Archives de catégorie : Séries

House of Lies

Amoureux du Powerpoint et des troupeaux de consultants parasites, cette série est faite pour vous.

Nouvelle production de la chaine Showtime, elle reprend les ingrédients qui ont fait le succès des autres séries de la chaine comme Californication : cynisme, irrevérence et bien sûr des histoires de cul.

Mais ici, il n’est pas question d’écrivains à la dérive mais juste d’un consultant expert en tout, Marty Kaan (Don Cheadle) et surtout dans l’art de vous faire croire que vous avez besoin de lui aussi bien pour l’avenir de votre entreprise que pour dépenser inutilement un paquet de pognons. Cet homme, et ses trois acolytes ne sont autres que des vendeurs de leur propre soupe à coups de jargons pseudo techniques incompréhensibles, de viles flatteries et de courbes excel qui montent.

Marty s’adresse à nous chaque fois que le besoin se fait sentir d’expliquer l’escroquerie derrière le consulting. Aucun scrupule n’arrête la petite bande quand il s’agit de faire passer en notes de frais leurs soirée strip-tease et alcool à gogo.

Ce premier épisode envoie notre fine équipe se frotter avec le pdg d’une multinationale de la finance (à la Goldman Sachs), vieux briscard sans scrupules peu dupe des agitations de nos experts.

Bien sûr, ce premier épisode n’est pas sans défaut : il veut en faire trop aussi bien dans le scandale à coup de vulgarité mal placée que dans le pathos sentimental du père divorcé élevant son fils.

Les acolytes de Marty font assez palot et se révèlent pour l’instant sans saveur.

On peut regretter des facilités de dénouement, un côté très phallocrate.

Mais tous ces travers sont, je l’espère, dus à la fois au format court des épisodes (30 minutes) et à la jeunesse de la série qui oblige à en faire beaucoup et pas assez à la fois.

Tout ceci me fait penser que je regrette terriblement Better off ted.

 

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Terra Nova : saison 1


Nous avons eu droit hier au final de la saison 1 de Terra Nova avec un double épisode.

Cette série était beaucoup attendue par certains car produite par Steven Spielberg.

Comme de bien entendu, une fois la série démarrée, ce sont surement les mêmes qui se sont joints au concert de critiques virulentes : c’est niais, manichéen, cucul, ennuyeux.

C’est assez triste qu’une société considère comme dépassées les idées de gentillesse, d’humanité et d’universalité. L’idée même de bonté paraît même insupportable pour les quelques critiques que j’ai pu lire. Horreur !!! Des personnages gentils alors qu’il ne faut aspirer qu’à fourberie et mensonge.

Bon avant de remettre le couvert, j’ai failli oublier de vous expliquer l’histoire : 2149, la terre est à moitié crevée, rongée par la pollution et la surpopulation. Des scientifiques ont réussi à ouvrir un tunnel vers le lointain passé de la terre, 85 millions d’années en arrière. Des colons y sont envoyés afin de construire une nouvelle civilisation à partir de la base Terra Nova. La famille Shannon , un père policier, une mère scientifique et leurs trois enfants sont du voyage. Par contre le voyage en sens inverse est impossible

Nous découvrons alors une terre peuplée de dinosaures (une terre parallèle en fait) où tout reste à construire et découvrir. Bien entendu, tout n’est pas rose dans cette jungle. Quelques gros sauriens ont de gros appétits mais c’est surtout une troupe de rebelles, les sixers (car issus du 6ème pélerinage) qui pourrissent un peu l’ambiance à manigancer et à piquer du matériel. On sait aussi que quelque part se cache le fils du commandant de Terra Nova, un scientifique qui passe son temps à couvrir les rochers de formules mathématiques.

Voilà pour le décor.

Pour répondre aux critiques, il faudrait quand même dire que loin d’être manichéen, les soit disant méchants ne le sont pas sans raison. ils ne sont souvent que les instruments malgré eux de sociétés à but lucratif qui tente de contrôler Terra nova. Les gentils ne sont pas non plus tombés de la dernière pluie et mettent souvent leur intérêt au premier plan. Le conflit entre préservation de la nature et intérêt économique rentre en scène discrètement.

Oui, c’est une série gentille, quelque peu superficielle. Mais ça me met de bonne humeur de regarder une série où l’optimisme et la ferveur sont des qualités mises en avant

Je ne m’étonne qu’à moitié de retrouver comme scénariste René Echevarria qui avait travaillé sur Star Trek Next generation et Deep Space Nine. On retrouve beaucoup de ces deux séries dans Terra Nova : un espace inconnu à conquérir, une cité entourée de danger (la station spatiale de Deep space nine), une répartition des tâches éprouvées (le scientifique, le commandant, le responsable de la sécurité) et surtout l’esprit humaniste des séries de Guy Rodenberry, le créateur de Star Trek.

cette série reste dans la tradition américaine de la nouvelle frontière.

Chaque épisode raconte une histoire qui apporte sa pierre à l’édifice. Les scénarios semblent parfois convenus mais la modestie naturelle de la série fait largement passer la pilule. Les personnages sont plutôt attachants sans être vraiment pourvus d’une forte personnalité. Néanmoins, il gagne en maturité au fur et à mesure. Les personnages les plus réussis sont bien entendu le flic jim Shannon, fin limier mais souvent dépassé par tout ce qui est technologie (un peu comme le shérif Carter dans Eureka) et le commandant Nathaniel Taylor, un militaire plutôt intègre (et pourtant on en doute à chaque épisode, certainement à cause de son rôle de méchant dans Avatar).

Voilà ce que je peux en dire sans vous en révéler trop.

Au cas où vous ne l’auriez pas compris, j’ai bien aimé cette série qui sortait de l’ordinaire en me rappelant l’époque où j’enquillais du star trek à la pelle.

Il n’y a plus qu’à espérer qu’elle soit renouvelée.

 

 

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Dexter : saison 6


Encore une série qui se termine en cette fin d’année (là je ne me suis pas trompé).

Je n’ai pas été très convaincu par cette saison 6.

Cette année Dexter est confronté à la religion. Ce n’est pas une mauvaise idée en soit. ce thème a pour l’instant été largement éludé alors qu’il demeure un trait caractéristique de la société américaine dévote dans son ensemble. Il suffit de voir les primaires américaines actuelles pour comprendre combien la religion est une chose prise encore très au sérieux. Je ne vais pas vous faire un cours sur l’évangélisme, la prédication, et autres calembredaines.

 

Ce qui me perturbe cette année c’est le télescopage qui s’opère de manière brouillonne pour essayer d’aborder tous les aspects du fait religieux : la foi, le fanatisme, la rédemption, le pardon, le millénarisme et l’eschatologie : c’est beaucoup pour un seul homme.

 

Parlons du méchant : l’intrigue principale est plutôt de bonne facture avec un tueur en série nourri à l’apocalypse. Sans déflorer le sujet, j’ai plutôt bien aimé la mise en scène des meurtres, les retournements de situation (bon c’est là que je demeure hyper vague. J’ai perdu ma balise spoiler). Par contre, j’ai trouvé que la confrontation finale était bâclée : le vilain cède aux exigences de Dexter sans raisons apparentes et fait preuve de naïveté manifeste.

A côté de ça, c’est un peu fourre tout : le retour du frère de Dexter, les confidences de la soeur avec une psy, les errements de Quinn, l’utilisation scénaristique d’un stagiaire geek dans l’équipe scientifique (« je vais me connecter au serveur de la pizzeria et récupérer la liste des adrsses IP de l’université pour savoir qui a utilisé un proxy chinois. Je passe par un satellite russe pour ne pas être repéré et tout ça rien qu’au clavier« .

Ca n’apporte que confusion sans vraiment avoir un intérêt particulier. Seul le bout de chemin entre Dexter et un ancien tueur reconverti en missionnaire apporte une réelle plus value. cela aurait pu suffire comme histoire secondaire plutôt que cet éparpillement plutôt pénible.

Rajoutez avec ça quelques facilités scénaristiques (Dexter perdu en pleine mer et bien entendu sauvé comme par providence par un bateau), une fin en cliffhanger gros comme un camion.

Seules les manoeuvres de Laguerta et les apparitions de ce  cher Mazuka sont là pour redonner un peu de piment à des personnages qui semblent touchés par l’usure.

Cette saison 6 m’a quelque peu déçu même s’il reste de la marge avant que Dexter ne sombre dans la médiocrité.

 

 

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American Horror Story

La saison 1 vient de s’achever et j’avais envie de revenir sur cette série.

(rectif du soir : en fait il reste un épisode à voir. Aaaargh!!!)

Je vous avais déjà brossé un portrait rapide dans un précédent article. J’avais émis quelques doutes sur la pérennité de son attrait : allait-on nous faire un peu de cul et de l’hémoglobine à outrance pour pas grand chose

Au fur et à mesure des épisodes, ces peurs se sont évanouies mais pas toutes. La construction est habile et les rouages insidieux de cette maison hantée nous sont distillés dans l’angoisse la plus totale. Cette série, c’est avant tout une ambiance prégnante qui vire parfois à l’insoutenable : les plans se succèdent, la musique est moite et rien n’est masqué à nos yeux.

 

La demeure hollywoodienne nous livre ses secrets à travers le défilé de ses propriétaires : chirurgiens charcuteurs, amoureux pyromane, adolescent tueur de masse, créatures difformes et autres victimes sont le bestiaire qui arpente les pièces de la maison. Prisonniers de leur malédiction, ils veulent encore intervenir dans les affaires des vivants et se font les tourmenteurs des occupants. Mais chacun y va de ses petites manigances sans vraiment chercher une quelconque rédemption.

 

Les morts font si vivants et les vivants semblent parfois tellement morts qu’il sera impossible de délier le vrai du faux jusqu’au bout. Toute la palette des émotions humaines (de l’amour à la cruauté ) est pleinement utilisée de manière brutale sans se soucier de nous préserver du malaise. Cela me rappelle un peu la folie récurrente du film D’alan parker « Angel Heart » .

 

La réussite de cette série repose aussi sur sa pelletée d’acteurs talentueux:

Connie Britton : la rousse de Spin city, une des victimes principales des aspirations des habitants de la maison.

Dylan Mcdermott : le psy d’une hypocrisie sans bornes, maniant la réthorique accusatrice à son avantage. Il s’accrochera à sa rationnalité jusqu’au bout

Taissa Farmiga : leur fille ballotée par les événements.

Evan Peters (un des deux potes de kick-ass) joue Tate,  un ado à la personnalité trouble qui nous pousse parfois à l’apprécier ou le craindre.

Frances Conroy (la mère dans six feet under) : elle se propose dès le départ comme femme de ménage à la famille Harmon. Elle apparait soit comme une dame âgée soit comme une jeune soubrette lubrique aux yeux des hommes sans morale.

Jessica Lange : la voisine envahissante dont le sort semble largement lié à celui de la maison. Toute sa vie ne semble être qu’une longue suite de tragédies où les individus sont des pions

On y retrouve aussi zachary Quinto, plus connu en tant que Sylar dans la série Heroes.

Face à un Walking dead poussif et plaintif, American Horror Story réussit plus que jamais à nous tenir vissé sur notre siège entre attirance et répulsion.

Il faudra attendre maintenant attendre la saison 2 pour se faire du mal à nouveau.

 

 

 

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Les nazis sont de retour en Allemagne

Derrière ce titre foncièrement provocateur (ouh lala), c’est juste que je viens d’apprendre qu’un épisode de Star trek de 1968 vient d’être diffusé pour la première fois en Allemagne. Ce n’est pas vraiment un épisode retrouvé de derrière les fagots mais le sujet abordé bloquait jusqu’alors toute diffusion.

Dans cet épisode, l’équipage de Star trek tente de s’infiltrer sur une planète où le pouvoir a assis son autorité sur la stricte reproduction du régime national-socialiste

Il n’y a aucune apologie du fascisme dans cet épisode qui se construit au contraire sur une critique des régimes totalitaires. Mais la législation était stricte et interdisait toute représentation des symboliques du 3ème Reich ou discussion sur le sujet.

Comme dirait quelqu’un : « fascinant… »

 

 

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Virée de Gore

Pour ceux qui trouve que la saison 2 de Walking dead est ennuyeuse, je vous propose une petite alternative en matière de zombies et autres bêtes consommatrice d’hémoglobine : Death Valley.

Dans cette série, nous suivons les agissements d’une unité spéciale de la police de la vallée de San Fernando aux Etats unis. Cette vallée est surtout connue pour abriter la ville de Los Angeles. Suivie par une équipe de télévision, nous partageons le quotidien de ces policiers sur le terrain.

Ce qui différencie cette unité (la Undead Task Force), c’est qu’elle est chargée de lutter contre la prolifération de créatures aussi sympathiques que des vampires, des zombies et des loups-garous. On ne sait pas le pourquoi de cette invasion, ni le comment.

Plutôt qu’une unité d’élite, c’est toute une équipe de bras cassés chargée de l’appréhension,  la décapitation, le flingage, le tabassage à outrance des suspects. Chaque altercation dégénère inévitablement le plus souvent en scène gore assez jubilatoire

C’est bien entendu potache, crétin et amoral. les situations sont parfois cocasses ou absurdes : on verbalise un loup-garou car il conduit un soir de pleine lune par exemple.

Le format court (20 minutes), le côté mockumentaire permet un petit plaisir coupable avant d’aller pioncer

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dexter avant dexter

J’ai toujours eu un penchant avoué pour les dessins animés un peu déglingos ou du moins ceux qui manient sans honte l’absurde ou la grosseur du trait. Cette habitude est ancrée depuis bien longtemps, surement depuis que, tout petit, je m’exclaffais devant les Tex Avery après le premier film de la dernière séance. Dans ce panthéon de la douce dinguerie, pas mal de dessins animées sont tombés dans les oubliettes de ma mémoire. Néanmoins, on a pu remarquer que la tendance à la loufoquerie est devenue monnaie courante dans les animations récentes. Faut-il voir là une volonté des auteurs de s’émanciper du côté gentillet et mièvre qui a pu préexister ou juste un mouvement qui colle à l’époque hystérique que nous vivons. Franchement, je n’en sais rien. ce que l’on peut constater, c’est que ce moyen permet de toucher deux fois plus de public : des parents qui apprécient le côté plus « adulte » et des enfants qui s’extasient devant cette loufoquerie.

Mais pourquoi vous parler de ceci un jour de pont de Toussaint sans aucune raison apparente. C’est tout simplement que mon esprit est un vaste méandre où les fils se touchent sévèrement. Ce matin, calé dans le confort moelleux du canapé, je regardais avec un plaisir non dissimulé avec mon fiston le « Laboratoire de Dexter ». ce dessin animé nous raconte les aventures mouvementées de Dexter, petite garçon de 8 ans, génie excité et irascible en lutte perpétuelle avec sa soeur de 12 ans Dee Dee, gentille fille un peu nunuche. Dexter possède un laboratoire secret où il mène diverses expériences qui finissent comme de bien entendu en catastrophe. Les histoires sont loufoques, le graphisme très simple et sixties est correct. Bilan : on se marre bien.

Au fil des épisodes, je n’ai pas m’empêcher de faire le lien avec un autre Dexter, celui de la série éponyme, sérial killer au long cours. Bien sûr, le petit mouflet du dessin animé est à mille lieux de trucider la population criminelle de Miami. Mais quand même, on a quand même face à nous un rat de laboratoire rouquin aux sombres pensées affublées d’une grande bringue de soeur. Ca fait un sacrée coincidence non? Pour information, le dessin animé est antérieur à la série : on pourra donc juger qui a potentiellement influencé sur qui. J’avoue ne pas avoir vérifié si cette pseudo théorie avait quelques fondements mais je pense qu’elle doit rester là où elle se porte le mieux : comme une réflexion de canapé d’un lundi matin.

Le petit excité du dessin animé me fait aussi penser à une version enfantine d’un collègue de bureau. j’en appelle à ceux qui me lisent et qui bossent avec moi pour voir s’il trouve de qui je parle 🙂

 

 

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Grimm

Attention : Spoiler

Comme je vous l’avais précédemment dit, deux nouvelles séries font une incursion dans le domaine des contes de fées cette semaine. Après « Once upon a time » qui laisse préfigurer le pire comme le meilleur, voici venir Grimm.

Autant le dire de suite, cette nouvelle saga est des plus décevante. Pour un pilote, tout a été baclé :

– le fil conducteur de la série a des airs de vu et revu : des élus capables de voir les forces obscures qui nous entourent (mon dieu!!!) tout droit sorties des contes pour enfants qui sont en fait vrai de vrai. Si c’est pour nous refaire du Buffy (ah bé tiens c’est les mêmes producteurs) mais sans une blonde, passez votre chemin.

– Le scénario de l’épisode est fait de bric et de broc, torché en 10 secondes sur le coin d’une table. Le coup de la musique d’Eurythmics qui permet de confondre le tueur est risible à souhait. Le personnage de la tante mystérieuse chauve (ça ne se voit du tout du tout le faux crane, non non) qui débarque est un  summum de médiocrité scénaristique. On devine d’avance qui est le grand méchant et qui sera les futures faire-valoirs du héros (avec comme d’hab le noir prévu par les quotas hollywoodiens comme acolyte cool du héros). Le pire restera le rebondissement de dernière seconde de l’épisode qui remporte haut la main l’oscar du lieu commun.

– Pour finir d’enfoncer la série, on pourra juste rajouter que le héros principal n’a aucun charisme comme il se doit.

Grosse déception : 2/10

Ne reste plus qu’à revoir les Frères Grimm de Terry Gilliam pour s’en remettre .

 

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Once upon a time : une série limitée

Cette semaine deux nouvelles séries débarquent en s’inspirant de l’univers de contes de fées. En attendant Grimm, nous avons eu droit hier au pilote de « Once upon a Time » nouvelle série de ABC créée par les scénaristes de Lost. L’idée de base est de transposer dans notre monde contemporain les personnages de Blanche-neige, Geppetto et autres fables. L’intention est louable mais risquée :  on a vite fait de tomber dans la mièvrerie ou dans la caricature. La base de départ s’avère intelligente : que se passe t-il après le célèbre « ils se marièrent et eurent beaucoup d’enfants »?

L’épisode alterne entre le décor du château du prince charmant et le monde contemporain. On y suit la triste vie d’Emma, femme célibataire qui ,comme par hasard, se cherche un but dans l’existence. L’élément réconciliateur de ces deux univers est le jeune Henry, enfant biologique d’Emma mais adopté.

Les parties féériques n’échappent pas à l’aspect enfantin et candide du genre mais comment faire autrement. On peut d’ailleurs supposer que cela a été accentué pour contrebalancer les palettes plus variées des personnages « normaux ».

[spoiler show= »Spoiler » hide= »Spoiler »]Le cadre de l’intrique se situe à  Storybrooke (ouh là le jeu de mots) dans le Maine. la Reine noire, par soif de vengeance, a propulsé tout le petit monde des contes dans ce village (bien sûr au Etats Unis, cela va de soit). Chaque protagoniste a oublié qui il était et mène une vie banale et figée dans le temps : Blanche Neige est institutrice, jiminy cricket est psy et la Reine est la maire de la ville. Mère-Grand et le chaperon rouge gère un hôtel, Rumpelstiltskin (Tracassin en français) possède la ville.[/spoiler]

Seule rescapée de cette malédiction, Emma, fille de Blanche neige et du Prince a grandi dans notre monde sans rien savoir des ses origines. Elle seule pourra briser le charme qui emprisonne les habitants de Storybrooke.

C’est clairement une série familiale. les personnages sont encore très fades. D’un autre côté, il s’agit d’un pilote; on peut donc espérer que cela gagne en profondeur et en intrigue au fur et à mesure.

Parmi les acteurs, on retrouve pas mal de transfuges d’autres séries notamment Jennifer Morrison, échappée d’House. On y retrouve aussi Robert Carlyle, l’éternel Begbie de Trainspotting.

 

 

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En vrac

Jusqu’ici j’ai tenté tant bien que mal de tenir le rythme en postant quelques articles chaque jour pour la plus grande joie des petites et des grands. Mais hélas trois hélas, il suffit d’un grain dans le rouage pour que cette belle mécanique huilée s’enraye, se grippe, parte en saucisse, se vautre, s’emmêle, parte en couille, se déglingue, se dézingue, se crashe, flanche, explose, s’effondre.

Plus qu’une panne d’inspiration, c’est une panne de batterie de voiture qui m’a contraint à faire autre chose que de glander devant un PC.

Commençons par un constat étonnant : une voiture qui n’a plus de batteries ne va pas vous le signifier par un voyant spécifique : non, trop simple. Sur une Modus, par exemple, si vous essayez de démarrer une voiture avec une batterie HS, ça bippe, les feux de détresse s’allument et les essuie glaces s’enclenchent. C’est vraiment très révélateur, n’est ce pas….

Pour faciliter le travail, le constructeur a bien entendu farci le dessus de la batterie de surcouche de plastique : il m’a fallu dévisser 13 vis et boulons pour l’enlever. Mais ils ont bien raison sinon on s’ennuierait.

Mais je vais m’arrêter là car je n’ai pas vocation à raconter mes tracasseries de la vie courante au delà de la phase anecdotique.

Seule raison de continuer cet palpitant article serait de vous causer du premier épisode de la saison 2 de la série « The Walking Dead » pour profitert de ma Balise spécial Spoiler !!

[spoiler effect= »phase » show= »Montrer la vilaine chose » hide= »cacher la vilaine chose »]Cette nouvelle saison démarre là se finit la première : des zombis, un camping-car et des carcasses de voiture. Après l’échec de la solution CDC, voilà notre petit monde reparti vers de nouvelles aventures. Ça se laisse regarder malgré pas mal d’aspects agaçants : des monologues et dialogues poussifs ou ennuyeux, l’arrivée inutile de la religion dans l’histoire (aspect jamais abordé par le comics), des facilités scénaristiques (pourquoi abandonner la gamine pour tuer deux zombies qui ne marchent pas droit). Et surtout, surtout, le héros portent très mal le chapeau de shérif. Non mais sans blague, qu’il arrête ça sur le champ.[/spoiler]

Allez c’est l’heure du café et ensuite je vous causerai BD pour la peine

 

 

 

 

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American Horror Story

J’ai regardé hier le premier épisode de la nouvelle série « American Horror Story ». Je ne sais plus sur quelle site celle ci était annoncée comme la série événement d’Octobre. Il y avait de quoi mettre l’eau à la bouche : une série d’horreur avec une maison hantée, de la psychose et de la déviance du même producteur que Nip Tuck.

L’histoire de départ est le déménagement d’une famille en plein crise : la mère a fait une fausse couche, le père psy a couché avec une de ses étudiantes. Quant à leur fille adolescente, elle est… adolescente. Et tout ce petit monde ne trouve rien de mieux pour renouer que d’atterrir dans une maison hantée au passé glauque.

Autour de ce trio va commencer à graviter un petit monde encore plus inquiétant : une fille trisomique de mauvaise augure, un bonne à l’âge incertain, un psychopathe à moitié cramé, une femme du sud kleptomane, un ado psychotique et un adepte du bondage.

Tout est fait pour faire flipper : bande sonore triturée, image subliminale. A ça on rajoute un processus de narration qui s’éloigne de la linéarité et de la déviance sexuelle pour choquer le bourgeois.

Reste juste à planter le décor dans une bonne maison victorienne, avec des greniers, des caves et des papiers peints que se décollent; on se croirait dans la Maison du diable.

Et pour pimenter le tout, on met un max de ses saloperies de poupées à têtes de porcelaine que je peux pas saquer personnellement (rien que ça ça me suffisait pour trembler de trouille)

Autant dire que ça part dans tous les sens à jouer sur tous les ressorts dramatiques et qu’on cherche à en mettre plein la vue dès le premier épisode au risque de perdre une peu de compréhension.

Mais ça fait quand même son petit effet et on a tendance à s’enfoncer dans le canapé. Il reste à espérer que l’histoire gagnera en compréhension par la suite. rendez-vous Jeudi pour l’épisode 2.

 

La bande annonce :

Et une présentation des personnages :

Enjoy (en joie en français à peu près)

 

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La loi des séries : épisode 3

Enfin du nouveau dans le monde des séries et du retour

House (saison 8 ) : après la saison qui débute en hôpital psychiatrique, la saison qui démarre en prison. Ca fait plaisir de revoir cette grosse tête de mule mais on sent l’essoufflement d’un concept qui a fini d’innover

Mentalist (saison 4) : La série arrive assez à se renouveler pour garder de l’intérêt. Si les personnages gagnent en profondeur, les intrigues et les ressorts dramatiques sont toujours triop gros pour être crédibles (le coup des flics suspendus qui continuent à enquêter sans être inquiétés moins que ça, ça commence à bien faire).

Fringe (saison 4) : Cette nouvelle saison commence sur les chapeaux de roues avec les imbrications bien construites entre les deux mondes parallèles. la seule crainte qu’on peut avoir est l’annulation de la série à cause de mauvaises audiences.

Continuer la lecture de La loi des séries : épisode 3

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capes et d’été

Les vacances sont l’occasion de faire baisser la pile de films, séries en retard.

La petite pépite de cet été aura été « Spaced« . cette série anglaise de 14 épisodes ne devrait pas laisser de marbre les fans de « Shawn of the dead » ou « Hot Fuzz » puisque on y retrouve les deux comparses de ces Films : Simon Pegg et Mike Frost. Mais attention cette série est antérieure aux deux films puisqu’elle date de 1999-2001. Il ne faudrait pas oublier dans l’histoire Jessica Stevenson, co-scénariste et actrice de la série.

Cette série relate l’histoire de Tim Bisley, dessinateur de Comics, qui vient de se faire larguer par sa copine et de Daisy Steiner, jeune auteur en mal d’inspiration et paresseuse au possible. Dans l’impossibilité de se loger du fait de leurs maigres revenus, il se retrouve par concours de circonstances à se faire passer pour un couple pour être hébergé. Leur proprio, Marsha,vit avec sa famille (qu’on ne voit jamais) et passe sa journée avec un verre, voire deux, à la main et une clope au bec. La maison a déjà un locataire en Brian Topp, un artiste peintre tourmenté.

Tim a pour meilleur ami Mike, un militaire pur jus.Daisy, quant à elle, côtoie Twist, une férue du shopping.

La série est truffée d’allusions aux jeux vidéos (Tekken) et au cinéma ( robocop, Matrix, the bachelor, star wars et surement plein d’autres qui m’échappent). On y retrouve tout l’humour et le côté déjanté des films cités plus hauts)

 

Pour les films, J’ai vu deux manières d’aborder la parodie de films de films de capes et d’épées :

– La manière américaine avec « Your Highness« . C’est un film qui penche plus vers l’héroic fantasy avec des acteurs plutôt prestigieux comme James Franco ou Nathalie Portman. Disons le tout de suite, ce film est d’une grande vulgarité aussi bien visuellement que par les paroles. Ce qui sauve le film, en dehors de réels moments très rigolo, c’est la présence comme acteur principal de Danny McBride. Pour ceux qui ne le connaissent pas, il sévit déjà dans la série Eastbound and Down. On le retrouve ici dans le même genre de personnage imbu, pleurnichard à l’égo démesuré.

– La manière française avec « Philibert« . Film pastiche des films de capes et d’épées à la jean Marais, on retrouve avec humour et nostalgie tous les ressorts dramatiques de ce film de genres :le jeune héros lisse, le torse bombé et naïf à souhait, le méchant vraiment méchant, le jeune valet futé. La recette aurait pu prendre si à trop pasticher, on s’étendait moins en longueur inutile qui font que souvent le film s’essouffle. Mais les petits clins d’œil ici et là, les dialogues bien travaillés et ce petit air du film du dimanche soir sauvent largement le film. Spéciale dédicace à l’espèce de sanglier au long Groin qui traverse culinairement le film

 

 

 

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