au long cours. Bien sûr, le petit mouflet du dessin animé est à mille lieux de trucider la population criminelle de Miami. Mais quand même, on a quand même face à nous un rat de laboratoire rouquin aux sombres pensées affublées d’une grande bringue de soeur. Ca fait un sacrée coincidence non? Pour information, le dessin animé est antérieur à la série : on pourra donc juger qui a potentiellement influencé sur qui. J’avoue ne pas avoir vérifié si cette pseudo théorie avait quelques fondements mais je pense qu’elle doit rester là où elle se porte le mieux : comme une réflexion de canapé d’un lundi matin.

Le petit excité du dessin animé me fait aussi penser à une version enfantine d’un collègue de bureau. j’en appelle à ceux qui me lisent et qui bossent avec moi pour voir s’il trouve de qui je parle 🙂

 

 

Grimm

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Attention : Spoiler

Comme je vous l’avais précédemment dit, deux nouvelles séries font une incursion dans le domaine des contes de fées cette semaine. Après « Once upon a time » qui laisse préfigurer le pire comme le meilleur, voici venir Grimm.

Autant le dire de suite, cette nouvelle saga est des plus décevante. Pour un pilote, tout a été baclé :

– le fil conducteur de la série a des airs de vu et revu : des élus capables de voir les forces obscures qui nous entourent (mon dieu!!!) tout droit sorties des contes pour enfants qui sont en fait vrai de vrai. Si c’est pour nous refaire du Buffy (ah bé tiens c’est les mêmes producteurs) mais sans une blonde, passez votre chemin.

– Le scénario de l’épisode est fait de bric et de broc, torché en 10 secondes sur le coin d’une table. Le coup de la musique d’Eurythmics qui permet de confondre le tueur est risible à souhait. Le personnage de la tante mystérieuse chauve (ça ne se voit du tout du tout le faux crane, non non) qui débarque est un  summum de médiocrité scénaristique. On devine d’avance qui est le grand méchant et qui sera les futures faire-valoirs du héros (avec comme d’hab le noir prévu par les quotas hollywoodiens comme acolyte cool du héros). Le pire restera le rebondissement de dernière seconde de l’épisode qui remporte haut la main l’oscar du lieu commun.

– Pour finir d’enfoncer la série, on pourra juste rajouter que le héros principal n’a aucun charisme comme il se doit.

Grosse déception : 2/10

Ne reste plus qu’à revoir les Frères Grimm de Terry Gilliam pour s’en remettre .

 

Cars 2

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CARS 2 par Brad Lewis

Cars premier du nom était l’occasion d’une plongée anthropomorphique dans le monde des voitures. C’était aussi pour ses auteurs un moyen d’exprimer leur nostalgie de cette Amérique des Sixties où l’american way of life battait son plein, les juke-box donnait le rythme et les voitures rivalisaient en rutilance. Pixar arrivait encore à nous faire rêver devant les espaces grandioses de l’ouest américain. C’était la victoire de la lenteur sur la recherche effrénée de la vitesse. Cars tenait plus de l’exercice de style technique que d’une oeuvre sensible mais cela tenait la route (sic).

Avec Cars 2, fini tous ces beaux idéaux et place au recyclage et au merchandising effréné. Nous n’avons plus qu’à goûter au plaisir indigeste du spectaculaire et de l’excitation.

 

Recyclage pour deux raisons :

– Raccoler du côté des James Bond ou des Fast and Furious nous enlèvent tout sentiment d’originalité et nous conduit finalement qu’à une sensation manifeste de déjà-vu

– Entre la vision d’un Paris tout droit sorti de Ratatouille et un Tokyo top cliché déjà aperçu dans « Martin se la raconte« , on ne s’émerveille plus du travail fourni par les supercalculateurs de Pixar.

Mais le plus irritant reste cette espèce de rétropédalage moralisant et moraliste sur la consommation polluante des hydrocarbures. Quel besoin y a t-il à nous rappeler cet aspect de la vraie vie comme si nous étions assez idiot pour ne pas faire la différence. J’espère que Toy Story 4 ne ne se passera pas dans les ateliers de fabrication chinois de nos chers jouets occidentaux.

Ne reste en fin de compte que le spectacle toujours aussi bien conçu mais on se demande si Pixar n’a pas fait là son premier faux pas reniant ce qui a fait jusque là sa particularité. Bien sûr, cela plaira aux enfants mais plus vraiment à celui qu’il faisait frémir en moi.

 5/10 pour une suite sans saveur.

Batman : year one

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Histoire ne pas finir la soirée sur un échec cinématographique (voir le post précédent), j’ai décidé de regarder un petit film d’animation qui me semblait une valeur sûre. Premièrement c’est l’adaptation d’un des meilleurs comics de Batman parus en 1987. Le scénariste, Frank Miller est connu du plus grand nombre comme l’auteur de Sin City ou 300 mais aussi de magnifiques albums comme Ronin, The Dark Night ou Elektra. Le dessinateur Mazzucchelli apporte sa patte avec un dessin sombre, difficile d’accès par rapport aux stéréotypes traditionnels du genre.

Secundo, les films d’animation de la Warner sont en général de bonne facture et ne font pas d’impasse sur la qualité de l’animation. Il est à noter ici que le graphisme s’est par contre rapproché du style habituel de leur production plutôt que garder le dessin plus abrupt de Mazzucchelli.

En ce qui concerne le doublage, il est à noter que la voix du commissaire Gordon est assurée par Bryan Cranston alias Walter White de Breaking Bad. Ce la paraît un choix judicieux quand on compare le physique des deux personnages.

Autre anecdote, l’histoire pourra rappeler à certain le film « Batman Begins » qui puise pas mal d’éléments du comics.

L’intrigue débute dans un Gotham gangréné par la corruption à tous les étages de la société. La mafia locale (la famille Falcone) contrôle la société à travers une police totalement à sa botte. Prostitution, racket et trafics divers sont effectués sous le regard bienveillant du commissaire Loeb.

C’est dans cette ambiance délétère que débarquent deux nouveaux personnages :

– Le Lieutenant Jim Gordon, transféré à Gotham pour avoir dénoncé des flics ripous dans son ancienne affectation. Intègre et décidé à éradiquer le crime, il devra d’abord se battre contre ses propres partenaires aux mains du potentat local, situation rendu encore plus difficile quand on doit aussi gérer la venue prochaine d’un enfant

– Bruce Wayne, héritier richissime, revient après 15 ans d’absence dans la ville qui l’a vu naître. Cet exode n’est que la conséquence de l’assassinat de ces parents qui l’a durement marqué. Bruce Wayne n’est pas encore Batman mais des envies de justice le travaillent et il cherche un sens à sa vie.

Durant tout le film on suit l’évolution des deux personnages, on écoute leur voix intérieure. On saisit leur doute, leurs errances, leurs échecs mais leur volonté inébranlable de débarrasser la ville de ses éléments nuisibles. L’aventure réunira bien entendu les deux personnes dans un chassé croisé à travers Gotham. Ce sera l’occasion de voir d’autres personnages de l’univers Batman : Selena Kyle alias Catwoman et Harvey Dent, le futur Double-face.

L’histoire reste fidèle au comics originel, parfois un peu trop. En collant à l’aspect  narratif de la BD, le film perd en dynamique et en efficacité. Néanmoins, on reste face à un dessin animé de très bonne facture visuellement et scénaristiquement.

 

Un bon 8/10

Pour vous donner une idée : la bande annonce en Français.

 

Batman : Year One – Trailer / Bande-Annonce… par Lyricis