Les comics de service

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Deux comics achetés hier et vite lus.

 

Marvel Zombies, Tome 8 : Zombie suprême

Cette série est un peu un ovni dans la galaxie des super héros : ici pas de belles aventures avec des costumes moulants et des capes flottant au vent, juste de la putréfaction, des corps déchiquetés et du gore encore du Gore. On reprend la même trame. Un virus a fait muter les habitants de la terre en zombies et les super héros ont décimé la population pour assouvir leur faim infinie.

cet album est centré sur l’escadron suprême, un groupe de super héros peu connu. L’histoire est assez décousue et le dessin pas vraiment formidable. C’est un album en deçà du reste de la série.

 

 

 

Super patriote, Tome 1 : Le dernier rempart

Nouvelle production de Robert Kirkman (The Walking Dead, Invincible), Super patriot est un peu un pastiche des travers des super héros. Super Patriot comme Captain América a acquis ses pouvoirs durant la seconde guerre mondiale et a lutté contre les nazis. De nos jours, vieilli, à moitié bionique, il continue à remplir sa mission avec une certaine routine. Affublé d’un fils neuneu et d’une fille en pleine révolte, il combat les super-vilains en se penchant sur son passé qui a tendance à le rattraper (non Hitler n’est pas mort !!!). Sans être aussi abouti qu’Invincible, Kirkman nous livre quand même une histoire de qualité et assez rigolote avec ce mélange maintenant classique de bataille et de soap opéra mais plus léger ici. Le dessin de Cory Walker est maitrisé et agréable.

Faut voir la suite mais c’est plutôt pas mal.

 

La résistance, c’est une affaire d’Ohm

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Alors qu’on vient d’apprendre la mort à 97 ans de Raymond Aubrac, ce grand résistant et grand homme tout court, une autre personnalité certes moins prestigieuse s’est éteinte à 82 ans. Il s’agit de Jack Tramiel.

Ces deux personnes ont en commun d’avoir connu les affres de la seconde guerre mondiale. En ce qui concerne Jack Tramiel, de son vrai nom Idek Tramielski, il a été déporté au camp de concentration d’Auschwitz.

A ce stade du récit, vous vous demandez bien de qui je vous parle

Jack Tramiel est l’homme qui fonda dans les années 50 la société Commodore qui bouleversa le monde de la micro-informatique dans les années 70 et 80.

Au départ constructeur de calculatrices, la société ne dut sa survie qu’à la commercialisation du PET (Personnal Electronic Transactor), ordinateur qui avait plus les contours d’une caisse enregistreuse et était constitué d’une unité centrale basée sur un processeur 6502 cadencé à 1 MHz, une RAM de 4 ou 8 Ko, un écran monochrome vert de 40 colonnes × 25 lignes, une unité de stockage sur cassette audio et un clavier d’ordinateur QWERTY de 73 touches, dont un pavé numérique.

Autant vous dire que c’était l’éclate le soir. Pourtant, dans l’imaginaire de tout informaticien qui se respecte, le PET fait figure de pionnier.

Mais le plus grand succès de Tramiel fut le Commodore 64 sorti en 1982. Gros pavé gris vendu à plus de 20 millions d’exemplaires, il fit la joie pendant 10 ans de milliers de joueurs, de programmeurs débutants et boutonneux. C’était le bon temps des jeux sur cassettes ou sur les disquettes 5 pouces.

Malgré ce succès, Tramiel se fait lourder de chez Commodore, fonde une nouvelle société et rachète la division grand public d’Atari. En 1985 sortira l’Atari 520ST, bête de course technologique avec plein de couleurs, une sortie audio d’enfer et plein plein de jeux dont le nom résonne encore dans le coeur de millions de gamers.

Enfin, moi je dis ça, j’ai pas eu droit à ces machines et j’allais la plupart du temps squatter chez les copains pour tâter du joystick. Mais qu’est ce que j’ai pu saliver à l’idée d’en avoir une.

On fait souvent référence à Steve Jobs comme grand penseur et visionnaire de l’informatique. mais bien avant lui, il y a eu des types comme Jack tramiel ou Sir Clive Sinclair pour bouleverser la micro informatique et de créer des vocations.

 

 

 

Changer d’Economie

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Changer d’économie – Nos propositions pour 2012

Les économistes atterrés

LES LIENS QUI LIBERENT EDITIONS


Lire un livre d’Economie me rappelle nécessairement mes études (Maîtrise d’éco). Cela me rappelle aussi combien je suis pas mal rouillé dans ce domaine depuis que mes belles années d’étudiants sont passées de l’autre côté de la moitié de ma vie.

Replonger dans l’économie, c’est me donner l’impression que je n’ai pas fait toutes ces études en vain (mon boulot n’a aucun rapport) et que je peux encore me targuer avec une certaine pédanterie que je suis calé en la matière. Force est d’avouer que c’est loin d’être le cas et j’essaie de sauver les apparences comme je peux à coup de lecture difficilement maîtrisée.

C’est un peu le syndrome « je jette pas mes cours de la fac parce que j’aurais peut-être envie de les relire un jour pour faire comme si j’avais toujours le niveau ». L’ennui c’est que le lendemain de la prise de note, j’avais déjà du mal à me relire. Alors 20 ans après….

On veut toujours se persuader que rien n’est définitif et qu’on pourra à tout moment reprendre ses études.

En ce qui concerne ce livre, il m’a fait rudement plaisir. Pas seulement pour son réquisitoire sévère sur les politiques libérales et leur effet dévastateur sur l’économie et le tissu social. Ca m’a rappelé combien j’ai pu aimer Keynes en tant que théoricien et homme. Cela m’a aussi confirmé que les 30 glorieuses n’ont pas été une exception en tant que modèle de progrès social et que leur arrêt n’a été qu’une récupération par une minorité des richesses mondiales. Mais le plus pernicieux est que cette spoliation s’est faite sous couvert d’une idéologie qui a convaincu le plus grand nombre que la dérégulation, l’actionnariat, la flexibilité et la jungle étaient les seuls moyens d’offrir au plus grand nombre le bonheur. Le plus navrant c’est que ce système se tire lui-même une balle dans le pied avec le résultat que l’on sait.

Si l’aristocratie et le féodalisme ont été éradiqué au 19ème siècle, ce n’est qu’au bénéfice d’une classe dirigeante qui s’est servie des théories économiques pour appuyer son asservissement : main invisible, darwinisme social ne sont que des façades théoriques pour nous faire croire que le marché est une loi naturelle divine. Le remettre en cause, c’est être athée.

Deux guerres mondiales et une crise sont passées par là et la balance de la répartition des richesses s’est rééquilibrée. Le contrat social d’après guerre s’est construit autour d’un état protecteur (welfare state) assurant contre les aléas de la vie. L’entreprise encore bien patriarcale conservait les règles du fordisme : un ouvrier bien payé est un ouvrier qui dépense. L’inflation était là, régulant l’endettement et la croissance assurait le renouvellement du système.

Oui mais voilà, les tentations d’augmenter la part du profit pour un plus petit nombre n’avait pas abandonné certains. La crise pétrolière fut l’occasion de rendre responsable de tous les maux un modèle pas si à bout de souffle que ça : trop d’impôt, trop d’état, trop de régulation, trop d’autonomie. L’école de Chicago avec Milton Friedman fournit tout l’attirail théorique qui lamina les économies dans les années 80. La politique de soutien à la demande fit place à la politique monétaire avec la financiarisation de l’économie (endettement public et privé), la mainmise de l’actionnariat sur la gouvernance des entreprises et un chômage de masse permettant de calmer les ardeurs réformistes.

Ce livre nous parle de tout ça : Comment le néo-libéralisme a mis à bas un modèle social jugé incompétent au profit d’un monde où la financiarisation des institutions a fait perdre toute marge de manoeuvre aux états, aux entreprises et aux acteurs économiques. Dividendes plutôt qu’investissement, Rigueur euthanasique plutôt que relance, baisse d’impôts pour les plus aisés plutôt qu’une solidarité dégressive, Service public moribond mais privatisé, ce ne sont là que les éléments les plus marquants de la faillite d’un système.

Et pourtant, on s’entête à nous vendre plus de libéralisme pour guérir de trop de libéralisme en agitant les chiffons rouges habituels : bureaucratie, inefficacité, dirigisme étatique.

Ce livre, c’est un peut tout ça : le constat d’un échec et les moyens de revenir à une société plus juste, plus égalitaire et surtout moins empruntées dans un idéologie qui s’appuie sur les pires sentiments : cupidité, égoïsme et envie.

Le seul regret que j’aurai dans ce livre, c’est que les solutions apportées si elles sont tentantes semblent déconnectées du contexte mondial. Mais c’est une critique bien mince face à un constat bien juste.

 

 Mise à jour 11/04/2012 : l’adresse du site des économistes atterrés : http://www.atterres.org/

 

L’Edito du Mardi du Lundi de Pâques

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C’est pas bien pas bien en ce moment : deux semaines que je décale l’édito du lundi au lendemain. Cette fois ci j’avais au moins une bonne raison toute légitime : un jour férié et même qu’il a fait assez beau pour mettre le nez dehors.

Evidemment, c’est bien beau tout ça quand on a quelque chose à dire de intéressant, très intéressant voir moyennement intéressant. mais là, j’ai beau me gratter l’arrière du crâne, je n’ai pas franchement de sujets qui me viennent à l’esprit.

Je suis passé à côté de ce qui passionne la France entière en ce moment : je veux parler de la finale de Top Chef.

Côté élection, le seuil de saturation est atteint et j’attends avec impatience un premier tour qui éclaircira le paysage, dégagera les candidats bonus, troisième homme pour nous offrir le duel au sommet entre Hollande et Sarkozy. Les sondages continuent à pleuvoir mais les chiffres semblent maintenant rester bloqués : kif-kif pour les finalistes et l’embarras du choix entre Mélenchon, Bayrou et le Pen en médaille de bronze.

L’issue la plus sadique serait une victoire du président sortant et une majorité de gauche aux législatives. On aurait une super ambiance pendant 5 ans.

Quoiqu’il en soit, faites que ça s’achève par une victoire de la gauche rien que pour ne plus avoir les mêmes conneries répétées inlassablement à chaque meeting par Nicolas Sarkozy.

Et faites qu’il perde pour ne pas voir tout ceux qui ont cru qu’il avait changé et voté pour lui se plaindre pendant 5 ans.

 

Bonne petite semaine

 

 

Tornado

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C’est toujours un spectacle fascinant que le déchainement des forces naturelles. On est partagé en l’effroi et la démonstration magistrale que l’humanité c’est un peu une variable insignifiante face aux tremblements de terre, inondations et autres ouragans. Même si cela a pour conséquence la perte de vies humaines, j’ai toujours l’impression que c’est une réponse de la nature pour dire « me faites pas chier, j’existe et j’existerai bien après vous« .

Des orages d’été aperçus depuis le balcon de ma chambre, zébrant le ciel dans un vacarme assourdissant, à l’explosion du Mont Saint Helens, j’ai toujours été estomaqué par ces démonstrations de force semblables à des dieux resurgis de l’Antiquité : la foudre, le vent, le feu et la boue s’agitent dans le maelstrom cosmique.

Dernière exemple en date : les tornades qui s’abattent en ce moment sur le sud des Etats-Unis. Dans la vidéo qui suit, vous verrez qu’il vaut mieux ne pas se trouver à proximité tant ses monstres de la nature sont capables de tout faire voler, même des camions!!!!

 

 

A propos du Mont Saint Helen, voici une vidéo qui montre la déflagration causée par son réveil. Cela m’avait marqué à l’époque. C’était en 1980.

 

et pour comprendre (c’est l’épisode 4): les autres liens

épisode 1
épisode 2

épisode 3

épisode 5

 

Mascaret

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Chaque année, le mascaret de la Gironde fait figure de maronnier incontournable des informations régionales. Et c’est parti pour le témoignage des figures locales, des touristes de passage et des nombreux zozos qui se délectent du bouillon marron et radioactif du fleuve aquitain.

C’est le ballet inévitable des longboards, des bodyboards, des boboards (ah non …).

Mais franchement quand on y regarde de plus prêt, c’est diablement peu excitant non? Bon si un peu je l’admets. Si on me le proposais, j’irais certainement rejoindre le gros des troupes.

 

 

Mais une fois de plus la contrefaçon a fait son chemin. Un mascaret, ça coûte cher en charges patronales. C’est pourquoi il a été délocalisé en Chine ou des millions de travailleurs s’évertuent à gigoter dans l’eau pour un résultat autrement plus impressionnant.

 

Legion

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LEGION

  • Réalisé par Scott Charles Stewart
  • Avec Paul Bettany, Lucas Black, Kate Walsh, Denis Quaid.

Quitte à me taper tous les films à bondieuserie qui traînent, j’ai recommencé à regarder Légion.

Oui, j’ai bien dit « recommencé » car depuis deux ans qu’il est dans les cartons, je ne suis pas allé au delà des vingt premières minutes. Surement trop ému devant tant de nullités, j’ai craint de succomber d’une crise d’ennui ou d’hyperventilation à force de faire des « pfffffff…. ».

Alors hier soir, n’ayant plus de It Crowd à mater (ouiiin), j’ai répondu à l’appel désespéré de l’euthanasie cinématographique.

Action !!!!

Alors Dieu n’a plus foi en l’humanité donc il veut éradiquer la race humaine. Mais plutôt que faire le coup du déluge ou de tout simplement claquer des doigts (pourquoi faire simple quand on peut faire compliqué), il couvre la terre de mouches, de possédés et d’affiches de Jacques Cheminade.

Partout?  Non !! Car une buvette en plein désert résiste encore et toujours au démiurge. Et comme de par hasard, elle s’appelle « Paradise Falls » (et pourquoi pas Apocalypse Gnôle). Mais l’archange Michael va à l’encontre des ordres de la hiérarchie et exerce son droit de retrait conformément à l’alinéa 47 de la convention collective des éphèbes à plumes. Il va donc aider les derniers humains à lutter contre un peu tout et surtout n’importe quoi en plein désert. Pour la jouer film dur, on va mettre des enfants possédés qu’il faudra buter.

Mais il reste de l’espoir car dans ce resto routier, une femme porte en elle le dernier espoir de l’humanité : un enfant destiné à être le nouveau Jésus (on ne sait pas qui est le père… Ah bravo) :  Parousie la sortie !!!

S’il survit, c’est reparti pour quelques millénaires de boucheries.

Face à Dieu et ses supers pouvoirs de Dieu, ils repoussent une par une les menaces grâce à plein de fusils, mitraillettes et autre bonbonne de gaz.

Et comme il faut bien un super combat, on aura Gabriel contre Michael mais sans vendetta.

Et au final, il y aura le lapin sorti du chapeau pour faire un joli happy end avec une voix off pleine de morale.

Côté acteur, Bettany toujours expressif renoue avec le costume religieux après son rôle dans Da Vinci Code et remettra le couvert plus tard dans Priest.

Denis Quaid est tombé bien bas depuis l’Aventure intérieure et semble avoir bien carburé au jaja.

Les autres acteurs ne servent qu’à se faire buter au fur et à mesure : prenez un ticket

En gros, c’est nul, nul nul et caca…  1/10

 

 

Le livre d’Eli

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Le Livre d’Eli

Réalisé par : Albert Hughes, Allen Hughes

  • Avec : Denzel Washington, Mila Kunis, Gary Oldman

Ce n’est pas un film de toute jeunesse puisque sorti en 2010. Mais quelqu’un, au détour d’une conversation m’en a dit le plus grand bien. Donc allons-y, soyons fous.

Nous suivons la route d’un homme Eli (Denzel washington) parcourant une Amérique post-apocalyptique, traçant vers l’ouest dans un seul but :accomplir un mission qui a été dictée par une petite voix. Entre quelques massacres de cannibales au coupe coupe ninjas, il fait une halte dans une ville administrée par Carnegie (Gary Oldman). Exerçant l’autorité politique (à travers son armée) et matérielle (il contrôle l’eau), ce dernier semble obsédé par la recherche d’un Livre.

Et comme de par hasard, c’est le livre que Eli transporte. Ce ne serait pas spoilier que de vous annoncer que ce livre est bien entendu la Bible. Si Eli obéit à une vison messianique et évangélique, Carnegie voit dans le livre un moyen d’asseoir un peu plus son pouvoir par la religion.

Va commencer une poursuite à travers les terres désolées pour récupérer le précieux ouvrage.

Je n’ai pas vraiment accroché et ceux pour plusieurs raisons :

– un air considérable de déjà-vu qui fait nécessairement penser à Mad-max 3 et à d’autres films où on abuse de filtres jaunasses pour faire encore plus apocalyptiques.

– Une vision somme toute ancrée dans la religion et dans l’évangélisme béat.

– Une violence stylisée qui se la pète un peu sans apporter vraiment un quelconque intérêt.

– Gary Oldman dans un rôle de méchant.

– Un scénario simplissime qui fait la part belle aux miracles.

Certes le ressort final sauve un peu le film (et la première scène aussi). mais entre les deux, pas grand chose de concluant. Un film à ranger dans les rayons poussiéreux des films sans grand intérêt.

 

 

 

 

 

Récré et coup d’école

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S’il y a une chose qu’on savait bien faire jeunot, c’est inventer des techniques pour faire mal. Entre sadisme et masochisme, il y avait mille et une manière d’infliger à l’autre des douleurs.

Le principe reposait en général sur la rapidité d’exécution pour maximiser pleinement la punition.

Je ne parle pas ici des coups de pieds, pincement et autres jets de projectiles mais de ces petites tortures qui avaient valeur de passage obligé pour faire partie des « grands » ou d’une « bande ». Il fallait savoir donner aussi bien qu’accepter la punition avec une désinvolture genre « même pas mal ».

On peut donc classer ces actes en deux catégories : les consentis et les infligés.

Dans la première catégorie, un certain nombre me vient à l’esprit sans toutefois pouvoir poser un nom sur ces pratiques.

– le jeu de la claque en crescendo : chaque partenaire inflige une claque plus forte que celle qu’on lui a infligé. est déclaré vainqueur le dernier baffé. pour faire durer la partie, la première claque s’apparente à un léger frôlement de la joue.

– le jeu des tortures : se joue avec des cartes. Chaque joueur selon la carte tirée va infliger une punition correspondant à la figure :

– avec le carreau, on met un coup de poing sur la main de l’autre,

– avec le pique, on tape du bout du doigt.

– avec la trèfle, on tord la peau du dessus de la main

– avec le coeur, deux versions alternatives : une caresse compensatrice ou un labourage en bonne et du forme du dessus de la main.

– le jeu du trou : former un cercle avec le pouce et l’index de la main qu’on placera judicieusement à un niveau en dessous de la ceinture. Toute personne qui posera ses yeux sur le cercle se verra châtié d’un coup de poing sur l’épaule. Le jeu peut être déclenché à tout moment. Seule manière de conjurer: placer son index dans le cercle de l’adversaire.

 

Pour les jeux infligés :

– la frite : d’un revers de la main, et du bout des doigts, frapper la cuisse de l’adversaire.

– la béquille : projeter le genou vers la cuisse de l’adversaire

– la torture indienne : attraper le bras de la victime et appliquer un rotation des deux mains comme pour éponger un torchon.

– la pichenette en traitre : arriver par derrière et balancer une pichenette sur le lobe de l’oreille.

– le ponçage de crane : maîtriser la personne et lui frotter le sommet du crane le poing fermé.

– le croche pied : inutile de vous faire un dessin.

Bon il y en a surement d’autres mais ça ne me vient pas à l’esprit

 

 

cinquante cinquante

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50/50

un film de Jonathan Levine

avec Seth Rogen, Joseph Gordon Levitt,

Anna Kendrick, Bryce dallas Howard, Angelica Huston.

 

 

 

 

 


Petite séance ciné hier soir avec 50/50.  De par son titre, il était en tête de la liste des films à regarder. Mais comme d’habitude, je trouve toujours une raison pour ne pas m’y intéresser : le sujet (le cancer), les acteurs (Seth Rogen faisant du Seth Rogen), l’impression de déjà vu.

En plus, j’ai toujours eu du mal avec le concept de comédie dramatique. On vous déballe une belle histoire attachante avec une bonne dose d’humour pour vous asséner au final le couperet de la tragédie. Autant vous dire qu’une histoire de cancer, ça parait mal barré au niveau du happy-end.

Mais parfois il faut se faire violence et dépasser le malaise que peut engendrer la confrontation de ses propres peurs : maladie, mort, solitude.

L’autre facteur est que ce film est tiré de l’histoire personnelle qu’a vécu son scénariste  Will Reiser, ce qui laisse évidemment prédestiner une fin moins triste que prévue. Seth Roger ami de Will Reiser l’a encouragé à écrire cette histoire et a produit le film.

 

Adam Lerner (Joseph Gordon Levitt) a 27 ans et une vie plate : journaliste radio, il partage son quotidien entre sa nouvelle petite amie Rachel (Bryce Dallas Howard), son meilleur copain et collègue Kyle (Seth Rogen) et une mère envahissante (Angelica Huston). Suite à une douleur lancinante au dos, on lui détecte une tumeur poussant le long de la colonne vertébrale. Il doit donc commencer son traitement en chimiothérapie, entamer une thérapie avec une jeune analyste inexpérimentée et bien entendu gérer les bouleversements dans sa vie de tous les jours à cause de sa maladie.

J’ai failli arrêter de regarder le film à cause de Seth Rogen : dès les premières répliques, on a droit à un tombereau de remarques graveleuses sans intérêt. L’acteur semble ensuite ne pas faire grand chose d’autres que ce qu’on est habitué à voir de lui

Joseph Gordon Levitt, s’en sort plutôt bien avec cette espèce d’impassibilité nonchalante qui renforce le sentiment dépressif et solitaire de cette maladie. La scène où il part en salle d’opération est par opposition très émouvante quand enfin il expulse ses peurs quand l’inéluctable se précise.

Du côté des rôles féminins, c’est plutôt la catastrophe entre une petite amie qui préfère le tromper que de le quitter, une mère assez caricaturale et sans intérêt. Seule Anna Kendrick s’en sort plutôt bien tant sa maladresse et son inexpérience sont palpables.

Le film navigue en évitant les récifs du pathos ou de la caricature acide à contre courant. Mais il en résulte un traitement assez linéaire et sans surprise. je me suis parfois levé sans avoir eu l’impression de rater grand chose.

Sans être un film raté, le bilan est plutôt mitigé avec un film qui porte bien son nom. Peut-être, ce film joue t-il trop la carte « Sundance » avec un traitement poussif et faussement branché.

Pour toutes ces raisons et d’autres que j’aurai pu oublier : 5/10

Presse papier

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Presse papier : édition 2

Allez c’est reparti !!!

 

 


 

sur Rue89 : un document synthétisant 5 ans de sarkozysme et de reculs tout azimuth. Un peu dans la même veine que leur article sur les 600 raisons de ne pas voter pour lui. Une appli Androïd-Iphone existe pour consulter cette longue liste.

 

Sur Owni : la carte interactive permettant de consulter les 500 parrainages tirés au sort pour chaque candidat et vous saurez enfin qui a parrainé Jacques Cheminade.

 

Sur Libé : une analyse très intéressante sur le taux d’épargne en France, où l’on apprend que le remboursement d’un prêt immobilier, c’est de l’épargne…

 

– sur Techno science : une comparaison de l’éclairage de l’Europe en 1992 et 2010 : ça en fait des centrales nucléaires de plus… Ca rappelle cette autre animation de la station survolant la terre…

 

– Sur Slate : où l’on apprend que le garçon giflé par Bayrou a mal fini. Comme quoi…

 

– Sur la Boite verte : des chtites bébêtes qui à coup sûr se baladent sur notre corps.

 

Et puisqu’il faut finir par une note festive, une petite vidéo instructive sur les stratégies de placement dans les urinoirs pour hommes

 

Game of Thrones : saison 2

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J’ai réussi à éviter de regarder les nombreux teasers, de lire les commentaires, critiques, remarques, allusions sur la saison 2.

Hier soir, c’est vierge de toute influence que j’ai enfin pu regarder le premier épisode….

N’ayant pas lu les livres, je suis aussi émancipé de toute comparaison objective ou subjective entre les deux. Bien que j’ai cru comprendre que la retranscription est assez fidèle

Ce chapitre sert bien entendu de passage entre la saison 1 et les futurs bouleversements que va connaître le continent de Westeros. Certains événements sont néanmoins vite balayés pour accélérer le récit : des batailles ont été menées mais nous ne les verrons pas.

Pour le reste, le récit reprend là où il s’est arrêté :

[spoiler]

Joffrey : Coupeurs de têtes et tête à Claques

Joffrey Baratheon, assoit son pouvoir sur le trône tout en cruauté puérile et couardise : assassinat des bâtards nés des coucheries de son père, asservissement de sa mère. Seul l’arrivée de Tyrion, son oncle, au poste de Main du Roi semble pouvoir mettre un frein à sa méchanceté.

Les rumeurs sur ses origines entrainent beaucoup de question sur la légitimité des son accession, notamment par les frères de son père, Renly et Stannis qui font sécession.

Du côté des Stark, toujours désireux de venger leur père et de récupérer leurs soeurs, ils remportent bataille sur bataille et se rapproche de Port Real. Le plus jeune des frères se charge de gouverner le royaume du nord tandis que John Snow s’enfonce dans les royaumes glacés.

Daenerys targaryen, après la mort de Khal Drogo fuit vers l’Est avec ce qui reste du Khalasar emportant les trois petits dragons nés sur le bucher. Perdu au milieu du Désert, l’espoir de survivre semble mince .

Pendant ce temps, dans le ciel une comète rougeoyante traverse le ciel.

[/spoiler]

Pour le reste, on retrouve toujours la qualité de la première saison : pas de compromis sur les décors, une réalisation solide et des acteurs ancrés dans leur personnage.

Si les intrigues et l’atmosphère semblent s’inspirer pleinement des Rois maudits, la tragédie grecque n’est jamais très loin entre malédiction et infanticide.

Seul bémol : il va falloir encore ronger son frein pendant sept jours entre chaque épisode et ça c’est dur….