Captain America : first avenger

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Posons tout de suite le postulat suivant : c’est un super héros qui ne m’a jamais intéressé. Il fait partie de ses héros de l’âge d’or des comics américains, infaillible parfait et creux. Il a été créé durant la seconde guerre mondiale par Kirby et Simon comme un outil de propagande patriotique glorifiant l’engagement des soldats américains. Il incarne un idéal et n’est en rien un humain au sens propre du terme : plus une figure ontologique du héros. Il a fallu l’arrivée de Stan Lee à Marvel pour commencer à envisager des super héros traversés par les doutes et autres travers de l’âme humaine.

Cette retranscription symbolique transparait dans le film dans une mise en abyme subtile où Capitaine América devient réellement un outil de propagande et un personnage de comics au sein même du film.

les dangers du popcorn au cinéma

Le début du film décrivant le parcours de Steve Rogers, personnage chétif et recalé perpétuel au service militaire passe bien. Il en va de même sur la partie transformation en super soldat et son utilisation comme outil de propagande à travers le pays.

Le reste est plus discutable : le héros ne se blesse jamais, court tout le temps et gagne toujours. les méchants nazis ne savent pas tirer et malgré des armes d’une supériorité flagrante préfère se carapater à chaque fois (une influence certaine de la grande vadrouille) . Le super Vilain ne se défend jamais, préfère faire sauter ses bases une à une et a l’air complètement con.

[spoiler]A ce niveau du film, il n’y a plus vraiment de scénario : on fonce, on tire partout, on gagne, on est content, on boit un verre et on se dit que nous les ricains on est super cool. Le héros pousse la bravoure patriotique jusqu’à se sacrifier et on se demande bien pourquoi. C’est si dur de sauter d’un avion quand on est super costaud.[/spoiler]

Le film serait plus attachant si les faire-valoirs avaient eu des personnalités (comme Tintin avec Haddock, les Dupondt et tournesol). Mais on a juste des figurants avec trois répliques apprises à la sauvette. Pire, on les croirait tous sortis de papa Schultz.

J’ai regardé version 3d qui n’apporte rien : le film est plat et sans saveur : 3/10 et je suis sympa

 

SDF

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Décidément, chaque actualité qui tombe me renvoient vers des coins obscurs de ma mémoire. J’ai appris comme tout le monde que Marseille avait promulgué un arrêt anti-mendicité concernant le centre de la ville et quelques autres endroits où le cadre doit être préservé de la vue infâme de la misère humaine (et des laveurs de pare brise à la sauvette) mais surtout pas de celle du Macdo. Il y a de forte chance que cet arrêt soit annulé par le tribunal administratif pour vice de forme.

Cela m’a rappelé le combat pervers que certaines municipalités mènent pour emmerder les clochards, vagabonds et autres SDF de passage. Ce combat est aussi mené par les magasins et résidences où nos amis amateurs de vieux duvets ou de siestes réparatrices aiment à trainer.

Et on peut dire que le résultat ne manquent pas d’imagination comme l’avait démontré le collectif Survival Group avec ce petit diaporama :

 

 


 ARTE avait aussi fait un reportage sur le sujet en 2010 : http://www.arte.tv/fr/3032494,CmC=3032528.html

Julien Courbet

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Pour commencer cette journée, voici deux articles très intéressants issus de la presse gauchisante comme il se doit.

 

 

– Tout d’abord un article assez édifiant sur le risque d’arnaque sur le boncoin.fr. Je ne parle pas des arnaques au mauvais gout ou de bas étage comme on peut souvent en voir. ici il s’agit de vol organisé à plus grande ampleur à coup de renvoi vers de faux sites Internet. Le journaliste s’est amusé à répondre à une annonce plus que douteuse en allant le plus loin possible. Ce qui est le plus incroyable, c’est le peu de contrôle effectué sur l’identité des annonceurs. Ça se passe sur rue 89.

 

– On passe à l’arnaque de plus haut vol organisé par une bande de malfaiteurs de plus grande ampleur : les seconds couteaux de l’UMP. Obligé d’occuper le terrain après les primaires du PS, les voilà partis en croisade pour défendre la bonne France de Jean-pierre Pernaud contre l’invasion des socialos aux yeux injectés de sang prêt à vendre le pays au plus offrant.

 

Une seule mission, un seul but : sortir la calculette et le boulier pour démontrer que le programme de la gauche va ruiner le pays et obliger les français à vendre leurs organes. Quand on voit le résultat du calcul, on se dit qu’ils ont soit des gros doigts et qu’il tape à côté, ou qu’ils nous prennent pour des cons. mais ça on s’en doutait un peu depuis le temps.  Bien sûr le programme socialiste est rempli de belles intentions qui crèveront dès le son du clairon de la victoire mais faut pas pousser mémé dans les orties. Pour alimenter vos conversations de repas avec le beau-frère qui pense que les chômeurs c’est rien que des feignants ou votre « ami » qui peste contre ses profs arriérés gâchent l’essence au prix où ça coutent, voici quelques éléments de langage bien pratiques que nous livrent l’excellente page Intox/désintox de Libé :http://desintox.blogs.liberation.fr/blog/2011/10/convention-ump.html

 

 

Trois Bd

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Wolverine – Old man Logan – de Steve Niven et Mark Millar : 7/10

Commençons par un Comics, genre que j’affectionne particulièrement pourvu qu’on ait affaire à un bon dessinateur et surtout un bon scénariste. Et là, on est bien servi puisque Mark Millar est à l’origine de deux pépites dans le genre : Kick-Ass et Red Son.

Si en plus vous prenez Wolverine comme personnage principal, on est à peu prêt sûr de ne pas s’ennuyer.

L’aventure se situe dans un futur apocalyptique où les super héros ont été décimés par l’ensemble des supers héros réunis pour l’occasion. les États-Unis sont désormais scindés en baronnies où racket et famine sont le lot des humains survivants. Parmi eux Logan, vieil homme usé, marié et criblé de dettes. Il a depuis longtemps renoncé à la violence et à ses pouvoirs (pour une raison que nous découvrirons plus tard). Soumis aux enfants abâtardis de Hulk, Il finit par accepter une mission pour subvenir aux besoins de sa famille. S’ensuit une traversée des USA dévastées où chacun essaie de survivre par tous les moyens, même de la trahison.

L’idée est ambitieuse. Si elle n’échappe pas aux côtés convenus du genre, on assiste à un mixte réussi avec l’ambiance Western façon Clint Eastwwod : comment ne pas rapprocher ces deux personnalités d’ailleurs.

 

Le Grand Mort Tome 3 Blanche de Vincent Maillé – Régis Loisel – Jean Blaise Djian  : 4/10

Un peu décevant ce troisième tome : je trouve que l’histoire traine en longueur. On s’éloigne de l’aspect fantastique (pourquoi pas ) pour une quête à travers un Paris déglingué qui ressemble plus à une critique du monde moderne qu’à une plus-value pour l’histoire. C’est un peu une resucée du second album. La fin laisse augurer que le quatrième tome reprendra des chemins plus intéressants que celui des poncifs un peu trop étalés.

Loisel a toujours été un formidable conteur d’histoires. Il serait dommage qu’il s’éloigne de ce talent pour jouer les analystes du monde contemporain. Sauf si cela sert l’histoire ce qui ne me paraît pas le cas pour l’instant. Mais je peux me montrer, nous verrons bien. Côté dessin, rien à redire : Maillé suit le style de Loisel tout en apportant sa propre patte.

 

Sillage Tome 14 Liquidation totale : Philippe Buchet – Jean David Morvan : 7/10

Très agréablement surpris par ce nouveau tome. J’avais perdu pas mal d’intérêt pour cette série (et encore plus pour ses dérivés) : histoire peu passionnante, tendance à philosopher dans le vide et à s’éparpiller. C’est un peu le syndrome « Van-Hamme » avec ses séries XIII ou Thorgal qui tire tellement jusqu’à la corde un concept qu’il n’a plus aucun intérêt.

On retrouve dans cet album la vivacité originelle et ce côté space-opéra qui lui va à ravir. Le scénario a tendance à partir un peu dans tous les sens et on se perd un peu au niveau des intervenants. je n’ai toujours pas compris d’où sortait  un personnage crucial à la fin : impossible de me rappeler si je l’avais vu dans les tomes précédents. Côté dessin, rien à redire même si le côté étriquée de la case se fait ressentir. Le méchant est en tout cas bien sympa. Il ne reste plus qu’à voir ce que donnera l’album suivant. C’est le risque avec Morvan : on peut avoir le meilleur comme le pire..

 

 PS : les images renvoient vers la FNAC car j’ai tendance à aller les pomper chez eux : juste échange de bons procédés 🙂

 

 

 

 

 

En vrac

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Jusqu’ici j’ai tenté tant bien que mal de tenir le rythme en postant quelques articles chaque jour pour la plus grande joie des petites et des grands. Mais hélas trois hélas, il suffit d’un grain dans le rouage pour que cette belle mécanique huilée s’enraye, se grippe, parte en saucisse, se vautre, s’emmêle, parte en couille, se déglingue, se dézingue, se crashe, flanche, explose, s’effondre.

Plus qu’une panne d’inspiration, c’est une panne de batterie de voiture qui m’a contraint à faire autre chose que de glander devant un PC.

Commençons par un constat étonnant : une voiture qui n’a plus de batteries ne va pas vous le signifier par un voyant spécifique : non, trop simple. Sur une Modus, par exemple, si vous essayez de démarrer une voiture avec une batterie HS, ça bippe, les feux de détresse s’allument et les essuie glaces s’enclenchent. C’est vraiment très révélateur, n’est ce pas….

Pour faciliter le travail, le constructeur a bien entendu farci le dessus de la batterie de surcouche de plastique : il m’a fallu dévisser 13 vis et boulons pour l’enlever. Mais ils ont bien raison sinon on s’ennuierait.

Mais je vais m’arrêter là car je n’ai pas vocation à raconter mes tracasseries de la vie courante au delà de la phase anecdotique.

Seule raison de continuer cet palpitant article serait de vous causer du premier épisode de la saison 2 de la série « The Walking Dead » pour profitert de ma Balise spécial Spoiler !!

[spoiler effect= »phase » show= »Montrer la vilaine chose » hide= »cacher la vilaine chose »]Cette nouvelle saison démarre là se finit la première : des zombis, un camping-car et des carcasses de voiture. Après l’échec de la solution CDC, voilà notre petit monde reparti vers de nouvelles aventures. Ça se laisse regarder malgré pas mal d’aspects agaçants : des monologues et dialogues poussifs ou ennuyeux, l’arrivée inutile de la religion dans l’histoire (aspect jamais abordé par le comics), des facilités scénaristiques (pourquoi abandonner la gamine pour tuer deux zombies qui ne marchent pas droit). Et surtout, surtout, le héros portent très mal le chapeau de shérif. Non mais sans blague, qu’il arrête ça sur le champ.[/spoiler]

Allez c’est l’heure du café et ensuite je vous causerai BD pour la peine

 

 

 

 

End of somewhere

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Somewhere de Sofia Coppola

C’est la séquence Ciné du Dimanche soir. Incidemment, le choix se porte sur le dernier film de Sofia Coppola. C’est avec appréhension que j’abordais ce film : j’avais beaucoup aimé Lost in translation et je me faisais donc une joie de remettre le couvert. D’un autre côté, ça rendait la tâche difficile pour faire aussi bien.

Et Sincèrement, on peut dire que c’est l’hypothèse basse qui l’a emporté. A faire trop creux on fait du vide. On pourrait sans nul doute me rétorquer que la photographie est belle, que les acteurs jouent bien, que c’est bien filmé mais il faudrait encore y mettre un peu de sens. On n’a au final qu’une succession de clichés (la star internationale qui s’ennuie et qui pleure sur son sort, le rapport père/fille, une vision satyrique de l’Italie).

Si on devait résumer le film : au début, le héros s’emmerde mais fait avec. Le héros passe du temps avec sa fille. Le Héros s’emmerde de nouveau mais il ne trouve plus de sens à sa vie.

on se croirait dans Californication mais passé par le filtre de l’esthétique pédante. Le film n’est pas vraiment long mais il arrive à ralentir la vitesse de la lumière. Je comprends bien que c’est là tout l’objet que de pousser au paroxysme une sensation d’ennui que le spectateur se doit de ressentir au même titre que le héros du film. Mais quand bien-même, je ne me suis jamais senti concerné par les turpitudes de notre star.

D’ailleurs le vrai héros du film, c’est la Voiture (Une ferrari) de notre acteur : au début du film, elle tourne en rond. Au milieu, elle tombe en panne. A la fin elle part tout droit et finit sur la bas côté à sec. On peut juste y voir là une belle représentation de toute l’histoire du film.

Pour finir, je vais vous expliquer le pourquoi du titre de cet article: Hier soir, alors que s’égrainait les dernières instants du film, le dvd a calé et je n’ai jamais pu voir la dernière minute. J’espérais naïvement que ce bref instant manquant allait faire exploser la déception que j’avais éprouvée. Que nenni : ça n’ajoute qu’un plus de conformisme à une histoire somme toute banale.

Soyons moins amer : le film se regarde et a des qualités indéniables cinématographiquement parlant. Mais j’ai du mal à comprendre les éloges qu’il a reçu à sa sortie. Il manque un côté décalé qui aurait permis à la sauce de prendre.

 

Drive

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Drive de Nicolas Winding Refn.

 

C’est en rentrant chez moi après le film que j’ai pris toute la mesure de celui-ci. Une demi-heure à conduire de nuit sur l’autoroute entourée des trainées lumineuses qui passent, concentré sur la route de manière hypnotique, a vite fait de me faire replonger dans l’ambiance du film.

Mais tout d’abord, quelques mots sur le scénario : C’est histoire d’un homme dont on ne se sait rien, pas très bavard, as du volant le jour comme cascadeur et convoyeur de truands la nuit. Ne s’impliquant jamais, ne s’aventurant jamais au delà des règles qu’il se fixe (pas de questions, pas de relations), l’individu ne comble son existence qu’en parcourant indéfiniment les rues de Los Angeles chaque nuit dans l’attente du lendemain. Cette solitude imposée prend fin le jour où il se prend d’amitié pour sa voisine, Irène, relation pourtant dès le départ compromise par le retour d’un mari sorti de prison.  Le passé du mari, les relations troubles de notre héros vont le pousser vers des décisions à la fois douloureuses et sans retour : je laisse le plus flou possible pour ne pas déflorer le film

 

Superbement filmé, le film n’est qu’une succession de huis-clos (appartement studio , habitacle de la voiture, ascenseur, restaurant minuscule, une salle de bains) oppressant qui se succèdent dans les méandres de Los Angeles. Même les acteurs sont filmés généralement de près et de profil, le décor restant insaisissable. les scènes de poursuite en voiture ne sont vécus que de l’intérieur de la voiture comme si l’extérieur ressemblait à ces vieux décors de film projetés sur les vitres.

On ressent constamment l’atmosphère des films de genres des années 70-80 : musique éléctro new wave, gant de cuir, blouson ringard en satin blanc et voiture quasiment d’époque (Shelvey Malibu 1973). On a même droit à une balade dans les canaux d’évacuation des crues comme dans un épisode sur deux de CHIPS. On pense à Clint Eastwood dans le rôle du cow-boy solitaire sans nom, le petit cure-dents en accessoire indispensable, les lunettes Vintage vissées au visage.

Mais le meilleur reste dans l’oscillation permanente qu’on ressent face au héros : sa gentillesse apparente, sa froideur, son mutisme, sa violence automatisée ou impulsive. On n’arrive pas à se décider quoi penser de cet homme là. On a même du mal à juger de son intelligence et dans l’intensité du calcul dans ses actes.

Il est immobile dans sa voiture et c’est le monde qui l’amène où il doit être.

Ne vous précipitez pas si vous pensez voir un film de bagnole. Précipitez vous si vous voulez voir un grand moment de cinéma.

Avalon

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Tiens,ce matin j’ai lu un article dans le Monde sur la guéguerre qui oppose Jacques Dessange, le célèbre coiffeur et son fils. C’est la cas classique d’un Fils qui a repris la main d’une entreprise et d’un père mis sur la touche et qui le vit mal.

Il le vit tellement mal qu’il a créé son site Internet pour raconter ses vacances à la Baule en 2007 et ses parties de Rami avec tata Suzanne et pondre un bouquin de 49 pages pour régler ses comptes avec le Fiston Indigne.

Ah drame de la succession et de la retraite !!! Ça va être surtout une catastrophe pour la qualité générale du calembour : on va avoir droit au festival général des « crêper le chignon », « couper les cheveux en quatre », « c’est capillotracté », etc.

 

Voilà ce pauvre papy Dessange interdit d’accès à ses propres salons. D’un autre côté, je peux comprendre. Avez-vous remarqué que dans les pubs Dessange, on nous sort depuis des années une voix off qui nous fait croire que jacques Dessange est un quadra à la tempe grisonnante et sexy à souhait. Voir débarquer le vrai Jacques Dessange avec le pantalon remonté au dessus du nombril, la fuite urinaire intempestive ferait coulet le groupe en moins de deux.

C’est un peu pareil pour Jean-Louis David. Et pourtant ce brave Monsieur a près de 80 piges et vit une retraite dorée en Suisse depuis qu’il a revendu son groupe en 2002.

Mais dans notre imaginaire, on continue à associer ces personnages à des figures symboliques intemporelles. Comment Franck Provost Ou Afflelou vont il gérer leur reconversion à l’apparition de la calvitie? As t-on prévu une cellule psychologique ?

Idem pour jacques Vabre. Tout le monde se souvient du baroudeur à la Indiana Jones prêt à affronter les pires dangers pour trouver le meilleur café des chicanos. mais avant que le film éponyme sorte, à quoi pouvait bien ressembler notre ami jacquo?

Bé il avait une bonne tête de comptable en costume prêt à faire chier le monde pendant l’heure de la sieste parce que le formulaire Bx23 a été rempli avec un bic bleu au lieu de noir. la preuve :

Par contre j’ai appris que Jacques vabre était à l’origine de l’arrêt jacques Vabre en 1975 qui tenez-vous nous apprend que :

« Par cet arrêt, la juridiction suprême de l’ordre judiciaire reconnaît la primauté de l’ordre juridique communautaire, notamment le Traité de Rome, sur les lois nationales antérieures mais aussi sur les lois nationales postérieures (extrait de l’arrêt: « que, dès lors, c’est à bon droit … que l’article 95 du traité devait être appliqué à l’exclusion de l’article 265 du Code des Douanes, bien que ce dernier texte fût postérieur »). Cet arrêt marque l’abandon de la doctrine Matter, mais il faudra attendre plusieurs années pour que le Conseil d’État finisse par adopter lui aussi cette position (arrêt Nicolo du 20 octobre 1989).

A travers cette décision, la Cour de cassation admet la possibilité d’effectuer un contrôle de conventionnalité. Elle applique ainsi l’arrêt Costa de la CJUE qui oblige les États membres à assurer la primauté de l’ordre juridique créé par la communauté européenne. »

Et là je me dis qu’il est temps d’aller boire un bon Kawa.


Message à caractère informatif – Café par cor_nl

 

 

Veni Vidi Capelovici

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Hier, j’ai entendu que l’Académie Française allait s’attaquer à l’usage du Français sur Internet (ce qui ma fois fait partie de ses missions). elle a même mis en ligne sur son site une nouvelle rubrique : Dire, ne pas dire.

Que l’académie nous encourage à éviter barbarisme, néologismes et autres atteintes lexicale, elle est dans son droit. Par contre, il faudrait rapidement les encourager à engager un vrai webmestre (sic) ou à faire des formations html en accéléré. Au niveau de l’ergonomie et de la charte graphique, on est resté à Frontpage 98.

Le concepteur a du oublier la possibilité du retour arrière, ou des polices sexys. Ce sont juste des documents Word placardés sur le Net.

 

Mais revenons à nos moutons. Cette information n’aurait pas eu plus d’intérêt que ça si elle n’avait pas été suivie par la tirade habituelle de la défense de la langue française sur Internet. Certes, on peut constater une dégradation globale de la syntaxe, de la grammaire et de l’orthographe sur un grand nombre de sites, avec en tête de pont Facebook.

Mais sur d’autres sites, et surtout il en va autrement. Le râle-bol général du style SMS a entrainé un renforcement des normes minimales exigées pour les utilisateurs. Cela a surtout entrainé l’émergence d’une nouvelle catégorie d’Internautes. On connaissait déjà les trolleurs, les fanboys, les haters : voici venu les Correcteurs.

Cette nouvelle race d’activistes passent son temps à relever les problèmes de forme plus que de fond. peu importe que je m’épanche sur le fait que je m’a fait violer. car le drame vient de l’auxiliaire avoir et non pas de l’auxiliaire de la colonie qui m’a tripoté.

S’ensuit de cet activisme son corollaire de message haineux sur le fait que « mé ta guele toi, sa intérresse ki ke j’aicrive mal. l’importen cé que l’ifone 4s il é géniale » ou « oui j’ai fait une faute mais toi dans ta réponse 3 crans au-dessus t’as oublié une virgule, alors zut! »

C’est ça l’ennui des ayatollahs de l’orthographe. c’est qu’il deviennent eux-mêmes la cible de leur propre excès. le sujet initial de la discussion disparaît au profit là encore de la recherche du point Goodwin.

Pour finir cet article, je voudrais parler d’un point qui me bluffe particulièrement. la nouvelle mode , quand un forumeur en corrige un autre, c’est de mettre la photo de Maitre Capelo pour bien signifier ce qu’on a fait (celle en tête d’article)

Et là faudra qu’on m’explique : autant pour ma génération de vieux croutons, Capelovici est l’icône du Français bien parlé au même titre que ma maîtresse de cm2, autant pour un plus jeune public (genre 15-25 ans), j’ai du mal à concevoir que les jeux de 20 heures leur parlent beaucoup.

Voilà encore un épiphénomène du net assez étrange où le mimétisme forcené et la volonté de donner des leçons à tout bout de champ réveillent des fossiles qui n’ont même pas connu le minitel.