Le reste…

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Numéro Quatre : Un film sympatoche avec plein d’air de déjà vu : des jeunes avec des pouvoirs en devenir qui viennent en fait d’une autre planète parce que des méchants veulent les tuer : distrayant sans plus.

Salt : Thriller d’espionnage qui remet au gout du jour les complots venus de l’Est. C’est rythmé, le scénario quelque peu original mais certaines ficelles sont un peu grosses. Distrayant

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We are four Lions

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CA commence un peu comme un documentaire à la Spinal Tap : on suit les pérégrinations d’apprentis terroristes en Angleterre qui veulent perpétrer un attentat à la bombe. Surfant sur la mouvance d’Al Quaïda, notre bande de pieds nickelés se cherchent une cible en même temps qu’ils se cherchent chacun :

– un père de famille qui a tout pour être heureux mais dont la vie de famille est en fait marqué par le sceau du Djihad (même dans les histoires racontées à son fils pour l’endormir) et par la présence d’un frère intégriste orthodoxe (mais pas belliqueux)

– un Irlandais barbu qui fait de la surenchère permanente un moyen d’affirmer son islam (il veut faire sauter une mosquée pour que les musulmans se révoltent)

– Un gentil crétin qui est là parce que son pote en est et qui ne comprend pas tous les aboutissements de son engagement.

– Un fils à papa qui voit là un moyen de s’affirmer.

– Un poseur de bombes qui rêvent d’utiliser des corbeaux comme arme de guerre.

 

Et voilà toute notre équipe qui complote, se cherche, part en camp d’entrainement en Afghanistan. Sous des dehors pathétiques et amateuristes, ils arrivent peu ou prou à monter leur affaire.

C’est très drôle, souvent pathétique et finalement triste dans l’épilogue et dans l’analyse qui est faite sur les choix individuels.

Cela ne cherche pas à se moquer ou à choquer : juste à montrer combien le conditionnement culturel et social vous conduit inexorablement vers une voie sans issue même si vous êtes conscients de prendre le mauvais chemin.

 

Là aussi, un film original…

Scott Pilgrim

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Bon là je dis petite pépite : ce film inspiré de la BD éponyme (que je n’ai pas connu) est un divertissement plein de fraicheurs. Loin d’être un film pour adolescent kikoo lol, fan de manga et de jeux vidéo où le seul intérêt serait d’en mettre plein la vue et de vendre du produit dérivé, on a au contraire un subtil dosage de culture sub-pop et geek bon enfant.

Scott est un ado dans la phase la plus difficile : coeur brisé par une ancienne histoire d’mour, une copine actuelle qu’il n’aime pas autant qu’il le voudrait et un nouvel ovni de fille qui déboule dans sa vie. Scott est aussi joueur de guitare dans un groupe qui rêve autant d’indépendance que de signer avec une major.

La nouvelle relation va s’avérer plus compliqué que prévu car Scott va devoir de battre contre tous les anciens ex de sa copine pour avoir le droit de continuer sa relation. Autant de combats qui s’apparentent des jeux videos : guitar héro, street fighter… Les incrustations sonores et petites idéogrammes de jeu ponctuant le film rajoute à cet esprit général.

C’est bien fait, rigolo, décalé et jamais kitch ou étouffant. Ce n’est jamais cucul ni débile, juste parfois potache. Là aussi un réalisateur bien sympa est aux manettes, Edgard Wright qui a précédemment commis Shaun of the dead, hot fuzz et surtout la série Spaced dont je vous ai parlé il y a quelque temps.

 

Et Bingo : encore un super film approuvé par la patate

 

Source Code

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Un peu de retard sur les films que j’ai pu voir dernièrement. Quitte à commencer, autant commencer par le plus récent, celui vu hier soir

Il s’agit de Source Code.

Ce film c’est un peu « Un jour sans fin » mais sans la marmotte. Un homme est amené à revivre en boucle 8 minutes d’une existence afin de trouver un poseur de bombes dans un train. L’intérêt du film n’est pas d’ailleurs cette recherche somme toute assez banale mais plutôt dans les questions qui entourent le personnage principal : comment est-il arrivé là, Comment font-ils et surtout que va t-il devenir une fois sa mission terminée.

Le réalisateur du film Duncan Jones avait déjà réalisé l’excellent Moon dont le scénario excellait déjà dans la tortuosité.

Un film bien sympa qui ne mise pas tous sur des effets spéciaux pour masquer la pauvreté de l’histoire.

Par contre, on reste sur un happy-end un peu tiré par les cheveux mais qui vu les circonstances fait plaisir

pour conclure : un bon film (faudrait que je fasse un petit bonhomme à la télérama tiens)

 

 

ça a failli se faire

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oui, ça a failli. Hier j’avais commencé un article pseudo bucolique sur les maladies cryptogamiques (aucun rapport avec les nazis) de mes arbres, le bonheur de voir les petits bourgeons reprendre vie.

Et au moment d’enregistrer l’article, celui-ci s’est auto-suicidé de lui-même tellement il n’a trouvé aucun sens à son existence. Et c’est certainement mieux comme ça.

Faut dire qu’en ce moment, les sujets de discussions sont au choix le futur effondrement par un krach financier thermo-nucléaire ou la déferlante technologique des tablettes, téléphone et autres trucs qui clignotent. C’est d’ailleurs étonnant qu’en plein marasme sociétal, on se retrouve avec autant d’appel à la consommation. Comme si dans un dernier soubresaut, l’occident voulait une dernier fois se faire une petite indigestion.

Pendant ce temps, la Chine rachète petit à petit la Grèce, Les États-Unis se préparent à choisir un candidat républicain qui fera passer Bush Jr pour un éminent intellectuel. En France, la droite se droitise, la gauche est de plus en plus gauche.

Ce qui est bizarre, c’est qu’on nous prévoit l’apocalypse depuis un an, l’explosion de l’Europe, des banqueroutes à n’en plus finir. On continue pourtant à espérer ou à faire comme si cela ne pouvait pas nous impacter. D’un autre côté, il s’agit d’un sentiment personnel. Il y a certainement beaucoup de gens qui en ressentent les effets dans leur quotidiens : précaires, chômeurs, assistés (dans le sens vivant grâce aux aides sociales : handicapés, femme seule avec enfants).

Des fois j’ai du mal à comprendre comment tout ça tient encore le coup. Sans partir dans une diatribe économiste sur le capitalisme lourde et indigeste, on peut dire que ce dernier a survécu grâce à l’appauvrissement d’une partie de la population maintenue dans une servitude « voulue » via les leviers de la société de consommation, une utilisation savante des peurs : consomme et ferme ta gueule où tu rejoindras l’über prolétariat.

La lâcheté, la peur, le petit confort personnel nous font accepter toutes les couleuvres de la vie courante sans nous empêcher de pester comme je suis en train de le faire.

Une seule chose à faire : lire le « Discours de la servitude volontaire » de la Boétie. Je me pose de plus en plus la question de vivre une vie philosophique (à savoir agir conformément aux principes qui nous habitent). Mais c’est franchement une procrastination sans fin. Je peux me gargariser de belles réflexions, je n’en reste pas moins lâche.