Archives de catégorie : Critiques

Comment tuer son boss de Seth Gordon

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comment tuer son boss ou comment tuer le talent

Les comédies américaines se suivent et malheureusement se ressemblent. Comme il n’y avait pas de séries à regarder hier soir, c’était l’occasion de faire baisser le stock des films non vus. Consensus aidant, le choix s’est restreint entre « crazy, stupid love » et « comment tuer son boss ». Pif paf, ni une ni deux, le second est choisi, cette victoire finale acquise par la brochette d’acteurs s’étalant à l’affiche : kevin Spacey, Colin Farrell, Jason Bateman. Donald Sutherland et Jennifer Anniston. C’est peut être aussi de vieilles réminiscences d’un vieux film du début des années 80 « Comment tuer son patron ».

Résumons d’abord l’idée principale du film : trois copains subissent chacun à leur façon les turpitudes de leur boss respectif : un tyran sadique, un incompétent égocentrique et une obsédée sexuelle. Excédé et dégouté, il décide de se débarrasser de ces 3 emmerdeurs. Voilà tout est dit. Pour info, notre ami Donald Sutherland apparaît en tout et pour tout une minute à l’écran avant de caner.

Après cette mise en bouche, que penser de ce film : j’ai l’impression que l’humour et l’impertinence d’un film comique américain se mesure au nombre de fois que vagin est prononcé (ou chatte, couille et autres argots concernant les parties génitales). On les met à toutes les sauces surtout quand ça n’apporte rien au dialogue. C’est fatiguant, pénible et gâche même les rares moments où le jeu d’acteur l’emporte sur la platitude du film. Car oui, c’est un mauvais film. Tout est sous exploité : les acteurs traversent le film sans consistance, l’histoire est quasi inexistante et complètement décousue. Si on enlevait tous les dialogues graveleux qui servent de bouche trous, le film durerait un quart d’heure.

Tout est mal amené, mal ficelé et finit en eau de boudin. Parmi nos trois comparses, autant Jason Bateman et Charlie Day tiennent la route, autant  Jason Sudeikis fait pâle figure. Kevin Spacey fait le service minimum en refaisant le boss de « Swimming with Sharks« , Jennifer Aniston fait des efforts pour faire oublier ses rôles de nunuches. Seul Colin Farrell sort du lot tellement sa prestation d’un immonde fils à papa le rend méconnaissable. J’oubliais aussi la présence de Jamie Foxx dont on peut se demander comment il a atterri ici.

« Comment tuer son boss » fait partie de la longue cohorte des films qui tentent sans talent d’imiter le style Apatow. >Le scénario a pourtant été écrit par John Francis Daley, un poulain de ce dernier. Ce film est vulgaire, non par sa grossièreté mais juste pour s’imaginer que l’irrévérence effacera le manque de talent. On rit parfois mais presque involontairement (le chat du film est le seul qui surprenne).

Un petit 3/10

Once upon a time : une série limitée

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Cette semaine deux nouvelles séries débarquent en s’inspirant de l’univers de contes de fées. En attendant Grimm, nous avons eu droit hier au pilote de « Once upon a Time » nouvelle série de ABC créée par les scénaristes de Lost. L’idée de base est de transposer dans notre monde contemporain les personnages de Blanche-neige, Geppetto et autres fables. L’intention est louable mais risquée :  on a vite fait de tomber dans la mièvrerie ou dans la caricature. La base de départ s’avère intelligente : que se passe t-il après le célèbre « ils se marièrent et eurent beaucoup d’enfants »?

L’épisode alterne entre le décor du château du prince charmant et le monde contemporain. On y suit la triste vie d’Emma, femme célibataire qui ,comme par hasard, se cherche un but dans l’existence. L’élément réconciliateur de ces deux univers est le jeune Henry, enfant biologique d’Emma mais adopté.

Les parties féériques n’échappent pas à l’aspect enfantin et candide du genre mais comment faire autrement. On peut d’ailleurs supposer que cela a été accentué pour contrebalancer les palettes plus variées des personnages « normaux ».

[spoiler show= »Spoiler » hide= »Spoiler »]Le cadre de l’intrique se situe à  Storybrooke (ouh là le jeu de mots) dans le Maine. la Reine noire, par soif de vengeance, a propulsé tout le petit monde des contes dans ce village (bien sûr au Etats Unis, cela va de soit). Chaque protagoniste a oublié qui il était et mène une vie banale et figée dans le temps : Blanche Neige est institutrice, jiminy cricket est psy et la Reine est la maire de la ville. Mère-Grand et le chaperon rouge gère un hôtel, Rumpelstiltskin (Tracassin en français) possède la ville.[/spoiler]

Seule rescapée de cette malédiction, Emma, fille de Blanche neige et du Prince a grandi dans notre monde sans rien savoir des ses origines. Elle seule pourra briser le charme qui emprisonne les habitants de Storybrooke.

C’est clairement une série familiale. les personnages sont encore très fades. D’un autre côté, il s’agit d’un pilote; on peut donc espérer que cela gagne en profondeur et en intrigue au fur et à mesure.

Parmi les acteurs, on retrouve pas mal de transfuges d’autres séries notamment Jennifer Morrison, échappée d’House. On y retrouve aussi Robert Carlyle, l’éternel Begbie de Trainspotting.

 

 

Parerga

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A presque 40 balais, on commence à se remettre en question. Les illusions de votre belle jeunesse se sont envolées et les les idéaux se fissurent : on commence à réfléchir à l’avenir, on se met à voter à droite, on met des chaussettes avec des tongues parce que les nuits d’Août sont fraiches, On regarde le journal de TF1 parce que ça fatigue de zapper.

On jette un regard en arrière et on mesure le chemin parcouru. Parfois cela réserve de mauvaises surprises : au détour d’un sentier, vos convictions les plus profondes forgées avec  l’acier de la certitude se brisent comme un tournevis premier prix acheté à Gifi.

 

Encore ce matin, j’ai pleuré seul dans ma cabane de jardin suite à une expérience douloureuse. Ce n’est pas la finale de la coupe de Rugby qui a causé cette avanie (au demeurant fort réussie). Non, non et quatre fois non, c’est juste cette vidéo tirée des liens idiots du Dimanche, page admirable où il m’arrive de pomper sans vergogne. Je vous laisse en juger par vous même :

Là vous vous dites : ok c’est un Beatboxer de talent. mais où veut-il en venir, Saperlipopette !!!

Ce sympathique imitateur sonore s’appelle Michael Winslow. Ce nom m’étant parfaitement inconnu, j’ai procédé comme il se doit à une recherche sur un moteur qui ne mérite pas que je le cite vu qu’il m’a radié de son programme publicitaire pour clics intempestifs (si on peut même plus jouer 🙂  )

Et bien Michael Winslow n’est autre que l’acteur black qui a sévi dans Police Academy, imitateur forcené de bruits bizarres et opportun. Remember :

 

Ou dans la Folle histoire de l’espace :

On a tous vu et revu les Police Academy (moins les derniers Opus). Je me souviens que petiot, j’étais passé par un état d’admiration béate concernant ces performances vocales. Mais en prenant de la bouteille et de l’apéro, ma méfiance et mon sens critique ont pris le pas. Pour moi cet homme n’était qu’en simple acteur imposteur.

On avait juste rajouté les effets sonores par dessus la performance médiocre d’un acteur de seconde zone. Et cette certitude était depuis gravée dans le marbre au même titre que la preuve ontologique de l’existence de BigFoot.

Et Pan dans ta gueule : le bonhomme faisait bien lui même les bruitages et est reconnu depuis lors comme un spécialiste de la chose et arbore le surnom de « l’homme aux 10 000 effets vocaux« .

La larme à l’oeil, les jambes flageolantes, il m’a bien fallu me plier à l’évidence : j’avais eu tort toutes ces années. Pourras tu me pardonner un jour Michael Winslow alias Sergent Larvell Jones.

 

 

Captain America : first avenger

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Posons tout de suite le postulat suivant : c’est un super héros qui ne m’a jamais intéressé. Il fait partie de ses héros de l’âge d’or des comics américains, infaillible parfait et creux. Il a été créé durant la seconde guerre mondiale par Kirby et Simon comme un outil de propagande patriotique glorifiant l’engagement des soldats américains. Il incarne un idéal et n’est en rien un humain au sens propre du terme : plus une figure ontologique du héros. Il a fallu l’arrivée de Stan Lee à Marvel pour commencer à envisager des super héros traversés par les doutes et autres travers de l’âme humaine.

Cette retranscription symbolique transparait dans le film dans une mise en abyme subtile où Capitaine América devient réellement un outil de propagande et un personnage de comics au sein même du film.

les dangers du popcorn au cinéma

Le début du film décrivant le parcours de Steve Rogers, personnage chétif et recalé perpétuel au service militaire passe bien. Il en va de même sur la partie transformation en super soldat et son utilisation comme outil de propagande à travers le pays.

Le reste est plus discutable : le héros ne se blesse jamais, court tout le temps et gagne toujours. les méchants nazis ne savent pas tirer et malgré des armes d’une supériorité flagrante préfère se carapater à chaque fois (une influence certaine de la grande vadrouille) . Le super Vilain ne se défend jamais, préfère faire sauter ses bases une à une et a l’air complètement con.

[spoiler]A ce niveau du film, il n’y a plus vraiment de scénario : on fonce, on tire partout, on gagne, on est content, on boit un verre et on se dit que nous les ricains on est super cool. Le héros pousse la bravoure patriotique jusqu’à se sacrifier et on se demande bien pourquoi. C’est si dur de sauter d’un avion quand on est super costaud.[/spoiler]

Le film serait plus attachant si les faire-valoirs avaient eu des personnalités (comme Tintin avec Haddock, les Dupondt et tournesol). Mais on a juste des figurants avec trois répliques apprises à la sauvette. Pire, on les croirait tous sortis de papa Schultz.

J’ai regardé version 3d qui n’apporte rien : le film est plat et sans saveur : 3/10 et je suis sympa

 

Trois Bd

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Wolverine – Old man Logan – de Steve Niven et Mark Millar : 7/10

Commençons par un Comics, genre que j’affectionne particulièrement pourvu qu’on ait affaire à un bon dessinateur et surtout un bon scénariste. Et là, on est bien servi puisque Mark Millar est à l’origine de deux pépites dans le genre : Kick-Ass et Red Son.

Si en plus vous prenez Wolverine comme personnage principal, on est à peu prêt sûr de ne pas s’ennuyer.

L’aventure se situe dans un futur apocalyptique où les super héros ont été décimés par l’ensemble des supers héros réunis pour l’occasion. les États-Unis sont désormais scindés en baronnies où racket et famine sont le lot des humains survivants. Parmi eux Logan, vieil homme usé, marié et criblé de dettes. Il a depuis longtemps renoncé à la violence et à ses pouvoirs (pour une raison que nous découvrirons plus tard). Soumis aux enfants abâtardis de Hulk, Il finit par accepter une mission pour subvenir aux besoins de sa famille. S’ensuit une traversée des USA dévastées où chacun essaie de survivre par tous les moyens, même de la trahison.

L’idée est ambitieuse. Si elle n’échappe pas aux côtés convenus du genre, on assiste à un mixte réussi avec l’ambiance Western façon Clint Eastwwod : comment ne pas rapprocher ces deux personnalités d’ailleurs.

 

Le Grand Mort Tome 3 Blanche de Vincent Maillé – Régis Loisel – Jean Blaise Djian  : 4/10

Un peu décevant ce troisième tome : je trouve que l’histoire traine en longueur. On s’éloigne de l’aspect fantastique (pourquoi pas ) pour une quête à travers un Paris déglingué qui ressemble plus à une critique du monde moderne qu’à une plus-value pour l’histoire. C’est un peu une resucée du second album. La fin laisse augurer que le quatrième tome reprendra des chemins plus intéressants que celui des poncifs un peu trop étalés.

Loisel a toujours été un formidable conteur d’histoires. Il serait dommage qu’il s’éloigne de ce talent pour jouer les analystes du monde contemporain. Sauf si cela sert l’histoire ce qui ne me paraît pas le cas pour l’instant. Mais je peux me montrer, nous verrons bien. Côté dessin, rien à redire : Maillé suit le style de Loisel tout en apportant sa propre patte.

 

Sillage Tome 14 Liquidation totale : Philippe Buchet – Jean David Morvan : 7/10

Très agréablement surpris par ce nouveau tome. J’avais perdu pas mal d’intérêt pour cette série (et encore plus pour ses dérivés) : histoire peu passionnante, tendance à philosopher dans le vide et à s’éparpiller. C’est un peu le syndrome « Van-Hamme » avec ses séries XIII ou Thorgal qui tire tellement jusqu’à la corde un concept qu’il n’a plus aucun intérêt.

On retrouve dans cet album la vivacité originelle et ce côté space-opéra qui lui va à ravir. Le scénario a tendance à partir un peu dans tous les sens et on se perd un peu au niveau des intervenants. je n’ai toujours pas compris d’où sortait  un personnage crucial à la fin : impossible de me rappeler si je l’avais vu dans les tomes précédents. Côté dessin, rien à redire même si le côté étriquée de la case se fait ressentir. Le méchant est en tout cas bien sympa. Il ne reste plus qu’à voir ce que donnera l’album suivant. C’est le risque avec Morvan : on peut avoir le meilleur comme le pire..

 

 PS : les images renvoient vers la FNAC car j’ai tendance à aller les pomper chez eux : juste échange de bons procédés 🙂

 

 

 

 

 

En vrac

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Jusqu’ici j’ai tenté tant bien que mal de tenir le rythme en postant quelques articles chaque jour pour la plus grande joie des petites et des grands. Mais hélas trois hélas, il suffit d’un grain dans le rouage pour que cette belle mécanique huilée s’enraye, se grippe, parte en saucisse, se vautre, s’emmêle, parte en couille, se déglingue, se dézingue, se crashe, flanche, explose, s’effondre.

Plus qu’une panne d’inspiration, c’est une panne de batterie de voiture qui m’a contraint à faire autre chose que de glander devant un PC.

Commençons par un constat étonnant : une voiture qui n’a plus de batteries ne va pas vous le signifier par un voyant spécifique : non, trop simple. Sur une Modus, par exemple, si vous essayez de démarrer une voiture avec une batterie HS, ça bippe, les feux de détresse s’allument et les essuie glaces s’enclenchent. C’est vraiment très révélateur, n’est ce pas….

Pour faciliter le travail, le constructeur a bien entendu farci le dessus de la batterie de surcouche de plastique : il m’a fallu dévisser 13 vis et boulons pour l’enlever. Mais ils ont bien raison sinon on s’ennuierait.

Mais je vais m’arrêter là car je n’ai pas vocation à raconter mes tracasseries de la vie courante au delà de la phase anecdotique.

Seule raison de continuer cet palpitant article serait de vous causer du premier épisode de la saison 2 de la série « The Walking Dead » pour profitert de ma Balise spécial Spoiler !!

[spoiler effect= »phase » show= »Montrer la vilaine chose » hide= »cacher la vilaine chose »]Cette nouvelle saison démarre là se finit la première : des zombis, un camping-car et des carcasses de voiture. Après l’échec de la solution CDC, voilà notre petit monde reparti vers de nouvelles aventures. Ça se laisse regarder malgré pas mal d’aspects agaçants : des monologues et dialogues poussifs ou ennuyeux, l’arrivée inutile de la religion dans l’histoire (aspect jamais abordé par le comics), des facilités scénaristiques (pourquoi abandonner la gamine pour tuer deux zombies qui ne marchent pas droit). Et surtout, surtout, le héros portent très mal le chapeau de shérif. Non mais sans blague, qu’il arrête ça sur le champ.[/spoiler]

Allez c’est l’heure du café et ensuite je vous causerai BD pour la peine

 

 

 

 

End of somewhere

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Somewhere de Sofia Coppola

C’est la séquence Ciné du Dimanche soir. Incidemment, le choix se porte sur le dernier film de Sofia Coppola. C’est avec appréhension que j’abordais ce film : j’avais beaucoup aimé Lost in translation et je me faisais donc une joie de remettre le couvert. D’un autre côté, ça rendait la tâche difficile pour faire aussi bien.

Et Sincèrement, on peut dire que c’est l’hypothèse basse qui l’a emporté. A faire trop creux on fait du vide. On pourrait sans nul doute me rétorquer que la photographie est belle, que les acteurs jouent bien, que c’est bien filmé mais il faudrait encore y mettre un peu de sens. On n’a au final qu’une succession de clichés (la star internationale qui s’ennuie et qui pleure sur son sort, le rapport père/fille, une vision satyrique de l’Italie).

Si on devait résumer le film : au début, le héros s’emmerde mais fait avec. Le héros passe du temps avec sa fille. Le Héros s’emmerde de nouveau mais il ne trouve plus de sens à sa vie.

on se croirait dans Californication mais passé par le filtre de l’esthétique pédante. Le film n’est pas vraiment long mais il arrive à ralentir la vitesse de la lumière. Je comprends bien que c’est là tout l’objet que de pousser au paroxysme une sensation d’ennui que le spectateur se doit de ressentir au même titre que le héros du film. Mais quand bien-même, je ne me suis jamais senti concerné par les turpitudes de notre star.

D’ailleurs le vrai héros du film, c’est la Voiture (Une ferrari) de notre acteur : au début du film, elle tourne en rond. Au milieu, elle tombe en panne. A la fin elle part tout droit et finit sur la bas côté à sec. On peut juste y voir là une belle représentation de toute l’histoire du film.

Pour finir, je vais vous expliquer le pourquoi du titre de cet article: Hier soir, alors que s’égrainait les dernières instants du film, le dvd a calé et je n’ai jamais pu voir la dernière minute. J’espérais naïvement que ce bref instant manquant allait faire exploser la déception que j’avais éprouvée. Que nenni : ça n’ajoute qu’un plus de conformisme à une histoire somme toute banale.

Soyons moins amer : le film se regarde et a des qualités indéniables cinématographiquement parlant. Mais j’ai du mal à comprendre les éloges qu’il a reçu à sa sortie. Il manque un côté décalé qui aurait permis à la sauce de prendre.

 

Drive

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Drive de Nicolas Winding Refn.

 

C’est en rentrant chez moi après le film que j’ai pris toute la mesure de celui-ci. Une demi-heure à conduire de nuit sur l’autoroute entourée des trainées lumineuses qui passent, concentré sur la route de manière hypnotique, a vite fait de me faire replonger dans l’ambiance du film.

Mais tout d’abord, quelques mots sur le scénario : C’est histoire d’un homme dont on ne se sait rien, pas très bavard, as du volant le jour comme cascadeur et convoyeur de truands la nuit. Ne s’impliquant jamais, ne s’aventurant jamais au delà des règles qu’il se fixe (pas de questions, pas de relations), l’individu ne comble son existence qu’en parcourant indéfiniment les rues de Los Angeles chaque nuit dans l’attente du lendemain. Cette solitude imposée prend fin le jour où il se prend d’amitié pour sa voisine, Irène, relation pourtant dès le départ compromise par le retour d’un mari sorti de prison.  Le passé du mari, les relations troubles de notre héros vont le pousser vers des décisions à la fois douloureuses et sans retour : je laisse le plus flou possible pour ne pas déflorer le film

 

Superbement filmé, le film n’est qu’une succession de huis-clos (appartement studio , habitacle de la voiture, ascenseur, restaurant minuscule, une salle de bains) oppressant qui se succèdent dans les méandres de Los Angeles. Même les acteurs sont filmés généralement de près et de profil, le décor restant insaisissable. les scènes de poursuite en voiture ne sont vécus que de l’intérieur de la voiture comme si l’extérieur ressemblait à ces vieux décors de film projetés sur les vitres.

On ressent constamment l’atmosphère des films de genres des années 70-80 : musique éléctro new wave, gant de cuir, blouson ringard en satin blanc et voiture quasiment d’époque (Shelvey Malibu 1973). On a même droit à une balade dans les canaux d’évacuation des crues comme dans un épisode sur deux de CHIPS. On pense à Clint Eastwood dans le rôle du cow-boy solitaire sans nom, le petit cure-dents en accessoire indispensable, les lunettes Vintage vissées au visage.

Mais le meilleur reste dans l’oscillation permanente qu’on ressent face au héros : sa gentillesse apparente, sa froideur, son mutisme, sa violence automatisée ou impulsive. On n’arrive pas à se décider quoi penser de cet homme là. On a même du mal à juger de son intelligence et dans l’intensité du calcul dans ses actes.

Il est immobile dans sa voiture et c’est le monde qui l’amène où il doit être.

Ne vous précipitez pas si vous pensez voir un film de bagnole. Précipitez vous si vous voulez voir un grand moment de cinéma.

Univerne

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Univerne – paname – de Morvan et Nesmo – Soleil productions

J’étais un peu rétif au départ à l’idée d’acheter cet album car les dernières productions du scénariste Morvan m’avait déçu (sillage, Spirou). Une rapide lecture en librairie m’a convaincu de tenter le coup et je ne le regrette pas.

 

cette bande dessinée est à la croisée de deux chemins :

– le courant steampunk qui peut se définir comme une forme d’anticipation où le monde aurait évolué en gardant les traits de la société du 19ème siècle : prépondérance de la machine à vapeur, de l’architecture victorienne et de la construction mécanique à foison.

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American Horror Story

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J’ai regardé hier le premier épisode de la nouvelle série « American Horror Story ». Je ne sais plus sur quelle site celle ci était annoncée comme la série événement d’Octobre. Il y avait de quoi mettre l’eau à la bouche : une série d’horreur avec une maison hantée, de la psychose et de la déviance du même producteur que Nip Tuck.

L’histoire de départ est le déménagement d’une famille en plein crise : la mère a fait une fausse couche, le père psy a couché avec une de ses étudiantes. Quant à leur fille adolescente, elle est… adolescente. Et tout ce petit monde ne trouve rien de mieux pour renouer que d’atterrir dans une maison hantée au passé glauque.

Autour de ce trio va commencer à graviter un petit monde encore plus inquiétant : une fille trisomique de mauvaise augure, un bonne à l’âge incertain, un psychopathe à moitié cramé, une femme du sud kleptomane, un ado psychotique et un adepte du bondage.

Tout est fait pour faire flipper : bande sonore triturée, image subliminale. A ça on rajoute un processus de narration qui s’éloigne de la linéarité et de la déviance sexuelle pour choquer le bourgeois.

Reste juste à planter le décor dans une bonne maison victorienne, avec des greniers, des caves et des papiers peints que se décollent; on se croirait dans la Maison du diable.

Et pour pimenter le tout, on met un max de ses saloperies de poupées à têtes de porcelaine que je peux pas saquer personnellement (rien que ça ça me suffisait pour trembler de trouille)

Autant dire que ça part dans tous les sens à jouer sur tous les ressorts dramatiques et qu’on cherche à en mettre plein la vue dès le premier épisode au risque de perdre une peu de compréhension.

Mais ça fait quand même son petit effet et on a tendance à s’enfoncer dans le canapé. Il reste à espérer que l’histoire gagnera en compréhension par la suite. rendez-vous Jeudi pour l’épisode 2.

 

La bande annonce :

Et une présentation des personnages :

Enjoy (en joie en français à peu près)

 

La dernière vie

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La dernière vie (en deux tomes) de Juan Gimenez

Je suis assez Fan du travail de cet auteur espagnol. c’est un super illustrateur avec une approche hors norme. On le connait surtout en France comme dessinateur de la série « la Caste des méta-barons« , n-ième extension de l’univers de l’Incal. La puissance de ses illustrations est exceptionnelle avec une propension à nous fournir des grandes pages fourmillant de détails. Son dessin est reconnaissable par le détail qu’il donne aux machines, robots et autres vaisseaux qui parsèment son œuvre (c’est un ancien dessinateur industriel) mais aussi pour ses créatures plantureuses. La palette de couleurs employée est aussi sa marque de fabrique

le diptyque « la dernière vie » est une bande dessinée plutôt ancienne (2002) dont j’ignorais l’existence avant sa réédition. L’histoire raconte comment un adolescent, Fito, se retrouvant en possession d’une disquette de Démo de jeux, se retrouve propulsé dans une réalité virtuelle où les jeux de bataille, de combats spatiaux ou autres donjons et dragons prennent vie.

 

Effrayé par ce réalisme exacerbé, Fito se déconnecte immédiatement. Voulant en savoir plus, il rend visite à Clara, l’amie qui lui a prêté la disquette. Il la retrouve malheureusement dans le coma, vraisemblablement captive du jeu.

Pour libérer son amie, il devra de nouveau affronter le jeu, épaulé par un second quidam, testeur de jeu. On les retrouvera plongé dans les grands thèmes qui on fait les joies de génération de gamers : tour piégée, combats d’avions, temple maudit et même strip poker.

 

Étrangement pour une série parlant de l’informatique, le matériel montré fait obsolète : des PCs géants, des disquettes: voilà qui fait plus années 80 que futuriste. Le sujet en lui-même n’est pas nouveau. cela fait penser à la série Autremonde de Tad Williams ou plus récemment Sucker Punch.

Juan Gimenez construit bien son aventure mais cela se fait au détriment du scénario (d’où vient la disquette, côté fouillis), ce qui nous laisse un peu déçu. C’est souvent le cas des BDs de Gimenez quand il est scénariste. L’histoire aurait mérité une suite si ce n’est plus d’explication. Néanmoins, le rythme est soutenu et la sauce prend bien. C’est une bonne d’histoire de Science-fiction/Fantasy qui se lit avec beaucoup de plaisir.

 

 

 

La loi des séries : épisode 3

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Enfin du nouveau dans le monde des séries et du retour

House (saison 8 ) : après la saison qui débute en hôpital psychiatrique, la saison qui démarre en prison. Ca fait plaisir de revoir cette grosse tête de mule mais on sent l’essoufflement d’un concept qui a fini d’innover

Mentalist (saison 4) : La série arrive assez à se renouveler pour garder de l’intérêt. Si les personnages gagnent en profondeur, les intrigues et les ressorts dramatiques sont toujours triop gros pour être crédibles (le coup des flics suspendus qui continuent à enquêter sans être inquiétés moins que ça, ça commence à bien faire).

Fringe (saison 4) : Cette nouvelle saison commence sur les chapeaux de roues avec les imbrications bien construites entre les deux mondes parallèles. la seule crainte qu’on peut avoir est l’annulation de la série à cause de mauvaises audiences.

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