Univerne

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Univerne – paname – de Morvan et Nesmo – Soleil productions

J’étais un peu rétif au départ à l’idée d’acheter cet album car les dernières productions du scénariste Morvan m’avait déçu (sillage, Spirou). Une rapide lecture en librairie m’a convaincu de tenter le coup et je ne le regrette pas.

 

cette bande dessinée est à la croisée de deux chemins :

– le courant steampunk qui peut se définir comme une forme d’anticipation où le monde aurait évolué en gardant les traits de la société du 19ème siècle : prépondérance de la machine à vapeur, de l’architecture victorienne et de la construction mécanique à foison.

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Tas de mulets et Muleta

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Hier, j’ai posté une vidéo sur une bagarre entre Anti Corridas et pro Corridas. Je l’ai fait sans plus d’enrobage que ça, pensant que les images parlaient d’elles mêmes. Les commentaires postés depuis m’obligent à faire ce petit correctif.

– Je suis foncièrement anti corrida. je pense que cela fait partie des sujets pour lesquels je n’ai aucune transigeance ni tolérance. J’ai beau être d’origine espagnole et avoir une  grand-mère assez aficionado pour aller en Amérique du sud assister à des corridas, je ne peux pas sacquer ce relent de « culture » abrutissant.

– Je ne comprends pas qu’on emmerde des animaux pour le plaisir de crétins qui se drapent dans le confort de la tradition.

– Je ne comprends pas qu’on paye pour voir des animaux se faire emmerder, brutaliser et se faire buter avec tout le sadisme dont est capable le cerveau torturé d’un humain.

 

Je conçois un minimum qu’on puisse apprécier le combat entre l’homme et l’animal. Je comprends mal par contre que cela devienne un défouloir de testostérone où  la disparition de toute émotion, de toute raison, de toute pitié, de tout bon sens va de pair avec l’excitation malsaine et unisexe de la barbarie poussée au rang d’art.

Certains rétorqueraient que cela permet à des races de taureaux de perdurer au lieu de disparaître corps et âmes. Dans ce cas rétablissons un syndicat de gladiateurs car c’est une espèce bien plus menacée.

Je suis contre les pisse-froids qui portent aux nues le règne animal au détriment d’une humanité qui crève la dalle et qui souffre. Je conchie les maquereaux de la détresse animale se servant d’eux pour appâter le chaland vers le creux de leur portefeuille. J’emmerde les bien-pensants qui font de l’animal de compagnie un accessoire de mode qu’on exhibe n’importe où (j’ai vu une fois une crétine, perruche sur l’épaule, en discothèque).

Mais au sommet de la bêtise humaine, les amateurs sclérosés de la corrida auront toujours la place première au firmament de mon mépris le plus grand

 

American Horror Story

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J’ai regardé hier le premier épisode de la nouvelle série « American Horror Story ». Je ne sais plus sur quelle site celle ci était annoncée comme la série événement d’Octobre. Il y avait de quoi mettre l’eau à la bouche : une série d’horreur avec une maison hantée, de la psychose et de la déviance du même producteur que Nip Tuck.

L’histoire de départ est le déménagement d’une famille en plein crise : la mère a fait une fausse couche, le père psy a couché avec une de ses étudiantes. Quant à leur fille adolescente, elle est… adolescente. Et tout ce petit monde ne trouve rien de mieux pour renouer que d’atterrir dans une maison hantée au passé glauque.

Autour de ce trio va commencer à graviter un petit monde encore plus inquiétant : une fille trisomique de mauvaise augure, un bonne à l’âge incertain, un psychopathe à moitié cramé, une femme du sud kleptomane, un ado psychotique et un adepte du bondage.

Tout est fait pour faire flipper : bande sonore triturée, image subliminale. A ça on rajoute un processus de narration qui s’éloigne de la linéarité et de la déviance sexuelle pour choquer le bourgeois.

Reste juste à planter le décor dans une bonne maison victorienne, avec des greniers, des caves et des papiers peints que se décollent; on se croirait dans la Maison du diable.

Et pour pimenter le tout, on met un max de ses saloperies de poupées à têtes de porcelaine que je peux pas saquer personnellement (rien que ça ça me suffisait pour trembler de trouille)

Autant dire que ça part dans tous les sens à jouer sur tous les ressorts dramatiques et qu’on cherche à en mettre plein la vue dès le premier épisode au risque de perdre une peu de compréhension.

Mais ça fait quand même son petit effet et on a tendance à s’enfoncer dans le canapé. Il reste à espérer que l’histoire gagnera en compréhension par la suite. rendez-vous Jeudi pour l’épisode 2.

 

La bande annonce :

Et une présentation des personnages :

Enjoy (en joie en français à peu près)

 

La dernière vie

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La dernière vie (en deux tomes) de Juan Gimenez

Je suis assez Fan du travail de cet auteur espagnol. c’est un super illustrateur avec une approche hors norme. On le connait surtout en France comme dessinateur de la série « la Caste des méta-barons« , n-ième extension de l’univers de l’Incal. La puissance de ses illustrations est exceptionnelle avec une propension à nous fournir des grandes pages fourmillant de détails. Son dessin est reconnaissable par le détail qu’il donne aux machines, robots et autres vaisseaux qui parsèment son œuvre (c’est un ancien dessinateur industriel) mais aussi pour ses créatures plantureuses. La palette de couleurs employée est aussi sa marque de fabrique

le diptyque « la dernière vie » est une bande dessinée plutôt ancienne (2002) dont j’ignorais l’existence avant sa réédition. L’histoire raconte comment un adolescent, Fito, se retrouvant en possession d’une disquette de Démo de jeux, se retrouve propulsé dans une réalité virtuelle où les jeux de bataille, de combats spatiaux ou autres donjons et dragons prennent vie.

 

Effrayé par ce réalisme exacerbé, Fito se déconnecte immédiatement. Voulant en savoir plus, il rend visite à Clara, l’amie qui lui a prêté la disquette. Il la retrouve malheureusement dans le coma, vraisemblablement captive du jeu.

Pour libérer son amie, il devra de nouveau affronter le jeu, épaulé par un second quidam, testeur de jeu. On les retrouvera plongé dans les grands thèmes qui on fait les joies de génération de gamers : tour piégée, combats d’avions, temple maudit et même strip poker.

 

Étrangement pour une série parlant de l’informatique, le matériel montré fait obsolète : des PCs géants, des disquettes: voilà qui fait plus années 80 que futuriste. Le sujet en lui-même n’est pas nouveau. cela fait penser à la série Autremonde de Tad Williams ou plus récemment Sucker Punch.

Juan Gimenez construit bien son aventure mais cela se fait au détriment du scénario (d’où vient la disquette, côté fouillis), ce qui nous laisse un peu déçu. C’est souvent le cas des BDs de Gimenez quand il est scénariste. L’histoire aurait mérité une suite si ce n’est plus d’explication. Néanmoins, le rythme est soutenu et la sauce prend bien. C’est une bonne d’histoire de Science-fiction/Fantasy qui se lit avec beaucoup de plaisir.

 

 

 

Un Clavier discret

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Bon, ça y est le match France-Angleterre est fini. Après cette bonne humeur matinale, il est temps de causer d’un truc que j’ai vu hier dans le fil des commentaires d’un site.

Ce sujet concerne la chose qui me permet de taper présentement ce texte. Non je ne parle pas pas de mes doigts boudinés aux ongles atrophiés par le stress. je ne parle pas de mon esprit supérieur bouillonnant de sujets aussi divers que la copulation des scarabées et des canettes de bière.

Non je vous parle ici du clavier, cet assemblage de plastiques rigides agencés subtilement de manière à favoriser la saisie rapide de textes. Quand je dis rapide, c’est un peu exagéré. Depuis 25 piges que je tape là-dessus, je n’ai jamais dépassé le seuil de deux doigts actifs sauf quand mon petit doigt pris de frénésie rebelle s’aventure vers la touche Entrée.

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La loi des séries : épisode 3

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Enfin du nouveau dans le monde des séries et du retour

House (saison 8 ) : après la saison qui débute en hôpital psychiatrique, la saison qui démarre en prison. Ca fait plaisir de revoir cette grosse tête de mule mais on sent l’essoufflement d’un concept qui a fini d’innover

Mentalist (saison 4) : La série arrive assez à se renouveler pour garder de l’intérêt. Si les personnages gagnent en profondeur, les intrigues et les ressorts dramatiques sont toujours triop gros pour être crédibles (le coup des flics suspendus qui continuent à enquêter sans être inquiétés moins que ça, ça commence à bien faire).

Fringe (saison 4) : Cette nouvelle saison commence sur les chapeaux de roues avec les imbrications bien construites entre les deux mondes parallèles. la seule crainte qu’on peut avoir est l’annulation de la série à cause de mauvaises audiences.

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Un truc sérieux pour changer

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Le site Internet Rue89 c’est aussi un mensuel.

Et ce mois-ci, ils ont sortis un numéro très intéressant : « Répondre au FN »

Ce dossier se compose de deux axes : une analyse critique des propositions du Front National mais surtout un face à face avec des votants FN

Les analyses du programme ne sont pas une nouveauté même si une mise à plat est toujours pertinente.

par contre adopter une démarche dialectique avec des électeurs est largement salutaire. Elle permet de découvrir les grandes peurs, les grandes désillusions, le caractère jusqu’au boutiste de gens qui ne croient plus en leurs pays, leurs dirigeants ni dans le monde qui les entoure.

On ne peut que se réjouir de ce genre de dialogue. Je ne pense pas qu’il permettra de faire changer d’avis ces personnes (dont les convictions sont plus de l’ordre de la mythologie et du non-dit) mais cela permet de repérer les axes pédagogioques et politiques à employer dans le futur.

plus que des politiques économiques, migratoires, on doit casser ce sentiment d’abandon complet que ressente une partie grandissante de la population. Communiquer sur le terrain, montrer de l’attention, du respect sont meilleures alliées que des promesses de primes de 1000 euros.

L’abrutissement de masse, la gestion par la peur ne font que somatiser le peuple et gangréner le tissu social. Rajoutez une bonne dose de chômage et de la téléréalité pour maintenir le couvercle et vous obtenez le système parfait pour oppresser. Mais j’ai l’impression que le système de la soupape électorale ou des beaux discours n’est plus possible.

Pour vous donner un avant goût, Rue 89 a mis en ligne un extrait du débat : http://www.rue89.com/2011/10/07/aujourdhui-coluche-serait-avec-marine-le-pen-225166

Pub Pub

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Sur la droite est apparue depuis aujourd’hui une bannière de Pub

Attention, loin de moi l’idée de vendre de la soupe pour gagner des mille et des cents.

C’est juste que je teste les outils google Adsense (régie publicitaire) et Analytics (gestion de trafic) par curiosité.

D’un autre côté, il ne me reste plus que dix ans pour réussir ma vie avec une Rolex. Il serait peut être temps de faire quelque chose

Pour cultiver ta langue : Rey

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Mille ans de langue française : Alain Rey , Frédéric Duval, Gilles Siouffi

 

J’aimais bien les chroniques d’Alain Rey à l’époque où il officiait sur France-Info avant d’être viré pour limite d’âge. C’était clair, parfois impertinent et souvent intéressant. Je trouve que la radio a toujours été un média admirable quand il s’agit de parler de l’écrit ou quand il s’agit de disserter comme à l’écrit.

J’ai aussi tenté Alain Rey en livre, tout d’abord avec la version manuscrite de ses chroniques. Malheureusement, on y perd la limpidité et le caractère apaisant de l’écoute. C’est très vite indigeste. On pourrait se contenter de lire un paragraphe par jour et d’avancer petit à petit .Mais là encore, cela demande une bonne dose de concentration.

L’attention flottante qu’apporte la radio est très avantageuse : on écoute sans écouter avec au final l’impression d’avoir retenu quelque chose. Faire la même chose avec le texte en face des yeux entraine une phase de sueur intense : lire toutes les phrases, comprendre tous les mots, ne pas être déconcentré par tout ce qui nous entoure (et là les critères sont très très larges).

Je crois même dire avec honte que je n’ai pas fini ce livre, remettant à plus tard l’effort à fournir.

Tout ça pour dire que loin d’être anéanti par cet échec, j’ai récidivé en commençant « mille ans de langue française« . Car j’aime la langue, j’aime la française et j’aime la Mille.

Blague à part, c’est toujours indigeste, fouilli, surtout le début qui traite des racines latines. Mais malgré tout, bon an mal an, le discours s’allège et ça glisse mieux. Quand on aborde le moyen-âge et la renaissance, ça devient carrément très captivant. Je suis même très fier d’avoir fini le premier tome. L’avantage est d’avoir tenté l’aventure pendant les grandes vacances.

Et tous les tests le prouvent : on a plus de disponibilité à lire concentré, allongé dans un hamac, à l’ombre d’un arbre que le soir avant de se coucher après une journée de boulot.

Si vous avez le courage, je vous invite à tenter l’aventure même sans hamac. Dans le fatras et le tohubohu des concepts, on trouve toujours quelques pépites qui éclairent l’esprit.