Dans ton Youpr0n

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La nouvelle a fait le tour des sites d’informations mêmes les plus sérieux : Le site Youporn s’est fait dérober mails et mots de passe de certains de leur utilisateurs. Gigantesque foire à la saucisse et étalage témoin des Implants mammaires, Youporn est le bandant pendant porno de Youtube en moins kikoo lol.

Pour être plus précis ce vol d’identité ne concerne que les identifiants utilisés par la plateforme de chat sur le Site. Le plus curieux dans l’histoire est qu’un site de ce genre ait des utilisateurs pratiquant cette activité en même temps qu’un onanisme inavoué : pas facile de taper au clavier d’une main et manier le joystick de l’autre. On a du mal à imaginer l’intérêt de communier dans un acte aussi solitaire….

Cette nouvelle m’a surtout fait penser à une très bonne vidéo de deux Nerds vantant les mérites respectifs de leur site préféré

Grand moment d’anthologie.

 

Crève

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Pas folichon folichon l’état du jour.

C’est étonnant comment une maladie aussi bénigne peut vous plier complètement. Mais le pire dans la crève, c’est qu’elle vous rend assez malade pour ne pas vous sentir bien mais pas assez pour vous décider à rester à la maison plutôt que bosser.

Déjà on dit « Crève » mais de quoi parle t-on exactement : Grippe, Rhume, Coryza?

A en croire les bonne feuilles du net, ce serait en fait le Rhume. On est presque déçu quand on apprend ça. Le Rhume, ça fait maladie de mouflet ou de personnes éternuant faussement discrètement dans son mouchoir à coup de bruits de trompettes. C’est un peu le collègue de bureau qui toute la journée va renifler en face de vous en vidant à un rythme effréné la boite de mouchoirs. Si cette personne est du genre old-school, elle n’hésitera pas à inhaler son vicks ou son eau de mer. La personne plus tendance se badigeonnera d’huiles essentielles.

Perso, j’ai pas le nez qui coule. j’ai juste la tête deux fois plus lourde que d’habitude et les yeux d’un lapin myxomatosé. J’ai même pas un pet de fièvres quelque soit le thermomètre et l’endroit où il va se placer.

 

Bon OK. Soyons ouvert d’esprit et vérifions les données (tout ce qui suit est rigoureusement tiré de Wikikipédia)

La rhinopharyngite ou nasopharyngite ou  rhume banal (mettez vous d’accord les gars !!!) est une maladie infectieuse virale des voies respiratoires hautes, principalement causée par les picornaviridés.  Bon là STOP.

Déjà un mot compliqué. En étymologie bas de gamme, ça donne « celui qui picore les trous de nez ». En terme plus scientifique, c’est une famille fort sympathique qui cause rhume et gastro. Il est écrit aussi : « les picornavirus auraient une action destructrice des cellules de l’hippocampe« . Me voilà rassuré, je n’ai pas d’aquarium.

Reprenons notre lecture : …dont les Rhinovirus (rhino->nez déjà c’est cohérent) ou les coronavirus (je bois de la Leffe). »

Les symptômes principaux sont :

– rhinite (éternuements, toux, congestion et écoulement nasal de mucus) : pas encore

– une pharyngite : ça j’ai : voix de patrick bruel

– une conjonctivite : là je morfle

– des myalgie : autrement dit des douleurs musculaires. pas plus que celle dues à une literie pourrie

– de la fatigue : Ca dépend si j’ai entendu Sarkozy

– des maux de tête : Que dalle

– voire de la fièvre : Rien du Tout

– et une perte d’appétit : Plutôt…

Voilà….

Est ce que je me sens mieux après ces révélations? Pas du tout !!!

A part le fait d’être assimilé à un rhume. C’est rabaisse carrément le niveau de souffrance affiché.

« Ca va pas?

– J’ai un rhume

– tiens j’ai des bonbons à la menthe »

 alors que

« ca va pas?

– J’ai la crèèèèèèève !!! »

 

Je ne m’épancherai pas sur cette légende urbaine colportée par quelques éléments subversifs féminins qui nous font croire que les hommes sont toujours à l’agonie quand ils sont malades, je crie au scandale

 

 

 

 

Casse auto…

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Je crois que je couve une sale maladie entre grippe et crève carabinée. D’ailleurs tout en écrivant cela, il a fallu que je vérifie l’origine de « carabinée ». Je cite d’après le centre national de ressources textuelles et lexicales :

Familier A.−[En parlant de choses]

1. MAR. [En parlant du vent, p. réf. à la manière de se battre des carabins (cf. carabiner1)] Intermittent, soudain et violent :

2. Qui est particulièrement fort, violent. a) [Le plus souvent en parlant de choses pénibles] On s’attend à une baisse carabinée à la Bourse (Vie parisienne,1868ds Larch. 1872, p. 76):

3. − … il [le marquis] a droit à une scène carabinée de la comtesse, avec coups de cravache, engueulade… L. Daudet, Phryné,1937, p. 28.
SYNT. Une gifle carabinée; une grippe carabinée; des douleurs carabinées; un scandale carabiné; une déveine carabinée; un vent carabiné.
Voilà qui est dit.
. . .
..
.
Donc, consécutivement à ce problème de santé, je ne me sens pas en mesure de pondre un article sur quoi que ce soit. Une seule chose m’est venu à l’esprit ce matin en croisant un camion transportant des voitures compressées toutes droit sorties d’une casse Auto.
Je me suis alors rappelé combien les casse autos ont été utilisées dans les films ou séries télé :
.
– C’est toujours là qu’on va planquer un corps dans un coffre
– le mec planqué dans le coffre l’est toujours dans la bagnole tout en haut du tas instable qu’on se demande comment il a été amené là.
– C’est un moyen pratique pour finir broyé dans une presse hydraulique.
– Les mecs qui se planquent dans une voiture sont sûr de se faire alpaguer par l’électro aimant géant.
– Le mec qui manie la pince géante de la grue pourrait être un super champion dans les fêtes foraines.
– C’est toujours là qu’on trouve le coeur d’un trafic de drogues international ou autres activités illégales.
– Le chef dirige tout depuis une petite cahute en tôle ondulée en lisant le journal des paris sportifs, un cure dents entre les lèvres.
– On est sûr de sa faire poursuivre par une meute de chien.
– C’est un haut lieu de consanguinité et d’alcoolisme chez les gardiens.
– Quand quelqu’un cherche un truc dans une décharge aussi petit soit-il, il le retrouve toujours.
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et autres poncifs. J’en oublie surement plein d’autres. On a aussi l’alternative de la décharge de pneux géantes.
Bizarrement, ce lieu a été tellement utilisé que je n’arrive pas à me rappeler d’un film précis à part deux trucs bien entendus pas sérieux :
– le dessin animé « les Entrechats » qui, soyons précis se passent plutôt dans une décharge. Mais les matoux passent le plus clair de leur temps dans une épave de voitures.
– Le film Top Secret où Omar Sharif finit compressé dans sa voiture.
Je délire je vous dis…

Le Gros benêt du Jour…

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C’est sans Conteste Didier Barbelivien qu’on déterre à chaque élection pour causer de son pote candidat ou quand il sort un bouquin.

D’ailleurs, pour avoir croisé son ouvrage sur les étalages des librairies, il bat le record du monde du Blister non déchiré. Jamais personne n’a eu la curiosité de faire sauter la protection pour voir le contenu !!

Mais ne nous éloignons pas du débat.

 

Que déclare ce brave homme pour appuyer son mélomane d’ami… Défendrant à bras le corps Hadopi, il nous dit qu’à cause du piratage  : »J’ai perdu, en huit ans, 70 % de mes revenus. Ils étaient très élevés, c’est donc supportable. Mais à terme, c’est toute la production phonographique qui est appelée à disparaître.« 

jamais il ne lui viendrait à l’idée de penser que s’il vend moins, c’est que les gens n’en ont plus rien à faire de lui et qu’à la rigueur plus personne ne sait qui il est.  Non, s’il vend moins, c’est qu’on le pirate à mort sur Pirate Bay : la preuve !!

 

L’Edito du Lundi

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Bonjour à toi petit peuple

Voici venir ton nouveau petit Père voir ton petit Pépère en la personne de Nicolas Sarkozy

Quelqu’un a dit autrefois : « Plus c’est Gros, plus ça passe ». Surement John Holmes…

Cela ne semble pas gêner notre tout frais et frétillant candidat de se dire proche du peuple, lui qui a fait comme s’il n’existait pas entre deux campagnes. Les larmes au yeux, le coeur sur la main, saupoudrant dans un dernier spasme d’empathie une dose de proportionnelle aux législatives en clin D’oeil jusqu’au front (National).

Le coeur sur la main, je vous dit. mais le premier peuple servi reste toujours le même : le peuple de l’arrière cour. Voyez Jean-Louis Borloo pressenti comme futur patron de Veolia pour récupérer les quelques voix centristes

 

Le plus magique reste la transformation de Carla Bruni qui glisse d’icône d’une gauche bobo vers une version plus moderne de Germaine Coty. Oui elle aime « plus belle la vie », « l’amour est dans le pré », les chansons bretonnes, le foot, le tour de france, les bleus de travail, le ricard, la dans des canards et faire tourner les serviettes.

Et pour en rajouter une couche dans la vieillitude, elle déclare qu’Internet et les jeux-video pervertissent notre belle jeunesse.

Si c’est pas beau tout ça.

Ah j’ai oublié de dire qu’hier le site a battu son record de visites journalières 91 !!!  (contre 81). Bin merci

 

 

Schnock

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Allez tiens je vais vous causer d’un magazine qui fait le bonheur d’un vieux con quadra et nostalgique comme moi.

Il s’agit de Schnock, revue protéiforme, qui pour 14.50 euros vous offre 170 pages d’articles hors normes sur une époque révolue et foncièrement mystérieuse pour la plupart d’entre vous : les années 70-80.

Schnock, c’est avant tout le plaisir de retrouver une époque où les objets flirtaient avec le formica, où le orange était déjà une couleur tendance et les coudières un accessoire indispensable sur les pulls en lycra.

Schnock, c’est surtout des articles hors normes, bien écrits pour plonger dans une période où ma fois, on était pas si malheureux.

Plutôt que de belles paroles, voici quelques exemples de sujets abordés dans le dernier numéro :

 

– Où sont passés les buveurs de Suze?

– Les années 70-80 vues par Amanda Lear.

– Le cinéma de Minuit. (Si Si, souvenez-vous !!)

(un générique à chialer)

Un voix monotone à se flinguer direct (Patrick Brion)

 

– Roger Tallon, Désigner du quotidien (notamment du train corail).

– Spécial Présidentielle :Y a-t-il un Schnock pour sauver la France?

 

Et pleins d’autres trucs…

Schnock, c’est un peu comme si on avait déterré des numéros d’Actuel restés inédits depuis 30 ans…

Pour en savoir un peu plus : voici le site  : larevueschnock.com

Le magazine jusqu’alors semestriel va passer trimestriel. On la trouve en général en librairie.

 

 

Bien Houba?

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Le responsable des cascades

J’aime bien les films de Chabat en tant que réalisateur.

Je suis quand même largement sceptique sur son prochain film : A la recherche du Marsupilami

Loin d’être le personnage central de cette comédie, notre animal à poil jaune semble être ici juste le fil conducteur des pitreries du couple Debbouze/Chabat. Nous voici partis pour une revisite du film « La Chèvre », qui comble de la similitude se passait aussi dans les forêts d’Amérique du Sud.

J’ai bien peur que ce film ne soit aussi qu’un One Man Show du même Debbouze, qui en dehors d’un talent certain, a tendance à me fatiguer à la longue.

Difficile d’en dire plus en se basant sur une simple Bande-Annonce que je vous laisse à votre tour apprécier.

 

 

Le Chat Potté

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Le chat Potté

de Chris Miller

avec les voix d’Antonio Banderas, Salmah Hayek.


J’imagine déjà la réunion à l’origine du Film chez Dreamworks.

Le Boss : « Bon les Gars, Shrek, c’est fini. On a usé l’idée jusqu’à la corde. Il va falloir trouver une autre idée super originale pour fair un super film d’animation, vendre du popcorn et acheter un nouveau 4×4 Hyundai. Alors je vous écoute, lâchez-vous bande de Guedins de créatifs de mes deux !!! »

Les créatifs : « ……..hum….. Euh… Gaaah…. Sniiif (rail de coke) »

Le Boss : : « Sinon ma fille aime beaucoup le chat quand il fait les gros yeux, il est trop mignon… »

Les Créatifs : « brillant, magnifique, faisons un film sur le chat Potté !! »

Le Boss : « Ok, on la tient notre idée. Et sinon pour l’histoire? »

Les créatifs : « snif, sniiif,sniiiiiiiiif….. »

Pensez à mes Stock Options....

Quelques réunions de brain storming plus tard, on rajoute une histoire récupérée à la va vite d’un conte populaire (Jack et le haricot magique), une composante féminine pour équilibrer et fédérer, des trucs qui faut pas que ce soit des chats parce que sinon ça va se voir : Humpty Dumpty, l’Oeuf de la comptine et du roman de Lewis Carroll, au delà du miroir.

Comme on a collé un côté latino au chat (mix de zorro et de Juan Sanchez Villa-Lobos Ramirez), on balance une ambiance mexicaine.

C’est pour vous dire combien c’est service minimum….

Reste une réalisation parfaite et une 3d maîtrisée.

Ce film sent l’arnaque à plein nez mais ravira à coup sûr tout bambin calé dans le canapé et tout parent l’accompagnant.

Derrière un savoir faire indéniable, voici un film jetable dont le souvenir s’évaporera aussi vite qu’une méduse dans une poêle à frire

4/10 pour un moment cinéma

6/10 pour une séance familiale à la Casa…

 

Tiens pour finir quand même sur une anecdote : Pourquoi Chat Potté et pas chat Botté (au delà du jeu de mot pitoyable)? Dans Shrek, Le matou signe son nom d’un « P » sur un arbre (en anglais, son personnage s’appelle Puss in Boots) obligeant le traducteur paniqué à modifier le nom original.

 

La saga des sept soleils

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La saga des sept soleils

de Kevin Anderson


Pourquoi se cogner 3500 pages de Space opéra indigeste alors qu’on sent que ça va va pas voler haut (ce qui est contradictoire dans l’espace) dès le premier tome.

Depuis 2008, j’ai acheté chaque volume en ressassant à chaque fois les mêmes critiques :

– L’histoire n’est franchement pas originale :on a des sensations de déjà vu de bout en bout : Une civilisation terrienne expansionniste, une civilisation extraterrestre raffinée mais décadente, des supers aliens élémentaux, des combats en veux tu en voilà.

– Le style est lourd : Autant de personnages que dans un annuaire téléphonique, des chapitres trop courts à l’infini, des caractères caricaturaux à l’extrême, des réparties catastrophiques digne de Blek le Rok

 – L’intrigue a été construite au fur et à mesure et on sent bien que l’auteur ne savait pas vraiment où il allait.

Conclusion : plus que du Space Opéra, voici du Soap Opéra. C’est un savant mélange de « plus belle la vie » et de Côte Ouest. On ne peut rêver pire pour faire penser que la Science Fiction est une littérature d’arriérés. Tiens, pour bien enfoncer le clou, même Bernard Werber écrit mieux.

 

Alors Pourquoi?

– Parce qu’ayant acheté le premier tome, je me suis senti obligé d’aller jusqu’au bout.

– Parce que c’est pratique à bouquiner avant de pieuter, dans un hamac où dans tout autre lieu où l’on a envie de lire vite sans avoir besoin d’une concentration extrême.

– Parce que j’ai voulu croire jusqu’au bout que ça s’améliorerait

– Parce je suis assez curieux pour me demander comment une histoire chiante finie.

 

A moins d’aimer les histoires vues et revues mais dans l’espace au lieu d’un ranch au Texas, passez votre chemin.

Et j’achève par un 2/10 !!

Resistance is not futile

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Il n’aura pas fallu longtemps pour que le lancement de la campagne de Sarkozy ne déclenche vérification des faits (Fact Checking), déterrage de couleuvre, désintox et toute la panoplie du parfait anti-sarkozyste primaire 🙂

Voici un ensemble des faits marquants :

 

Une France forte, un slogan déjà déposé.

600 raison de ne pas voter pour lui.

L’affiche de campagne : une affiche grecque?  Et ses détournements.

Quand sarko était contre les référendums.

Jouez au Sarkobingo.

Les faux tweets du président.

 

 

MAJ : un petit dernier. A priori, les jeunesses socialistes ont créé MAFRANCEFORTE qui permet de générer sa propre affiche de campagne Sarkozy

 

 

Brick

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BRICK

de Rian Johnson

avec Joseph Gordon-Levitt, Nora Zehetner, Lukas Haas


 

Du teen movie, on en a vu en masse… du bon et du franchement pourri, si bien qu’on se demande ce qui peut bien sauver le genre.

Brick est un film de Rian Johnson (réalisateur du fameux épisode « la mouche » de Breaking Bad) promu en 2005 à Sundance et son originalité réside dans le fait que l’histoire se calque sur les codes du polar le tout chez des étudiants aux US…. et c’est franchement bien !

 

Brendon est un jeune un peu asocial, à l’imper gris de Columbo et au look atypique. Il sort de sa routine en recevant un coup de fil affolé d’une amie : Emilie.
Ce synopsis suffit ! Ne lisez rien d’autre, ne cherchez rien d’autre sur le net et ne regardez pas la bande annonce qui en dit trop. Regardez le film.

Vous détestez les polars, et vous n’avez pas pu blairer American pie ? Entrez-donc par içi…

 

 

D’ordinaire le cliché, c’est l’ennemi du bon film. Le chat noir qui sort du placard dans le film d’horreur, la fête orgiaque dans le teen movie, la veuve noire du polar… autant de promesses non tenues qui se solderont par des déceptions… autant de minutes gâchées et qui perturbent le propos.

D’ordinaire…

Brick n’est pas que la coexistence des clichés, de codes liées au genre… Le scénariste et réalisateur n’hésitent pas à mettre directement en scène les codes eux même, si bien que l’on ne sait plus si c’est le teen movie qui rend hommage au polar… ou bien l’inverse !

Brick : Brendan en voitureLa force du mélange donne lieu à un mystère épais qui entoure le dessein même du film : tout de suite on est perdu quand aux intentions des personnages et d’un seul coup,  on ne sait plus dire s’ils appartiennent à un monde ou à un autre.

A chaque scène, on devient donc enquêteur sur le film et sur ses personnages, un peu par réflexe. c’est assez déroutant, ça tombe bien, c’est un thème du film.

Quand nos idées reçues alimentent le récit…

Quand Brendon prend son rôle, petit à petit on l’imagine de plus en plus en jeune sans repère … ou en enquêteur de police. Il en va de même pour tout les personnages.
Brick, c’est l’attraction de faire son propre récit: le spectateur ne peut s’empêcher de superposer des souvenirs d’autres films à ces lycéens que l’on croiraient tous sortis d’un reportage sur la jeunesse américaine perdue.
Et on se prend au jeu tant le sentiment de d’inclusion au récit en renforcé par une tension maitrisée et une dispensation d’indices précieux et précis.

C’est bien simple, tout ce qui n’est pas montré à l’écran n’est que noirceur, digne de Breaking bad… c’est à s’y méprendre d’ailleurs sur le rôle du réalisateur dans la conception de la série.

 

Au final, le scénario est surréel, mais le sentiment à la fin du film est celui de la résignation : toutes les histoires sordides on un aspect surréalistes.
Visuellement certains passages du films rappellent Elephant de Gus Van Sant, notamment sur la description d’un lycée américain. Mais encore une fois, Breaking Bad n’est jamais loin avec ses musiques oppressantes et son vide qui devient personnage à part entière.

Brick ne fera certainement pas l’unanimité, mais rien que pour l’histoire et les jeux d’acteurs de qualité, n’hésitez pas.


Fiche sur Allociné : http://www.allocine.fr/film/fichefilm_gen_cfilm=108595.html

 

 

Tchou Tchou

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De temps en temps, mon fiston ramène des livres de l’école. En général, on lui lit l’histoire en prélude au « bonne nuit, dors bien, chht, je ne veux plus t’entendre, TU FAIS DODO !!!!!« .

Selon l’ouvrage, on rame plus ou moins :

– S’il est court, genre une illustration par page, un mot écrit en très gros et 5 feuilles, il faut broder sec pour rendre ça intéressant aussi bien pour l’enfant que pour le parent.

– S’il est long, c’est d’autant plus pénible si c’est ennuyeux ou si l’histoire traine en longueur à cause des « mais pourquoi? » à répétition du gamin.

 

Comme il ne sait pas lire, on peut gruger en disant n’importe quoi pour aller plus vite. Mais avec l’âge, il est devenu méfiant et plus malin. Il sait repérer des mots que j’aurais pu discrètement oublier. Autre méthode qu’il applique dernièrement : obligation de lire avec le doigt qui suit le texte comme une espèce de karaoké mais en slam.

 

Tout ça pour dire que dans la masse des histoires lénifiantes et cucul, une petite exception s’est glissée dernièrement.

Il s’agit du livre Tchou-Tchou d’une artiste japonaise Naokata Mase. Nous y suivons les pérégrinations d’un petit train à travers le Japon : forêts, plage, montagnes enneigées sont autant de paysages qui sont traversés avec luxe de détail et de raffinement. Chacune de ces fresques est ponctuée par un passage dans un tunnel sombre où les passagers du train rit, mange et s’agite. Des découpes dans les pages simulent une vraie entrée et sortie du tunnel vers les pages de paysage.

Le trait rappelle à la fois la famille Yamada pour les petits personnages et les estampes japonaises pour les dessins.

Le texte en lui même est très discret et ne fait qu’orienter le lecteur vers le plaisir de la découverte dans les petits détails qui parsèment les dessins.

 

 

 

D’autres ouvrages ont été édités en France :

Fonce petit train

Tut Tut C’est Noël

Voilà le facteur

et Pin Pon