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Il fut un temps où j’écrivais un truc le lundi

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editoJ’aurais presque envie de dire que mon quotidien s’éclaircit mais avec le temps pourri actuel, je ne suis pas crédible.

Mais deux événements notables m’ont donné envie de reprendre la plume.

Le premier est que le compteur à droite sur ma lecture en cours a bougé. Ce Week-End , j’ai lu pratiquement 40 pages!!

Je lis en général par période passant de boulimie à diète complète. Serait-ce le prémisse à un redémarrage? Je pense plutôt que des livres foncièrement plus intéressants s’accumulent au portillon. Ce dernier livre de Wilson est décevant, presque autant que celui d’avant.

Le second événement n’existe pas. C’est juste pour faire une figure de style et rajouter une phrase inutile (un article ?).

Sinon, l’actualité, on est tous pareil : on a eu droit jusqu’à la nausée aux images de la tuerie de l’école de Newton : nausée pour l’horreur du drame, nausée pour les images voyeuriste en boucle sur les chaines d’info en continu.

Au final, il restera juste une impression de déjà-vu qui réapparaîtra l’année prochaine au moment du prochain massacre.

Le problème des armes aux Ztazunis, c’est un peu comme le conflit israélo-palestinien, le Tibet, le réchauffement climatique : on est bien conscient que ça fait un moment qu’il y a un problème. Mais c’est un tel bordel qu’on sent que c’est plus simple de faire comme si de rien n’était. On fait juste un petit « ah lala » de temps en temps et on passe à autre chose.

De toute manière, le drame de Newton c’est :

Version NRA : à cause de l’interdiction des armes à l’acole

Version Cul béni : à cause de l’interdiction de Jésus à l’école.

Version Famille de France : à cause des jeux vidéos.

Interdire les armes c’est modifier l’ADN du pays du Western, d’Al capone et Inspecteur Harry : Impossible.

 

Pour le reste, je suis en phase d’apprentissage Papa Poule (mon dieu, réminiscence d’un vieux souvenir !!!). Une fois que le rodage sera pleinement effectué, on devrait arriver à tirer quelques trucs intéressants de ce blog (au moins pour moi)

 

Bonne semaine

Rendez-nous Malabar

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Si vous trainez comme tout adulte gourmand dans le rayon Confiserie ou si vous allez acheter des clopes, Vous avez du vous rendre compte que le Malabar a subi un lifting afin de rajeunir son image.

Et oui, à l’instar de Groquik, du cheval en survet de Poulain ou L’ours Prosper, Malabar a subi le diktat de la bienséance et du rajeunissement à outrance : la bonhommie, la bedaine apparente ou la virilité sont autant de critères qui n’ont plus lieu d’être dans notre société moderne où les enfants obèses grouillent.

Exit le sympathique blondinet à t-shirt jaune et place au Chat Mabulle !!!

Ceci dit depuis 1969, date de son apparition, M. Malabar avait déjà subi une sacrée cure d’amaigrissement passant d’une carrure de déménageur à celle d’un jeune adulte métrosexuel.

Bien sûr, les gens de Malabar étaient bien conscients que ce changement allait entraîner une vague de protestation avec pétition, courrier, forum et bien sûr page Facebook. D’ailleurs ils ont fait une belle FAQ pour expliquer que c’est la faute aux enfants et pas la leur… Depuis quand on demande l’avis à des connards de mioches, je vous demande…

Soit disant qu’ils n’ont pas d’affinité avec notre vaillant gaillard. Soit.. Mais pourquoi mettre à la place un con de chat avec une personnalité d’huître? La réponse marketing est tout aussi édifiante : « Mabulle « va accompagner les enfants dans la cour de récré…espiègle… Rebelle, blabla… »

 Et quitte à changer de mascotte, autant faire dans la coolitude : On lui colle des lunettes de soleil et une cravate jaune pour le rendre plus adulte. En ce qui me concerne prendre un animal qui peut se lécher l’arrière train pour vendre des chewing-gums, ça me laisse un arrière goût dans la bouche.

Ce changement m’a fait penser à un épisode des Simpsons où pour rajeunir la série Itchy et Scratchy, les producteurs introduisent un nouveau personnage cool : Poochie le chien. La ressemblance est assez troublante.

 

Mais le pire reste à venir puisque nos marketeux, à qui il restait surement quelques grammes de poudreuse, n’ont rien trouvé de mieux qu’introduire du Storytelling pour nous conforter sur le bien fondé de Mabulle.

Je vous livre ici la si émouvante histoire de Mabulle.

Petite parenthèse : le site Malabar est d’une mocheté affligeante, tout en flash qui rame avec un look qui ressemble au papier peint Brique de windows 3.1

 

 

Incognito avec un gros t-shirt Malabar….  Et puis Avec sa peau de blond, l’envoyer au Soleil, on se doute bien que c’est pour qu’il choppe un cancer de la peau. Ca évitera de payer trop longtemps une retraite « bien méritée ». Où peut-être a t-il été envoyé sur Sandy Island?

 

Ah Mabulle, l’ami des enfants, prêt à les aider mais qui se barre dès que l’occasion de présente.

 

La c’est la partie « Rémi sans famille » : sortez vos mouchoirs.

Les chats , c’est que des salauds, le monde extérieur est dangereux et les gens méchants. La liberté et l’émancipation n’apporte que des problèmes. Rentrez dans les rangs en savourant les joies de la société de consommation.

J’imagine aussi l’état des boyaux de ce pauvre chat englués par la pâte à mastiquer.

Vous noterez la réutilisation du même dessin de chat dans un souci d’optimisation du ridicule

 

Habituellement, un chat qui fouille une poubelle ressort avec une tête de poisson ou un reste de McDo. Mais pas Mabulle.

Que dire de la partie : révélation existentialiste sur comment se nourrir, où dormir et contrôler ses peurs. C’est pratiquement devenu un Jedi !!

 

l’âge de raison : le Chat, comme Ulysse après un long voyage, revient chez bobonne vivre pleinement sa relation zoophile à coup de « qui lâchera la plus grosse bulle ».

Dans un an, il a droit au Véto et à la castration.

 

Là ça devient Freudien : c’est la mort symbolique du Père.

J’espère qu’il est tout seul sur son île. Sinon tout le monde est bon pour finir avec un chewing-gum collé sous les pieds en allant sur la plage.

 

Et voilà 60 ans d’existence pour finir avec un matou ridicule qui mastique un malabar en quête d’un sens à sa vie.

C’est sûr, j’y crois, je suis convaincu

Allez en bonus, une page qui parle de l’usage des animaux dans la pub et de leur piètre considération

 

Les Bidochon sauvent la Planète

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J’ai lu le dernier album des Bidochon comme je prends la voiture le matin pour aller au boulot (oui je sais, c’est une obsession).

 

– J’allume tout d’abord la lumière en attendant que la lampe basse consommation assure assez de luminosité pour y voir clair.

– Je prépare mon petit déj en mettant de côté l’emballage carton de la brique de jus d’orange pour la recycler.

– Je prends ensuite le volant en passant devant ce petit bois dont la décharge sauvage semble s’agrandir de jour en jour.

– Je passe ensuite devant les containers de recyclage où une autre décharge sauvage s’est créée mais par des gens se donnant « bonne conscience »…

– J’arrive au péage de l’autoroute où co-voitureurs se retrouvent pour un ultime trajet. Je n’en suis pas ayant des horaires trop fluctuants.

 

C’est un peu ça le dernier album des Bidochon : changer nos paradigmes, mettre de la contrainte sur de la contrainte pour sauver la planète.

Bien entendu chez les Bidochon, tout est biaisé, disproportionné et enrobé d’un discours écologique mêlant clichés et trop plein d’informations à coups de raccourci démentiels : on fait tout ça pour sauver les Orang-Outans.

Les règles de tri des déchets ressemble au règlement d’un jeu de Guy Lux de la belle époque.

Le covoiturage est détourné de son but initial pour des buts moins avouables.

Binet, comme à son habitude, biaise l’écologie du quotidien pour en faire un jeu de société aux règles tordues. Il ne critique pas l’initiative en elle-même mais juste ses contradictions, sa complexité et combien ses buts peuvent paraître à 1000 lieux de notre confort quotidien.

Si on rit, on reste un peu sur sa faim ou légèrement déçu. Surement que cela ne fait que reprendre des critiques qu’intérieurement on s’est tous déjà fait (ou qu’un humoriste a déjà fait). A trop se spécialiser sur un concept (le GSM, Internet, l’écologie), Binet arrive parfois en retard de sujets déjà maints fois caricaturés.

 

 

 

top chrono

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Alors à quelle moment vous allez décrocher?

Au delà de la blagounette, je me souviens d’un temps où embrumé par les volutes de la fumée de cigarette qui font rire, nous tombions sur ce genre de cours en pleine nuit sur Paris Première (de mémoire)…. Et qu’inévitablement, après un moment de compréhension (ouais, ah oui, ouais, ouais) arrivait le moment où ça devenait aussi clair qu’un cours en mandarin.

C’est terrible combien on ne supporte pas de se sentir dépassé ou sur la touche, encore plus quand il s’agit de votre spécialité d’études. Je ne sais pas pour vous mais j’ai conservé mes cours de fac pendant des années comme si j’avais eu l’intention un jour de replonger dedans ou de me remettre à mes études pour avoir un Nobel. J’aurais certainement été bien déçu : entre photocopie délavée, écriture illisible et dessin de quéquette, je ne pense pas que j’apprenne quoique ce soit de ces archives. Je stocke ainsi des fiches Bristol vieilles de 20 ans où sont expliquées des choses aussi passionnantes que les Séries de Taylor.

C’est le même esprit de défi qui me fait acheter de temps en temps un livre d’éco pour faire comme si j’étais encore du sérail.

On veut toujours revivre ce qui sur le moment nous paraissait pénible. On voudrait étudier quand on commence à bosser, philosopher alors qu’au lycée, c’était chiant. porter des joggings le WE alors que petit, on avait honte d’avoir ces merdes informes.

 

 

 

y a pas de trous dans le gruyère…

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Et pourtant quand je fais le tour de mon existence, cela ressemble de plus en plus à du gruyère.

Mes étagères de livres si bien garnies d’habitude, se sont parcellées de vide, entrainant la chute de certains ouvrages dont le maintien, jusqu’alors, n’étaient permis que par la présence de voisins très proches. Ce sont autant d’apparition de toiles d’araignées inconnues, d’insectes fossilisés ou de trucs bidules machin choses tombés derrière les étagères.

Il en est de même des meubles à cd, à dvd, des armoires à vêtements, à linge et autres lieux de rangement ménager. Si j’avais été fervent défenseur d’une vision solipsiste du monde, j’en aurais conclu que je me relâchais un peu ces derniers temps…

Cette tendance à voir mon intérieur se transformer en jeu de taquin géant n’est pas près de s’inverser puisque qu’elle n’ait que la conséquence de mon divorce en cours.

D’un point de vue bassement matériel, ça fout un coup dans toute une organisation et un classement arrêté il y  pas mal de temps. Je ne sais pas comment vous procédez en matière de rangement de bouquin mais ça commence souvent pas de belles promesses pour finir en joyeux bordel. Je tente toujours de classer de prime abord par auteur et par style : les livres de sf ici, les livres sérieux par là, les bouquins autres ailleurs. Mais plus le temps passe, plus la place diminue et vous finissez par intercaler là où ça rentre et à céder au classement vertical.

Ne reste qu’au final que le salut d’une très bonne mémoire photographique.

Ce qui est facilement évident pour un pauvre bouquin ou un DVD l’est nettement moins quand ça touche à l’affectif et à l’humain. Car la phase finale de cette épreuve pas vraiment rigolote est la disparition des êtres aimés.

Et là pas question de classement, d’harmonie des couvertures ou de simple tour de passe passe. Remplir le vide existentiel laissé par cette épreuve est tout sauf une partie de plaisir. Déjà parce que le vide en lui-même est une entité souvent envahissante dans ces circonstances. Loin de se combler il peut vous enkyster jusqu’à vous compromettre. Il devient un animal de compagnie vous vidant l’âme et le coeur.

Bien sûr, comme le disent les conseils bien avisés, ça passera, etc. Mais quelques soient les épreuves, il me sera impossible de renoncer à ma part d’échec, aux liens qui m’unissent pour toujours à mon fils ou ma future ex-femme (liens plus ou moins épais) ou de devoir reconstruire une existence à partir de lambeaux, de briques primordiales (rien que ça) et d’idéaux à jamais ancrés dans ce que je considère comme juste. Se remettre en cause sans se trahir, voilà bien un but assez difficile à atteindre.

Mais au delà de la peur et de la souffrance que de tels moments m’offrent, je survis en me disant qu’au delà de l’abime qui s’ouvre devant moi, il y a certainement quelles collines à gravir et de nouveau horizons à contempler (et de nouveaux gadins parce que vous pas se mentir).

En général, j’essaie de ne jamais céder aux sirènes du renoncement. Si l’activité de ce blog est bien terne et si mes passions sont ternies, je compte bien souffler sur les quelques braises vacillantes au creux de ma volonté pour repartir dès que possible

J’ai bien entendu écrit tout ça plus pour moi que pour les quelques lecteurs pouvant éventuellement tomber sur ces mots. Donc, ne vous étonnez pas de ne pas tout comprendre ou d’y déceler quelques relents de fierté mal placées. Je tâtonne un peu dans le noir dans une pièce qui se vide. Et le plus rassurant dans ces moments est souvent de se recroqueviller sur soit-même.

 

 

 

 

 

 

Est ce que les livres électroniques rêvent de lecteurs humanoïdes ?

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« Happy the man, and happy he alone who in all honesty can call today his own;
He who has life and strength enough to say ‘Yesterday’s dead & gone – I want to live today »

 

Il y a un mois, j’ai acheté une Kindle touch.

Ce fut un acte impulsif comme de bien entendu : « oh jolie petite boite qui me fait du pied abandonnée et seule sur un étalage »….

Ce fut aussi un acte qui est l’aboutissement d’une longue réflexion sur mon amour du livre et de la bibliothèque..

 

Remontons brièvement le temps jusqu’à une époque où le pantalon de velours orange côtoyait sans honte le t-shirt UCLA violet et le tricot de peau électrique. J’ai accédé assez jeune au plaisir de la lecture en passant par la case BD. Mon père étant bédéphile, j’ai pu m’enquiller rapido toute l’école franc-belge et même au delà. Levant les yeux sur les étages supérieures de la bibliothèque, j’ai découvert qu’un nombre conséquent de livres s’entassaient sur les étagères poussiéreuses hors de ma portée. Poussé par la curiosité, j’y piochais mes futures lectures au petit bonheur la chance.

De mémoire j’ai commencé par toute une série de bouquins de la même collection, Contes et légendes, qui m’ouvrit les portes de l’imaginaire mythologique à tout jamais.

J’ai ensuite enchainé avec les quelques club des cinq, compagnons de la croix rousse et autre histoires de détectives en culottes courtes.

Je remisais d’autres livres, naturellement moins attiré par le titre, jeune prépubère que j’étais : le banquet de Platon, les onze mille verges d’Apollinaire 🙂

Puis ce fut le reste : Jules Verne, Daudet et autres illustres inconnus dont le nom m’échappe maintenant.

Puis un jour, j’accédais au Graal, le sein des seins : le centre de documentation et d’informations plus connu sous le nom de CDI !!

Pris d’une frénésie de lecture, j’explorais bêtement l’ensemble des livres proposé en partant de la rangée de gauche et en avançant vers la droite. Je lisais beaucoup, même trop vite, sautant certainement des passages pour connaître le dénouement et en comprenant la moitié.

C’est aussi vers cet âge là que je me spécialisais sur certains genres plutôt que d’autres : fantastique, science fiction, sciences, histoire, mythologie. J’esquivais les romans qui ne m’inspiraient guère dans leur description d’un quotidien souvent dramatique.

Seuls quelques vénérables anciens échappaient à cet ostracisme : Jules Verne, Sherlock Holmes, Arsène Lupin qui nourrissaient mon besoin d’évasion.

Grandissant, je n’ai pas décroché de cette envie de lire, assouvissant ce plaisir grâce à l’argent de poche et les bibliothèques municipales. Je m’imaginais prolonger ce plaisir à l’infini comme j’ai pu le décrire dans un article précédent.

Ce fut une de mes plus grandes joies d’adulte que d’obtenir un travail et les moyens de posséder ma propre bibliothèque plutôt qu’emprunter. Me voici préparant ma vision d’une retraite hédoniste, assis dans mon vieux fauteuil en cuir, en peignoir et pipe au bec, entouré de 4 murs garnis de livres, savourant quelque vieux whisky, un malinois assoupi à mes pieux, couché sur une peau d’Ours. L’ennui, c’est que je n’aime pas le Whisky…

Et comme tout amoureux du livre, de l’odeur de son papier, je me voyais mal passer le cap de la dématérialisation de ma bibliothèque au profit d’un rectangle de plastique moche. Mon phantasme so british en prenait en coup : pas terrible une pièce avec quatre murs vides et posées sur une chaise une tablette :  pas facile d’étaler sa culture et de briller en société.

Je continuerai à acheter du bouquin, à les entasser sur de nouvelles étagères, augmentant la taille du camion à chaque déménagement !!!

Et pourtant, j’ai acheté une liseuse…

Et ce pratiquement pour une unique raison, c’est que je refuse de casquer quand il s’agit de lire ou relire les innombrables oeuvres tombées dans le domaine public.

L’année dernière, l’intégralité des Arsène Lupin est devenu disponible gratuitement sur internet. C’est la loi : 70 ans après la mort de l’écrivain, ses oeuvres sont libres. Néanmoins, ça n’interdit pas aux éditeurs de proposer une version papier payante ou même de le vendre numériquement. Néanmoins, personne ne peut s’opposer à leur libre circulation : il en est ainsi des auteurs cités au dessus ainsi que la plupart de ce qui est paru jusqu’au début du 20ème siècle.

Disposant d’une tablette et d’un téléphone, j’avais récupéré quelques livres électroniques pour tester le confort de lecture :

– Sur un téléphone, l’écran est trop petit

– Sur une tablette, on se fatigue vite les bras à tenir la tablette

– Dans les deux cas, il est impossible de lire dehors en plein soleil allongé dans le hamac : trop de reflet.

Voilà pourquoi j’ai acheté une Kindle. J’aurais pu choisir une Kobo de la Fnac ou une autre marque. C’est juste que la Kindle était la seule vendue dans le supermarché du coin. La technologie d’écran étant la même pour tous, je ne perds rien au change

C’est assez déconcertant au départ, l’affichage ressemble tellement à une vraie page de livre qu’on a l’impression qu’ils ont laissé une fausse image de présentation dessus.

La liseuse pèse le même poids qu’un livre de poche et ne craint ni le soleil, ni les traces de doigts. La seule chose négative est le passage d’une page à l’autre : on a une petite latence du fait de la technologie employée, l’encre électronique : pas d’effets de pages qui tourne ou autre fariboles, l’écran se recharge. On s’y fait bien vite au final.

La liseuse permet d’annoter, de rechercher dans un dictionnaire, de lire des mp3, de surfer sur internet ou d’acheter directement ses livres en ligne sur Amazon. J’avoue ne pas me servir de ces fonctionnalités. Je me contente de brancher en usb la liseuse et d’y copier les fichiers des livres.

Par contre, il y a une fonction que j’apprécie grandement, c’est la synchronisation de la dernière page lue. Imaginons que le soir, vous arrêtez la lecture du Bouchon de Cristal (une aventure de Lupin).

Le Lendemain, vous prenez le bus et l’envie de continuer vous prend. Vous lancez l’appli Kindle sur votre smartphone qui vous ouvre le livre à la page où vous vous étiez arrêtée la veille. C’est tout con mais bien pratique.

Voici au moins une manière élégante de faire coexister son amour des livres de toutes les manières que ce soient.

Le grand progrès serait effectivement de faire lier l’achat d’un livre papier avec son utilisation numérique. mais on peut rêver…

 

 

 

 

L’Edito du Lundi Gris

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En une semaine, on passe du chaud beau au froid pas beau au pas beau chaud avant le très froid pas beau et pas chaud

C’est un peu comme l’UMP : on est passé du petit nabot au grand facho (colat…).

En attendant mon horizon indéfini ne s’éclaircit pas vraiment. Je vivote pas mal, dessine peu, écris peu.

J’ai juste tout le loisir de démonter mes cabanes de jardin le Week-end pour faire place à l’extension de ma maison… Ce qui me permet de découvrir toutes les manières de tenir une scie pour scier la planche en même temps que ma main : Aïe.

Ce n’est pas pour autant que je ne fourmille pas d’idées ou que j’ai arrêté la folie dépensière en matière de matos, livres ou autres fariboles

Je m’occupe l’esprit comme je peux en imaginant quelques idées de dessins. Ce sont surtout les cloportes qui m’occupent en ce moment. Ces petits crustacés terrestres m’ont toujours fasciné de par leur carapace et leur manière si prompte à se mettre en boule. On verra si l’envie ira plus loin que quelques croquis qui s’amoncellent sur mon bureau.

L’automne, c’est aussi la reprise des séries avec Dexter, The Mentalist et Fringe. Il y a aussi Revolution, la nouvelle série de JJ Abrahams. Après trois épisodes, je trouve ça plutôt pas mal malgré de mauvaises critiques sur les blogs spécialisés

En parlant de Blog :

– Je viens de finir la blogosphère de Bastien Vivès : Bon sang, combien il voit souvent juste. J’en reparlerai surement.

– J’avais commencé à écrire un article sur le monde merveilleux des poids lourds mais son intérêt s’est amenuisé au fur et à mesure de son écriture. Il me reste au moins à vous causer de ma liseuse Kindle, et de « Voisins du troisième type » que je suis allé voir au cinoche.

Mais bon, ça peut-être, surement ou jamais. On verra bien….

 

 

Des Choses fragiles de Neil Gaiman

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Après un excellent livre comme « Nobody Owens« , la meilleure manière de se faire plaisir est de de continuer avec le même auteur. J’ai donc enchainé avec « Des Choses fragiles » qui trainait sur la troisième étagère gauche en partant du haut à côté de la lampe rouge (enfin à peu près).

C’est un recueil d’histoires courtes de longueurs variées mais avec un plaisir constant dans la découverte. Ce sont autant de petits bijoux d’écritures, teintés d’étrangeté, de délicatesse et d’autant de sentiments qui inévitablement vous touchent. C’est souvent effrayant, dérangeant ou tordu mais toujours d’une originalité sans bornes.

L’auteur a de plus pris le temps en début d’ouvrage de raconter l’histoire personnelle de chacune de ses oeuvres, en y glissant encore quelques petits récits de dernière minutes.

Il faut saluer le travail de traduction qui ne gâche en rien la lecture en évitant une patine qui ternit la magie des histoires

Sans aucun nul doute, Neil Gaiman est un des plus grands auteurs anglo-saxons actuels. Et ce livre est une merveilleuse manière de le découvrir.

Il a d’ailleurs encore raflé cette année le prix Hugo de la meilleure histoire courte.

 

Moi Député (The Campaign)

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Vendredi soir, je suis allé voir un film de Super Héros. Non pas ceux à capes et marteau comme dans the Avengers (Qui ma foi m’a plutôt bien diverti) mais du genre à sauver l’Amérique à coups de belles promesses démagogiques, de patriotisme niaiseux et de bigoteries sans conviction.

Pour tout français pétri d’américanisme primaire et de nombrilisme bien pensant, la description de la vie politique américaine du film  ne surprendra pas : Corruption au nom d’intérêts capitalistes supérieurs, Spin Doctors, promesse de campagnes, langue de bois, story telling, Jésus, Famille, Amérique, Jésus, strass et paillettes et Jésus….

Pour une vraie satire d’une campagne politique, vous pouvez toujours revoir un film comme Bob Roberts qui vous en apprendra surement plus (et éventuellement lire Tocqueville).

Ce film est avant tout l’occasion de voir deux acteurs en faire des tonnes dans leur rôle de candidat aux sénatoriales.

D’un côté Cam Brady (Will Ferrell), politicien chevronné et rodé, indéboulonnable de sa circonscription car seul candidat à chaque élection.

De l’autre Marty Higgins (Zach Galifianakis), gentil candide du patelin, fils d’un potentat local et animateur de l’office de tourisme.

Cette élection si démocratique n’est qu’une vaste fumisterie où seul compte l’intérêt final des frères Motch, Entrepreneur sans vergogne qui veulent implanter leurs entreprises chinoises sur le sol américain mais en gardant les ouvriers et les condition de travail d’origine.

La campagne s’enchaine ensuite, cruelle, bête et méchante entre un vétéran qui perd tous ses moyens (surtout financiers) et un amateur qui se prend au jeu jusqu’à piétiner ses propres idéaux : le pouvoir corrompt, etc.

Et il faut avouer que tout ce déballage sans finesse est franchement réjouissant surtout quand les candidats font appel aux plus belles « valeurs » américaines : anti-communisme primaire, culte des armes, Sex-Tape, famille unie de façade et Dieu à tout bout de champ.

Will Ferrell s’en sort brillamment tant il maîtrise le personnage. Il faut dire qu’il est un habitué du genre ayant de nombreuses fois endossé le costume de George W. Bush Jr.

Malgré son aspect critique, le film reste à la surface des choses ne faisant que dénoncer des travers connus de tous. Et comme nous sommes quand même en Amérique, il faudra à la fin que le système soit sauvé in-extremis par ces mêmes valeurs que le film tourne en dérision tout au long de l’histoire, ce qui est assez déroutant.

Ce n’est au final qu’une version un peu plus trash de « Monsieur Smith au Sénat » avec le même beau discours à la fin.

Néanmoins, on rit et c’est bien là l’objet du film en fin de compte. Mais surtout, allez le voir en VO !!

Et en ce moment, on en a bien besoin…..   7,5/10

 

 

 

Terminus

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Nos souvenirs sont remplis d’habitude et de chemins maints fois parcourus.

Par exemple, depuis tout petit, en arpentant les rues de Bayonne, mon chemin croisait la devanture d’une boutique bien particulière. Ce fut tout d’abord une étape pour aller chez mes arrières grands-parents près du vieux cinéma Vauban. Plus tard, cette même boutique croisait ma route quand je rejoignais ma voiture décuvant d’une soirée arrosée des fêtes de Bayonne.

Et toujours et encore, cette même impression se perpétue chaque fois que je longe l’avenue Léon Bonnat, comme une nouvelle couche sur un mille feuille de souvenirs.

Ne vous attendez pas à ce que je vous parle d’une boutique d’informatique, de BD ou autres lieux de perdition consuméristes.

Ce magasin encore en activité s’appelle La Maison Couderc et est spécialiste en matériel Orthopédique.

Alignant facilement 10 mètres de vitrine, il me fallait pourtant plus de temps que convenu pour le longer avec mes petites gambettes d’enfant. Dans un cadre suranné et vieillot s’alignait derrières les vitres jaunies par les soleil, ceintures de maintien, cannes, chaussures orthopédiques et autres instruments pour grabataires en puissance. J’étais bien loin de me douter que ces objets puissent représenter le quotidien d’un avenir lointain qui m’attendaient inexorablement. L’univers de la prothèse se résumait en ce temps à celle que portait « l’homme qui valait les 3 milliards ». Autant vous dire que l’idée d’un super héros en bas de contention était loin de me traverser l’esprit.

Mais le pire dans cet étalage paramédical était l’absence total de joie et de gaieté, comme si le soleil avait aussi terni le bric à brac pour le réduire à un ensemble de marron, de gris et de maillots aussi glamour qu’un abat-jour d’un vide-grenier.

Et pourtant, tout cela m’impressionnait terriblement et me terrifiait à moitié comme si on me présentait en avant-première le reflet de ma déchéance. J’en rigolais aussi intérieurement, me désolidarisant de ces reliques d’un autre âge d’un passé lointain et d’un futur qui l’était encore plus. C’est un peu comme se moquer des pubs gériatriques après les chiffres et les lettres, alors que la colle à dentier, on va y passer comme les autres.

L’immuabilité de ce monument à la gloire de la condition humaine est toujours là et ce depuis 1967. Je l’avais imaginé plus vieux, genre fondé par l’arrière grand oncle du propriétaire actuel en 1837. On peut toujours passer devant sans noter de différence fondamentale depuis les années 80.

Il en est ainsi de ces vieilles qui semblent aussi immortelles que les menhirs de Carnac : elles étaient là avant vous, elles seront là encore après vous. Et même si l’activité change, le nom d’origine s’affichera encore, décrépi pour de nombreuses années, incrusté dans la pierre de la bâtisse. Je pense ainsi  à la maison Berrogain, spécialiste en linge de maison, plantée au coeur de Bayonne

Mais même la modernité rattrape l’immuabilité : la maison Couderc a son site Internet, vantant les mérites de ses corsets sur mesure et ses orthèses plantaires.

Mais la sensation demeure, l’éternel retour nous guette à chaque pas.

Mais au final, un jour, je sais que je m’arrêterai devant une boutique de ce genre, réelle ou virtuelle, que je passerai la porte pour devenir un client comme les autres.

 

 

Burns Out

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Allez tiens en guise de mini Edito du Lundi, voici une anecdote qui vaut ce que ça vaut…

 

Ce matin, je déambulais dans les couloirs à mon habitude entre café, tour de bureau comme si de rien n’était et un passage éclair et furtif à mon poste de travail.

En montant par l’escalier je me suis surpris à prendre la posture de Monsieur Burns quand il marche. Pour les deux hommes des bois qui ne connaissent pas, Burns est le milliardaire malfaisant et cacochyme qui sévit dans les Simpsons. D’une maigreur morbide, il se déplace toujours avec les bras dans la position de la mante religieuse (voir l’image). Et me voici gravissant les marches les bras pliés, les mains face à moi dans une position grotesque et inutile.

C’est d’autant plus étonnant que d’habitude, je sautille gaillardement dans ces escaliers, avalant les marches tel un Chaban-Delmas encore vert et non plus vermoulu. Pourtant j’étais bien là, nonchalant et poussif, mes bras semi dressés comme si j’allais poser ma veste sur un portemanteau lointain et inexistant.

Je compris bien vite le pourquoi de cet étrange phénomène (je pouffe d’avance de cette incongrue raison).

Loin d’être encore grabataire et en costume de velours, c’est mon côté dans le vent qui me faisait adopter cette pose. Je portais un de ces t-shirt à manches longues, fin au col démesurément bas (pour trouver plus bas, il faut être le présentateur phasme de Belle toute nue) avec les petits boutons qui ne servent à rien vu qu’en face on n’a pas pensé à faire les trous.

C’est super, c’est in, c’est Waouh !!! Mais en ce temps de canicule, c’est un peu chaud au niveau des bras. C’est pourquoi j’avais retourné les manches au delà des avant-bras. Le hic, c’est que le tissu n’accepte cette position que dix secondes (et encore moins dès qu’on bouge). Je me retrouvais donc à renouveler l’opération continuellement comme si j’allais couper du bois.

Et instinctivement après un moment, j’en ai eu marre : j’ai marché en pliant mes bras à 90°, les mains trainant devant comme pour un zombi de pacotille pour clip de hard-rock. Cela bloque la chute irrémédiable des manches, coincés par l’articulation et le gonflement approprié du Biceps qu’impose la position.

Heureusement pour moi j’étais seul à ce moment là et je masquais mon malaise, rabaissant les bras, rétablissant ainsi la gravité et laissant choir ce maudit tissu.

Sinon, il ne s’est passé rien d’autre aujourd’hui…

 

 

L’étrange vie de Nobody Owens

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Neil Gaiman (Auteur),

Dave MacKean (Illustrations)

 

Il est des événements qui vous gâchent un été : le mauvais temps, une panne de bagnole, la varicelle…

Mais parfois il vous suffit de peu de choses pour vous construire des souvenirs oh combien meilleurs.

En ce qui me concerne, cela s’est concrétisé pas plus tard que ce week-end grâce à la lecture de ce petit bouquin de Neil Gaiman, allongé dans un hamac sous le feuillage d’un arbre.

Je sais bien que le risque d’être déçu était bien faible sachant combien j’apprécie cet auteur par ces livres (American Gods, Anansi Boys), ces scénarios de Comics (1602, The Eternals) ou les adaptations ciné qui on été faites (Coraline, Stardust).

 

Petit apparté d’ailleurs, je viens de me rendre compte en consultant Wikipédia qu’il est marié à la chanteuse Amanda Palmer, que j’apprécie beaucoup aussi !!!

 

 

Ce livre commence par un drame des plus terribles : l’assassinat d’une famille par un tueur sans pitié appelé « le Jack » (ce qui fait penser à qui vous savez). Seul un petit enfant échappe au tueur en trouvant refuge dans le vieux cimetière situé sur la colline avoisinante. Celui ci a traversé les siècles, entre parc naturel, tombes branlantes et vieux caveaux marmoréens à l’architecture ambitieuse. Ce n’est là qu’un des aspects de ce cimetière qui semble posé là depuis que l’Angleterre est une île.

Les habitant vaporeux et fantomatiques du cimetière se chargent de protéger la petite âme sans défense et d’assurer son éducation : Voilà donc le Petit Nobody Owens (du nom de ses « parents » adoptifs) citoyen à part entière du cimetière, privilège qui lui permettra, bien que vivant, de percevoir le monde caché de cet étrange lieu. Protégé par Silas, son tuteur, personnage énigmatique qui sans être un fantôme n’est pas vraiment humain, il va partir à la découverte de ce que le commun des mortels ignore.

En grandissant, il essaiera de connaître le monde extérieur avec plus ou moins de succès surtout que l’ombre du tueur de ses parents rôdent encore, menaçante.

A chaque chapitre, nous suivons le petit garçon (puis le jeune adulte) partant à la découverte de nouveaux habitants plus étranges et farfelues que les autres : un poète maudit, une sorcière brulée, des goules, une vouivre. Même la mort fera quelques apparitions

Impossible de ne pas penser au Livre de la Jungle de Kipling en lisant ce texte : un enfant abandonné recueilli par les animaux de la jungle dont il percera les secrets en grandissant. Dans un style plus macabre mais autant poétique et merveilleux, Gaiman en profite pour sortir du grenier les contes et légendes d’autrefois comme il a su déjà si bien le faire dans American Gods. Si l’histoire se passe de nos jours, jamais la modernité ne montre son nez tellement nous nous sentons hors du temps dans ce monde ou vivants et fantômes cohabitent et dansent même parfois lors d’une nuit unique et rare. C’est aussi une leçon d’histoire sur la manière d’enterrer les morts selon la classe sociale ou les choix de vie (en terre non consacrée).

Si ce livre est classé jeunesse, il est aussi un très bon livre pour un adulte happé dans la lecture avec le même bonheur qu’on peut avoir en lisant Peter Pan ou Alice.

Un petit bijou précieux que cette étrange vie de Nobody Owens…

En plus il est sorti en poche donc ça coûte que dalle.

 

 

Les trucs qui me gonflaient au collège

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Les mecs avec des mobylettes pourries et des casques intégraux de motard

Bon ok mon gars, t’as peut être rajouté des chromes, mis un pot ninja, allongé la fourche pour que ça fasse chopper et viré les pédales. Ca n’en reste pas moins une mobylette toute crevée qui finira à la décharge après avoir été traficoté au delà du raisonnable.

Alors pourquoi éprouves-tu le besoin de te parer de ce gros casque intégral sur ta petite tête de préado ? Pour cacher ton acné naissant ou la honte qui s’empare de toi quand tu te gares au collège.

Et inutile de faire le signe des motards quand tu en croises un… Tu feras partie de leur monde quand tu te seras pris une voiture sur un rond-point comme les autres

Dans la même catégorie, on avait ceux qui portaient des casques style années 50 pour se la péter jeune intello zazou…

 

 

Les Sacs US Pour se la jouer Rebelle

Attention, j’ai eu moi aussi mon sac US tout mou pour bien défoncer les cahiers et les livres de classe à coups de pied, pour le jeter contre le mur ou ses camarades.

Par contre je n’ai jamais compris ce rite trans-générationnel qui consiste à affubler le tissu épais et kaki de cette besace de signes crypto rebelles comme si à 11 ans, on allait s’avouer une personnalité de punk à chien ou de loubard fan de métal : et que vas y je te dessine un (A) pour Anarchie à coups de marqueurs. Et que je te rajoute AC/DC au tipex ou « No future » avec une épingle à nourrice.

Sans déconner, si j’avais interrogé la plupart des morveux de l’époque, je suis sûr que je n’aurais pas été déçu de leurs réponses aux grands questionnements métaphysiques de ce début des années 80.