Gilet pas par 4 chemins

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Ce matin, pendant que je me cognais 3h de route, l’humeur vagabonde s’est de nouveau manifestée. Il faut dire que pour une fois, il y avait quasi de l’animation le long du trajet. Le grand chantier du passage en deux fois trois voies de la N10 nous gratifie d’un amoncellement de tas de sable, chaussées défoncées et autres goudronneuses. Je me suis fait la réflexion que ce n’était pas la saison pour tomber en panne sur le bas côté vu que le bas côté, bin il n’est plus là…
Je me suis rappelé à ce moment là l’une de ses grandes phrases qu’on nous sort souvent à ce propos pour nous faire peur ou pour briller en société : « l’espérance d’un individu sur le bord d’une autoroute est de 15 minutes ». Voici encore le genre d’aphorisme qu’on gobe depuis des années en se contentant béatement d’une véracité scientifique et performative toute droit tombée du ciel.
Bien sûr quand on commence à réfléchir un temps soit peu à cette affirmation, on est en droit de se demander comment on arrive à un tel résultat. Il y a deux manières de procéder pour arriver à cette statistique.
– La méthode empirique : on a procédé à un lacher de 1000 piétons sur un panel d’autoroutes françaises et on attendu qu’il se fasse écraser. il faut ensuite pondérer par la densité du trafic, l’intensité lumineuse, la couleur des vêtements. L’étude devra prendre en compte l’intelligence de chaque participant et la qualité de sa vision. Autant dire que ça la fout mal.
– La méthode statistique : on prend toutes les personnes qui se sont arrêtées sur la bande d’arrêt d’urgence et on fait un ratio entre ceux qui ont été dépannés et ceux qui ont taté l’avant d’un camion. Pas glop non plus.

En fait cette statistique concerne le temps de présence moyen sur la BAU de gens morts sur celle-ci, ce qui heureusement ne fait pas grand monde. Mais là encore je suis très dubitatif sur la méthode de calcul : utilise t-on la chaleur résiduelle du moteur du véhicule ou la distance parcourue entre celui ci et la borne téléphonique? On ne saura jamais.

Cars 2

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CARS 2 par Brad Lewis

Cars premier du nom était l’occasion d’une plongée anthropomorphique dans le monde des voitures. C’était aussi pour ses auteurs un moyen d’exprimer leur nostalgie de cette Amérique des Sixties où l’american way of life battait son plein, les juke-box donnait le rythme et les voitures rivalisaient en rutilance. Pixar arrivait encore à nous faire rêver devant les espaces grandioses de l’ouest américain. C’était la victoire de la lenteur sur la recherche effrénée de la vitesse. Cars tenait plus de l’exercice de style technique que d’une oeuvre sensible mais cela tenait la route (sic).

Avec Cars 2, fini tous ces beaux idéaux et place au recyclage et au merchandising effréné. Nous n’avons plus qu’à goûter au plaisir indigeste du spectaculaire et de l’excitation.

 

Recyclage pour deux raisons :

– Raccoler du côté des James Bond ou des Fast and Furious nous enlèvent tout sentiment d’originalité et nous conduit finalement qu’à une sensation manifeste de déjà-vu

– Entre la vision d’un Paris tout droit sorti de Ratatouille et un Tokyo top cliché déjà aperçu dans « Martin se la raconte« , on ne s’émerveille plus du travail fourni par les supercalculateurs de Pixar.

Mais le plus irritant reste cette espèce de rétropédalage moralisant et moraliste sur la consommation polluante des hydrocarbures. Quel besoin y a t-il à nous rappeler cet aspect de la vraie vie comme si nous étions assez idiot pour ne pas faire la différence. J’espère que Toy Story 4 ne ne se passera pas dans les ateliers de fabrication chinois de nos chers jouets occidentaux.

Ne reste en fin de compte que le spectacle toujours aussi bien conçu mais on se demande si Pixar n’a pas fait là son premier faux pas reniant ce qui a fait jusque là sa particularité. Bien sûr, cela plaira aux enfants mais plus vraiment à celui qu’il faisait frémir en moi.

 5/10 pour une suite sans saveur.

Batman : year one

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Histoire ne pas finir la soirée sur un échec cinématographique (voir le post précédent), j’ai décidé de regarder un petit film d’animation qui me semblait une valeur sûre. Premièrement c’est l’adaptation d’un des meilleurs comics de Batman parus en 1987. Le scénariste, Frank Miller est connu du plus grand nombre comme l’auteur de Sin City ou 300 mais aussi de magnifiques albums comme Ronin, The Dark Night ou Elektra. Le dessinateur Mazzucchelli apporte sa patte avec un dessin sombre, difficile d’accès par rapport aux stéréotypes traditionnels du genre.

Secundo, les films d’animation de la Warner sont en général de bonne facture et ne font pas d’impasse sur la qualité de l’animation. Il est à noter ici que le graphisme s’est par contre rapproché du style habituel de leur production plutôt que garder le dessin plus abrupt de Mazzucchelli.

En ce qui concerne le doublage, il est à noter que la voix du commissaire Gordon est assurée par Bryan Cranston alias Walter White de Breaking Bad. Ce la paraît un choix judicieux quand on compare le physique des deux personnages.

Autre anecdote, l’histoire pourra rappeler à certain le film « Batman Begins » qui puise pas mal d’éléments du comics.

L’intrigue débute dans un Gotham gangréné par la corruption à tous les étages de la société. La mafia locale (la famille Falcone) contrôle la société à travers une police totalement à sa botte. Prostitution, racket et trafics divers sont effectués sous le regard bienveillant du commissaire Loeb.

C’est dans cette ambiance délétère que débarquent deux nouveaux personnages :

– Le Lieutenant Jim Gordon, transféré à Gotham pour avoir dénoncé des flics ripous dans son ancienne affectation. Intègre et décidé à éradiquer le crime, il devra d’abord se battre contre ses propres partenaires aux mains du potentat local, situation rendu encore plus difficile quand on doit aussi gérer la venue prochaine d’un enfant

– Bruce Wayne, héritier richissime, revient après 15 ans d’absence dans la ville qui l’a vu naître. Cet exode n’est que la conséquence de l’assassinat de ces parents qui l’a durement marqué. Bruce Wayne n’est pas encore Batman mais des envies de justice le travaillent et il cherche un sens à sa vie.

Durant tout le film on suit l’évolution des deux personnages, on écoute leur voix intérieure. On saisit leur doute, leurs errances, leurs échecs mais leur volonté inébranlable de débarrasser la ville de ses éléments nuisibles. L’aventure réunira bien entendu les deux personnes dans un chassé croisé à travers Gotham. Ce sera l’occasion de voir d’autres personnages de l’univers Batman : Selena Kyle alias Catwoman et Harvey Dent, le futur Double-face.

L’histoire reste fidèle au comics originel, parfois un peu trop. En collant à l’aspect  narratif de la BD, le film perd en dynamique et en efficacité. Néanmoins, on reste face à un dessin animé de très bonne facture visuellement et scénaristiquement.

 

Un bon 8/10

Pour vous donner une idée : la bande annonce en Français.

 

Batman : Year One – Trailer / Bande-Annonce… par Lyricis
 

Comment tuer son boss de Seth Gordon

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comment tuer son boss ou comment tuer le talent

Les comédies américaines se suivent et malheureusement se ressemblent. Comme il n’y avait pas de séries à regarder hier soir, c’était l’occasion de faire baisser le stock des films non vus. Consensus aidant, le choix s’est restreint entre « crazy, stupid love » et « comment tuer son boss ». Pif paf, ni une ni deux, le second est choisi, cette victoire finale acquise par la brochette d’acteurs s’étalant à l’affiche : kevin Spacey, Colin Farrell, Jason Bateman. Donald Sutherland et Jennifer Anniston. C’est peut être aussi de vieilles réminiscences d’un vieux film du début des années 80 « Comment tuer son patron ».

Résumons d’abord l’idée principale du film : trois copains subissent chacun à leur façon les turpitudes de leur boss respectif : un tyran sadique, un incompétent égocentrique et une obsédée sexuelle. Excédé et dégouté, il décide de se débarrasser de ces 3 emmerdeurs. Voilà tout est dit. Pour info, notre ami Donald Sutherland apparaît en tout et pour tout une minute à l’écran avant de caner.

Après cette mise en bouche, que penser de ce film : j’ai l’impression que l’humour et l’impertinence d’un film comique américain se mesure au nombre de fois que vagin est prononcé (ou chatte, couille et autres argots concernant les parties génitales). On les met à toutes les sauces surtout quand ça n’apporte rien au dialogue. C’est fatiguant, pénible et gâche même les rares moments où le jeu d’acteur l’emporte sur la platitude du film. Car oui, c’est un mauvais film. Tout est sous exploité : les acteurs traversent le film sans consistance, l’histoire est quasi inexistante et complètement décousue. Si on enlevait tous les dialogues graveleux qui servent de bouche trous, le film durerait un quart d’heure.

Tout est mal amené, mal ficelé et finit en eau de boudin. Parmi nos trois comparses, autant Jason Bateman et Charlie Day tiennent la route, autant  Jason Sudeikis fait pâle figure. Kevin Spacey fait le service minimum en refaisant le boss de « Swimming with Sharks« , Jennifer Aniston fait des efforts pour faire oublier ses rôles de nunuches. Seul Colin Farrell sort du lot tellement sa prestation d’un immonde fils à papa le rend méconnaissable. J’oubliais aussi la présence de Jamie Foxx dont on peut se demander comment il a atterri ici.

« Comment tuer son boss » fait partie de la longue cohorte des films qui tentent sans talent d’imiter le style Apatow. >Le scénario a pourtant été écrit par John Francis Daley, un poulain de ce dernier. Ce film est vulgaire, non par sa grossièreté mais juste pour s’imaginer que l’irrévérence effacera le manque de talent. On rit parfois mais presque involontairement (le chat du film est le seul qui surprenne).

Un petit 3/10

Once upon a time : une série limitée

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Cette semaine deux nouvelles séries débarquent en s’inspirant de l’univers de contes de fées. En attendant Grimm, nous avons eu droit hier au pilote de « Once upon a Time » nouvelle série de ABC créée par les scénaristes de Lost. L’idée de base est de transposer dans notre monde contemporain les personnages de Blanche-neige, Geppetto et autres fables. L’intention est louable mais risquée :  on a vite fait de tomber dans la mièvrerie ou dans la caricature. La base de départ s’avère intelligente : que se passe t-il après le célèbre « ils se marièrent et eurent beaucoup d’enfants »?

L’épisode alterne entre le décor du château du prince charmant et le monde contemporain. On y suit la triste vie d’Emma, femme célibataire qui ,comme par hasard, se cherche un but dans l’existence. L’élément réconciliateur de ces deux univers est le jeune Henry, enfant biologique d’Emma mais adopté.

Les parties féériques n’échappent pas à l’aspect enfantin et candide du genre mais comment faire autrement. On peut d’ailleurs supposer que cela a été accentué pour contrebalancer les palettes plus variées des personnages « normaux ».

[spoiler show= »Spoiler » hide= »Spoiler »]Le cadre de l’intrique se situe à  Storybrooke (ouh là le jeu de mots) dans le Maine. la Reine noire, par soif de vengeance, a propulsé tout le petit monde des contes dans ce village (bien sûr au Etats Unis, cela va de soit). Chaque protagoniste a oublié qui il était et mène une vie banale et figée dans le temps : Blanche Neige est institutrice, jiminy cricket est psy et la Reine est la maire de la ville. Mère-Grand et le chaperon rouge gère un hôtel, Rumpelstiltskin (Tracassin en français) possède la ville.[/spoiler]

Seule rescapée de cette malédiction, Emma, fille de Blanche neige et du Prince a grandi dans notre monde sans rien savoir des ses origines. Elle seule pourra briser le charme qui emprisonne les habitants de Storybrooke.

C’est clairement une série familiale. les personnages sont encore très fades. D’un autre côté, il s’agit d’un pilote; on peut donc espérer que cela gagne en profondeur et en intrigue au fur et à mesure.

Parmi les acteurs, on retrouve pas mal de transfuges d’autres séries notamment Jennifer Morrison, échappée d’House. On y retrouve aussi Robert Carlyle, l’éternel Begbie de Trainspotting.

 

 

The sound of silence

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Il paraît que ça a fait le tour du net. En ce qui me concerne, ça ne me dis rien.

C’est pas grand chose mais c’est assez émouvant. C’est une femme de 29 ans sourde de naissance qui entend pour la première fois sa voix grâce à un implant.

Je ne sais pas pour vous mais moi ça me met de bonne humeur ces instants de pure joie.

A Robot?

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J’ai toujours été fasciné par les actes de violence légalement autorisés : la boxe, la corrida, le catch (plus ou moins simulés) et les extrêmes américains du bourre pif intégral. Chacune des ces dérives pourraient être associés à une catégorie sociale plutôt bien établie. baignant dans la fange de l’informatique, je me devais (si si) de cibler ce qui faisait office de catharsis pour ces milliers de prestas SSII et autres pisseurs de code.

On sait combien FPS et autres MMPORG sont une réponse appropriée à l’épanchement sanguinaire et violent de ces hordes de post-ados encore boutonneux immatures et introvertis. Oui je sais, je caricature à mort et c’est dégueulasse. Mais j’ai créé ce blog pour extérioriser ma profonde misanthropie et j’ai des objectifs à tenir.

L’autre source d’excitation potentielle de ces meutes de dégénérés technophiles est le combat de robots. Attention, on ne rentre pas dans la catégorie de robots mécas armés de sulfateuses et d’une panoplie allant du lance missiles à la brosse à dents électriques. Nous parlons bien ici du robot bas de gamme, ras du plancher fait à partir de boites de conserve, de mécano et des restes de la tondeuse à papa. Ces pauvres combattants ne peuvent même pas bénéficier de la notion d’intelligence car ils sont manipulés par des télécommandes.

C’est tellement bestial que les combats se déroulent derrière une grille pour éviter les jets continuels d’appareils dentaires, de sebum et de dés à 6 faces.

Voici ce que ça donne :

 

ou ça :

Et là vous me dites: pourquoi l’adolescent boutonneux est-il en fait un homme avec une moustache?

ce à quoi je répondrais que c’est juste un fan des red hot chili peppers

 

Ps : pour le titre de cet article, c’est un petit clin d’oeil à breaking Bad

 

de Saison

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Dans la série des plus grands objets, voici la plus grande boite de mouchoirs du monde.

 

Le record du monde de la plus grande boite de mouchoirs a été battu en Turquie. Cette boite de mouchoirs 2 mètres de haut, 3 mètres de large et 6 mètres de long, un record du monde sans appel puisque l’ancien record était de 0.73*1.22*2.45m et avait été réalisé en Jordanie.

 

Cette boite a été spécialement conçue pour Ségolène Royal et les plus gros abonnés à YOUPORN.

Cette boite est bien entendu livrée avec ses accessoires.

Andreas Gursky

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C’est au détour de cet article que j’ai entendu parler de ce photographe. Andreas Gursky est dans sa catégorie un des artistes le plus côté actuellement. D’origine allemande, il fait généralement dans la photo monumentale où le fourmillement de détails ou d’objets vous saisit jusqu’à l’asphyxie.

On se sent en général écrasé par les représentations qu’il donne de l’architecture moderne ou de l’activité humaine. En figeant l’instant il nous renvoie justement vers la déshumanisation de notre civilisation où seul l’assemblage froid de béton et de verre perdure comme une oeuvre d’art sans âme et sublime à la fois. Tout est quadrillage, perspective vers l’infini et géométrie.

Ouais j’écris des trucs, Ouais…

Je n’y connais pas grand chose mais le rendu de son travail impressionne

Voici en vrac quelques unes des ses photographies. Cliquez sur la première, ça ouvre un diaporama.

Sinon, faites clic droit, ouvrir dans un autre onglet pour les voir en taille maximum :

 

 

 

 

 

Trois autres manières de découvrir l’oeuvre :

– Merci Google : lien

– un diaporama d’une expo : lien

un reportage d’Arte (en allemand, désolé) : lien

 

 

Deutsche vaut française

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 La petite guéguerre que se font Opel et Renault sur l’argumentaire de la qualité allemande est vraiment un excellent moment de publicité. Ca nous permet de nous poiler autrement qu’en regardant le têtes des nouveaux modèles ou en pensant à l’autre couple franco-allemand du moment, Nicolas et Angela qui ont quand même du mal à nous faire esquisser un sourire.

pour ceux qui auraient loupé le coche :

Continuer la lecture de Deutsche vaut française →

On fait ce qu’on peut !

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L’automne est là, le froid pointe le bout de son nez et annonce un hiver qui d’après moi sera très froid. Je prédis aussi des avalanches en Tunisie et des chutes de météorites en Corse (ou pas). Vous ajoutez à ça une pointe de morosité ambiante et un hypothétique Krach financier en toile de fond, le décor est planté. Et là, tel un pavé dans la mare je vous pose la question suivante : finalement quelle est notre place dans ce système ? Force est de constater que des personnes dorment toujours dehors, meurent de froid, que d’autres n’arrivent pas à passer la première quinzaine du mois sans être à découvert ou encore que la faim dans le monde n’a jamais été aussi importante alors que l’on n’a jamais autant produit, alors que l’on n’a jamais été aussi riche. Oui je sais je casse l’ambiance. Le tout associé à une crise qui n’en finit pas; c’est à se demander si elle existe vraiment cette crise, ou si c’est juste pour nous faire avaler toutes les couleuvres des politiciens et du système en général sur le fait qu’il faille tout accepter par fatalité (je hais la fatalité),sinon demain sera encore pire.

Moi même ne comprenant pas toujours vers ou le monde se dirige, sa finalité, et surtout quelle est l’utilité pour certains à s’enrichir ras la gueule si autant doive souffrir du bonheur d’un si petit nombre, je me tourmente et m’interroge. Qui suis je, quelles sont mes convictions et que suis je prêt à accepter pour être heureux ? Il m’est apparut évident que l’on ne puisse pas être heureux seul, et que pour être heureux il faut avant tout qu’autour de soi l’on ait le sentiment qu’il y ait une certaine cohérence et égalité dans le bonheur. Le constat étant plus négatif qu’autre chose , je me suis donc dit qu’aider les plus démunis était une nécessité ! Et ce n’est pas ce qu’il manque ! Pas que je sois devenu riche ou ai gagné récemment un pactole au loto (loin de là), pas pour me déculpabiliser non plus, mais encore une fois, de mon point de vue la vraie richesse est celle du cœur, et du refus de l’injustice. Aujourd’hui je peux me permettre de faire un don, cela reste un petit geste il est vrai, mais aider de quelque façon et à quelque niveau que ce soit n’est ce pas déjà un retour vers un peu plus d’humanité? A noter que l’investissement peut tout aussi bien s’effectuer de façon plus directe via les nombreuses associations par le volontariat.

Ok, très bien, je me félicite d’une telle initiative 🙂 même si je sais que cela ne changera rien aux problèmes de fond.. M’est ensuite apparu une question simple mais dont la réponse est tellement vaste que le choix est difficile : à qui donner ? Pourquoi ici et pas la ? Pourquoi cette maladie ou cette misère ? Dans quel pays ? Combien ? Après une petite recherche je suis tombé sur ce site très simple mais très utile qui vous permettra déjà de voir l’étendue des dégâts mais aussi de faire votre choix via une multitude de critères selon lesquels votre sensibilité vous guidera.

Alors à votre bon cœur mes amis !

Parerga

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A presque 40 balais, on commence à se remettre en question. Les illusions de votre belle jeunesse se sont envolées et les les idéaux se fissurent : on commence à réfléchir à l’avenir, on se met à voter à droite, on met des chaussettes avec des tongues parce que les nuits d’Août sont fraiches, On regarde le journal de TF1 parce que ça fatigue de zapper.

On jette un regard en arrière et on mesure le chemin parcouru. Parfois cela réserve de mauvaises surprises : au détour d’un sentier, vos convictions les plus profondes forgées avec  l’acier de la certitude se brisent comme un tournevis premier prix acheté à Gifi.

 

Encore ce matin, j’ai pleuré seul dans ma cabane de jardin suite à une expérience douloureuse. Ce n’est pas la finale de la coupe de Rugby qui a causé cette avanie (au demeurant fort réussie). Non, non et quatre fois non, c’est juste cette vidéo tirée des liens idiots du Dimanche, page admirable où il m’arrive de pomper sans vergogne. Je vous laisse en juger par vous même :

Là vous vous dites : ok c’est un Beatboxer de talent. mais où veut-il en venir, Saperlipopette !!!

Ce sympathique imitateur sonore s’appelle Michael Winslow. Ce nom m’étant parfaitement inconnu, j’ai procédé comme il se doit à une recherche sur un moteur qui ne mérite pas que je le cite vu qu’il m’a radié de son programme publicitaire pour clics intempestifs (si on peut même plus jouer 🙂  )

Et bien Michael Winslow n’est autre que l’acteur black qui a sévi dans Police Academy, imitateur forcené de bruits bizarres et opportun. Remember :

 

Ou dans la Folle histoire de l’espace :

On a tous vu et revu les Police Academy (moins les derniers Opus). Je me souviens que petiot, j’étais passé par un état d’admiration béate concernant ces performances vocales. Mais en prenant de la bouteille et de l’apéro, ma méfiance et mon sens critique ont pris le pas. Pour moi cet homme n’était qu’en simple acteur imposteur.

On avait juste rajouté les effets sonores par dessus la performance médiocre d’un acteur de seconde zone. Et cette certitude était depuis gravée dans le marbre au même titre que la preuve ontologique de l’existence de BigFoot.

Et Pan dans ta gueule : le bonhomme faisait bien lui même les bruitages et est reconnu depuis lors comme un spécialiste de la chose et arbore le surnom de « l’homme aux 10 000 effets vocaux« .

La larme à l’oeil, les jambes flageolantes, il m’a bien fallu me plier à l’évidence : j’avais eu tort toutes ces années. Pourras tu me pardonner un jour Michael Winslow alias Sergent Larvell Jones.