All Good things

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All Good things

d’Andrew Jarecki

Avec Ryan Gosling et Kirsten Dunst


Voici un film passé plutôt inaperçu malgré les têtes d’affiche.

Basé sur une histoire vraie, la disparition mystérieuse de la femme d’un milliardaire new yorkais, Le film déroule lentement les événements qui ont conduit à de drame, nous baladant dans l’Amérique des années 60 à 80.

Issu d’une famille ayant fait fortune dans l’immobilier à New York, David essaie de mener sa barque entre un père oppressant et une mère disparue violemment quand il avait sept ans. Par hasard, il rencontre Katie, une jeune étudiante et s’éprend d’elle. Il quitte alors le cocon familial pour monter une épicerie Bio. Le père de David fait alors pression pour que son fils rejoigne l’entreprise familiale. Le couple revient vivre à New York.

Pourtant au fur et à mesure que les années passent, le comportement de David, garçon doux et discret change. sa femme le surprend à marmonner sans raison ou il se renferme à la moindre contrariété. Malgré ses petits aléas, la vie continue.

Mais rien ne semble arrêter la lente détérioration du comportement de David qui sombre dans des phases de violence ou de mutisme. Katie ne se résoud pas pourtant à quitter son mari. Totalement dépendante financièrement de la famille de son mari, elle ne peut pas non plus divorcer.

Elle essaie malgré tout de survivre en reprenant ses études et réussit le concours d’entrée en Médecine. cette nouvelle étape finit d’accélérer la descente aux enfers.

Jusqu’au jour où Katie disparaît mystérieusement. Déclarée disparue (des témoins l’ont aperçu sortant de chez elle et dans une cabine), l’enquête est enterrée.

20 ans plus tard l’enquête est ouverte de nouveau par un procureur suite à l’apparition de nouveaux faits.

Le film déroule l’histoire de manière linéaire et suit la chronologie des événements. Les faits s’ouvrent à nous petit à petit avec un parti pris évident du réalisateur : pas de chemin de traverses mais une implacable mise en scène de la vie du couple. Cette impossibilité de nous laisser entrevoir des alternatives est extrêmement oppressante. On a l’impression de voir une bleuette, puis un thriller mais c’est juste un drame qui s’ouvre à nos yeux : celui d’une nature humaine pervertie qui détruit tout ce qu’il peut aimer.

Comme je vous l’ai dit, c’est basé sur une histoire vraie et le film ne s’éloigne pas d’un iota des faits réels. Et pourtant, on s’étonne parfois de voir cette réalité prendre des tournures complètement folles. C’est d’ailleurs cette folie qui s’insinue petit à petit qui fait tout l’intérêt de ce film : elle nous rend mal à l’aise, puis révolté, puis otage.

C’est aussi une belle manière de montrer combien la justice ne peut rien contre la puissance de l’argent et que les intérêts l’emportent toujours sur la morale.

Difficile d’en dire plus sans dévoiler les errements schizophréniques du « héros ». La performance des acteurs est excellent. Kirsten Dunst semblent se creuser et s’étioler au fur et à mesure du Film. Quant à Ryan Gosling, toujours aussi peu bavard, il réussit brillamment à jouer le monstre sous le masque de l’impassibilité.

Je n’avais pas vraiment entendu parler de ce film avant de l’avoir vu, ni des faits à son origine. malgré quelques longueurs et un peu de maitrise (c’est le premier film du réalisateur),  c’est une bonne surprise : 7/10

 

Petite remarque au passage : le titre français du film est Love & Secrets, ce qui évidemment fait bien plus français. on sent bien la volonté de nous faire gober l’idée que ce film est une belle histoire d’amour. Si c’est ce que vous recherchez, passez votre chemin.

Dernière petite chose : les musiques du film sont particulièrement réussies pour suivre en crescendo l’histoire. La n°7 est la plus réussie à tout point de vue

 

 

Caucus toujours… Tu m’intéresses

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On continue cette série de portraits des candidats républicains encore en lice…

Cette fois, on va faire le tour des outsiders…


Gary Johnson, ancien Gouverneur du Nouveau Mexique.

Il fait partie de ses candidats qui essaie de survivre en jouant l’atypisme. Il est ce qu’on appele un libertarien : ce courant considère que la liberté individuelle l’emporte sur toute autre considération et que l’état devrait être réduit à ces prérogatives régaliennes. C’est un peu une anarchie de droite en fait. Comme d’habitude, c’est une philosophie construite pour les riches, les riches n’auront qu’à se démerder grâce aux quelques pièces octroyées par les fonds privés de charités : le communisme mais à l’envers 🙂

Avec de tels arguments, Johnson est contre les guerres (ça coute cher), pour la légalisation des drogues (la lutte, ça coute cher) et pour réduire les budgets de l’éducation et de la sécurité sociale (ça … Bon vous connaissez la musique).

Le petit clip de campagne de Monsieur NON (il est tout fier d’avoir mis 750 fois un veto sur une loi) comme il se doit.

 


Fred Karger

C’est le candidat pestiféré par excellence. Aucun des autres candidats ne veut débattre avec lui et on se demande bien pourquoi… Ah bé c’est peut être parce qu’il est homosexuel et qu’il milite pour le mariage Gay.

Non je ne préfère pas croire que c’est ça …

C’est avant tout une candidature militante et il ne se fait guère d’illusions sur ses chances de l’emporter.

Autant vous dire qu’il n’aime pas Rick perry comme vous comprendrez bientôt.

 


Jimmy mcMillan

Il est le créateur et dirigeant du « rent is too damn high Party » (les loyers sont putain élevés).  Son programme politique se résume peu pu prou à cet unique slogan.

Quand on le voit, on se dit que c’est encore Eddy Murphy  sous un déguisement raté.

Mais pas du tout, c’est sérieux mais ça n’ira pas loin

 

 


Andy Martin

Lui, on ne sait pas trop d’où il vient mais il ne va pas tarder à y retourner.

Il fait partie de la catégories des Birthers. Ce sont les personnes qui conteste le fait qu’Obama soit né à hawaii comme il le prétend et serait donc né non américain ce qui lui interdirait la présidence. c’était le même lascar qui avait fait fuité les rumeurs comme quoi Obama était de confession musulmane. Il avait aussi insinué que ce dernier était le fils caché d’un journaliste noir américain communiste.

C’est un mulirécidiviste de la poursuite judiciaire : inculpé plusieurs fois d’anti sémitisme et de diffamation (il mélange souvent homosexualité et pédophilie), il est aussi l’instigateur de procès contre toute personne le critiquant ouvertement.

C’est un peu le maitre Collard américain en somme.


Jon Huntsman Jr

Cet homme possède deux handicaps dans la course à l’investiture :

– il a été nommé comme ambassadeur par Obama.

– Il est intelligent. Ancien gouverneur de l’Utah, il est plutôt modéré (pour un républicain) : il est pour l’union civile des homosexuels, il croit en la théorie de l’évolution et dans le réchauffement climatique. Il est même prêt à augmenter les impôts pour réduire la dette, chose que même les démocrates n’osent pas faire.

Comme il est mormon, il se fait discret sur les questions religieuses.

Bilan : entre 1 et 2% des votes.


Rick Santorum

C’est simple voici l’antithèse du candidat précédent.

Il est pour la peine de mort, contre l’avortement sous toutes ses formes, il comdamne l’homosexualité qu’il compare à l’inceste et à la zoophilie et serait responsable du SIDA.

Il est bien sûr partisan de toutes les guerres et considère que les pays arabes sont tous islamistes.

Il ne manque pas bien sûr une occasion de faire dans la bigoterie : « Pour moi ce n’est pas une campagne électorale comme les autres, il s’agit d’aller sur le champ de bataille et de défendre la vérité de Dieu dans le monde »

Et pour quel résultat ? Bé pareil : 2%


 

Prochain article : les poids lourds

mon candidat m’a fait Caucus

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Ah brave gens, vous qui subissez les manoeuvres de campagne qui se jouent pour la présidentielle de 2012, vous qui trouvez misérables les actes et les discours des candidats politiciens, voici de quoi vous réconcilier avec nos chers politiciens.

Il suffit de s’intéresser à la primaire républicaine aux Etats Unis. A côté de ça, les candidats français sont de gentils amateurs dans la fourberie et dans la démagogie. Autant dire qu’outre atlantique, tout est permis jusqu’à la désinformation la plus totale.

Le parti républicain s’est encore plus radicalisé sur sa droite depuis les événements Tea Party et on n’hésite pas à faire vibrer les plus bas instincts de leur électorat. Tout est bon pour être plus anti avortement, plus peine de mort, plus anti-français (le summum de la classe américaine), plus anti-darwin et plus anti intelligence d’une manière générale.

Tous les coups sont permis entre candidat pour aller retrouver une maîtresse oubliée ou un papier de bonbons jeté à l’âge de 5 ans. Pour aider au bon déroulement du débat, Fox News est à l’affut pour finir d’euthanasier les dernières résistances de rationalité.

Alors pour ceux qui n’ont pas tous suivi, voici un petit tour de ces candidats gratinés…

Commençons par ceux qui ont du abandonner la course suite à une belle panoplie de casseroles ou un charisme d’huitre.

 


Tom Pawlenty : ancien gouverneur du Minnesota.

Un républicain pur jus : diminue les impôts, taille dans les dépenses sociales et oblige à un délai de réflexion de 24h avant de se faire avorter (avec un bon bourrage de crane religieux durant cette période.

Avec sa tête mi steve Carrel, mi vendeur de photocopieuse, il s’est pris une claque directe dès les premières élections des primaires.

 

 

 


Thaddeus McCotter : représentant du michigan

Encore un bon républicain qui voit dans toute tentative d’aider les autres un acte de socialiste voir de communiste. Il est par contre pour l’argent de l’état quand il s’agit d’aider les entreprises en difficulté de son état. Les cinq principes qui l’animent, et qu’il a développé dans son ouvrage Seize Freedom, paru en février, sont les suivants : c’est Dieu qui donne la liberté, pas le gouvernement ; la souveraineté est dans nos âmes, pas sur notre territoire, la sécurité provient de la force, pas de l’abandon ; la prospérité est créée par l’entreprise privée et non par le service public ; les vérités sont évidentes et non relatives. Avec ça, plus besoin de réfléchir…

Avec un charisme d’huitre intégral, il a assez vite jeté l’éponge.

Pour le plaisir, une petite vidéo de campagne comme on n’en fait pas chez nous


Herman Cain : Homme d’affaires.

Celui là, c’est la pépite des loosers. Ultra favori il n’y a pas si longtemps, il a du abandonné à cause d’un arrivage de maîtresses déterrées. Malgré les traditionnels pardons de l’épouse, il a du jeter l’éponge.

Jouant à fond la carte du discours bas de plafond, il a caracolé en tête des sondages.  Il s’est rendu célèbre pour des paroles telles que « Ne blâmez pas Wall Street, ne blâmez pas les grandes banques, si vous n’avez pas de travail et que vous n’êtes pas riches, vous ne pouvez vous en prendre qu’à vous même… » à propos du mouvement Occupy wall-street. Son humour n’est pas en reste puisqu’il avait proposé d’électrocuter les immigrants illégaux mexicains. Totalement inapte en politique étrangère, il est incapable dire qui défendre en libye (il croit que les talibans y vivent) ou pense que la Chine va se doter de l’arme nucléaire.

Ancien patron d’un chaine de pizzeria, ses adversaires ont su déterrer cette magnifique reprise de Imagine version Calzone

Imagine there’s no pizza
I couldn’t if I tried
Eating only tacos
Or Kentucky Fried
Imagine only burgers
It’s frightening and sad…

 

 

Rattrapé par un wagon de maîtresse, poursuivi pour harcèlement, ce lui que Dieu avait chosi (« J’ai beaucoup prié quand j’ai commencé à réaliser que je devais me présenter. Je me suis senti comme Moïse quand Dieu lui a dit « Je veux que tu ailles en Egypte et que tu guides mon peuple »)a du abandonner.


 

Prochain billet les outsiders encore en course….