Voici paradoxalement ma première lecture d’un auteur que j’ai lu pourtant plus d’une fois.
Cet auteur écossais signe ses livres différemment selon qu’il s’agisse d’ouvrages de science fiction ou d’oeuvres littéraires plus réalistes : pour ces derniers, la particule « Mac » s’éclipse. Par contre le prénom avec son « i » planqué reste le même.
Voilà un gars assez doué (à la manière d’un Dan Simmons) pour s’émanciper de la SF et s’aventurer avec brio vers d’autres styles, du moins si l’on en juge par les éloges catalogués sur le quatrième de couverture : « palpitant », « flamboyant », »divertissant », j’en passe et des meilleures.
Donc pour Transitions, Iain Banks s’éloigne de la SF mais pas totalement non plus. On reste dans un registre fantastique et scientifique. Si l’intrigue semble se dérouler sur une terre bien contemporaine, c’est bien dans un multivers infini que nous nous trouvons, où chaque terre s’est développée avec ses propres subtilités, ses propres guerres et ses propres maux. Si parfois, la différence nous saute aux yeux, elle est aussi discrète qu’une poignée de portes qui change de couleur. Naviguant entre ces mondes, une organisation tente d’influer sur leur destin en y envoyant ses agents : ici on sauve un enfant, ici on tue un milliardaire, ici on glisse une idée… Autant de manières de peser sur les trames des probabilités.
Nous voici donc plongé dans cette agence, le Concern, avec ses guerres internes, ses complots et ses manipulations. Personnage principal du livre, M. Temudjin Oh est un de ces agents, un transitionnaire, chargé de glisser à travers les mondes grâce à une drogue, le Septus. Simple pion à la solde de Mme d’Ortolan une oligarque du Concern, il s’opposera à cette dernière autant par amour que par idéalisme.
Comme tout bouquin de Banks, c’est superbement écrit (et traduit). Le découpage de l’histoire se fait par chapitres (pas vraiment chronologiques) où nous suivons le cheminement des différents personnages : le transitionnaire, le philosophe (un tortionnaire), Adrian un golden boy égotiste et ambitieux.
Cet ouvrage est aussi un pamphlet virulent contre le monde de la finance et les pensées qui honorent le monde de la high society. Les monologues d’Adrian, ces combines de dealer puis de boursicoteur sans scrupules sont autant de révélateurs du mal-être d’une société qui ne survit que par le nivellement.
Banks s’amuse aussi à imaginer des mondes où la menace terroriste principale est chrétienne et généralisée.
Honnêtement, j’ai été plutôt déçu par ce livre. Malgré ces nombreuses critiques dithyrambiques, ce livre reste plutôt conventionnel et ne m’a pas fait vibrer plus que cela : c’est un bon livre de saison dirai-je, nickel pour le hamac.
Il se lit vite et bien. Sans être emballé, on ne s’ennuie jamais. Si Banks traite un thème classique (les univers parallèles), il a le talent d’aborder ce concept à travers ces ambiguïtés : Si les mondes sont infinis, pourquoi le Concern n’a t-il jamais rencontré son équivalent)? Pourquoi ne croisons nous jamais d’univers où les extra terrestres existent?
Cela reste donc un ouvrage très divertissant, cynique, bien écrit et qui fait réfléchir. On a vu pire.
J’ai un peu déserté le site dernièrement pour des raisons personnelles qui ne me laissent ni le temps, ni le courage d’écrire pour le moment.
Je n’enterre pas pour autant ce site, qui malgré son aura proche de l’ampoule grillée, reste pour moi une manière agréable d’écrire, de partager et de me bouger le cul.
Les vacances approchant, j’espère trouver le temps et l’envie de retrouver le rythme d’antan.
En terme de lecture, je bloque toujours sur le même livre.
Je n’ai pas vu de film dernièrement
Et les séries… Bin c’est l’été
L’idée me trotte de faire une petite BD mais faut que ça murisse.
En conclusion, le moteur cale. J’espère repartir après une bonne révision
La saison 7 vient enfin de démarrer sur Comedy Central !!
C’est un vrai bonheur de retrouver la joyeuse équipe de Planet Express.
Pour ceux qui ne connaissent pas, cette série a été conçue par Matt Groening, le créateur des Simpsons. Elle se déroule au 31ème siècle sur une Terre où robots, extraterrestres pullulent. Fry un jeune crétin de notre époque s’y retrouve catapulté après avoir été cryogénisé 1000 ans.
Plus adulte que les Simpsons, plus cynique aussi, Futurama aborde bien entendu les différents thèmes chers à la science-fiction. Il n’oublie pas non plus de se faire critique sur l’humanité en général ni de traiter de sujets plus actuels
Les deux premiers épisodes ne dérogent pas à la règle :
The Bots and the Bees : cet épisode nous apprend tout sur la sexualité des robots et leur reproduction. Et oui, ils se reproduisent !! La production ne suivant pas la demande, on a pourvu les robots de cette capacité, comme Bender va le découvrir à ses dépens
A Farewell to Arms : La prophétie l’a annoncé, la fin du monde aura lieu en 3012. Chacun se prépare à sa manière à l’événement. Heureusement les anciens mayas Martiens ont tout prévus.
En attendant de profiter de cette saison (enfin du moins pour certains), voici la bande annonce qui reprend le générique de la série mais en plus « artisanal »
c’est n’importe quoi, je fais rien et pourtant ce n’est pas comme si je ne pensais rien, ne regardais rien ou autre chose sans intérêt.
Mais J’ai plus la tête dans des projets de travaux que dans les méandres du blog
Alors trêve de bavardage : voici à la suite de cet édito light, les avis light, les critiques light de tout ce que je n’ai pas dit.
Commençons par les films
Underworld awakening : à l’instar de Resident Evil, on trouve toujours une occasion de prolonger l’aventure à coups de flashback, de progéniture avarié ou saut temporel. Après un premier film qui était ce qu’il était et une piètre suite, voici que tombe le dernier opus. Après le bond dans le passé, le bond dans le futur. Notre héroïne de vampires se réveille 30 ans plus tard dans un monde qui a éradiqué les Lycans et les vampires. Ca coûte moins cher en figurants. Elle se retrouve par contre affublée d’une fille tout droit sortie de l’exorciste quand elle s’énerve (genre peau avariée). Si ça n’a rien d’exceptionnel, je le trouve plus regardable que les deux films précédents, mieux construit et moins brouillons. Par contre au niveau de l’animation des bébêtes à poil, on croirait plus de l’anim image par image que de la synthèse : une restriction de budget?
Comme il se doit tout finira par une boucherie et un cliffhanger histoire de faire une suite : 5/10 (canapé), 9/10 (EFS)
Le Clash des titans : on prend les mêmes et on recommence : ce film comme le précédent n’est qu’un festival de fausses barbes et de bons sentiments culcul la praline : fiston est fâché avec papa, papa est fâché avec frangin, le frère jalouse son demi-frère (qu’a même pas de super pouvoir, le nul). Et pendant ce temps Grand-Père (Cronos) est en taule et voudrait bien zigouiller tout le monde. Samuel Worthington gagne encore la palme du visage le moins expressif au monde : la colère, la joie, la peine donne lieu à un léger rictus de la bouche mais surement pas plus. De toute façon, on a tout mis dans les effets spéciaux et le popcorn. D’ailleurs, pour bien vous faire comprendre que le film est nul : y a pas Mouloud. C’est maintenant une certitude : le genre Peplum est définitivement mort : 4/10 (licence d’histoire), 8/10 (fan de pétard mammouth).
ah une BD aussi
Invincible tome 7 : Mars attaque : Cette BD est toujours aussi plaisante entre loufoquerie de super héros, invasion zarb et les les états d’âmes du jeune Grayson tenaillé entre ses devoirs de super héros et sa vie sentimentale de « simples humains ». je vous renvoie à la critique dutome précédent pour vous rappeler tout le bien que j’en pense
25/06/2012 : Article mis à jour avec la critique de Chien de Presta..
Réalisé par Ridley Scott
Avec Michael Fassbender, Charlize Theron, Noomi Rapace
Je préviens tout de suite, Impossible de parler du film sans en dévoiler les tenants et aboutissements. Si vous ne l’avez pas encore vu, fuyez !!
Le film se déroule environ 30 ans avant Alien. En 2093, le vaisseau Prometheus fait route vers le monde LV-223. Sur terre un couple d’archéologues Elisabeth Shaw (Noomi Rapace) et Charlie Holloway (Logan Marshall Green) ont trouvé les preuves de l’intrusion d’une civilisation extraterrestre, les « Ingénieurs », dans l’histoire de l’humanité. Des fresques à travers le monde font état de Géants guidant l’humanité depuis un système planétaire lointain. il trouve un écho auprès de Peter Weyland de la compagnie du même nom qui finance l’expédition. Les voilà débarquant sur une planète décharnée et vide de vie cherchant à trouver les origines de l’humanité
Inévitablement, le film fait largement référence au film Alien.On y retrouve la compagnie Weyland qui oeuvrera par la suite, les décors de Giger et surtout le Space Jockey qui n’est autre que l’élément fondateur de ce film. C’est à partir de cette énorme créature que s’est construite l’idée d’un Préquel à Alien.
Mais si en effet on peut relier ce film à Alien de par les créatures et la chronologie, Prometheus se construit plus comme une histoire parallèle autonome. D’ailleurs, ce n’est pas, au contraire de ce qu’on pourrait croire, la même planète que celle abordée par l’équipage du Nostromo d’Alien. De même le space jockey, espèce de créature moitié mécanique, moitié organique devient dans Prometheus une espèce humanoïde plus prononcée dont l’aspect extérieur aperçue dans Alien n’est en fait qu’une combinaison spatiale. On sent bien que l’on s’éloigne de l’idée originale.
Si Alien se construit sur un confinement sombre et étouffant, Prometheus s’ouvre aussi sur la grandiloquence des décors extérieurs ou vers la mise en scène d’effigie quasiment marmoréenne (me demandez pas pourquoi ce mot m’est revenu à l’esprit). A la claustrophobie vient se rajouter l’agoraphobie. Ridley Scott voulait retrouver le pur plaisir de l’épouvante, du malsain, de la déshumanisation à travers ce film. C’est plutôt bien réussi et je me suis plus d’une fois crispé sur le fauteuil même si on s’attend d’avance aux conséquences des rencontres entre les humains et les quelques bébêtes sympathiques du film.
C’est aussi un film où une fois de plus les femmes mènent la danse. Entre Charlize Theron et Noomi Rapace, chacune a un rôle entièrement construit par rapport au père (l’un parti trop tôt, l’autre trop présent), cherchant à se délivrer du poids de ce dernier, voire à le tuer symboliquement parlant.
Le space Jockey d’origine
Le parallèle saute inévitablement aux yeux puisqu’il en ait de même entre les hommes qui recherchent dans les Ingénieurs un père qui les a aussi abandonné jeune. Quoique dans ce cas, Les relations semblent plus houleuses tellement le père semblent renier le fils.
Et que dire de David l’androïde pour qui ces questions existentielles sont inopérantes
Comme toute relation du genre, le film nous laisse avec plus de questions que de réponse et nous frustrera comme l’enfant né sous X. Nous ne serons pas pourquoi et comment les Ingénieurs sont à l’origine de l’homme (une erreur, une expérience) pas plus que nous ne saurons pourquoi ils veulent nous anéantir (des espoirs déçus, la peur).
Faut-il voir derrière tout cela une volonté du réalisateur du film et du scénariste (comme par hasard celui de la série Lost qui dans le genre à frustrer est pas mal dans le genre) de nous priver d’une partie des réponses que nous sommes en droit d’avoir après avoir payé une place de ciné et des lunettes en plastoc? Le film laisse la porte ouverte à une suite qui pourrait nous apporter les réponses laissées en suspens. Mais rien n’est moins sûr. C’est peut être le début d’une nouvelle saga comme celà peut être juste le même tombeau que les questions qui habitent l’homme de tout temps : d’où venons nous, Pourquoi sommes nous là et ou allons nous?
Le film se glisse dans ce triptyque et continue sa route. Pas de réponses mais toujours les mêmes questions. Prometheus se calque sur les désirs de l’humanité et sur ses frustrations et se complait à les affirmer pour notre plus grand malheur.
Il y aura certainement encore beaucoup de ruminement autour de ce film (ce qui semble voulu). Exemple : pourquoi faire des statues géantes de tête? Est ce une personne en particulier? Une symbolique?
Selon la façon d’on se heurte à cette frustration, on aura un très bon film ou un film bon sans plus
J’oscille entre ces deux tendances. Mais à l’heure où j’écris l’article, c’est plutôt vers le très bon que je pointe : 8/10
Critique de Chien de Presta :
la séance de ciné m’a laissé exactement le même goût que pour Kingdom of Heaven : c’est à dire une histoire bien posée, des jeux d’acteurs pointus dans des scènes bien identifiée, mais avec des trous … des gros trous rendants des revirements de personnages ou des déroulements un peu comme sortis du néant
et dans le cas de Kingdom of Heaven, la version longue montrait un film assez différent, car avec quelques scènes en plus on comprenait mieux certaines choses.
MEGA SPOILER :
J’ai l’impression que par exemple, la manière dont est décidée l’expérience sur le Pr Holloway est rapide, que le perso de Weyland est filmé dans la version ciné comme si d’autres scènes existaient pour nous le rendre plus présent. De même, à la fin du film, la manière dont les mecs se disent « bon après tout, life sucks, on fonce sur le vaisseau » est un peu rapide.
Le cas de Vickers est peut-être un peu différent : elle apparaît distante et mystérieuse, mais je pense que c’est ce qu’il voulait aussi…. donc ça ne m’étonnerait pas que ce choix conjugué au coupage truelle du montage donne lieu à un film beau mais avec des trous.
-> Par contre j’ai adoré le perso de l’androïde, parce que son évolution est à rebours de celle des humains dans la saga. De Prometheus au dernier Alien, les humains se montrent de plus en plus des-humanisés, et la saga est vraiment orientée dans ce sens : exploration en vue de trouver dieu -> tentative d’exploitation de la créature par une compagnie -> exploitation de l’homme pour essayer de conserver la créature -> tentative de récupération à des fins militaires
Alors que pour les androïdes, j’ai apprécié le fait que David soit dans Prometheus assez rude, puis que dans Alien son homologue le soit mais avec des regrets jusqu’à ce que pendant les Alien 2 et 3 les androïdes annoncent à Ripley qu’ils ont été « corrigés » pour être plus humains et dans Alien 4, c’est l’androïde qui, bien qu’interdite par les humains prend l’initiative d’essayer de sauver la terre !
C’est ce rebours qui permet à mon sens la profondeur du film et qui doit manquer dans les scènes. On voit bien que la version ciné commence sur une présentation de David comme une créature qui « connait », un monstre savant de la culture humaine, mais qui n’en fait rien. On sent aussi que le perso de Holloway et David sont dans une sorte de compétition, peut-être affective ou que David le manipule, mais on ne le voit que parce que le scénario apparaît décousu.
Je mise une binouze que David se prend d’affection à la base pour le couple de Holloway et de Shaw pendant qu’il sont en stase, mais qu’il se rend compte qu’Holloway n’aime pas Shaw tant que ça. C’est sans doute lui qui suggère à Weyland de tester la substance sur Holloway, avec un résultat qu’on connaît, et c’est une forme d’agression qui vise justement à tuer le père amha
vivement le director’s cut : I want to believe. 7/10
De temps en temps la bande dessinée accouche d’une bonne série d’Héroïc Fantasy. Quand je parle de bonne série, j’entends par là celle qui ont réussi à évacuer l’héritage lourdingue de Tolkien et autres Donjons et Dragons. C’est bien sympa les elfes, les paladins et autres mages à chapeau mais quand on en a vu un, on les a tous vus.
Dans les années 90, c’est la série « La complainte des landes perdues » scénarisée par Dufaux et dessinée par Rosinski (plus connu pour Thorgal) qui est sortie du lot.
Empruntant plus à Shakespeare qu’aux classiques thèmes du fantastique, le premier cycle composé de quatre tomes nous racontait les intrigues s’exerçant autour de la jeune Sioban, héritière du royaume de Sudenne. Son père, Loup Blanc, fut vaincu par la magie noire du sorcier Bedlam qui depuis contrôle d’une main de fer le royaume. Mais dans toute défaite germe le ferment des légendes et l’espoir de voir les Sudenne chasser la tyrannie.
Entre sorcellerie et complot, l’histoire s’inscrit autour d’une seule et même phrase miroir : « l’amour est au coeur du mal » et « le mal est au coeur de l’amour« .
Si le premier cycle s’est échelonné de 1993 à 1998, c’est avec un rythme hautement plus lent qu’a paru le second
Dorénavant dessiné par Philippe Delaby, ce nouveau récit nous renvoie vers le passé où nous suivons les aventures de Seamus (déjà présent dans le premier cycle) jeune novice des chevaliers du Pardon. Cet ordre dont le but est d’éradiquer le mal sur les terres des Landes doit faire face à un ennemi hautement plus cruel, les Moriganes, des sorcières maléfiques se cachant sous l’apparence d’innocentes et belles jeunes filles.
L’histoire a gardé le même style narratif et le dessin de Delaby est un vrai plaisir des yeux. Après un premier tome paru en 2004 (Moriganes) et un second en 2008 (le Guinea Lord) voic que vient de paraître le troisième opus, la Fée Sanctus.
La destinée de nos personnages s’affirment encore plus dans la lutte contre le mal qui montre d’ailleurs ici son vrai visage. L’histoire ne fait pas dans la dentelle et ça charcute pas mal dans certaines cases. Pourtant, il demeure derrière l’apparente barbarie la quête héroïque vers de plus beaux sentiments, à savoir sauver l’âme d’une Morigane devenue fée.
Voilà ce qui fait la force de cette BD : un graphisme sublime, un scénario maîtrisé qui progresse sans susciter l’ennui et le retour à un style qui tient plus de la chanson de geste qu’à du réchauffé
Le seul côté négatif, c’est qu’à vue de nez, le dernier tome ne sortira qu’en 2016 si on garde le même rythme de parution.
Désolé tout ça pour le manque d’assiduité actuel de l’auteur ce billet. Autant en terme de lecteurs, il n’y a rien d’anormal à sentir des courants d’air dans les couloirs, autant j’arpentai vaillamment jour après jours les allées de ce blog.
Mais là, ces derniers temps, j’ai un peu laissé tomber, je l’avoue et ce pour plusieurs raisons:
– pas mal de projets perso en cours qui me prennent du temps : extension de la bicoque, réparation de la bicoque.
– Plus de jours avec du vrai beau temps qui me tente plus à migrer du côté du hamac.
– une actualité particulièrement tournée vers les élections, ce qui fait que tout est dit un peu partout et plusieurs fois.
– Un petit sentiment de lassitude à maintenir un site lu par pas grand monde si ce n’est que par moi-même (à un ou deux potes près).
Tout ça fait que chaque jour, je repousse l’éventualité d’un article. Pourtant, depuis une semaine, j’ai vu des films, lu des bouquins et réfléchi à des problèmes existentiels. Tout cela s’accumule dans un coin de ma tête comme un tas de factures impayés.
Mais il se pourrait que cette semaine soit l’occasion de repartir sur des bases saines et cet édito en est le marqueur
C’est pas comme si je m’intéressai à l’Euro en plus…
Avec Gina Carano, Michael Fassbender, Ewan McGregor…
Plein de gens m’ont dit le plus grand bien du Film Contagion de Steve Soderbergh.
C’est pour cela qu’en toute logique j’ai préféré regarder le suivant :Haywire
catalogué Thriller d’espionnage, ce film propose une bonne brochette de stars : Ewan Mc Gregor, Antonio Banderas, Michaêl Douglas; Michael Fassbender, Bill Paxton, Channing tatum et Mathieu Kassovitz (ouf !!!)
Inutile de s’appesantir sur cette liste tant ces acteurs sont peu présents à l’écran à part pour des discussions entre deux portes pour donner de la consistance à l’intrigue
Le film tourne principale autour de Gina Carano, espionne mercenaire de choc. J’ai été tout d’abord très dubitatif en la voyant . Au départ, son visage m’a rappelé le visage de Brian Molko, le chanteur androgyne de Placebo mais en plus viril. Gina Carano est en fait une championne de mixed martial arts (MMA). On sent bien qu’elle est taillée pour mettre une rouste facile à toute personne qui l’emmerde. Ce talent est d’ailleurs largement mise à contribution tout le long du film. Les combats ne sont pas chorégraphiés comme dans un film de Kung-Fu mais font vraiment appel à de la bonne technique de baston proche des sports de combat ou de la lutte. De ce point de vue, on n’a pas l’impression que c’est du chiqué
Mais ne cantonnons pas Gina Carano dans un rôle de simple cogneuse. Le reste du film lui permet de montrer qu’elle est capable de bien plus en terme d’émotions et de féminité.
En ce qui concerne l’histoire en elle-même, il s’agit d’un classique complot dans le complot permettant à plusieurs officines de se tirer la bourre. En toute honnêteté, je n’ai toujours pas compris le pourquoi du comment une fois le film fini. Les scènes d’action s’enchainent entrecoupées de dialogues nous permettant en toute logique de nous offrir les clefs de l’histoire. j’ai du louper un truc
Mais comme je l’ai dit, le film est essentiellement basé sur la fuite perpétuelle de l’héroïne pour échapper à un peu tout le monde : police, mercenaire, armée.
C’est très bien filmé, avec un petit côté vintage mais sans vraiment dégager un sentiment d’originalité (Jason Bourne et consorts sont passés par là).
On reste au final un peu sur sa faim et le film n’est vraiment sauvé que par son actrice principale qui arrive à surprendre par une palette de talent moins limitée qu’il n’y parait.
Je voudrais profiter de cet édito pour dénoncer un phénomène qui dure depuis pas mal de temps : le Québec
Depuis un certain nombre d’années, la belle province nous fournit en chanteurs à voix insupportable : Comme certains sont élevés au pal, la France est nourrie aux chanteurs braillards qui finissent de toute manière à chanter du Goldman.
A part Charlebois qui a eu l’idée de vouloir repartir à Montréal, tout un cheptel s’incruste années après années : Isabelle Boulay, Céline Dion, Linda Lemay, Coeur de Pirate, Diane Tell,etc.
Jusqu’ici, on pouvait survivre, il suffisait d’éviter certaines radios et les émissions de Drucker pour ne pas s’agacer de cet accent insupportable.
Oui, Je ne serai pas de ceux qui s’émerveillent du phrasé si particulier des indigènes d’outre atlantique. Qu’il passe à l’anglais, ça nous évitera de comprendre les paroles lénifiantes de leurs chansons. En ce qui concerne le Québec, pas de Cartier !!!
Non content de nous abreuver de leurs tares vocalisantes, les voilà qui nous envoient dorénavant leurs cannibales !!! Après le Garou, le zombi !!!
Alors qu’après tout, cet homme n’a fait que ce que nous faisons quand on a la flemme de se faire à manger : il a commandé un chinois.
Le seul point de contentement que je trouve à tout cela, c’est que cette année nous avons quand même réussi à rééquilibrer nos échanges avec le Québec en exportant un de nos produits phares : les feignants d’étudiants.
Réalisé par Thomas Ngijol, Fabrice Eboué, Lionel Steketee
Avec Fabrice Eboué, Thomas Ngijol, Stefi Celma
Il y a plusieurs raisons qui peuvent vous pousser à regarder un film :
– Tout simplement l’envie de le voir après avoir patiemment attendu sa disponibilité.
– Vous l’avez choisi non pas parce qu’il est bien mais parce que vous le jugez moins nul que les autres. C’est le « naan, non , nan, non plus…… Pfff allez va pour celui-ci »
– C’est tout bonnement le facteur durée. Il est déjà tard et ce film ne dure que 89 minutes.
C’est principalement ces deux dernière raisons qui m’ont poussé à voir ce film qui date quand même de 2010.
Il y a aussi une troisième raison qui a prévalu sur toute autre pour expliquer ce choix . Mes compagnons de kawa du boulot l’ont vu dernièrement. Les dernières pause café ont été l’occasion de l’étalage des meilleurs vannes du film. Me sentant un peu sur la touche et flairant le danger de connaître tout le film avant de l’avoir vu, j’ai du précipiter la séance. Déjà que je suis à la ramasse dès que ça parle foot, il ne fallait pas encore plus crever le handicap.
Donc c’est parti…
Le film commence en nous brossant le portrait de deux personnes antipathiques d’origine africaine (en fait antillaise mais comme le film retrace les origines ancestrales, je biaise volontairement).
Régis (Fabrice Eboué) pousse « l’assimilation » jusqu’à porter le même jugement que d’ordinaire on prête aux blancs. Conseiller municipal, il s’est fondu dans la classe moyenne allant jusqu’à singer les caractères les plus beaufs du racisme ordinaire : Ils considèrent les immigrés comme des délinquant et des feignants. Fièr de sa situation et de son standing, il ne montre que lâcheté.
Joël (Thomas Ngijol) est un petit délinquant qui se sert de l’excuse de sa couleur pour expliquer tous ses malheurs. Se faisant vertueux de sa religion et de ses origines, il ne fait que se plaindre, insulter et surtout resquiller travail et transport en commun.
Ces deux zigotos, en fait demi-frères, se retrouvent à veiller leur père mourant aux Antilles. Pour seul héritage, il n’ont droit qu’à l’acte qui a affranchi leur ancêtre lointain. Par moquerie et bêtise, ils déchirent le papier.
Ils sont alors envoutés et se retrouvent au 18ème siècle esclave dans une plantation de canne à sucre. Il va leur falloir réparer leur faute et faire en sorte que leur ancêtre soit bien affranchi.
Le film a bien sûr vocation à faire rire et y arrive très bien dans l’ensemble. Eboué et Ngijol y importent tout ce qui fait l’humour de leur spectacle.
Il a aussi vocation à nous faire réfléchir en transposant les pendants du racisme ordinaire à une époque où ce mot prend une dimension littérale : le noir est un animal inférieur juste bon à travailler pour des blancs supérieurs. Plus qu’une idéologie, c’est un fait scientifique et divin. Le noir est à sa place dans la création comme peut l’être le lapin ou le radis : compartimenté dans une case pour nourrir l’homme blanc.
Immergé dans ce nouveau monde, nos deux compères restent fidèles à leur travers : Régis jouent au singe savant pour s’attirer les grâces du propriétaire (Etienne Chicot). Joël endosse la casquette du révolutionnaire brandissant tout haut des valeurs républicaines qu’il bafouait jusqu’alors..
Bien sûr, ces petits arrangements ne tiennent pas la route face à réalité colonisatrice et les deux compères devront se bouger les fesses pour se sortir du pétrin.
Si réflexion il y a , les ficelles sont souvent un peu grosses. On est loin de montrer le véritable esclavagisme dans son aspect le moins reluisant et les deux héros s’en sortent toujours à bon compte avec quelques coups de fouet.
Néanmoins on peut dire que le film a un certain intérêt pédagogique pour montrer que la bêtise ordinaire est le reliquat d’un lourd passé historique et qu’il entache toujours nos préjugés et nos comportements.
Mais ne partons pas dans de longues considérations sociétales (j’en suis bien incapable) en laissant ce film à sa place : une comédie plutôt intelligente qui n’a pas à rougir d’être un premier essai plutôt réussi : 6,5/10
Avec Daniel Radcliffe, Ciarán Hinds, Janet McTeer…
Hier soir, seul devant la télé, j’ai voulu me faire peur en regardant ce film d’épouvante. On peut être circonspect si on s’arrête sur le préjugé lié à l’acteur principal, Daniel Radcliffe, dont la palette de rôle n’a pas excédé celle de l’apprenti sorcier dans Harry Potter.
Second risque important : ce film s’annonçait comme le retour des studios Hammer, icône des films d’épouvante des années 60 avec son Dracula interprété par Christopher Lee. Entre un bon film et un coup marketing, il y a une sacrée distance.
Disons-le de suite : si ce film lorgne continuellement vers les classiques du genre, il le fait bien. L’ambiance victorienne entre obscurantisme et révolution industrielle, la maison gothique habitée de poupées en porcelaines, d’animaux empaillés et d’automates grimaçants, tous les éléments d’un décor bien flippant sont rassemblées
Point d’effet spéciaux dans ce film ou de litres d’hémoglobine, tout est dans le suggéré, le flou, dans l’ombre furtive, dans le grincement, dans la porte fermée qui s’ouvre seule…. La bande sonore finit dans rajouter dans l’angoisse qui, mine de rien, vous enfonce un petit peu plus dans le canapé.
Même si on sait d’avance quand on risque de sursauter ou de voir sortir le démon de la boite, on est toujours le jouet de peurs enfantines.
En ce qui concerne Daniel Radcliffe, même si il ne crève pas l’écran, il s’en sort plutôt bien malgré la tendance à trop jouer des yeux écarquillés.
L’histoire elle-même reste classique : une jeune notaire se rend dans un petit village paumé dans le fin fond de l’Angleterre pour régler la succession d’un sinistre manoir paumé au milieu des marais. Bien entendu, de sombres événements ont eu lieu dans le passé,etc.
Peut être suis-je vieux jeu, peut-être suis encore dans le souvenir des cauchemars qu’avaient entrainé le visionnage de la Maison du Diable quand j’étais petit mais je n’ai pas trouvé ce film si nul que ça
Il n’a rien d’original mais rien de déplaisant non plus.
C’est avec une joie non dissimulée que j’ai profité de mon lundi de pentecôte hier.
D’une manière générale, ce fut le cas de beaucoup de monde
Pour les quelques qui ont travaillé, je ne sais pas si le jeu en valait la chandelle. J’étais en vadrouille à bordeaux hier et j’ai constaté que des boutiques étaient ouvertes. Néanmoins, je ne pense pas que les salaires dépensés pour ce jour soient compensés par l’activité commerciale étant donné le désert qui régnait dans ces magasins.
Sinon comment étayer ce magnifique Edito avec des sujets frôlant le coma de l’intérêt.
– J’ai planté mes tomates.
– J’ai rempli ma déclaration d’impôt….
Sinon, j’ai rencontré mon jeune voisin fan de Techno Hardcore qui avait eu la gentillesse de m’instruire sur le genre en foutant ses basses à fond jusqu’à 6h du matin il y a quelques semaines… J’avais tenté une approche amicale cette nuit là en venant toquer à coups de tatanes dans sa porte. Hélas, son appartement s’étant mué en énorme caisse de résonnance, le son provoqué par mon pied a atteint son oreille interne avec la force d’un pet de mouche.
Je n’avais pas appelé les flics ce jour là car je privilégie le dialogue et aussi que je ne me rappelle jamais quel numéro appeler…
Samedi soir, entendant vers 19h les premiers soubresauts d’un poum poum sourds annonciateur d’une nuit agitée, j’ai pris mon courage à demain pour aller au devant d’un futur quiproquo. Bien que cette personne soit juste derrière ma maison, il me faut faire un ample tour de quartier avant de franchir la lourde porte de son préau.
La première vision me confirmait immédiatement que c’était bien parti pour un festival de cardiologie en mode bersek.
Me tournant le dos, un individu triturait une console de mixage bon ton, deux énormes enceintes l’entourant. Il était temps pour moi de réagir. Tout de suite, j’adoptais une attitude pacifique faite de compréhension et d’autoritarisme de velours
– salut les Kids, alors on fait la teuf en écoutant du David Guetta. Moi aussi, j’ai été jeune et je n’hésitais pas à faire râler mon entourage en me servant de mon orgue bontempi. J’avais une cassette de Pump up the volume et une compil de Hip-Hop que je montais à donf avec le bouton Surround enfoncé pour amplifier les graves. Vous avez quoi comme cassette, des chrome? Parce que Metal, c’est de la merde. Le plus dur c’était de régler les equalizer. Fallait bien savoir les ajuster même si franchement ça changeait que dalle. Je te fais une copie rapide si tu veux?
Bon bref, ils ont vite vu qu’ils avaient à faire à un connaisseur et ils ont remballé leur matériel. Dans un geste de mec sympa et cool, je leur ai laissé mes disquettes Atari St où j’avais mis mes meilleurs compils de démos 8 bits avec une reprise de la musique du flic de Beverly Hills.
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