High Energy : Intro

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Le sujet étant très vaste, je pense que je vais découper mes réflexions en plusieurs articles.

Plusieurs constats peuvent être posés préalablement.

Il y a au départ la production d’énergie au sens large du terme. cette énergie sert à nous mouvoir, à nous chauffer, à faire fonctionner les machines (directement ou indirectement) ou à être utilisée dans un processus de transformation. Cela entraine ce qui s’appelle des externalités négatives, à savoir des conséquences de dégradation hors du process économique.

Cette énergie d’origine fossile ou renouvelable a des conséquences directes sur notre environnement mais aussi dans l’utilisation finale qui en est faite. Il y a aussi des conséquences à plus long terme en terme de recyclage ou de démembrement.

Quelques exemples simples :

le pétrole : une production et un transport écologiquement néfastes, des réserves à fort impact géostratégique et politique, Une utilisation finale polluante.

Le nucléaire : un minerai rare et soumis à risques d’approvisionnements (Le Niger n’est pas un pays très stable), Une production risquée même si maîtrisée, un problème conséquent de déchets et un coût élevé de renouvellement du parc.

En plus de ces problèmes de base, on se retrouve aussi avec des situations qui sont l’héritage de décision politique forte.

La France, avec la crise pétrolière a fait le choix de l’énergie nucléaire pour garantir son indépendance énergétique. Mais cette décision a aussi hérité des habitudes françaises centralisées et exacerbées. Elle s’est faite sans concertation et sans évaluation des apports d’autres types d’approvisionnements. Au final, on s’est retrouvé avec une offre surdimensionnée en terme de centrales. La réponse a ce problème a été typiquement française : pour assurer un débouché à cette production, on a fait la promotion à tout va du chauffage électrique (création de Vivrélec) dans les habitations au détriment d’alternatives ou de possibilités de substitution : on n’oblige plus à prévoir de conduit d’évacuations dans les nouvelles constructions pour d’éventuels chauffage au bois.

L’ennui, c’est que la production majeure de l’électricité en France (hydraulique et nucléaire) se fait à flux constant : on propose un même volume de courant quelque soit la consommation réelle. Mais la France se retrouve maintenant de plus en plus en difficulté à assurer une réponse à la pointe hivernale à moins d’importer de l’électricité ou de remettre en marche les centrales à charbon et fioul.

Quelles réponses avons nous pour le moment à ce revirement? Fustiger la décision allemande d’arrêter le nucléaire ce qui nous privera d’un approvisionnement en hiver et relancer la filière nucléaire de plus belle. Le besoin d’assurer la continuité d’une filière l’emporte souvent sur la raison. Le délai et le coût de construction d’une centrale nucléaire a considérablement augmenté du fait de la complexité technologique avec des dépassements de budget du simple au double.

Plusieurs voies sont à explorer pour améliorer la situation sans altérer notre indépendance énergétique et en améliorant la diversité des sources.

Aucune des ces solutions n’est neutre financièrement ou écologiquement et toutes seront coûteuses.

Face à la diversité, une modification des comportements est inévitable. On estime que 30% de l’électricité produite est gaspillée : éclairage inutile et gourmand, chauffage surabondant, isolation déffaillante.

L’amélioration pourra se faire en décentralisant la gestion de l’énergie avec les possibilités de la cogénération par exemple.

Les prochains articles feront le balayage des énergies existantes. Pour finir j’aborderai des axes potentiels d’amélioration plus proches du bon sens que de la prospective (je m’y perds entre bilan carbone et tonne équivalent pétrole).

Autant vous dire que j’ai l’impression de faire une dissertation de collège.

 

Mais que fait La Peluche ?

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Jardins sucrés

de Lewis Trondheim et Fabrice Parme

Shampooing

 

Cette semaine, j’ai du résister très fortement à tout achat impulsif lors des achats de Noël. La frustration atteint son summum au rayon librairie comme il se doit.

Vade retro livre scientifique aguicheur !

Dégage vile bande dessinée au couleur chatoyante !!

Va mourir sale ouvrage aux sujet idiot néanmoins décalé et original me permettant d’asseoir ma personnalité  égocentrique et extravagante aux multiples facettes !!!

Bref (ah mince faut plus dire ce mot :  c’est connoté), J’ai pris des livres, j’ai lu les résumés, j’ai pleuré et je le les ai reposés.

Pour me récompenser de cet effort d’abstinence, j’ai quand même acheté un petit livre de rien de tout mais vraiment pas grand chose. Je suis un peu dans la situation du joggeur qui s’est cogné 10 bornes et qui s’enfile un éclair au chocolat en signe de victoire.

Je l’ai pris avec la spontanéité qu’on accorderait à un prospectus flashy au milieu d’un tas de flyer de boites de nuit à la devanture d’un marchand de Kebab.

J’ai eu plutôt la main heureuse puisqu’on retrouve à la barre de cette petit BD Lewis Trondheim, auteur protéïforme et éclectique.

Au coeur de l’ouvrage, l’histoire d’enfants recevant de nouvelles peluches. Comme dans Calvin et Hobbes, ces peluches prennent bien entendu vie dans leur imaginaire. Untel hérite d’un panda, un autre hérite d’un gros monstre. Bien entendu l’attente des enfants est en deçà de la réalité : les bestioles sont souvent pleutres ou veules voire très déçus de leurs propriétaires. Pour l’un d’eux en pleine crise de puberté, se débarrasser de sa peluche est l’acte fondateur du passage à l’adolescence.

Toute cette fine équipe se retrouve au coeur d’un monde imaginaire envahi de monstres, de sorcière et de dentiste richissime.

Au final, c’est très plaisant à lire même si ce n’est pas plus transcendant que ça. On y retrouve un peu du travail de Trondheim avec la série « Allez Raconte » à jouer avec les histoires sans queue ni tête.

Le graphisme me fait penser à celui des Powerpuff girls, très minimalistes et acidulées. Chaque page est une petite histoire qui s’inscrit dans une quête plus générale.

C’est une BD sans prétention qui plaira aux plus jeunes comme aux plus vieux par son côté décalé. Au final une idée de cadeau bien sympa.

Sinon, si vous cherchez plutôt une peluche, il vous reste celles de Patricia Waller.