ça a failli se faire

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oui, ça a failli. Hier j’avais commencé un article pseudo bucolique sur les maladies cryptogamiques (aucun rapport avec les nazis) de mes arbres, le bonheur de voir les petits bourgeons reprendre vie.

Et au moment d’enregistrer l’article, celui-ci s’est auto-suicidé de lui-même tellement il n’a trouvé aucun sens à son existence. Et c’est certainement mieux comme ça.

Faut dire qu’en ce moment, les sujets de discussions sont au choix le futur effondrement par un krach financier thermo-nucléaire ou la déferlante technologique des tablettes, téléphone et autres trucs qui clignotent. C’est d’ailleurs étonnant qu’en plein marasme sociétal, on se retrouve avec autant d’appel à la consommation. Comme si dans un dernier soubresaut, l’occident voulait une dernier fois se faire une petite indigestion.

Pendant ce temps, la Chine rachète petit à petit la Grèce, Les États-Unis se préparent à choisir un candidat républicain qui fera passer Bush Jr pour un éminent intellectuel. En France, la droite se droitise, la gauche est de plus en plus gauche.

Ce qui est bizarre, c’est qu’on nous prévoit l’apocalypse depuis un an, l’explosion de l’Europe, des banqueroutes à n’en plus finir. On continue pourtant à espérer ou à faire comme si cela ne pouvait pas nous impacter. D’un autre côté, il s’agit d’un sentiment personnel. Il y a certainement beaucoup de gens qui en ressentent les effets dans leur quotidiens : précaires, chômeurs, assistés (dans le sens vivant grâce aux aides sociales : handicapés, femme seule avec enfants).

Des fois j’ai du mal à comprendre comment tout ça tient encore le coup. Sans partir dans une diatribe économiste sur le capitalisme lourde et indigeste, on peut dire que ce dernier a survécu grâce à l’appauvrissement d’une partie de la population maintenue dans une servitude « voulue » via les leviers de la société de consommation, une utilisation savante des peurs : consomme et ferme ta gueule où tu rejoindras l’über prolétariat.

La lâcheté, la peur, le petit confort personnel nous font accepter toutes les couleuvres de la vie courante sans nous empêcher de pester comme je suis en train de le faire.

Une seule chose à faire : lire le « Discours de la servitude volontaire » de la Boétie. Je me pose de plus en plus la question de vivre une vie philosophique (à savoir agir conformément aux principes qui nous habitent). Mais c’est franchement une procrastination sans fin. Je peux me gargariser de belles réflexions, je n’en reste pas moins lâche.

 

 

capes et d’été

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Les vacances sont l’occasion de faire baisser la pile de films, séries en retard.

La petite pépite de cet été aura été « Spaced« . cette série anglaise de 14 épisodes ne devrait pas laisser de marbre les fans de « Shawn of the dead » ou « Hot Fuzz » puisque on y retrouve les deux comparses de ces Films : Simon Pegg et Mike Frost. Mais attention cette série est antérieure aux deux films puisqu’elle date de 1999-2001. Il ne faudrait pas oublier dans l’histoire Jessica Stevenson, co-scénariste et actrice de la série.

Cette série relate l’histoire de Tim Bisley, dessinateur de Comics, qui vient de se faire larguer par sa copine et de Daisy Steiner, jeune auteur en mal d’inspiration et paresseuse au possible. Dans l’impossibilité de se loger du fait de leurs maigres revenus, il se retrouve par concours de circonstances à se faire passer pour un couple pour être hébergé. Leur proprio, Marsha,vit avec sa famille (qu’on ne voit jamais) et passe sa journée avec un verre, voire deux, à la main et une clope au bec. La maison a déjà un locataire en Brian Topp, un artiste peintre tourmenté.

Tim a pour meilleur ami Mike, un militaire pur jus.Daisy, quant à elle, côtoie Twist, une férue du shopping.

La série est truffée d’allusions aux jeux vidéos (Tekken) et au cinéma ( robocop, Matrix, the bachelor, star wars et surement plein d’autres qui m’échappent). On y retrouve tout l’humour et le côté déjanté des films cités plus hauts)

 

Pour les films, J’ai vu deux manières d’aborder la parodie de films de films de capes et d’épées :

– La manière américaine avec « Your Highness« . C’est un film qui penche plus vers l’héroic fantasy avec des acteurs plutôt prestigieux comme James Franco ou Nathalie Portman. Disons le tout de suite, ce film est d’une grande vulgarité aussi bien visuellement que par les paroles. Ce qui sauve le film, en dehors de réels moments très rigolo, c’est la présence comme acteur principal de Danny McBride. Pour ceux qui ne le connaissent pas, il sévit déjà dans la série Eastbound and Down. On le retrouve ici dans le même genre de personnage imbu, pleurnichard à l’égo démesuré.

– La manière française avec « Philibert« . Film pastiche des films de capes et d’épées à la jean Marais, on retrouve avec humour et nostalgie tous les ressorts dramatiques de ce film de genres :le jeune héros lisse, le torse bombé et naïf à souhait, le méchant vraiment méchant, le jeune valet futé. La recette aurait pu prendre si à trop pasticher, on s’étendait moins en longueur inutile qui font que souvent le film s’essouffle. Mais les petits clins d’œil ici et là, les dialogues bien travaillés et ce petit air du film du dimanche soir sauvent largement le film. Spéciale dédicace à l’espèce de sanglier au long Groin qui traverse culinairement le film

 

 

 

Après Mur : réflexion

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Le matin, en venant bosser, je tombe parfois sur « Histoires criminelles », une chronique de France-Info qui relate de grandes affaires criminelles du siècle dernier.

Aujourd’hui, l’émission était consacrée à Jacques Faidherbe, qui de l’âge de 12 ans jusqu’à aujourd’hui, a passé toute sa vie derrière les barreaux : maisons de correction puis la prison pour finir son existence en hôpital psychiatrique.

 

Cet épisode m’a rappelé la douloureuse naïveté que je pouvais avoir vers l’âge où cette personne a basculé de l’autre côté du mur.

C’était le début des années 80 et tout ce que je voyais n’était que source d’angoisse sur mon avenir. J’affrontais l’inexorable montée du chômage en France : 1 puis 2 puis 3 millions. Il était franchement difficile d’imaginer un quelconque retournement de situation avec un retour rêvé du plein emploi. On était encore en plein guerre Froide et ça s’excitait du côté de la Pologne, de l’Afghanistan. L’Iran tout neuf dans son habit de république islamiste se foutait sur la gueule avec l’Irak. Du côté des Etats-Unis, on parlait d’armer le ciel de missiles anti-anti-anti missiles.

 

J’avais en plus eu le malheur de voir le film Soleil vert, Film d’anticipation qui décrivait l’état de la planète en 2022 : plus de faune, ni de flore, plus de boulot (on voit les gens s’entasser dans les couloirs d’immeuble). La seule nourriture se révèle être  fabriquée à partir des cadavres humains. C’était la plein période des film apocalyptiques ou post nucléaire (l’âge de cristal et consorts).

 

Tout ça pour dire que je ne me voyais aucun avenir radieux en ce bas monde. Aussi connement que cela puisse paraître, la seule échappatoire que je voyais à ce néant était la Prison. Voici un lieu où je pourrais continuer à lire indéfiniment (ce qui me paraissait le seul but louable d’une existence) sans me soucier du lendemain. Bien sûr, cette solution n’était pas des plus réjouissantes mais elle paraissait moins grise que le manque de toit ou de nourriture. Autant vous dire qu’à cet âge là, la réalité de l’univers carcéral était des plus flous pour moi.

 

Et maintenant encore, alors que la radio continue à écouler son flot de mauvaises nouvelles, je repense à cette réflexion d’enfants avec beaucoup de nostalgie et de frissons

 

 

Blue Steel

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Sans contestation aucune, la série « le Trône de fer » ou « Game of Throne » pour le dire en anglais et en postillonnant un peu plus est la meilleure série qu’on ait eu depuis ce début d’année. Cette série médiévalo-fantastique, vaste jeu d’intrigue et de pouvoir jouit d’une excellente réalisation, d’un très bon jeu d’acteurs et de décors somptueux.

Ils sont tellement somptueux qu’on se doute bien qu’on a eu droit à des effets spéciaux faits au petits oignons. c’est toujours rigolo de voir un type passer une pauvre porte en bois sur un plateau vide qui se retrouve à sortir d’un château majestueux avec des dragons qui volent, un volcan qui pète, une mouette qui crie et l’étoile de la mort dans le ciel.

 

Trêve de bavardages, voici la vidéo qui nous montre combien on ne doit plus se fier à rien de nos jours

 

 

 

 

le fait du jour

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Vous avez surement du voir cette info cette semaine : « La punaise d’eau, insecte le plus bruyant du monde à cause de son pénis »

Une étude nous démontre que la puce est l’animal qui proportionnellement à sa taille est le plus bruyant de la création après la Baleine Bleue et l’éléphant

Mais tout cela, c’est sans compter sur un outsider de dernière minute qui a réussi à faire encore plus de bruit grâce à son Pénis. Je veux bien sûr parler de Dominique Strauss Kahn.

Au niveau décibel, on peut quand même dire qu’il bat tout le monde à plate couture.

 

Gravillon

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Il y a parfois de ces moments où on a l’impression d’être hors du monde ou d’appréhender un état autre de la réalité. Mais ne nous le cachons pas, c’est souvent quand on a picolé.

Bin tiens justement, ce WE, j’étais en Vendée pour l’enterrement de vie de garçon de mon beauf et de ma belle sœur. Samedi Soir, en soirée (fort sympathique au demeurant), l’alcool commençait à faire son effet et vint le moment du repli stratégique du vieux mâle vers l’extérieur, la clope dans une main et le verre en plastoc de l’autre. Expliquons déjà ce premier concept de repli.

Dans nos sociétés zoccidentales zet éthylophiles, la résistance à l’alcool chez le sujet de type masculin est un facteur de reconnaissance sociale. On tient l’alcool, que même pas bourré, que pas besoin de m’assoir, que pas besoin de noyer le Ricard avec trop d’eau. CA c’est la théorie mais il y a la pratique. Selon l’âge, le niveau d’incubation ou la personne, on est tous amené à réaliser le « Repli stratégique ».

Ce repli ne s’avoue surtout pas. Tout est bon pour nier la véritable raison de celui ci : « je vais pisser », « ah je supporte pas cette chanson », « je vais fumer une clope », « je vais chercher un truc dans la bagnole », « ah un appel de mon percepteur ». Si vous avez vos propres astuces, n’hésitez pas à les mettre en commentaire.

Une fois l’alibi trouvé, On peut enfin relâcher la tension et faire péter la fatigue : Pour celui qui est allé pisser dans les chiottes, ça consiste en général à coller la tête sur le mur en face tout en pissant comme un balai posé dans un placard ou, plus conventionnellement de s’assoir sur la lunette. Et la, on profite de isolement, du relâchement musculaire tandis que le bruit sourd de la musique se fait entendre. On s’imagine que ces quelques instants permettront un reboot de la machinerie et qu’on ressortira fringant alors qu’en fait, on peut hésiter à y rester jusqu’à la fin de la soirée.

Pisser dehors a l’avantage de profiter de l’air frais qui réveille mais a le désavantage de mettre votre sens de l’équilibre à l’épreuve.

La sortie pour la clope est le meilleur compromis. On cumule l’air frais, le temps de la clope et l’isolement au bruit. Avec un peu de chance, on peut en plus poser son cul. On peut même aller pisser avant et sournoisement vider son verre par terre ni vu ni connu.

Voilà pour le concept. Tout ça pour dire que j’étais dehors, assis, que je fumais une clope et que je captais un peu les grillons. La lumière d’un spot rasant dessinait le relief des gravillons du bitume en autant d’iceberg sur une mer improbable. La tête baissée, on se perd dans le mouvement immobile des silhouettes et autres formes abstraites que notre esprit embrumé croit apercevoir. On suit les ballets erratiques de papillon de nuit, les ailes cramés par le spot, tentant désespérément de repartir pour retourner à la source de son calvaire. On croit apercevoir un objet insolite abandonnée de tous qui se révélera être un œillet détaché d’une chaussure.

Et c’est là que quelque peu déprimé, plein d’illusions philosophiques, on s’arrache de sa chaise pour retourner au combat. En plus, la clope ça donne soif….

 

 

 

 

Le creux de la vague

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JUIN est une période triste pour le Sériephage.

Les séries en cours sont terminées : House, the Mentalist, Fringe, Californication, Chuck.

En ce qui concerne The Mentalist et Fringe, les saisons ont été excellentes : Fringe gagne encore en cohérence et en profondeur. The Mentalist s’appuie lui aussi sur une volonté de gommer la superficialité générale de la série. House est parti un peu en cacahouète cette année et le final le confirme. Néanmoins, cela reste une série de très bonne facture. Californication reste égal à lui-même : court, incorrect et tragi-comique. En ce qui concerne Chuck, je continue à garder un attachement particulier à cette série sans prétention.

 

Des séries sont annulées : Lie to me (dommage), V (tant mieux), No ordinary Family (un peu dommage).

Alors que reste t-il à nous mettre sous la dent en ce moment ? Et bien, pas grand chose autant le savoir ma brave dame. Une seule série doit retenir notre attention et elle le mérite grandement : GAME OF THRONE.

Cette série produit par HBO (déjà ça part bien) est l’adaptation télé de la série éponyme de Georges R. Martin. même si elle est décrite comme se passant dans un Univers médiévalo-fantastique, le côté fantastique est pratiquement absent pour ne laisser place qu’à l’intrigue, au complot et aux jeux de pouvoirs. Je n’ai pas (encore) lu les livres et je pense que c’est un énorme avantage d’arriver vierge de tout à-priori.

Autant le dire de suite : la réalisation, le jeu d’acteur est excellent. Les moyens mis à la disposition sont ceux d’un film. ici pas d’images numériques ou de motion capture, bullet-time (ce qui m’a empêché de regarder spartacus). c’est très cru, direct dans le propos et on se demande à chaque instant d’où viendra le coup de poignard dans le dos. Seul point négatif : il n’y a que 10 épisodes et on est déjà au 8 🙁

Pour le reste, il n’y a plus qu’à serrer les fesses jusqu’à la reprise de :

– Futurama le 24 juin.

– Falling skies le 24 juin (bon ça c’est nouveau)

– warehouse 13 : le 12 juillet

– Breaking bad le 18 juillet.

 

 

 

Question existentielle

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Y a des choses comme ça d’une priorité phénoménale qui occupe l’intégralité du cortex pour une raison pas du tout évidente.

 

exemple : Les marchands de palettes, comment livrent-ils leurs palettes?

Imaginons qu’on achète les palettes par dix, est ce qu’elles sont livrées sur une onzième palette?

 

bon OK, je sors…..

 

 

 

I Bouse

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Le lundi, j’ai pour habitude de pratiquer une petite balade digestive dans le centre commercial attenant au resto chinois où je mange. Cette balade est très formalisée

  1. Passage par le rayon bricolage/jardinage
  2. Arrêt au rayon librairie presse
  3. Pause au rayon traiteur pour écouter Dire Straits qui passe en boucle
  4. Final en fanfare au rayon multimédia pour vérifier si les disques durs sont bien rangés en taille de capacité.

Et Lundi dernier, pendant l’étape 2, je suis tombé par hasard sur ce livre :

Dont voici le résumé : La vie de Tom Harvey bascule du jour au lendemain, lorsqu’un iPhone lui  tombe sur le crâne du haut d’un immeuble et le plonge dans le coma. En  se réveillant, il découvre avec stupeur que des morceaux de l’appareil  sont restés incrustés dans son cerveau et lui permettent d’intercepter  des connexions Internet et téléphoniques. Ce « iPouvoir » inclut aussi  un champ de force électrique, sorte d’armure « iPeau », et la capacité  de délivrer des électrochocs paralysants.Lorsque Tom apprend que son  amie Lucy a été agressée par plusieurs membres du gang des « Corbeaux »,  qui terrorise toute la Cité, il décide d’agir.Pour punir les agresseurs  et combattre cette bande sans pitié, Tom va utiliser ses pouvoirs. Mais  pour cela, il doit gérer les deux personnalités qui sont en lui : « Tom  », le garçon sain et bienveillant et « iBoy », le super héros aux  désirs de pouvoirs implacables.Tom sera-t-il capable de cohabiter avec  l’ego impitoyable de l’iBoy ? Réussira-t il à trouver l’équilibre entre  faire le bien et faire justice soi-même ? Ce duel moral accompagnera  notre héros tout au long de ces aventures.La lente éclosion des  sentiments entre Tom et Lucy dans un contexte violent et inhospitalier,  l’intrusion du fantastique dans un monde ultra-contemporain, font d’iBoy  un concept original et un cocktail détonnant.Le styleUn ton simple et  direct, une écriture visuelle et forte, s'autorisant un réalisme cru  lors des scènes d'action.L’écriture, fluide et dynamique, est «  infiltrée » par l’univers et le vocabulaire technologique, comme les  pensées de Tom, rythmées par les logiciels qu’il télécharge dans son  cerveau.Les personnagesTom Harvey/iBoy : Tom est intelligent, loyal,  courageux et romantique. IBoy est attachant, orgueilleux, impulsif, et  dépassé par ses pouvoirs.Lucy : Belle, forte, courageuse, mais brisée  par l'agression qu’elle a subie, elle va aider Tom à affronter ses  démons tout en combattant les siens.Howard Ellman : sociopathe notoire,  il organise des trafics de drogue et sème la violence dans la Cité. Sa  noirceur grandit à mesure qu’iBoy le traque.

Bon c’est un peu long mais ça vaut son pesant de cacahouètes quand même non (et j’ai écrit petit pour que ce soit plus pénible encore) ?

Bon déjà, se prendre un iphone sur la tronche c’est déjà pas banal. Mais j’aimerais connaître l’hôpital qui vous laisse des bouts de composants dans le crâne. CA veut quand même dire que le choc a été assez violent pour lui défoncer la boite crânienne, et égratigner le cerveau. Passons sur la nocivité des composants électroniques d’une manière générale (mercure, arsenic, plomb), sur l’incompétence du chirurgien. Mais bon, un type qui dit qu’il a internet dans la tête suite à son accident, il finit en général dans une pièce capitonnée ou dans Secret Story.

Soyons bon public et imaginons que vrai de vrai, il peut téléphoner et accéder à internet. mais dans ce cas là qui est son fournisseur? Où insère t-il sa carte SIM? Comment navigue t-il ? En fermant les yeux, s’il voit un navigateur, est ce Explorer, Firefox, peut-il faire du FTP ou télécharger des divx? Autant de questions qui reste en suspens.

Avouons le : tout ado normalement constitué avec Internet dans la tête aurait une espérance de vie limitée : arrêt cardiaque au bout d’un mois non stop sur Youporn.

 

Et ensuite, c’est le festival du n’importe quoi : il a un champ de force, il peut envoyer une décharge électrique. Moi je veux bien. mais on dit pas qu’il est obligé de se balader avec une batterie de 12kg pour recharger ses accus.

 

Après Ça part sur des pseudos concept philosophiques (le bien ou le mal, ketchup ou mayonnaise), sur du verbiage marketing pour te dire que le style est fluide, le personnage attachant, de l’amour, un méchant très méchant. En langage plus clair, ça veut dire que c’est écrit gros, avec des mots simples, pleins de smileys et de kikoo lol pour que lecteur puisse le lire tout en regardant la télé.

 

Vous l’aurez compris, cher lecteur, je trouve ça atterrant, infantilisant et d’une médiocrité sans nom. Je ne l’ai pas lu et je ne le lirai pas. Les amateurs rétorqueront que c’est faile de critiquer quand on l’a pas lu et qu’en fait c’est super et même que bernard Werber a trouvé ça génial; Bin je n’ai pas besoin de lire le programme du Front national pour me faire à l’idée que ça va pas ma plaire. Certaine me rétorqueraient que là aussi… Bé ta Gueule !!!

Et pour finir de prouver que ce livre est une sombre merde, il suffit de dire que son blog est sur Skyrock.

Par contre on peut décliner à l’infini le concept :

  • un homme reçoit sur la tête une vache. En sortant du coma, il se rend compte qu’il fait du lait. Et quand il fait le poirier, un « meeeeeeeuh » sort de son ventre
  • un homme reçoit du Rouy sur la tête. En sortant du coma, il se rend compte qu’il a une haleine de chacal
  • un homme reçoit un piano sur la tête. en sortant du coma…. Ah bé non, il sort pas

Sucker punch : critique

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Commençons dès le départ par évacuer le côté tape à l’œil du film, à savoir les nombreuses scènes d’actions hallucinantes. Il est vrai qu’elles sont magnifiques, haletantes et stylisées. Si ce sont elles qui construisent entièrement la bande annonce, il serait réducteur de penser que c’est là véritable intérêt du film. Je vous dirais que je suis bien malin d’annoncer ça puisque j’ai mordu à l’hameçon.

Soyons clair, ce film parle d’inceste, de viol, de prostitution infantile, de l’incarcération en asile et de ses abus. Dès le départ la situation est posée et la malaise s’installe. Sans dévoiler la narration, Snyder met en place l’histoire du film comme il l’a fait dans les Watchmen : un lent déroulement des événements qui nous amène en ce lieu. Les traitements numériques habituels du réalisateur renforcent le côté « sale », dérangeant de ce qui nous est dévoilé. la musique est aussi mis à profit pour nous étreindre et nous faire suffoquer.

Le film nous décrit le destin d’une jeune adolescente abusée par un beau père manipulateur et incestueux et conduit à l’asile pour masquer les sombres desseins de ce dernier. L’endroit n’est pas une échappatoire mais une destinée pire que la prison où règnent corruption et abus sexuel. On ne peut rêver pire pour étouffer l’espoir, la vie et la raison. On sait déjà que la descente vers l’enfer va continuer pour notre héroïne. Je m’arrêterai là.

C’est à partir de là que la fiction recouvre la fiction, que la couleur apparaît comme en surexposition d’une réalité insupportable. Et pourtant la couleur ne nous éloigne pas du vice et de la mort. De l’asile, nous passons au bordel clinquant où de jeunes ados se trémoussent pour de vieux notables pervers et aux cheveux gras. Mais la condition humaine n’a pas changé. On n’est toujours enfermé, abusé et plié.

Et dans toutes ces trames qui s’ajoutent, on tente se s’évader par l’action ou par les rêves. Les scènes d’action sont à la fois un rite de passage vers les arrières mondes libérateurs et une manière de donner l’illusion qu’on ne se soumet pas, qu’on ne peut briser la forteresse intérieure de notre être. J’exagère un peu mais il est difficile d’expliquer sans raconter le film.

Pour en finir avec les scènes d’action, elle renvoie aussi à l’univers du manga avec leurs héroïnes en costume d’écolières où l’esthétique flirte souvent avec la pédophilie. Là aussi, la confrontation avec de « vrais » personnages nous rappellent qu’on a bon dos de ne pas se soucier de ce détail quand c’est du dessin animé.

Pour conclure, c’est un écheveau plus complexe qu’il n’y paraît que nous livre ici Zack Snyder. Pour apprécier le film, il faut lever quelques écueils vus ici et là sur les forums (que je vous invite à ne pas lire) : ne comparez pas ce film à Inception, ça n’a aucun rapport (je pense plus à Brazil). Ne croyez pas que ce film est puéril et neuneu sous prétexte que les héroïnes sont de jeunes ados en costume de poupées steampunk (il est vrai que les voix françaises sont une fois de plus pénibles). Ne croyez pas ceux qui disent que le scénario est inexistant et qu’il se résume à du trémoussement obscène.

Voilà difficile de raconter sans trop dévoiler. En tout cas, ce film m’a perturbé et m’a fait pas mal cogité, ce qui pour moi est déjà le gage d’un bon film.

2 dernières choses :

– La BOF est très bonne : des remix et reprises entremêlés de Björk, les Beatles, Eurythmics, Iggy Pop et Skunk Anansie.

– Ce film m’a permis de me pencher sur les méthodes peu ordinaires des années 50 en ce qui concerne la lobotomie et notamment celle de Walter Jackson Freeman, le roi du pic à glace. C’est assez édifiant !!!

manimal est mort !!!!

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Mais oui souvenez-vous de cette série des années 80’s, souvenez vous de cette accroche de rêve : « Jessie Chase, belle situation, jeune, beau garçon. Un homme qui a un avenir des plus brillants et un passé des plus obscurs. Des replis les plus profonds de l’Afrique aux sommets les plus élevés du Tibet, héritier du savoir de son père et des sombres mystères de l’univers. Jessie Chase, le maître des secrets qui ont séparé l’homme de l’animal et l’animal de l’homme : l’homme-animal ! »

Si ça, ça vous fait pas rêver !!!!


C’est une série qui a un peu surfé sur les effets spéciaux de films comme Le loup Garou de Londres où l’on voyait la lente transformation d’un homme en lycanthrope (bon la c’est pour pas faire une répétition dans le texte : un loup-garou quoi !!). Dans cette série, le héros avait la particularité incroyable de se transformer en n’importe quel animal.


Et c’est vrai qu’au début de la série, les transformations étaient assez bluffantes. On voyait Jessie Chase se transformer en aigle ou en panthère noire. on assistait à la métamorphose du visage qui s’étiraient, se garnissant de plumes ou de poils, la rétractation des doigts pour aboutir à une patte de félin.

Bon ensuite, au bout de 3 épisodes, ça a commencé à devenir rasoir. Il faut croire que la production avait bouffé tout le budget effets spéciaux avec ces deux animaux et qu’on a du s’en contenter. Exit les transformation en serpent, tigre et crevette rose !!!

Pour le reste, c’est pas très original : le héros bellâtre subtil mélange d’intellect et de muscle et les deux acolytes habituels : la policière ingénue (avec comme d’hab la relation platonique) et le noir de service (ancien camarade de l’armée : bon là c’est le côté copain de douche. faut plaire au public gay aussi) qui est juste là à cause de la règles des quotas.

C’était finalement tellement ridicule que la série est morte d’elle-même au bout de 8 épisodes.


Denière minute : en fait manimal n’est pas mort, il a juste subi une dernière transformation. Je vous la montre en exclusivité (il est au milieu à droite) :

 

Re dernière minute : une suite à la série est prévue. Ils ont quand même revu à la baisse les effets spéciaux !!!