Connaissez vous la notion de singularité en « çailleunse » et plus particulièrement dans le domaine de l’évolution technique?
Bon déjà singularité, ça fait très cool à sortir dans une conversation :
– « T’en pense quoi de la comédie musicale de Pascale Obispo? »
– « Mhhh, cela ne manque pas de singularité »
C’est aussi utilisé pour décrire ou énoncer des phénomènes ou objets mathématiques, genre dans un trou noir, on parle de singularité gravitationnelle pour exprimer l’infini qui le caractérise.
Exemple de singularité gravitationnelle : le matin au réveil, plus vous tardez à vous lever, plus la gravité s’intensifie.
Il est une autre singularité qui est véhiculé par l’imaginaire collectif et les oeuvres de science fiction : la singularité technique.
En gros de ce que j’ai compris, il arrivera un moment où la puissance de calcul des ordinateurs sera assez importante pour dépasser celle de l’homme et appréhender par elle même l’innovation technologique et assurer son propre développement intellectuel. Nous aurons alors des machines auto réplicantes, capable d’abstraction et pouvant relever des défis au delà des possibilités humaines. il s’en suivra un décollage exponentiel du progrès.
Bien sûr, l’homme sera au choix exterminé (genre Terminator), asservi (Matrice) ou assimilé en tant que partie d’un grand tout (genrela culture).
C’est une vision bien sûre très positive, voire positiviste ou idyllique. Ce serait l’avènement d’une humanité transcendée et hédoniste vivant dans l’abondance sans souci de la pénurie ou de la mort où des intelligences artificielles piloteraient l’ensemble à la fois comme individus à part entière et bienveillante.
Mais sur quoi s’appuie cette théorie futuriste ? Principalement sur de belles courbes, des schémas et des powerpoints colorés. Le plus connu des postulats est sans doute la loi de Moore qui prédit que le nombre de transistors composant les processeurs doublent tous les deux ans. Par extension, cette loi s’est étendu pour l’ensemble des paramètres informatiques : puissance de calcul, capacité de stockage, masse d’information, taille des réseaux sociaux, nombre de Kevin sur les blogs Skyrock.
A l’aide de tous ces beaux chiffres, les plus optimistes positionnent ce passage vers 2045 sachant que les superordinateurs doubleront la capacité de l’homme en 2025. C’est bien sûr aussi vrai de vrai qu’un discours sur le futur par Attali ou les frères Bogdanov. Mais d’un autre côté, ça me donne une chance de voir ça.
Néanmoins, un autre théorème appelé le postulat de Glenn–payotte dit aussi : »Plus vous mettez de monde dans une pièce, plus le niveau de mabouls augmente«
Je suis, je suis, je suis... Une singularité !!!
tout d’abord, les ressources ne sont pas infinies et notre propension à tout gaspiller n’arrange rien.
Comment concevoir une intelligence au delà de ce que l’homme peut concevoir. Je trouve étonnant qu’on puisse imaginer au delà de la limite qui nous est fixé physiquement.
Vous vous voyez fondu dans un énorme Facebook où des petits chats mignons prendront les décisions à votre place?
Vous avez vu les jeunes d’aujourd’hui?
Pour l’instant, l’expérience nous a plutôt montré que les supercalculateurs ont majoritairement conduit à plomber l’économie en régulant les modèles mathématiques de la spéculation financière.
Il faut rester quand même optimiste car de réels progrès peuvent être constatés chaque jour.
Imaginez qu’on est déjà capable de simuler informatiquement Julien Lepers sans voir de réelles différences d’intelligence..
Cette nouvelle série du créateur de Heroes nous compte la destinée d’un enfant autiste de 11 qui n’a jamais prononcé un mot. Elevé par un père (Kiefer Sutherland) qui a sacrifié sa carrière de journaliste pour s’occuper de son fils, Jake passe ses journées à poser sur le papier des suites de chiffres qui semblent sans queue ni tête. Echappant à toute logique et tout contrôle, le père voit son fils lui échapper aussi bien dans une relation ou l’affect n’existe pas que dans une séparation en institut spécialisé.
Mais derrière ce chaos de chiffres, Jake trace les grandes lignes qui font la trame du monde à travers l’espace et le temps. Il voit les destins qui se croisent et les harmonies mathématiques qui se déploient. Loin d’être coupé du monde, il le vit au delà de toute perception humaine, ce qui le bannit définitivement des autres humains.
Ce pilote (qui pourrait aussi bien être un one shot par son histoire) nous montre comment jake voit le monde . Nous suivons tout d’abord le destin de téléphones perdus dans des aéroports qui ,passant de mains en mains à travers le monde, enclenchent toute une série d’actions contradictoires mais qui tendent en fait vers un unique but, l’accomplissement d’une destinée : une chanteuse en irlande, un jeune irakien, un VIP qui a perdu sa fille, un pompier du 11 septembre 2001.
Il a fallu attendre un instant T pour que l’enchevêtrement de fils, de corrélations, de hasard arrive au but fixé par Jack : que son père le comprenne enfin. Loin d’être l’enfant isolé qu’il est, c’est au contraire jake qui manipule le destin.
Cet épisode n’est pas sans défaut : On a bien sur un gros sentiment de déjà vu. on pense à des films (le 6ème sens, Prédictions) où à la série Heroes par les portraits croisés aux quatre coins de monde, le côté mystique, con côté niaiseux
Le plus ennuyeux reste le côté grosse ficelle. Pour exemple : le père commence à se poser des questions, tape trois mots clefs sur un moteur de recherche, tombe comme par hasard sur le site internet d’un institut. Quand il rencontre le pseudo savant (Danny Glover) responsable de l’institut, celui-ci sait pile poil sortir la phrase qui va mettre le père en confiance.
Néanmoins, ne venons pas nous plaindre du côté Deus Ex machina puisque justement c’est le propos fondateur de la série. Même quand Kiefer Sutherland croit agir, il n’est qu’une variable d’ajustement dans les plans de Jake. C’est gros, c’est énorme mais c’est le principe de l’improbable non?
Malgré tout, cet épisode m’a particulièrement touché car les images, les histoires, la musique véhiculent une atmosphère propice à l’émotion. sans compter que je ne peux m’empêcher de me transposer en tant que père face à cette histoire.
Reste la grande interrogation : comment faire de cet exercice une série qui tient sur la durée.
– Verra t-on à chaque épisode apparaître une nouvelle série de chiffres et une course contre la montre pour essayer de comprendre ce que dit Jack?
– La série s’épaissira t-elle à travers des trames hors épisode (en évitant la théorie du complot, une agence mystérieuse à la con)?
L’ennui avec Tim Kring, c’est qu’il accouche en général d’un très bon concept et qu’il n’arrive pas à le mener à bout avec la qualité espérée.
Nous verrons bien en Mars quand la série débutera vraiment.
J’aimerais bien parler de la pluie et du beau temps ou du Week-End passé. Mais c’est pas folichon folichon entre courses traditionnelles et froid coriace. Peut-être émettrai-je quelques bafouilles en fin de parcours.
Car bien sur, l’événement principal fut la prestation télévisuelle de notre président. En toute honnêteté, je ne l’ai pas regardé. Sa vue déclenche en moi autant de répulsion et d’énervement qu’un dessin animé de Tom et jerry. Je veux bien admettre que le chat est un cruel félin mais je ne peux pas carrer cette souris qui passe quand même la majeure partie de son temps à emmerder le matou même quand il n’a rien demandé.
Pour faire une comparaison névrotique, on va dire que la vue du premier magistrat de France équivaut à une fourchette qui crisse sur une assiette en faïence.
Je ne l’ai pas vu mais j’ai néanmoins suivi son avancée grâce aux flux en temps réel des sites d’informations.
Et on pourra sans conteste dire que l’expression « tirer ses dernières cartouches » a pris hier soir tout son sens : quelques coups de feu en l’air et on verra bien ce qui retombera… Entre pipotage habituel, posture et approximation, la fine équipe gouvernementale a sorti de son chapeau de belles promesses électorales inapplicables dans un temps si court (sauf réelection bien sûr, ne venez pas vous plaindre) :
– Mise en place d’une tva sociale qui ne l’ait pas : baisse des cotisations, hausse de la tva… Comme d’habitude, sans encadrement, les entreprises gonfleront leur marge plutôt que baisser les prix et d’absorber ainsi la hausse de la TVA. Les consommateurs seront ceux qui mangeront (sic) mais de manière inégalitaire (les plus pauvres seront plus impactés). A croire les bonnes âmes UMP, il n’y aura pas de hausse des prix. Il vaut mieux pour eux car ils nous avaient déjà entourloupés pour expliquer le maintien du taux d’intérêt du livret.
– L’augmentation de 30% de la surface constructible : ayant un peu potassé les règles d’urbanisme, on peut dire que cette mesure va se heurter à bon nombre de problèmes : volonté municipale, écologie, réglementations diverses et variées. Quant à l’argument que cela permettrait une baisse des prix du logement : HAHAHA !!! Ceci dit, il est bien beau de permettre de libérer la possibilité de construire quand on sait que les prévisions de crédits bancaires pour le logement sont de -20% en 2012
– Les accords de compétitivité-emploi : encore une bonne manière d’expliquer que les 35H sont à l’origine des malheurs de la France (comme toute avancée sociale si on écoutait certains). On sait déjà que des accords pour augmenter le temps de travail et baisser les salaires ont déjà eu lieu sans pour autant empêcher les entreprises de mettre la clef sous la porte.
– taxation des transactions financières : voilà quelque chose que je pourrais applaudir de deux mains si on ne nageait pas en plein brouillard. A part de belles intentions, il est difficile de connaître encore les exemptions et ficelles pour éviter de passer à la caisse. C’est en plus très vilain de jouer cavalier seul sur ce coup là (byebye l’Europe). De plus la taxe dite Tobin devait être un moyen de réduire la spéculation en freinant les transactions. Ici, on en fait juste une recette en se débrouillant pour taxer un peu mais pas trop.
– Création d’une banque de l’industrie : là aussi, je ne trouverais rien à redire si cette proposition avait été faite il y a un an et pas au moment où les PME se retrouvent asphyxiées. puis ça fait un peu pompé sur Hollande quand même.
– Augmenter les sanctions et l’apprentissage : encore une bonne main d’oeuvre corvéable à souhait pour les entreprises.
Bref que du bon et de l’enfumage impossible à mettre en place à court terme sauf à faire du chantage à la réélection. Ca nous fera au moins du débat en Février quand ça va se balader entre assemblée de droite et sénat de gauche.
Pour les bafouilles, j’ai commencé à lire « les enfers virtuels » de Iain Mc banks et quel plaisir : un style fluide, prenant et non sans humour.
Sinon les visites en Supermarché sont toujours le cadre de grands questionnements :
– Pourquoi les gens persistent à remettre leur chariot sur la rangée la plus longue, qui déborde sur le passage, alors qu’à côté c’est vide?
– Pourquoi au rayon fruit retrouve t-on un lot de slip accroché près des oranges ?
– Et inversement pourquoi trouve t-on invariablement un bol de cornichons planqué au rayon chaussettes?
– Pourquoi les gens qui attendent qu’une place qui se libère se colle au milieu de l’allée pour bien bloquer tout le monde?
– Pourquoi les gens entament des discussions dans les allées toujours à l’endroit où il y a un stand au centre qui réduit le passage?
J’ai toujours trouvé ça rigolo le détournement des codes des films porno à l’ancienne : mauvais dialogue, grosse ficelle,etc
Je suis tombé ce Week End sur une pub pour une chaine de télé anglaise qui est un bon cru du genre….
On y retrouve Ron Jeremy, légende vivante du film de genre.
J’ai pu découvrir par là même qu’il existe un type de moustache appelé « 70s porn star moustache » (vrai de vrai) comme le montre cette petite planche :
Et pour finir sur une touche nimportenawak, Note ami Ron Jeremy a aussi réussi à énerver Vanilly Ice, méga rappeur has been dans une séquence d’anthologie.
Je sais pas vous mais j’ai toujours été fasciné par les processus automatisés de fabrication. Qu’un cerveau maléfique puisse imaginer toute un ensemble de machines qui à partir de quelques matières premières fournissent un produit fini m’a toujours paru de l’ordre du fantastique.
Il fut un temps où j’ai bossé pour France Télécom et je m’étais occupé du processus mise en conditionnement des cartes téléphoniques. Basé à Limoges dans un bunker sans fenêtres, les cartes téléphoniques brutes étaient stockées dans un coffre fort.
On les conduisait à une chaine de machines outils chargée de les mettre sous blister, de les plier et des les ranger dans des cartons. C’était assez hypnotique à regarder : les cartes circulaient sur des tapis, étaient plastifiés puis des petits jets d’air compressés se chargeait de plier en accordéon les cartes.
Derrière cette fascination, il y a surement aussi des films comme la Zizanie, mon Oncle et les souvenirs des chaines de robots dans les usines automobiles.
Je repensais à ça ce matin en voyant une boite de cure dent. Bien entendu, je me suis posé la question : « mais comment on fait pour fabriquer les cure dents? »
Et j’ai trouvé mon bonheur sur google. Alors pour ceux qui comme moi se sont posés cette question, lé réponse en image :
et puis tant qu’on y est :
Comment fait on les bouteilles en plastique?
Comment c’est fait les lentilles?
Comment c’est fait les gommes?
En fait, ces vidéos sont issues d’une série d’émission québecoise « Comment c’est fait ». Pour ceux qui ont le satellite, ça passe sur Discovery Channel. Sinon, on trouve pas mal d’émissions sur Youtube ou Dailymotion.
Voilà un type, Pranav Mistry, qui a créé ce qui peut être l’interface de demain : Un système entièrement souple et intégré à son environnement. Constitué de capteurs de mouvement, d’une caméra et d’un microphone, il permet d’associer mouvement, surface disponible (un mur, une feuille de papier pour interagir avec une interface machine.
Imaginons que vous vous promeniez et que vous vouliez prendre une photo : positionnez, vos doigts en rectangle et la photo est prise. Vous voulez consultez vos mails : approchez vous d’un mur et commandez une interface d’un simple mouvement de doigt.
Bien sûr pour l’instant le prototype n’est pas sexy (il se marie plus avec une pochette de stylo de nerd qu’avec un costume de tous les jours) mais c’est franchement très prometteur.
Trêve de discours, voici une petite démonstration des possibilités de Sixth sense en image :
Mais le côté vraiment sympa, c’est que Pranav Mistry a décidé de passer en open source sa technologie ainsi que le programme qui pilote le tout. Impossible de voir un géant de l’industrie s’accaparer la techno.
Le travail d’amélioration continue son bonhomme de chemin…
Le menu a été amélioré pour accueillir des rubriques plus structurées. Des nouvelles se rajouteront au fur et à mesure des nouveaux articles et de la reclassification des anciens.
J’ai privilégié une visibilité restreinte mais plus lisible sur les derniers articles en accueil du site : image + titre + début de l’article.
La couleur du site a été modifiée pour passer de vert à rouge. La barre de droite adopte un couleur grise légère
J’ai viré le logo du site en attendant d’an refaire un plus clean et plus sympa.
Pour finir, j’ai mis en place à titre d’expérimentation une mise en avant de certains articles par le biais d’un diaporama. Je vais certainement le faire évoluer pour qu’il occupe la longueur du site (ou pas). En fait, je suis en attente de vos retours.
Les titres des articles ont été agrandis et les liens vers l’article précédent/suivant ont été mis en valeur.
Plein d’autres petit trucs mais j’ai oublié
Voilà. Le site poursuit lentement sa mutation en espérant que cela plaise au plus grand nombre
Maintenant que cette phase est pratiquement achevée, je vais pouvoir recommencer à écrire un peu plus.
Amoureux du Powerpoint et des troupeaux de consultants parasites, cette série est faite pour vous.
Nouvelle production de la chaine Showtime, elle reprend les ingrédients qui ont fait le succès des autres séries de la chaine comme Californication : cynisme, irrevérence et bien sûr des histoires de cul.
Mais ici, il n’est pas question d’écrivains à la dérive mais juste d’un consultant expert en tout, Marty Kaan (Don Cheadle) et surtout dans l’art de vous faire croire que vous avez besoin de lui aussi bien pour l’avenir de votre entreprise que pour dépenser inutilement un paquet de pognons. Cet homme, et ses trois acolytes ne sont autres que des vendeurs de leur propre soupe à coups de jargons pseudo techniques incompréhensibles, de viles flatteries et de courbes excel qui montent.
Marty s’adresse à nous chaque fois que le besoin se fait sentir d’expliquer l’escroquerie derrière le consulting. Aucun scrupule n’arrête la petite bande quand il s’agit de faire passer en notes de frais leurs soirée strip-tease et alcool à gogo.
Ce premier épisode envoie notre fine équipe se frotter avec le pdg d’une multinationale de la finance (à la Goldman Sachs), vieux briscard sans scrupules peu dupe des agitations de nos experts.
Bien sûr, ce premier épisode n’est pas sans défaut : il veut en faire trop aussi bien dans le scandale à coup de vulgarité mal placée que dans le pathos sentimental du père divorcé élevant son fils.
Les acolytes de Marty font assez palot et se révèlent pour l’instant sans saveur.
On peut regretter des facilités de dénouement, un côté très phallocrate.
Mais tous ces travers sont, je l’espère, dus à la fois au format court des épisodes (30 minutes) et à la jeunesse de la série qui oblige à en faire beaucoup et pas assez à la fois.
Tout ceci me fait penser que je regrette terriblement Better off ted.
S’il est un réalisateur contemporain qui multiplie les styles différents de cinéma, c’est bien Eastwood.
Le vieux Clint, mis à part le souvenir impérissable de l’homme des hautes plaines , a tant varié les genres, que l’on ne sait plus où on en est.
Je me demande toujours comment on peut passer de Impitoyable à Iwo Jima, du Maître de guerre à Invictus ou de La route de Madison au « tout nouveau tout beau » J. Edgar
Tout nouveau, tout vieux
Le tout nouveau traite de la vie de Hoover, le cinglé à qui les USA doivent le FBI.
Sauf que sans être désagréable à regarder, J. Edgar est long et quand même un peu loupé.
Ce film est fait de la mauvaise patte historiographique d’Eastwood qu’il nous avait déjà servi avec Invictus, et avec l’horrible duo La mémoire de nos pères / lettres d’Iwo Jima : à savoir l’attentisme, une mise en scène égalitaire souhaitant démontrer que les petites histoires font la grande histoire : une vision égalitariste des opportunités et risques qu’on su saisir les les grands hommes et ce toujours de manière partiale et surtout, beaucoup de bons sentiments.
Allez voir J. Edgar et faites face encore une fois au destin de ces hypothétique géants de l’histoire… histoire qui apparaît écrite, tracée, immuable, figée et poussiéreuse, autant de stigmates de la mise en scène volontairement longue et statique de Clint.
Une vieille histoire de style !
Le problème c’est que si le plan fixe et le silence sur fond de clair obscur se prête aux petites histoires chez Eastwood, le même calque sur les hommes célèbres ou sur les clichés historique ne peut fonctionner, chacun associant aux personnages son idée de l’homme, de l’époque de l’histoire (la grande).
Sur ce même piège s’était déjà empalé Oliver Stone avec Alexandre (blond hair re-colored ), mais pour la démonstration mieux vaut un exemple :
– Dans Invictus, Morgan Freeman qui confond le rôle de Mandela avec celui de Dieu dans Bruce tout puissant et matt damon aussi expressif que le présentateur des chiffres et des lettres… l’une des pires scènes, aucune émotion réelle, sauf que j’ai bien failli chialer (7€ la place :/ )
– Dans l’immense Impitoyable, le vieux Clint himself qui campe un péquin complètement inconnu et qui donc n’a aucun engagement historique, MAIS qui prend son temps pour le décrire
A chaque fois, les plans fixes sont répétés, pas de musique, mais la diction, l’image correspond mieux à ces scènes de vieux avec jeune qui meublent les films d’Eastwood à chaque fois qu’il aborde le thème de la transmission.
Sauf qu’en regardant les deux extraits on ne peut que taper deux sur son téléphone tant les micro expressions existent dans Impitoyable, les personnages ne sont pas contraints, et la profondeur de champ de la plaine est évocatrice. A regarder Invictus, on pourrait penser que Mandela était président d’un cabinet dentaire… pitoyable donc.
OK mais l’acteur ça compte… me direz vous … et c’est sans doute pour ça que Clint se tape lui même beaucoup de ses rôles, mais dans le cas précis de J. Edgar, Di Caprio excelle… c’est pas tant ça le hic.
Le problème est ailleurs, dans les (télé-?)lubbies du vieux qui a en sainte horreur dans ses plans planplan (haha hoo hihi) de voir un corps s’agiter. Ainsi, autour du film, vous pourrez goûter aux interviews industrielles de Di Caprio durant lesquelles on ne manquera pas de vous expliquer que pour le film, il a claquer 8M€ pour le maquillage, 7M€ pour les implants capillaire afin de mieux ressembler au facho à qui est dédié le film, et le PIB du Burkina Faso en costard.
Vraiment le hic, c’est que De Caprio est bon voir très bon, comme Damon, quand il ne reste pas statique, et là, il ne bouge dans AUCUNE SCENE BORDAYL. De même, dans le trailer on retrouve la typique voix off – scénario du pauvre inside – qui infestait Iwo Jima etc etc….
Non sérieusement, il y a rien à y faire, il a beau être filmé avec du niveau et les temps grisonnantes en 3D Dolby, si Caprio ne bouge pas, il n’insuffle pas assez d’intensité, pas beaucoup de charisme, et personne couche avec lui sur le titanic. On se demande pourquoi les gens aurait suivi un mec qui fait plus VRP de funéclair que super visionnaire. Pour exister, les personnages que le spectateur peut se représenter à l’avance ont besoin de dynamique. Je pensais pourtant que tout le monde avait vu Ali .
STP Clint, arrête l’historique…
Le film historique c’est compliqué, il ne faut pas d’anachronismes, il faut pouvoir adapter certaines valeurs morales à des idées compatibles avec nos préoccupations contemporaine, et il faut pouvoir expliquer le contexte dans les 20 -40 premières minutes.
Mémoires de nos pères et Lettre d’Iwo Jima étaient bien chiants, mais le second avait le mérite d’amener un peu de poésie et de belles images.
Rassurez vous, dans J. Edgar vous n’aurez RIEN !
Seule la photo et la perf de Di Caprio sauve un peu le truc (mais en même temps à 95% du temps à l’écran, c’est limite une expo), et si vous veniez voir J. Edgar l’un des hommes les plus puissant du 20ème siècle, vous allez découvrir le détail de psycho magazine sur les détails des relations avec maman entre deux auditions au congrès.
Plutôt que de parier sur des sources incorrectes sur la vie de Hoover j’ai tend plus à penser qu’Eastwood n’a pas cherché à faire un film d’histoire mais ENCORE une fois un film sur les origines de son pays…. des origines de sa nation et ce côté historique USA qui ne pouvait être autrement, tout comme les gens qui y ont participé n’aurait jamais pu faire d’autre choix : in USA we trust.
Une remarque sur l’histoire Lindberg par ci, une attention sur le combat anticommuniste de Hoover très détaillé par là (en passant bizarrement sous silence sa lutte contre le clan ou en surfaçant son rôle limite face au mouvement noir) … bref tout ça donne au film un ton partisan qui m’était bien pénible déjà au moment de la sortie des films sur la guerre contre ces salauds de jaunes.
Sauf que ce n’est pas en « lisant des poèmes japonais en voix off » qu’on va refaire Voyage au bout de l’enfer et ce n’est pas en faisant un plan fixe sur « le biographe du FBI en costard 3 bouton qui écoute le vieux Hoover raconter ses mémoires » qu’on va refaire vivre l’ambiance trouble du pouvoir USA façon Nixon.
–> Par contre, continue à faire des films originaux et à tordre des histoires
Où est donc passé le génie du vieux pour les métaphores, que ce soit la voiture Gran Torino que ce soit le fleuve dans Mystic River ?
Où est passée la liberté des scénarios comme dans Million dollar baby, Space cowboys ?
Quand est ce qu’on voit des répliques qui poutrent ???
-> DNC / jamais. Clint vieilli on dirait.
Parce que lorsqu’on revoit Mystic River on se convainc tout de suite qu’Eastwood sait filmer les émotions, les personnalités complexes. Ce n’est que lorsque le personnage doit apparaître au fur et à mesure du film que son cinéma est de qualité.
JE DIS CA J’DIS RIEN
après c’est sûr, y en a qui kiffent de payer 8€ pour voire un docu de qualité France 5
Vous avez du remarquer quelques changements dans la présentation du blog depuis hier.
– Je suis repassé en mode une colonne. je le trouve au final plus lisible pour les articles.
– Dans cette colonne unique, j’ai viré, tout ce qui était inutile pour ne garder que l’essentiel.
– Les commentaires et les articles les plus vus ont été regroupés dans le même widget (image à droite).
– Pour les bouquins lus, on arrive direct sur ma critique en cliquant sur la couverture (si critique il y a).
– En ce qui concerne la liste des articles, j’ai privilégié une vue en liste avec un résumé.
Tout ceci n’est pas définitif et je suis bien sûr ouvert à toute proposition. En attendant, je vais m’attaquer aux catégories trop fourre tout à mon goût
Pour finir, demain, je proposerai un autre thème que j’ai testé. A vous de me dire si vous le préférerez à l’actuel.
avec les voix de Emma Watson, Dustin Hoffman, Sigourney Weaver.
Aujourd’hui enfant malade, donc rester maison.
Etant consigné sur le canapé, je me suis dit que c’était l’occasion de voir un truc tout en essayant de faire en sorte que mon fils puisse apprécier le film (éviter le remake de la Chose par exemple).
La Légende de Desperaux doit trainer depuis facilement 2 ans chez moi. J’ai du commencer 10 fois à regarder les 10 premières minutes avant de passer à autre chose.
Bon bé voilà, c’est parti…. A la soupe !!
En effet, l’histoire se déroule dans un pays reconnu pour sa soupe qui est célébrée une fois par an par tous ses habitants. Mais cette année, la fête tourne au drame à cause d’un rat trop gourmand qui chute dans l’assiette de la Reine, provoquant son décès par crise cardiaque. Fou de douleur, Le roi décrète l’interdiction de la soupe et le bannissement des rats. Le pays s’enfonce alors dans le désespoir.
Les rats,eux, s’enfoncent sous terre en leur royaume et la princesse (tout droit sorti de Modigliani) se cloitrent dans la plus haute tour espérant le retour des jours heureux.
Le véritable héros du film n’apparait qu’après la chute en la personne d’un souriceau aux oreilles démesurées. Mais ce n’est pas là son principal handicap. Notre petit rongeur, au contraire de ses congénères, refuse sa condition de fuyard poltron et part à l’aventure en s’évadant de sa cité grâce aux livres de contes qu’ils dévorent (au sens figuré) et en devenant l’ami de la princesse.
Le film continue sa route à travers la croisée des destins de ce petit monde et celui tout autant miséreux d’une servante empêtrée dans ses rêves de princesse qu’un geôlier plein de remords.
Commençons par le plus agréable : le film est portée par une narratrice (Sigourney Weaver) qui donne un côté « histoire pour s’endormir » très plaisant. Les décors sont très réussis (notamment la cité des souris et celle des rats) : on sent bien là la patte d’anciens du studio Aardman. On peut apporter une mention spéciale au personnage d’Arcimboldo, esprit légumesque tout droit sorti des toiles du peintre du même nom.
Pour le reste, et pour le grand malheur de ce film, Ratatouille et Shrek sont déjà passés par là en pour ce qui est des contes de fées et de Rats et l’histoire en patit en terme d’originalité. Cela fait aussi beaucoup penser à l’ancêtre du genre Brisby et le secret de Nimh.
Au final, c’est un film gentillet mais qui donne une impression d’inachevé.
Néanmoins, étant très bon public de ce genre d’histoires candides et féériques, je lui mettrais une note de 6/10
Quant à mon fils, il s’est barré 15 minutes après le début…
Cookie Consent
We use cookies to improve your experience on our site. By using our site, you consent to cookies.
Used to distinguish new sessions and visits. This cookie is set when the GA.js javascript library is loaded and there is no existing __utmb cookie. The cookie is updated every time data is sent to the Google Analytics server.
30 minutes after last activity
__utmc
Used only with old Urchin versions of Google Analytics and not with GA.js. Was used to distinguish between new sessions and visits at the end of a session.
End of session (browser)
__utmz
Contains information about the traffic source or campaign that directed user to the website. The cookie is set when the GA.js javascript is loaded and updated when data is sent to the Google Anaytics server
6 months after last activity
__utmv
Contains custom information set by the web developer via the _setCustomVar method in Google Analytics. This cookie is updated every time new data is sent to the Google Analytics server.
2 years after last activity
__utmx
Used to determine whether a user is included in an A / B or Multivariate test.
18 months
_ga
ID used to identify users
2 years
_gali
Used by Google Analytics to determine which links on a page are being clicked
30 seconds
_ga_
ID used to identify users
2 years
_gid
ID used to identify users for 24 hours after last activity
24 hours
_gat
Used to monitor number of Google Analytics server requests when using Google Tag Manager
1 minute
_gac_
Contains information related to marketing campaigns of the user. These are shared with Google AdWords / Google Ads when the Google Ads and Google Analytics accounts are linked together.
90 days
__utma
ID used to identify users and sessions
2 years after last activity
__utmt
Used to monitor number of Google Analytics server requests
10 minutes
You can find more information in our Cookie Policy and .