Graine de Voyou

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Ahhh séquence Nostalgie !!!

Nous sommes en 1984, C’est l’école des fans. Jacques Martin vient de se marier à la mairie de Neuilly. Tout guilleret, il demande pendant une émission au maire de se lever pour papoter.

Et qui voyons nous là : le petit Nicolas, qui quelques années plus tard lui piquera sa femme, Cécilia…

 

 

Pour ceux qui regrettent une présidentielle entre DSK et Sarko, on peut toujours proposer ça mais en inversant les discours (ou pas) : consternant.

Alcool au sol.

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Ce que j’ai toujours trouvé fascinant chez les types bourrés, c’est leur persévérance à aller contre la loi de la gravité en particulier et contre les lois physiques en général.

 

 

 

 

 

 

 

D’un autre côté, pas besoin d’être bourré pour passer pour un con

 

Allez bonne soirée, c’est l’heure de l’apéro.

Bravo Jean-Pierre

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Ca y est Jean-Pierre.

Après toutes ces années de travail acharné à nous faire croire qu’on vit dans un film d’Amélie Poulain, que maréchal-ferrand est une profession en plein boum, que le dernier fabricant de fixe-chaussette n’assure pas les commandes, tu l’as enfin ta récompense, ton trophée :
———->LE TROPHEE DE PLOMB
décerné par l’association de défense des animaux sauvages pour je cite « pour la diffusion récurrente de reportages faisant l’apologie de la chasse dans son journal télévisé. Le présentateur méprise des principes fondamentaux du journalisme, qui sont l’information et l’objectivité. Il prend en otage la ruralité en diffusant d’elle une image filtrée, déformant la réalité. Il se dispense trop facilement de donner la parole aux opposants à la chasse ou aux associations citoyennes de défense de l’écologie, qui sont une part de plus en plus représentative de la population rurale moderne.« 

C’est le summum d’une carrière sans tâche au service de la voix de la France Néo-Poujadiste où comme dirait Dassault, les mauvaises nouvelles n’ont pas lieu d’être.

petit florilège /

 

La faute au vocabulaire

 

La faute aux socialos…

 

La faute aux attachées de presse:

 

 

L’Edito du Lundi

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Mais Bordel de bon sang de bonsoir, qu’est ce qui m’a pris de vouloir instituer cette tradition de l’Edito du Lundi !!!

 

Le froid tout ça…

Sarkozy, la droite à fond, rouge qui tâche : on sait déjà que toute l’excitation de la semaine va poindre vers cette unique actualité : va t-il enfin se déclarer candidat !!

Tous les signes avant coureurs sont là : les vrais faux scoops du Figaro, les sorties faussement dérapantes de l’entourage.

On dresse les statues, on sort les petits nenfants, on affute gilles jacob, Morano et Estrosi pour le grand Barnum médiatique. On prépare les réseaux sociaux à l’offensive générale. Le candidat Web 2.0 est en marche.

Et comme d’habitude, le résultat est consternant avec des questions orientées crétines, des clips vidéos dignes de marchands d’assurance.

 

Ils font des efforts, ils cherchent à nous intéresser avec des groupes telles que « les collectivités de demain ». Qui de mieux qu’Edouard Balladur pour réfléchir à l’avenir … Avec Xavier Bertrand qui tente de nous convaincre de son regard hypnotique.

 

France réveille toi !!! Le progrès est en marche, la jeunesse de ce pays crie au changement. On fait appel à toutes les bonnes volontés comme Etienne, modeste étudiant, impliquée dans les problèmes de son temps.

 

 

Et merde, où sont passés les beaux idéaux de ma jeunesse…

 

Bonne semaine

 

La Page Blanche : Pénélope Bagieu et Boulet

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La Page Blanche

Scénario : Boulet

Dessin : Pénélope Bagieu

Delcourt


Une bande dessinée, c’est comme un album de musique, il faut le lire plusieurs fois avant de savoir si on l’appréciera ou pas. Ou du moins en ce qui concerne la page blanche se laisser le temps de la digestion.

Car de prime abord, sa lecteur laisse une impression de creux, d’inutilité et d’inintérêt.

Ce livre nous raconte l’histoire d’Eloïse qui sur un banc de Paris ne sait plus qui elle est. Amnésique, elle ne se souvient de rien en ce qui la concerne, sa vie et son entourage. Autant elle se souvient qui est Britney Spears et Marc Levy, autant rien ne lui vient à l’esprit quand elle essaie de se souvenir de son nom ou de son travail.

A partir de là, de quelques indices, elle va tenter de remonter la piste de son identité et des raisons de son amnésie.

On pourra surement faire beaucoup de critiques sur le dessin (parfois très moche), sur le scénario parfois trop empreint de Boulet dans les délires (le coup des fins multiples). On pourra regretter l’étalement sur 200 pages trop clair et trop en ligne claire. On pourra s’étonner de la manière dont Eloïse mène l’enquête en se défaussant des manières les plus logiques de le faire (Elle traine à passer par la case Médecine). Parfois, certaines scènes sont cousues de fil blanc ou ont un air de déjà-vu (le coup du passage chez les psys).

Tout ça laisse certainement un gout amer quand on a payé 22 euros ce pavé un peu léger.

Mais on peut reconnaître que Pénélope Bagieu a abattu un sacré boulot avec des planches au découpage complexe et souvent chargé. Certaines cases souffrent cependant de problème de perspective (la plus bizarre à mon sens est celle avec les agents du FBI du début). Ensuite on ne peut pas lui faire le reproche d’avoir son style bien à elle.

Ensuite on peut s’interroger pour voir ce qui se cache derrière ce creux ou pour se rassurer de son achat, au choix

Car ce n’est pas l’amnésie qui frappe Eloïse mais juste le fait d’avoir oublié ce qu’elle elle est. Sans vouloir vous révéler la fin de l’intrigue, Eloïse cherche souvent plus à s’imaginer qu’à se retrouver (il suffira de penser à l’épisode de la balançoire).

Après tout, le mythe de la page blanche renvoie plutôt à l’angoisse de l’écrivain qui partant de rien invente une histoire. Il en va de même ici.

6/10 avec ma bienveillante indulgence.

 

PS : Pour ceux qui veulent avoir un avant goût, Boulet a mis en partage le premier chapitre sur son site : Cliquer ici.

Les Enfers Virtuels de Iain Mc Banks

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Les Enfers virtuels de Iain Mc Banks

Robert Laffont

En deux tomes pour des raisons d’édition : Il faut lire les deux livres l’un à la suite de l’autre.


Mais quel plaisir de lire ce genre de livres après un Greg Bear si éprouvant.

Nous voici revenu dans la Culture, cette civilisation hédoniste et anarchiste où les humains vivent dans l’insouciance sous l’oeil bienveillant d’Intelligences artificielles, les Mentaux.

 

Pourtant, dans cet ouvrage, nous sommes plus mêlés à des races hors culture plus ou moins avancées technologiquement.

Ce livre qui paraît très linéaire de prime abord nous permet d’appréhender pas mal de questionnements : l’opposition réel/virtuel, la moralité des nos actes ou tout simplement la notion de pérennité de la conscience.

Ce qui frappe avant tout, c’est que les simples individus dont nous suivons les histoires sont totalement soumis aux forces gigantesques qui façonnent les sociétés. Ballotés, utilisés , ils ne sont là que pour être témoins des combats violents et des manoeuvres d’échiquiers inter galactiques.

Le combat qui sert ici de fil conducteur sont les enfers virtuels. Dans ce futur lointain, la mort a été vaincue technologiquement. Chaque individu peut choisir d’être téléchargé dans un substrat virtuel où il passera l’éternité s’il le désire. Les individus sont équipés de lacis neural qui leur permet de se sauvegarder en temps réel et d’éviter ainsi l’oblitération en cas de mort subite.

Mais cette disparition de la mort qui justifierai à elle seule la disparition de la religion embarrasse certaines civilisations pour qui la morale ne peut reposer que sur celle-ci et notamment son au-delà le plus tragique : L’Enfer. Si celui-ci n’existait plus, ce serait la fin de la cohésion sociale, les gens n’étant plus soumis à un jugement dernier.

On retrouve ici l’argument comme quoi il n’existe pas de morale en dehors de l’existence de la religion. Les chapitres qui décrivent ces enfers n’ont rien à envier à des peintures de Jérome Bosch. Les tortures et supplices décrits dans le livre sont d’un raffinement extrême où chaque individu broyé, dépecé, brulé vit une éternité de supplice pour le « bien » d’une société bien réelle.

Cette pratique est la cause d’une guerre larvée entre Pro et anti enfers au travers d’autres univers virtuels où des soldats désincarnés se battent sous divers formes. Les Antis, sentant qu’ils sont en passe de perdre la bataille joue leur va-tout en essayant de déplacer le conflit dans le réel et d’annihiler physiquement les lieux de stockage de ces enfers.

Au milieu de ce cauchemar, nous suivons le destin d’individus qui sont plus des pions qu’autre chose.

Lededje Y’brecq, est une esclave d’un richissime homme d’affaires, Veppers, de l’Habilitement Sichultien. Marquée à vie par des tatouages complexes, elle est un paiement pour dette d’une famille déchue. Egocentrique, violent et tyran sans bornes, Veppers traite Lededje pour ce qu’elle est : un objet de luxe, symbole de sa puissance. Ne supportant plus d’être violée et maltraitée, Lededje s’enfuit mais est rattrapée et tuée. Mystérieusement elle se retrouve ressuscitée à bord d’un vaisseau monde de la Culture, le VSG Sens dans la Démence, Esprit parmi la Folie. Saisissant cette chance et les possibilités infinies de son protecteur, elle cherche par tous les moyens à retourner chez elle pour tuer Veppers.

Vatueil fait partie de ses soldats tués et ressuscités maintes fois dans ces guerres entre Antis et Pros Enfer dans des mondes désincarnés et délirants. Réduits à sa plus simple essence, Vatueil n’arrive plus à savoir ce qui reste de réel en lui.

Yime Nsokyi travaille pour la Culture, dans le cadre de Contact et plus précisément de Quiétus, la branche chargée de gérer les relations avec les mondes virtuels. Craignant un embrasement du conflit, elle est envoyerenquêter à la frontière d’autres civilisations , le Reliquariat de Nauptre (pro enfers) et la Fédération Culturelle Géseptienne-Fardésile. Celles-ci contrôlent le Disque Tsungariel, une espèce de conglomérat de « Fabricaria » pouvant construire rapidement des centaines de millions de vaisseaux spatiaux. RDN, FCGF, Sichultien, tous tentent de tirer profit du conflit pour gravir des échelons dans l’échelle galactique.

Prin et Chay, deux Pavuléens ont volontairement rejoint l’Enfer de leur monde pour témoigner des atrocités qui y sont faites.

 

Moralité : tout le livre tourne autour de ce concept.

Une société peut elle être morale sans l’existencet d’un châtiment post Mortem?

Peut-on juger de la moralité d’une autre société sans être taxé d’ethnocentrisme. Pouvons nous de même intervenir si cela entraine des entorses à notre propre morale. Bizarrement, la récente polémique sur les civilisations qui secouent le cénacle politique trouve un écho dans ce livre

 

Autre moment fort abordé dans ce livre: qu’est ce qui fait l’essence de notre personnalité?

Personnage sauvegardé, ressuscité, transformé, amélioré, dupliqué, que reste t-il de l’essence même de l’individu? Malgré toute ces prouesses technologiques, la mort est toujours présente. Un individu qui ressuscite n’est pas le même qui celui qui meurt.

 

En fait, les personnages les plus humains de ce livre sont les mentaux des vaisseaux spatiaux, notamment Demeister, l’avatar du « En Dehors des Contraintes Morales Habituelles« . Excentrique, gamin, énervant, disposant d’une force capable de balayer des armadas entières, il reste quand même un vaisseau de la Culture qui cache sous une fausse nonchalance, les visées interventionnistes de notre super civilisation.

Vous l’aurez compris, c’est un très bon roman, formidablement bien écrit, lisible et fluide et plein d’humour. Sous son côté Space Opéra, c’est un formidable moment de réflexion

Et paf :  8/10

 

 

 

Car Bonhomme, il va mourir…

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… De mort Naturelle

Titre prédestiné alors que derrière moi résonne la voix de Georges Brassens et de sa supplique pour être enterré à la plage de Sète.

Quel plus triste destin que la fin du bonhomme de neige irradié par les rayons de soleil, voyant sa vie le quitter goutte à goutte, la chaleur creusant son corps en crevasse décharnée.

6 jours ont passé depuis que j’ai fait mes affreux bonhommes. Le froid qui se poursuit prolonge leur existence et leur agonie. Au contraire des châteaux de sable qu’ont détruit sur la plage d’un pied vengeur avant de partir (pas question qu’un autre gamin en profite), je laisse ces patibulaires bonhommes subir chaque jour le courroux de Phaëton.

 

  

 

  

    

 

 

Le Jeu Vidéo de Bastien Vivès

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Le Jeu Vidéo

de Bastien Vivès

Shampooing

 


 

Etonnant comment certaines choses se rappellent à vous alors que vous ne faites rien de spécial.

Prenez par exemple Bastien Vivès, jeune auteur de BD, très tendance ces derniers temps pour ses derniers ouvrages : « Polina », « Le gout du chlore » ou le sulfureux « Melons de la colère ».

Il a dernièrement reçu le prix de la critique BD au festival d’Angoulême. Il est plutôt classé comme auteur de Roman graphique où le dessin très épuré fait plus place à la narration.

En général, c’est pas trop ma tasse de thé étant très sensible à l’accroche graphique d’une BD. Parfois je me fais violence quand l’histoire ou le talent efface ce préjugé.

Donc Bastien Vivès, j’en entendais surtout causer à travers les blogs BD que je lis ici et là. Son style plutôt décrit comme décalé et parfois pince sans rire avait tout pour me plaire. Mais mon budget n’étant pas extensible, il n’était pas ma priorité.

Et pourtant ce matin en allant chercher ma baguette de pain à la librairie du coin, je suis tombé sur ce petit ouvrage : « Le Jeu vidéo« .

 

Passe ton chemin si cet objet ne te dit rien

Disons le tout de suite : le dessin est minimaliste et donne parfois l’impression d’être bâclé : personnage à la grosse plume à peine silhouetté et sans yeux, un lavis vite posé. Mais ne nous y trompons pas. Si le style est brut, le trait est juste, les expressions superbement rendus même à travers l’aspect figé et répétitif des personnages.  Il y a de quoi rebuter le lecteur néanmoins.

Mais ce qui sauve ce livre, c’est son humour, sa sociologie fine du jeux vidéo et de la psychologie des gamers. Tout le monde y passe : le mec qui se veut cool, la relation père-fils gamer, les filles et les jeux vidéos, le marketing machiste, les potentats des serveurs privés. Chaque petite tranche de vie fait mouche et le plus souvent l’auteur porte un regard cynique sur l’influence grandissante du jeu vidéo sur nos comportements en société.

Mais attention là encore, pour que vous soyez emballé comme je l’ai été, il faut avoir été initié au code du gamer, avoir traversé les grands âges de la console et du jeu en réseau. Sans ça vous serez, soit certainement perdus, soit vous trouverez cela puéril et con.

Mais pour peu que vous soyez un vieux broussard comme je le suis ou que vous ayez tâté du gamepad, vous serez à coup sûr touché et emprunt de nostalgie par ce petit bouquin sans prétention.

Un gros 9/10 (ouais je suis comme ça )

 

Site sympa

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Quand on n’a pas grand chose à dire autant vous causer de site qui ont des trucs à raconter.

 

Alors pour ceux qui aiment les sites à la mode miscellaneous, en voici un très bon sur lequel je suis tombé par hasard : La BOITE VERTE

Véritable cabinet de curiosité, le site se fait fort de nous surprendre en dénichant des articles sur l’art, la géographie ou les sciences.

Ainsi vous serez tout sur :

– l’expérience la plus longue du monde.

– Comment un poulet a vécu 18 mois sans tête.

– Comment utiliser des loups pour faire une sculpture.

 

– Ecouter le tremblement de terre de Fukushima.

 

Et plus encore…

 

Et s’il vous reste un peu de temps, courez voir ce site là « thisiscolossal.com » qui est pas mal dans le genre….