Question Cucul

Views: 1

Je ne m’explique pas pourquoi les passages aux toilettes sont toujours des moments de grâce quand il s’agit de se poser les bonnes questions.

 

Exemple 1 : pestant pour la énième fois contre la méconnaissance du balai à chiottes par certains de mes contemporains, je me suis légitimement demandé quel était l’origine de cet ustensile si brillamment conçu.

Evidemment, il n’existe pas de musée du balai ou d’historien spécialisé dans cet animal à poil. Aucune fouille archéologique n’a pu permettre d’extraire des terres ancestrales le moindre balai en corne de mammouth. Pour faire simple j’ai fait chou blanc. Par contre j’ai dégotté une petite anecdote croustillante qui n’est pas sans rapport avec la période encore proche de Noël.

Vous êtes de plus en plus nombreux chaque année à utiliser des sapins artificiels pour accrocher les bouboules et les guirlandes. Il faut savoir que les premiers sapins en plastiques industriels ont été conçu dans les années 30 par la société Addis Brush, spécialiste entre autres du balai à chiottes. la machine servant à produire les poils de brosse en plastique des balais fut détournées pour produire les aiguilles vertes des sapins.

C’est pas un merveilleux conte de Noël ça !!!

 Pour aller plus loin, je ne saurai que vous conseiller d’aller visiter le site de ce passionné.

 

Exemple 2 : Quand on change le rouleau de papier toilette, on peut soit laisser pendre le papier devant ou derrière. Qu’est ce qui est le plus efficace en terme de résistance à la déchirure ? Aussi anodine soit-elle, cette question a fait l’objet de recherches sérieuses digne du dilemme du capitaine haddock et de sa barbe sous la couverture.

 

Exemple 3 : le papier a t-il été rose pour faire contrepoids avec la matière nauséabonde qu’il permettait de récupérer. peut-on penser que la psychologie de l’individu associe à la couleur rose au parfum de la plante éponyme et se sent rassuré sur l’avenir de ses doigts?

 

Exemple 4 : le papier en feuille est-il plus économe que le papier en rouleau?  Personnellement cette feuille ridicule augmente mes angoisses de débordements et m’oblige à surenchérir dans la consommation.

 

Dingue non?

 

 

L’invasion a commencé

Views: 0

Même à la retraite, un winner se doit de continuer à faire du powerpoint

Ca fait à peu prêt 13 ans (à la louche) que j’ai Internet. J’en ai vu passé des évolutions en terme de débit et de contenu. J’en ai vu des sociétés dans le vent se viander comme un trader marchant sur une peau de banane.

J’ai vibré en faisant mes premières pages html, j’ai transpiré en téléchargeant mon premier mp3 (pourvu que ça coupe pas, pourvu que ça coupe pas…), j’ai usé de sopalin sur les sites de Pr0n. Bref j’en ai vu et j’espère en voir encore.

 

Au départ, Internet, c’était quand même un petit monde d’informaticiens et de passionnés s’émerveillant sur des sites Frontpage, le temps de cramer ses 30 heures de connexion mensuelle. Avec l’arrivée de l’Adsl, la sphère internet a subi une inflation galopante mais restait quand même confiné à une peuplade que je qualifierai de jeunes.

C’était l’époque du « tu vas t’abimer les yeux à rester devant ce écran« , « mais à quoi ça sert ton truc« , « tu fais chier, je veux jouer au solitaire« .

Que faisait-on vraiment à l’époque? Pas grand chose.

– On ouvrait Yahoo (Google n’existait pas), on allait pisser le temps que les quelques Images et gifs animés se chargent.

– On ouvrait sa messagerie : on attendait béatement le temps que la barre de progression….Progresse.

– On installait un logiciel copié sur une disquette en cherchant à craquer la protection avec pctools (bon ok, on allait sur crack.ru)

Et c’est tout.

Cette période où la ressource était rare hante encore nos habitudes actuelle :

– On va toujours pisser pendant qu’une page s’ouvre. Celle ci étant maintenant bourrée d’anims en flash, c’est toujours aussi long. En 15 ans, la taille moyenne d’une page web est passée de 14 ko à 647ko.

– On flippe toujours dès qu’il reste moins de 10% d’espace sur le disque dur alors qu’on a un 1To de libre.

 

Mine de rien, notre génération a fixé les règles de l’internet grandissant. Bien entendu, de nouvelles générations viennent peu à peu bousculer les usages. Loin de jouer au vieux con, j’applaudis des deux mains même si le vieux con pointe son nez parfois.

Mais tout ce bel échafaudage se voit dorénavant menacé par un péril plus grand que le neutralité du net, le téléchargement illégal ou Pascal Nègre : le vieilissement !!!

 

Avec la démocratisation d’internet, les populations dites seniors commencent à s’équiper et à s’abonner à Internet. Faisant la fortune des sociétés de dépannage et des vendeurs prêt à refourguer leur camelote gavés de Norton et autres logiciels inutiles, les retraités envahissent la toile.

Il faut bien entendu promouvoir cette évolution et remercier grandement Teamviewer qui permet de prendre la main à distance sur le pc de papy plutôt que gueuler au téléphone parce qu’il ne comprend rien quand je lui cause de gestionnaires des tâches.

 

Mais il y a quand même un truc que je peux pas saquer dans ce phénomène :

– l’explosion de la pièce jointe. Comme au bon vieux temps du modem 56k, on est obligé d’attendre 10 minutes pour recevoir les mails envoyés par la tante Monique car elle a mis en pièces jointes 10 photos copiées de son appareil directement au format 8192 x 5230. D’un autre côté, expliquer l’art du redimensionnement a toujours été un véritable chemin de croix…

– La rumeur persistante chez une certaine tranche d’âge qu’Incrédimail, c’est le meilleur logiciel de messagerie. C’est totalement vrai quand il s’agit de rendre ton mail immonde à coups de smileys qui se trémoussent et de jolies couleurs de fond bleu chiotte. N’oublions pas de noter que ce magnifique logiciel est bourré de malwares. Le plus navrant est qu’une messagerie standard pourrit la mise en page des messages issus d’Incrédimail les rendant encore plus immondes.

– mais tout cela n’est rien face à la prolifération exponentielle des powerpoints de petits chats, de cascades, de paysage de la France ou de la Mongolie extérieure agrémentés comme il se doit par une musique dégoulinante de mièvrerie. Pour enfoncer le clou, on glisse une phrase d’un moine bouddhiste du 13ème siècle pour faire croire que c’est profond toute cette merde en barre.

Ces powerpoints arrivent en général par paquet de 12 avec une phrase laconique du genre « à regarder à tout prix », « tro bo » (oui le vieux a lu qu’il faut faire des fautes pour faire vrai) ou « bien dit ».

Au milieu de ce fatras dégénérant se glissera toujours un powerpoint raciste, macho ou anti fonctionnaire : c’est une règle statistique.

Si par malheur la curiosité l’emporte et que vous vous laissez tenter, vous vous engagez à un long long chemin de douleur. Généralement un powerpoint est une succession d’images enrichi par un peu de littérature. Les powerpoints de séniors ont truffés de lettres s’affichant une à une ou en virevoltant pendant 10 secondes de droite à gauche. Chaque transition d’image se fait à coups de mosaïque image passage d’une image à une autre  Vous voilà parti pour taper rageusement sur votre clavier jusqu’à la délivrance finale.

 

L’institut Schauderrsoff a calculé que le transfert de powerpoint finira par dépasser le téléchargement et le streaming à l’horizon 2024. Internet sera alors complètement saturée et invivable. 95% des messages postés sur facebook concerneront les scores de jeux de bouboules colorées ou de cartes. Twitters era redéclinée en version minitel.

Quant aux jeunes, ils auront depuis longtemps abandonné le web pour retourner pinter dans les bars.

 

 

 

Remplissage

Views: 0

Depuis ce matin, je patine grave à trouver de quoi nourrir ce blog avec son outrance habituelle. Mais rien n’y fait.

Dans l’actualité, à part des sujets bateaux, rien à se mettre sous la dent.

En plus, je dors bien en ce moment et je n’éprouve aucun besoin de remise en cause existentielle.

Au final, pour faire un article, il ne me reste plus que la tentation du copier-coller venu d’ailleurs ou m’insurger du manque de motivation des autres rédacteurs de ce blog (les coupables se reconnaîtront).

Refusant toute tentation de la sorte, je vais plutôt vous parler d’un Blog BD que j’ai récemment découvert en me baladant ici et là.

Je tiens à dire que j’ai juste mis la phrase du dessus pour énerver ma femme qui est la véritable découvreuse de ce site. Qu’elle veuille bien m’excuser de cette cachoterie.

En effet, cela fait deux semaines qu’elle me vante les qualités de ce site à coup de « tu devrais regarder, c’est super drôle » ou en s’esclaffant à côté de moi l’air de rien. Mais comme j’étais occupé à des choses bien plus importantes (comme télécharger des nouveaux divers pour ma souris) et que mon immense fierté ne s’accommode pas d’ingérence de la sorte, je faisais fi de ces remarques répétées.

Mais magnanime, je décidais enfin de me pencher sur ce site soit disant si génial. J’effectuais bien sûr cette opération loin de ces yeux pour ne pas avouer que j’avais cédé car ne l’oublions pas, je suis quand même un sale con.

Il m’a fallu alors reconnaître à mon tour la pertinence de son propos : c’est pas mal du tout…

Ce blog BD, le Blog à Malec, c’est l’histoire d’un gars plutôt dans le dessin et dans l’anim (je dis ça parce que je suis allé voir ce qu’il faisait sur son ancien blog), attiré par le japon, et ayant comme copine une coréenne. Comme le veut le genre, Malec décrit à travers ses dessins les événements non anodins de son quotidien.

Au delà du caractère franchement drôle et potache des histoires, leur mise en forme fait aussi toute l’originalité de ce site. l’auteur nomme « TurboMédia » sa technique narrative qui n’est autre qu’une BD arrangée à la sauce Flash. Alternant plan fixe et animation contrôlée par le lecteur, chaque anim explore les possibilités que peut offrir ce genre de support : découpage, explosion, tremblement. C’est sûr que ça fait très dessin animé japonais genre « un collège fou fou fou ».

Le dessin n’est fait qu’à partir de lignes claires avec un usage très modéré de la couleur. Par contre, il est faux de croire que ce dessin est simplissime. On sent que l’auteur est un dessinateur aguerri et que le trait, les expressions, les mouvements sont toujours maitrisés et bien rendus.

Je vous laisse vous faire votre propre idée : vous avez déjà 25 Turbomédias à l’actif sur le site.

Je vous en colle deux pour la forme quand même 🙂

 

 

 

 

Piqué au vif !!!

Views: 0

Vous connaissez tous le moustique, ce charmant insecte de la famille des enculés et de la sous espèce des « mais vais t’éclater la tronche sur le mur à coups de tatane!!! »

Pour ma part je reproche deux choses principales à cet énergumène :

– Il est stressant. En plein nuit il trouve un malin plaisir à naviguer en zigzag dans la pièce, alternant bruit feutré et passage en rase mottes à côté de l’oreille. Personne ne lui a demandé de tester l’acoustique de la pièce ou la qualité du dolby 5.1. Est-ce une nature particulièrement timide qui le retient dans son envie de s’inviter à boire un coup?

Pendant que Monsieur fait son petit numéro, on se retrouve en général à l’affut en préparation d’une offensive. En pleine nuit, dans le noir, cela relève d’une concentration de Jedi ou de super Sayien. Il faut s’arrêter de respirer, percevoir l’espace qui nous entoure afin d’espérer modéliser dans son cerveau à moitié endormi la position exacte de la bête. Il faut préparer ses bras et ses mains à agir rapidement une fois l’animal posé pour se coller en général une grosse mandale sur la joue.

Mais comme les tamtams dans la savane, c’est quand le silence arrive que le danger survient. Du bruit presque rassurant du moustique qui vole, on passe au silence assourdissant prémisse d’un suçage en bonne et due forme. Et là c’est la panique générale : on bouge dans tous les sens pour obliger le moustique à reprendre son ballet monotone. En fait, il s’est juste posé pour faire passer une crampe sur la patte arrière. Ce combat à mort finit dans le meilleur des cas par un moustique sanguinolent écrasé sur la joue ou le mur. Plus souvent, ce dernier nous a à l’usure pour se repaître plus tard.

Ceci dit, même si vous avez eu la chance d’occire le malotru, vous aurez toujours l’impression d’entendre voler une autre de ces bestioles à force de s’être concentré sur le bruit.

 

– Ca gratte : que le moustique pique et boive le sang, pourquoi pas. Comme qui dirait, c’est comme ça, c’est la nature, faut bien nourrir les enfants. Par contre, afin d’améliorer la fluidité du divin breuvage, le moustique injecte un anticoagulant qui, comble de la rigolade, vous procure une irrésistible envie de vous gratter. Le plus dramatique, c’est qu’on ne peut même pas espérer une évolution positive de l’espèce quant à ce problème : il est très difficile de retrouver à postériori le moustique qui gratte pour l’éliminer et ne garder que ceux qui ne grattent pas.

 

Ce moustique a souhaité garder l'anonymat

J’en étais resté là en ce qui concerne les désavantages de l’animal.

 

Mais je viens de découvrir une troisième ignominie : en plus de de nous sucer, cette sale bête nous chie dessus pendant l’acte. Peu adepte de la coprophilie, je suis quand même choqué d’une telle attitude.

En fait le moustique est un animal « ectotherme », c’est à dire que leur température interne dépend de la température ambiante. Un changement trop rapide induirait un choc thermique qui se traduirait pour le moustique à un « Aaaargh » ou pire à un « Sploshh !!! ».

A partir de là, imaginez l’effet de l’ingestion d’un bon plasma bien chaud à 37° !!!

Pour éviter ce petit désagrément (mettons nous à sa place), le moustique relève bien haut sa croupe met une serviette, et éjecte un goutte d’urine mêlée du sang qu’il avale par l’anus. Comme Monsieur Merdocu, il retient alors la gougoutte. Celle-ci va s’évaporer et par échange thermique refroidir, ce qui va permettre au moustique de rafraichir son abdomen et finir de picoler tranquilou. Si c’est pas bien fait tout ça !!!

Une fois son méfait terminé, le moustique pète un dernier coup, crache par terre, vide son cendrier, fait sa vidange et s’en va sans payer…..

 

 

L’Edito du Lundi

Views: 0

Ce Week-End fut l’occasion d’une escapade sur mes terres natales (pour ça que je n’ai rien foutu).

L’actualité a continué à tournebouler entre Triple A et bateau qui coule (Tiens Titanic 3D est déjà sorti au cinéma?). Comme l’eau dans la brèche, les opportunistes politiques n’ont pas tardé à arriver, entre les prophètes de leur temps, les annonceurs d’apocalypses et les opportunistes mielleux et fielleux. Je vous laisse mettre dans les cases qui de droit : Marine le Pen, Bayrou, Allègre,etc.

exemple de direction assistée trop sensible

Bizarrement, c’est la mort de Rosy varte qui m’a le plus marqué.

Rosy Varte, c’est avant tout l’actrice qui a joué Maguy dans la série éponyme de 1985 à 1993. C’est l’époque dorée où les soirées étaient rythmées dans le confort d’un peignoir de bain par la diffusion des benny Hill, Cat’s Eyes et autres rendez-vous télévisuels.

La diffusion de Maguy a traversé la rigueur post-socialiste, le première cohabitation, Mitterrand 2 et la dégringolade de 1993.

Bon Sang !!! Boissier Maxi-Discount a perdu son triple A !!

En ce qui me concerne, cette période a été marquée par la fin d’une enfance insouciante et les angoisses de débouler sur un marché de l’emploi sans avenir.

Maguy, c’est un peu l’histoire d’une bourgeoisie en plein doute : elle a eu peur des socialistes et en même temps ce sont eux qui ont libéralisé l’économie (fin du contrôle des changes, création du marché à règlement mensuel, du second marché et du MATIF). Elle voit débouler une nouvelle génération d’entrepreneurs aux dents longues (Bernard Tapie) qui l’oblige à repenser son modèle économique ( Georges Boissier fait du discount).

C’est une période traversée de soubresauts avec son Krach boursier de 1987 et sa crise monétaire de 1993 qui sont autant de témoins des effets déjà néfastes de la dérégulation des marchés monétaires et financiers.

C’est le chômage et la croissance qui joue au yo-yo au gré du vent américain. Ce sont aussi les économies communistes de l’Est qui s’effondrent et la réunification allemande qui s’engage, en contrepartie d’un serrage de ceinture pour de nombreuses années

 

Le parallèle avec la période actuelle est assez troublant : une période de doute et de chômage, de crise monétaire et d’effondrement de nations. A la différence prêt que la télé nous propose « Plus belle la vie » comme expérience sociale télévisuelle.

Dans les journaux, on oppose ces deux périodes à coups de Génération X et de Génération Y, les premiers traitant d’égoïstes, pressées et autres remarques dignes d’une génération rentrées dans celle des vieux cons donneurs de leçons.

Je ne me suis jamais senti plus d’une génération que ça par méfiance (évitons la récupération) ou parce que l’histoire ne se résume pas à un saucissonnage de circonstance. Comme tout le monde je suis porté par mes petites ambitions avec des grands idéaux de justice et de solidarité. Ces convictions ont tendance à finir étouffer sous l’égoïsme de mon confort et la lâcheté mesquine à vouloir agir. Mais de micro résistance en micro résistance (dans le bons sens comme dans le mauvais sens), j’ai du mal à savoir vers quel côté penchera la balance.

Mon fatalisme me ramènera toujours vers l’entropie et l’évolution inéluctable d’un système vers sa propre perte.