J. Edgar

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S’il est un réalisateur contemporain qui multiplie les styles différents de cinéma, c’est bien Eastwood.

Le vieux Clint, mis à part le souvenir impérissable de l’homme des hautes plaines , a tant varié les genres, que l’on ne sait plus où on en est.

Je me demande toujours comment on peut passer de Impitoyable à Iwo Jima, du Maître de guerre à Invictus ou de La route de Madison au « tout nouveau tout beau » J. Edgar

Tout nouveau, tout vieux

Le tout nouveau traite de la vie de Hoover, le cinglé à qui les USA doivent le FBI.

Sauf que sans être désagréable à regarder, J. Edgar est long et quand même un peu loupé.

Ce film est fait de la mauvaise patte historiographique d’Eastwood qu’il nous avait déjà servi avec Invictus, et avec l’horrible duo La mémoire de nos pères / lettres d’Iwo Jima  : à savoir l’attentisme, une mise en scène égalitaire souhaitant démontrer que les petites histoires font la grande histoire  : une vision égalitariste des opportunités et risques qu’on su saisir les les grands hommes et ce toujours de manière partiale et surtout, beaucoup de bons sentiments.

Allez voir J. Edgar et faites face encore une fois au destin de ces hypothétique géants de l’histoire… histoire qui apparaît écrite, tracée, immuable, figée et poussiéreuse, autant de stigmates de la mise en scène volontairement longue et statique de Clint.

 

Une vieille histoire de style !

Le problème c’est que si le plan fixe et le silence sur fond de clair obscur se prête aux petites histoires chez Eastwood, le même calque sur les hommes célèbres ou sur les clichés historique ne peut fonctionner, chacun associant aux personnages son idée de l’homme, de l’époque de l’histoire (la grande).

Sur ce même piège s’était déjà empalé Oliver Stone avec Alexandre (blond hair re-colored ), mais pour la démonstration mieux vaut un exemple :

– Dans Invictus, Morgan Freeman qui confond le rôle de Mandela avec celui de Dieu dans Bruce tout puissant et matt damon aussi expressif que le présentateur des chiffres et des lettres… l’une des pires scènes, aucune émotion réelle, sauf que j’ai bien failli chialer (7€ la place :/ )

– Dans l’immense Impitoyable, le vieux Clint himself qui campe un péquin complètement inconnu et qui donc n’a aucun engagement historique, MAIS qui prend son temps pour le décrire

A chaque fois, les plans fixes sont répétés, pas de musique, mais la diction, l’image correspond mieux à ces scènes de vieux avec jeune qui meublent les films d’Eastwood à chaque fois qu’il aborde le thème de la transmission.

Sauf qu’en regardant les deux extraits on ne peut que taper deux sur son téléphone tant les micro expressions existent dans Impitoyable, les personnages ne sont pas contraints, et la profondeur de champ de la plaine est évocatrice. A regarder Invictus, on pourrait penser que Mandela était président d’un cabinet dentaire… pitoyable donc.

 

OK mais l’acteur ça compte… me direz vous … et c’est sans doute pour ça que Clint se tape lui même beaucoup de ses rôles, mais dans le cas précis de J. Edgar, Di Caprio excelle… c’est pas tant ça le hic.

Le problème est ailleurs, dans les (télé-?)lubbies du vieux qui a en sainte horreur dans ses plans planplan (haha hoo hihi) de voir un corps s’agiter. Ainsi, autour du film, vous pourrez goûter aux interviews industrielles de Di Caprio durant lesquelles on ne manquera pas de vous expliquer que pour le film, il a claquer 8M€ pour le maquillage, 7M€ pour les implants capillaire afin de mieux ressembler au facho à qui est dédié le film, et le PIB du Burkina Faso en costard.

Vraiment le hic, c’est que De Caprio est bon voir très bon, comme Damon, quand il ne reste pas statique, et là, il ne bouge dans AUCUNE SCENE BORDAYL. De même, dans le trailer on retrouve la typique voix off – scénario du pauvre inside – qui infestait Iwo Jima etc etc….

Non sérieusement, il y a rien à y faire, il a beau être filmé avec du niveau et les temps grisonnantes en 3D Dolby, si Caprio ne bouge pas, il n’insuffle pas assez d’intensité, pas beaucoup de charisme, et personne couche avec lui sur le titanic. On se demande pourquoi les gens aurait suivi un mec qui fait plus VRP de funéclair que super visionnaire.
Pour exister, les personnages que le spectateur peut se représenter à l’avance ont besoin de dynamique. Je pensais pourtant que tout le monde avait vu Ali .

 

STP Clint, arrête l’historique… 

Le film historique c’est compliqué, il ne faut pas d’anachronismes, il faut pouvoir adapter certaines valeurs morales à des idées compatibles avec nos préoccupations contemporaine, et il faut pouvoir expliquer le contexte dans les 20 -40 premières minutes.

Mémoires de nos pères et Lettre d’Iwo Jima étaient bien chiants, mais le second avait le mérite d’amener un peu de poésie et de belles images.

Rassurez vous, dans J. Edgar vous n’aurez RIEN !

Seule la photo et la perf de Di Caprio sauve un peu le truc (mais en même temps à 95% du temps à l’écran, c’est limite une expo), et si vous veniez voir J. Edgar l’un des hommes les plus puissant du 20ème siècle, vous allez découvrir le détail de psycho magazine sur les détails des relations avec maman entre deux auditions au congrès.

Plutôt que de parier sur des sources incorrectes sur la vie de Hoover j’ai tend plus à penser qu’Eastwood n’a pas cherché à faire un film d’histoire mais ENCORE une fois un film sur les origines de son pays…. des origines de sa nation et ce côté historique USA qui ne pouvait être autrement, tout comme les gens qui y ont participé n’aurait jamais pu faire d’autre choix : in USA we trust.

Une remarque sur l’histoire Lindberg par ci, une attention sur le combat anticommuniste de Hoover très détaillé par là (en passant bizarrement  sous silence sa lutte contre le clan ou en surfaçant son rôle limite face au mouvement noir) … bref tout ça donne au film un ton partisan qui m’était bien pénible déjà au moment de la sortie des films sur la guerre contre ces salauds de jaunes.

Sauf que ce n’est pas en « lisant des poèmes japonais en voix off » qu’on va refaire Voyage au bout de l’enfer et ce n’est pas en faisant un plan fixe sur « le biographe du FBI en costard 3 bouton qui écoute le vieux Hoover raconter ses mémoires » qu’on va refaire vivre l’ambiance trouble du pouvoir USA façon Nixon.

 

–> Par contre, continue à faire des films originaux et à tordre des histoires

Où est donc passé le génie du vieux pour les métaphores, que ce soit la voiture Gran Torino que ce soit le fleuve dans Mystic River ?

Où est passée la liberté des scénarios comme dans Million dollar baby, Space cowboys ?

Quand est ce qu’on voit des répliques qui poutrent ???

-> DNC / jamais. Clint vieilli on dirait.

Parce que lorsqu’on revoit Mystic River  on se convainc tout de suite qu’Eastwood sait filmer les émotions, les personnalités complexes. Ce n’est que lorsque le personnage doit apparaître au fur et à mesure du film que son cinéma est de qualité.

 

JE DIS CA J’DIS RIEN

après c’est sûr, y en a qui kiffent de payer 8€ pour voire un docu de qualité France 5

merde à eux et aux critiques ciné alors !

 

 

Ravalement

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Vous avez du remarquer quelques changements dans  la présentation du blog depuis hier.

 

– Je suis repassé en mode une colonne. je le trouve au final plus lisible pour les articles.

– Dans cette colonne unique, j’ai viré, tout ce qui était inutile pour ne garder que l’essentiel.

– Les commentaires et les articles les plus vus ont été regroupés dans le même widget (image à droite).

– Pour les bouquins lus, on arrive direct sur ma critique en cliquant sur la couverture (si critique il y a).

– En ce qui concerne la liste des articles, j’ai privilégié une vue en liste avec un résumé.

 

Tout ceci n’est pas définitif et je suis bien sûr ouvert à toute proposition.
En attendant, je vais m’attaquer aux catégories trop fourre tout à mon goût

Pour finir, demain, je proposerai un autre thème que j’ai testé. A vous de me dire si vous le préférerez à l’actuel.

 

 

La légende de Despereaux

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La légende de Desperaux

de Sam Fell

avec les voix de Emma Watson, Dustin Hoffman, Sigourney Weaver.

 

 

 

 


Aujourd’hui enfant malade, donc rester maison.

Etant consigné sur le canapé, je me suis dit que c’était l’occasion de voir un truc tout en essayant de faire en sorte que mon fils puisse apprécier le film (éviter le remake de la Chose par exemple).

La Légende de Desperaux doit trainer depuis facilement 2 ans chez moi. J’ai du commencer 10 fois à regarder les 10 premières minutes avant de passer à autre chose.

Bon bé voilà, c’est parti…. A la soupe !!

En effet, l’histoire se déroule dans un pays reconnu pour sa soupe qui est célébrée une fois par an par tous ses habitants. Mais cette année, la fête tourne au drame à cause d’un rat trop gourmand qui chute dans l’assiette de la Reine, provoquant son décès par crise cardiaque. Fou de douleur, Le roi décrète l’interdiction de la soupe et le bannissement des rats. Le pays s’enfonce alors dans le désespoir.

Les rats,eux, s’enfoncent sous terre en leur royaume et la princesse (tout droit sorti de Modigliani) se cloitrent dans la plus haute tour espérant le retour des jours heureux.

Le véritable héros du film n’apparait qu’après la chute en la personne d’un souriceau aux oreilles démesurées. Mais ce n’est pas là son principal handicap. Notre petit rongeur, au contraire de ses congénères, refuse sa condition de fuyard poltron et part à l’aventure en s’évadant de sa cité grâce aux livres de contes qu’ils dévorent (au sens figuré) et en devenant l’ami de la princesse.

Le film continue sa route à travers la croisée des destins de ce petit monde et celui tout autant miséreux d’une servante empêtrée dans ses rêves de princesse qu’un geôlier plein de remords.

Commençons par le plus agréable : le film est portée par une narratrice (Sigourney Weaver) qui donne un côté « histoire pour s’endormir » très plaisant. Les décors  sont très réussis (notamment la cité des souris et celle des rats) : on sent bien là la patte d’anciens du studio  Aardman. On peut apporter une mention spéciale au personnage d’Arcimboldo, esprit légumesque tout droit sorti des toiles du peintre du même nom.

Pour le reste, et pour le grand malheur de ce film, Ratatouille et Shrek sont déjà passés par là en pour ce qui est des contes de fées et de Rats et l’histoire en patit en terme d’originalité. Cela fait aussi beaucoup penser à l’ancêtre du genre Brisby et le secret de Nimh.

Au final, c’est un film gentillet mais qui donne une impression d’inachevé.

Néanmoins, étant très bon public de ce genre d’histoires candides et féériques, je lui mettrais une note de 6/10

Quant à mon fils, il s’est barré 15 minutes après le début…

 

L’Edito du lundi

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Je suis super à la bourre !!

J’en entends déjà grogner : « oui l’Edito du lundi, c’est n’importe quoi!! La dernière fois c’est tombé un mardi. Et cette fois-ci, on y a droit à l’heure du repas!’

Et bien Patrick (oui ce sera Patrick), tu vois, j’ai aussi une vie et un travail qui me prenne beaucoup de temps. Je dois résoudre des problèmes graves, des gens comptent sur moi. Encore aujourd’hui, j’ai du affronter un souci d’archive log Oracle de la pire espèce et me battre avec Logminer (qui a gagné). Pas plus tard que ce matin, j’ai du redresser la cabane à oiseaux dans mon jardin qui lentement déclinait pour cause de sol spongieux.

Alors Patrick, un peu de compassion et de retenue dans tes menaces. Oui, Patrick, tu n’est qu’un gougnafier sans style et sans envergure. Alors, retourne sur tes pas, reprends ton chemin et va donc affronter la vraie vie en te gavant de corn flakes!!

Pardon Patrick, j’ai tardé car je n’avais rien à dire ? Mais Patrick, mais…. mais ça suffit là !!! Tu crois que c’est si facile de choisir un sujet, un angle d’attaque susceptible de convaincre mes lecteurs. Le monde avance, le monde mute, la mat mute !!

Regarde tous ces sites attaqués par des horde d’Anonymous. On croirait que c’est devenu l’apanage des plus grands de se faire attaquer. On se bat carrément pour titiller le hacker et jouer à la pucelle effarouchée après. Qui sera la prochaine cible à l’ouverture de la grande gueule du même pas peur et que j’ai un super Firewall sur ma page Facebook. Il faudra attendre que Michael vendetta se prononce.

Alors Patrick, je vais laisser la parole à notre responsable éditorial qui fait aussi office de médiateur

Et bonne semaine !!!

 

La cité à la fin des temps

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La cité à la fin des temps

Greg Bear

Editions Bragelonne

 

 

 


J’ai enfin fini le livre !!!

Commencée exactement le 14 novembre 2011, la lecture de ce livre a été un véritable parcours du combattant, quasiment une souffrance.

Je ne sais pas si cela vous ai déjà arrivé : vous lisez un livre, les phrases s’enchainent, l’intrigues se met en place. Et pourtant, malgré toute la concentration du monde, vous ne comprenez rien à rien !!! Les chapitres s’enchainent et vous espérez tant bien que mal qu’à un moment du livre tout deviendra limpide.

Et bien non !!! Arrivé au milieu du livre, rien n’y fait, j’étais toujours à la traine pour comprendre la logique et les aboutissements.

Toutes les descriptions apportées par l’auteur ne m’ont jamais permis de me raccrocher à un semblant de réalité me permettant de souffler un peu : tout est très abstrait ou englué dans un discours ésotérico-scientifique indigeste. on a beau chercher le mode d’emploi à la fin, on erre complètement paumé. Pourtant l’auteur dans sa grande magnanimité a fourni en début d’ouvrage un plan de la dite cité mais je n’ai jamais pu rapprocher cet élément factuel de ce que je pouvais lire.

A ce moment, vous commencez à douter de votre intelligence : suis-je trop bête pour comprendre? D’autant plus qu’on se sent malgré tout saisi par le texte mais sans bien comprendre pourquoi. Je me suis retrouvé à l’époque de la Terminale en train de rédiger une dissertation de philosophie, alignant des mots que je ne comprenais pas mais qui semblait si emprunt de pouvoir et de justesse : « transcendant », « métaphysique », « ontologique ». Je n’étais pas digne de ce texte exclu d’une herméneutique réservée à plus scientistes que moi.

Autre possibilité : le livre est nul, mal écrit ou pensé par une personne trop impressionniste. Cette possibilité n’est pas à écarter sachant que Greg Bear a toujours pondu des livres difficiles d’accès à toute personne ne possédant  pas un certain bagage culturel (on parle de hard science). Je m’étais bien cassé les dents sur sa trilogie des Eons. Greg Bear a par contre toujours eu le souci de l’originalité et c’est ce qui m’a poussé à lire son dernier livre.

L’erreur que j’ai surtout commise en lisant est de l’avoir pris pour un livre de science fiction alors qu’il est tout autant un livre mythologique, ésotérique et finalement eschatologique.

Mais qu’en est-il de l’histoire?

Elle dans l’Histoire, dans les histoires et hors du temps.

Deux endroits pour le lieux de tous les affrontements :

– Le futur le plus éloigné qu’on puisse imaginer (genre 100 mille milliards d’années dans le futur) : la civilisation terrienne après avoir atteint son apogée et conquis l’univers se retrouvent à survivre cernée par le chaos dans la cité de la Kalpa. Ce chaos (appelé aussi Typhon) s’est nourri de la structure de l’Univers l’émiettant en lambeaux putrides, tordant la réalité dans un maelstrom infernal . Détruisant tout sur son passage, l’univers n’existe plus et la seule réalité persistante réside en cette cité assiégée. A l’intérieur, les derniers descendants de l’humanité résistent grâce à des générateurs de réalité :  les Eidolons,sorte de hautes castes,constituées de matières Noötiques (de purs esprits), les modeleurs et les soigneurs (caste intermédiaire) et le peuple des gradins, la basse caste constituée de matière primordiale. Un personnage à part hante cette cité : le bibliothécaire qui par le passé (genre quelques millions d’années) a sauvé la cité du chaos. celle ci semble immense, bien qu’on a du mal à l’appréhender à travers le livre. Elle semble toute entière construites de vestiges de l’histoire de l’humanité.

– Le presque présent où nous suivons deux paumés, Jack et Ginny, connectés avec des habitant de la cité.  à travers leurs rêves. Ces « changeurs de destin » sont capables de glisser d’une réalité vers une autre pour trouver refuge. Des pierres bizarres, les messagers, les suivent inexorablement à travers ces mondes. On croise aussi Daniel, qui lui ne rêve pas et se balade de la même manière. A chaque fois il sont traqués par de sinistres individus qui tentent de s’emparer d’eux pour le compte d’une mystérieuse entité malfaisante, la princesse de craie.

Mais ces deux mondes si éloignés vont bientôt se rapprocher quand le chaos repus du futur va commencer à dévorer le passé.

Plusieurs constats :

Tout d’abord c’est ouvrage relève plus du fantastique que de la science-fiction. L’histoire balayée est tellement vaste qu’elle dépasse notre entendement et la plupart du temps celle des protagonistes du livre : Comment comprendre des humains ou des civilisations de 10 billions d’année dans le futur. Même les deux jeunes personnages de la Kalpa maintenus dans l’ignorance sont ballotés par les événements.

Il me manquait une grille de lecture que je n’ai compris qu’à la fin de ma lecture : l’histoire s’appuie largement sur la cosmogonie hindouiste et de sa relation avec le temps et la fin de celui-ci. Pour preuve, la cité du futur prend le nom de Kalpa qui est une unité védique durant 4 milliards d’années. L’intrusion de Bhramâ (le dormeur) dans l’histoire renforce l’idée que toute l’histoire est en fait basée sur la légende ce dieu créateur dont la vie correspond peu ou prou à la fin de l’univers dans ce livre.

Mais au final de l’histoire, c’est le livre qui est remis au centre de l’histoire et la réalité de l’homme. C’est le livre qui est le tenant de notre réalité en perpétuant la mémoire. Tout au long de l’histoire, les personnages se heurtent à l’altérité du texte dans les ouvrages qui se délitent au fur et à mesure que le chaos progresse. Mais face à ce dernier, seule la bibliothèque reste le dernier rempart.

Trop métaphysique, trop dense, trop abstrait, ce livre déçoit énormément d’autant plus quand on découvre au final qu’il touche à des sujets poétiques et mythologiques. Sans de solides connaissances du védisme et autres mystiques hindouistes, on passe complètement à côté

Dommage…

 

 

 

IHE / HL7 du fun en SIH : LESSON ONE – IHE-SVS !

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MERCI !

Tout d’abord je tiens à remercier Patatozor pour la place qu’il nous laisse sur son site !
Merci, enfin une tribune pour le IHE / HL7 amateur/semi-pro !

Pour remonter aux sources, il faut quand même parler du début, IHE / HL7 (pour les puristes ASTM rocks!) ce n’est pas que de la grosse compétition internationale, c’est aussi des passionnés, qui se lance des défis entre eux et essaient de repousser les limites de la folie;

Combien de fois ne nous sommes pas dits “ce mouvement pourrait être mieux transmis par ma GAM… mais qui pour tester les Z99 ?” et … personne pour en parler…
La community de pure players pourra remercier Patatozor !

 

LESSON ONE : IHE-SVS YEaaaaahh

Je sais que d’ordinaire on commence avec des basiques, mais c’est aussi ça l’interop, c’est le fait de kiffer la nouveauté et de ne pas hésiter à dire que tout à changer du jour au lendemain… héhé

Aujourd’hui je vous propose un petit bootkit sur la nouveauté du moment aux states, les value set !

Tout part d’une idée : les nomenclatures aux perfs moyennes, les tables à papa, c’est fini.

D’ailleurs en terme d’urbanisation, cet aspects à toujours été problématique, et ce, dès la CIM…

Si la pratique du Webservice se fait sentir dans quelques applis web, il faut dire que dans la plupart des produits pro, on retombe encore sur le bon vieux select oracle… et ça rame copieux
Ne parlons pas des changements de version de CCAM, le casse tête …

Les gars de chez IHE se sont naturellement dit qu’il était temps de normaliser tout ça, et ils réutilisent les bonnes recettes HL7 !!

IHE HL7 Yeaah
en famille c'est bien aussi

 

Alors le value set .. kesako ?
Les value sets, (jeu de valeur en bon Français), ce sont simplement les liste de codes / libellés issues de nomenclatures.

Pourquoi ne pas utiliser les nomenclatures en base directement  ? ( me direz vous si vous n’avez pas encore décroché…)

Exemple : vous souhaitez permettre dans un moteur de formulaire la sélection d’une affection issue d’une nomenclature, par exemple CIM : il faut que l’utilisateur puisse chercher, et trouver partir de votre interface dans la CIM :

(L02) Abcès cutané, furoncle et anthrax

Ok, vous me dites un select…

Sauf que parfois et voir souvent, un formulaire se limite à 2-3 codes CIM bien identifiés, si vous ne faites QUE SOIGNER DES FURONCLES TOUTE LA JOURNEE §§§§§§§§§

Imaginons un service oncologie, les codes CIM de telle ou telle RCP sont “limités”. En RCP dermato, on se limite à certains codes CIM liés à la prise en charge.
On va pas refaire une vue oracle avec un autre select pour chaque formulaire… et on va demander aux secrétaires médicales d’apprendre les codes CIM, … et avec la rotation des équipes, c’est pas productif.

La nouveauté : le jeu de valeur…

Les value set vous permettent de définir une sous sélection d’une, ou de plusieurs nomenclatures.

  • Une nomenclature est désignée par un OID.
  • Un value set est aussi désigné par un OID.
  • Un value set peut rassembler des items issus de nomenclatures différentes
  • Dans une nomenclature il y a pour chaque item un code e t un libellé au moins. Le code de l’item se rapporte dans sa nomenclature d’origine

La pratique : le jeu de valeur style WebService

IHE-SVS définit des wsdl pour l’interrogation d’un registre / entrepôt de Value Sets.

Ci-dessous : une requête SVS qui demande le content du Value Set 1.2.840.10008.6.1.308 en anglais SVP monsieur le serveur !

<?xml version= »1.0″ encoding= »UTF-8″?>

 

<s:Envelope xmlns:s= »http://www.w3.org/2003/05/soap-envelope » xmlns:a= »http://www.w3.org/2005/08/addressing »>

 

<s:Header>

 

<a:Action s:mustUnderstand= »1″>urn:ihe:iti:2008:RetrieveValueSet</a:Action>

 

<a:MessageID>urn:uuid:0fbfdced-6c01-4d09-a110-2201afedaa02</a:MessageID>

 

<a:ReplyTo> <a:Address>http://www.w3.org/2005/08/addressing/anonymous</a:Address> </a:ReplyTo>

 

<a:To s:mustUnderstand= »1″>http://valuesetrepository/</a:To>

 

</s:Header>

 

<s:Body>

 

<RetrieveValueSetRequest xmlns:xsi= »http://www.w3.org/2001/XMLSchema-instance » xmlns= »urn:ihe:iti:svs:2008″>

 

<ValueSet id= »1.2.840.10008.6.1.308″ xml:lang= »en-EN »/>

 

</RetrieveValueSetRequest>

 

</s:Body>

 

</s:Envelope>

et la réponse :

<?xml version= »1.0″ encoding= »UTF-8″?>
<s:Envelope xmlns:a= »http://www.w3.org/2005/08/addressing »
xmlns:s= »http://www.w3.org/2003/05/soap-envelope »>
<s:Header>
<a:Action s:mustUnderstand= »1″>urn:ihe:iti:2008:RetrieveValueSetResponse</a:Action>
<a:RelatesTo>urn:uuid:0fbfdced-6c01-4d09-a110-2201afedaa02</a:RelatesTo>
</s:Header>
<s:Body>
<RetrieveValueSetResponse xmlns:xsi= »http://www.w3.org/2001/XMLSchema-instance »
xmlns= »urn:ihe:iti:svs:2008″ cacheExpirationHint= »2008-08-15T00:00:00-05:00″>
<ValueSet id= »1.2.840.10008.6.1.308″ displayName= »Common Anatomic Regions Context ID 4031″ version= »20061023″>

 

<ConceptList xml:lang= »en-US »>
<Concept code= »T-D4000″ displayName= »Abdomen » codeSystem= »2.16.840.1.113883.6.5″/>
<Concept code= »R-FAB57″ displayName= »Abdomen and Pelvis » codeSystem= »2.16.840.1.113883.6.5″/>
<Concept code= »T-15420″ displayName= »Acromioclavicular joint » codeSystem= »2.16.840.1.113883.6.5″/>
<Concept code= »T-15750″ displayName= »Ankle joint  » codeSystem= »2.16.840.1.113883.6.5″/>
<Concept code= »T-280A0″ displayName= »Apex of Lung » codeSystem= »2.16.840.1.113883.6.5″/>
<Concept code= »T-D8200″ displayName= »Arm » codeSystem= »2.16.840.1.113883.6.5″/>
<Concept code= »T-60610″ displayName= »Bile Duct » codeSystem= »2.16.840.1.113883.6.5″/>
<Concept code= »T-74000″ displayName= »Bladder » codeSystem= »2.16.840.1.113883.6.5″/>
<Concept code= »T-04000″ displayName= »Breast » codeSystem= »2.16.840.1.113883.6.5″/>
<Concept code= »T-26000″ displayName= »Bronchus » codeSystem= »2.16.840.1.113883.6.5″/>
<Concept code= »T-12770″ displayName= »Calcaneus » codeSystem= »2.16.840.1.113883.6.5″/>
<Concept code= »T-11501″ displayName= »Cervical spine » codeSystem= »2.16.840.1.113883.6.5″/>
</ConceptList>

 

</ValueSet>

 

</RetrieveValueSetResponse>
</s:Body>
</s:Envelope>

Comme vous pouvez le voir, le VS d’OID 1.2.840.10008.6.1.308 , désigne en fait un jeu de valeurs pour les régions anatomiques qui énumèrent des valeurs qui sont compatibles avec la SNOMED ( tous les codes donnés sont issus du Code System 2.16.840.1.113883.6.5).

L’intérêt pour les praticien est certain : il peut grouper ou bénéficier du groupage de certains informations directement en la sélectionnant dans une nomenclature reconnue. Oubliées les tables de transcodage quand on veut juste se concentrer sur une spécialité en réalisant son formulaire.

L’intérêt macro est le partage de document et l’interop : ainsi dans un formulaire CDAR2 Niveau3, l’item choisi est décrit, et seul SNOMED est cité, le value set n’a que peu d’intérêt… les logiciels se comprennent !

L’exemple traite de SNOMED, mais c’est applicable à n’importe quelle nomenclature dès qu’elle est identifiée par un OID, mais c’est souvent le cas !!

MAIS BIEN PLUS §§§§§

Il y a bien d’autres fonction pour les recherches complexes ou pour rechercher dans le registre les valueSets existants, mais je vais pas gâcher le plaisir (si si) de la découverte alors je vous file direct le lien du Trial Implementation de IHE
http://www.ihe.net/Technical_Framework/upload/IHE_ITI_Suppl_SVS_Rev2-1_TI_2010-08-10.pdf

On peut aussi jouer avec le méga serveur PHIN VADS du CDC US, qui est une implémentation de registre/entrepôts de valueSets
https://phinvads.cdc.gov

 

 

GOODIES :

Comme vous avez lu jusqu’ici, je vous félicite, et même si on touche à la fin des fêtes, je vous donne l’URL de motorcycleguy qui vou souhaite un joyeux noël et une bonne année en HL7V3 : http://motorcycleguy.blogspot.com/2011/12/happy-holidays-hl7-v3-style.html

 

have fun ! et à bientôt pour de nouvelles aventures !!!

Journée mondiale du Troll

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Et oui bonnes gens, avec la mort en plein gloire du site MEGAUPLOAD, c’est toute une frange de la population mondiale qui se lève avec la cybergueule de bois.

 

4% de la bande passante mondiale vient de se libérer d’un coup 🙂

 

Mais qui sont les gens qui l’ont mauvaise ce matin (par ordre croissant de « bien baisé!!!) :

 

– Ceux qui, avec la tête déconfite du réveil, le bol à la main, s’affalent devant leur PC pour regarder l’état de leur téléchargement sur Jdownloader. Tiens c’est bizarre, ces messages d’erreur?

– Ceux qui avaient craqué pour un abonnement Premium et qui voit filer leur pognon dans la poche des avocats chargés de défendre Herr Big Boss, Kim Dotcom.

– Les plus grands cocus de l’histoire restent quand même les millions de personnes qui ont déposé en toute légalité leurs affaires personnelles et qui ne les récupéreront jamais. Continuer la lecture de Journée mondiale du Troll →