L’éolienne de hurlevent

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Les éoliennes c’est pour moi le signal que je roule vers la Vendée. Le long de l’autoroute, on voit fleurir les grands mats des éoliennes et leurs gigantesques pales.

Certains trouvent ça moche. Personnellement je trouve que c’est un spectacle atypique loin d’être si laid que ça. Je trouve ça largement moins moche qu’une centrale nucléaire ou une rangée de pylônes haute tension. Je ne parle pas des antennes pour téléphones mobiles, les relais de télés, les châteaux d’eau,etc. Elles ont l’avantage d’être peinte en blanc ce qui assure discrétion et confort visuel.

Leur implantation pour une utilisation locale limite l’acheminement sur des kilomètres par fils haute tension.

1°) L’argument esthétique est souvent mis en avant. On a peur de les voir fleurir, de faire fuir les oiseaux, le gibier, les touristes, de dévaluer l’immobilier et même de faire tourner le lait des vaches. Leur implantation est soumise à des règles d’urbanismes strictes. C’est pourquoi on les retrouve toujours au milieu de vastes étendues agricoles loin des habitations (une éolienne ne peut se trouver à moins de 500m d’une habitation). L’énorme avantage de ces constructions, c’est qu’elles sont aussi facilement démontables.

2°) Deuxième argument avancé contre les éoliennes : le Bruit.

Il n’ y a pas si longtemps je suis allé au pied d’une éolienne pour me donner une idée de l’engin. En effet, le bruit y est infernal. Pour une bonne raison, c’est celui du vent dans le paysage.On n’entend pas le bruit de l’éolienne quand elle marche car il est couvert par le vent. Et l’ayant vérifié, à 500m, on ne les entend pas du tout.

Pour les histoires de malaise constatés depuis les implantations dus aux infrasons, comme le disent les études : « L’examen conclut que, même si des personnes qui habitent près d’éoliennes présentent des symptômes comme des étourdissements, des maux de tête et des troubles du sommeil, les observations scientifiques disponibles à ce jour n’établissent pas de lien causal direct entre le bruit des éoliennes et les effets nuisibles sur la santé. Le niveau sonore des éoliennes, compte tenu des distances de retrait résidentielles courantes, n’est pas assez élevé pour causer des troubles auditifs ou d’autres effets directs sur la santé, bien que certaines personnes puissent le trouver agaçant.« (1)

Ca me parait quand même moins grave qu’une fuite de radioactivité non?

 

3°) C’est une énergie intermittente car soumise aux aléas météorologiques. Certes mais on  est quand même assez intelligent pour les implanter dans des endroits statistiquement venteux. Une éolienne fonctionne 70 à 80% du temps. Cette production aléatoire ne peut pas répondre à une hausse soudaine des besoins en consommation. C’est vrai ; un peu comme le nucléaire en fait 🙂 Une centrale ne s’allume pas d’un coup avec un interrupteur. la réponse trouvée à ce problème est tout à fait adaptable pour les éoliennes avec la mise en place de STEP (Station de transfert d’énergie par pompage turbinage) (2)

Evidemment qu’on ne pourra pas remplacer les centrales par les éoliennes. les emplacements à fort potentiel venteux sont limités. Mais cette énergie restent une alternative locale intéressante pour les régions concernées sans omettre une petite baisse si possible de la part du nucléaire.

La puissance actuelle déployée en éolien correspond à quelque chose près à 5 réacteurs nucléaires (5660 MW) et ne participe qu’à 2% de la production globale. En 2020, cette capacité équivaudra à 15 réacteurs.

Pour le reste, c’est débat dans les commentaires bien sûr 😎

 

Pour aller plus loin :

Sites d’information générale :

– http://www.energies-environnement.fr/energies/energie-eolienne/

– http://www.developpement-durable.gouv.fr/-Energies,198-.html

Sites de promotion de l’éolienne :

– http://www.planete-eolienne.fr/idees_fausses.html

– http://www.enr.fr/

– http://fee.asso.fr/vos_questions

Sites anti :

– http://environnementdurable.net/

– un article dans rue 89 (lire les commentaires)

– un autre article bien sympa (lire les commentaires)

Deux documents dont je me sers en priorité :

– Stratégies pour un changement.

– Chiffres clés de l’énergie 2010.

 

(1) http://www.health.gov.on.ca/fr/public/publications/ministry_reports/wind_turbine/wind_turbine.pdf

(2) http://www.sortirdunucleaire.org/index.php?menu=sinformer&sousmenu=revue&page=article&id=490&num=40

Interlude

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Petit retard pris sur l’article concernant l’éolienne. 2 raisons à cela :

J’ai recommencé à jouer à Civilization. Quelle belle connerie !!! Depuis les premières versions, j’avais moyennement accroché avec les suites. Civilization premier du nom m’avait valu de nombreuses nuits blanches. C’était moche avec du son 8 bits mais il était impossible de décrocher : « allez je vais jusqu’à l’an 1000 et je vais me coucher », « allez je finis de construire une ville et j’y vais »,etc. Toutes les excuses étaient bonnes pour ne pas lâcher l’affaire. Par curiosité, j’ai testé Civ 5 (comme on dit pour faire cool gamer) juste comme ça pour voir. J’ai arrêté à 2h du matin. D’ailleurs pendant que j’écris, je n’ai qu’une envie, c’est de m’y remettre…

 

L’autre raison, c’est que j’ai mis fin à l’un de ces petits questionnements qui remplissent votre existence sans que vous n’éprouviez un réel besoin de l’assouvir.

l'orange mutante !!!

Flashback : Plus petit, je me rappelle m’être posé des questions sur les oranges. Parfois celle ci avait à l’une de leurs extrémité comme une espèce de malfaçon : un trou dans la peau laissait paraître comme une seconde peau en dessous de la première. cette peau se tordait comme un foetus ou une hernie mal branlée. Si l’on y prêtait attention, c’était assez flippant.

Une fois déshabillée, l’orange nous exhibait une excroissance maligne chapeautée de la dire verrue. Comme seul élément de réponse à cette anomalie contre nature, on m’opposait les nécessaires croisements entre espèces et les traitements protecteurs.

Ces explications ne faisaient qu’accroître mon trouble : comment croisait-on des oranges? On coupait en deux chacun des fruits et on greffait une autre moitié avec? On piquait chaque orange à l’aide d’une seringue afin de lui injecter quelque substance maléfique?

Le repas se terminait et je passais à autre chose. Il n’y avait surtout pas Internet pour s’enquérir de ce genre de question triviale.

Ces explications rejoignaient les mythes de l’enfance à l’instar des mures du bas qu’il ne fallait pas ramasser parce que les gens pissaient dessus (1).

Ze monster !!!

Ce midi, en mangeant une orange, ce souvenir a refait surface. Comme chaque fois, les explications enfantines ont voulu saper les velléités de réponse. Ayant quelques ordinateurs à portée de mains de la table à manger, pour le grand malheur de ma femme, j’ai bondi vers mon clavier avant que la force des habitudes ne me visse de nouveau à ma chaise.

Le plus dur fut au départ de trouver les bons mots clés de ma recherche : trou, peau, orange, excroissance…

En fait, il n’y aucune manipulation artificielle à la base de cet agrume. Il s’agit d’une variété appelée Navel. Au Brésil, un arbre s’est mis en tête au début du 19ème siècle de fournir cette bizarrerie : une espèce de frères siamois dégénéré s’est mise à se développer à la base de l’orange. Cette excroissance ragoutante mais néanmoins juteuse tente vainement de s’échapper de l’emprise de la peau du fruit créant cette espèce de nombril si caractéristique (navel en portugais).

A partir d’une bouture de cet arbre, on a ensuite pu développer sur le sol américain la production massive de cette orange ma foi pas dégueu.

Sur cette conclusion, je referme le grand livre des mystères mystérieux pas vraiment importants mais quand même ça fait plaisir de savoir quand même.

 

(1) Par contradiction, j’ai toujours pissé sur les mures du haut chaque fois que l’envie me prenait près d’un buisson de ronces.