Batman : year one

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Histoire ne pas finir la soirée sur un échec cinématographique (voir le post précédent), j’ai décidé de regarder un petit film d’animation qui me semblait une valeur sûre. Premièrement c’est l’adaptation d’un des meilleurs comics de Batman parus en 1987. Le scénariste, Frank Miller est connu du plus grand nombre comme l’auteur de Sin City ou 300 mais aussi de magnifiques albums comme Ronin, The Dark Night ou Elektra. Le dessinateur Mazzucchelli apporte sa patte avec un dessin sombre, difficile d’accès par rapport aux stéréotypes traditionnels du genre.

Secundo, les films d’animation de la Warner sont en général de bonne facture et ne font pas d’impasse sur la qualité de l’animation. Il est à noter ici que le graphisme s’est par contre rapproché du style habituel de leur production plutôt que garder le dessin plus abrupt de Mazzucchelli.

En ce qui concerne le doublage, il est à noter que la voix du commissaire Gordon est assurée par Bryan Cranston alias Walter White de Breaking Bad. Ce la paraît un choix judicieux quand on compare le physique des deux personnages.

Autre anecdote, l’histoire pourra rappeler à certain le film « Batman Begins » qui puise pas mal d’éléments du comics.

L’intrigue débute dans un Gotham gangréné par la corruption à tous les étages de la société. La mafia locale (la famille Falcone) contrôle la société à travers une police totalement à sa botte. Prostitution, racket et trafics divers sont effectués sous le regard bienveillant du commissaire Loeb.

C’est dans cette ambiance délétère que débarquent deux nouveaux personnages :

– Le Lieutenant Jim Gordon, transféré à Gotham pour avoir dénoncé des flics ripous dans son ancienne affectation. Intègre et décidé à éradiquer le crime, il devra d’abord se battre contre ses propres partenaires aux mains du potentat local, situation rendu encore plus difficile quand on doit aussi gérer la venue prochaine d’un enfant

– Bruce Wayne, héritier richissime, revient après 15 ans d’absence dans la ville qui l’a vu naître. Cet exode n’est que la conséquence de l’assassinat de ces parents qui l’a durement marqué. Bruce Wayne n’est pas encore Batman mais des envies de justice le travaillent et il cherche un sens à sa vie.

Durant tout le film on suit l’évolution des deux personnages, on écoute leur voix intérieure. On saisit leur doute, leurs errances, leurs échecs mais leur volonté inébranlable de débarrasser la ville de ses éléments nuisibles. L’aventure réunira bien entendu les deux personnes dans un chassé croisé à travers Gotham. Ce sera l’occasion de voir d’autres personnages de l’univers Batman : Selena Kyle alias Catwoman et Harvey Dent, le futur Double-face.

L’histoire reste fidèle au comics originel, parfois un peu trop. En collant à l’aspect  narratif de la BD, le film perd en dynamique et en efficacité. Néanmoins, on reste face à un dessin animé de très bonne facture visuellement et scénaristiquement.

 

Un bon 8/10

Pour vous donner une idée : la bande annonce en Français.

 

Batman : Year One – Trailer / Bande-Annonce… par Lyricis
 

Comment tuer son boss de Seth Gordon

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comment tuer son boss ou comment tuer le talent

Les comédies américaines se suivent et malheureusement se ressemblent. Comme il n’y avait pas de séries à regarder hier soir, c’était l’occasion de faire baisser le stock des films non vus. Consensus aidant, le choix s’est restreint entre « crazy, stupid love » et « comment tuer son boss ». Pif paf, ni une ni deux, le second est choisi, cette victoire finale acquise par la brochette d’acteurs s’étalant à l’affiche : kevin Spacey, Colin Farrell, Jason Bateman. Donald Sutherland et Jennifer Anniston. C’est peut être aussi de vieilles réminiscences d’un vieux film du début des années 80 « Comment tuer son patron ».

Résumons d’abord l’idée principale du film : trois copains subissent chacun à leur façon les turpitudes de leur boss respectif : un tyran sadique, un incompétent égocentrique et une obsédée sexuelle. Excédé et dégouté, il décide de se débarrasser de ces 3 emmerdeurs. Voilà tout est dit. Pour info, notre ami Donald Sutherland apparaît en tout et pour tout une minute à l’écran avant de caner.

Après cette mise en bouche, que penser de ce film : j’ai l’impression que l’humour et l’impertinence d’un film comique américain se mesure au nombre de fois que vagin est prononcé (ou chatte, couille et autres argots concernant les parties génitales). On les met à toutes les sauces surtout quand ça n’apporte rien au dialogue. C’est fatiguant, pénible et gâche même les rares moments où le jeu d’acteur l’emporte sur la platitude du film. Car oui, c’est un mauvais film. Tout est sous exploité : les acteurs traversent le film sans consistance, l’histoire est quasi inexistante et complètement décousue. Si on enlevait tous les dialogues graveleux qui servent de bouche trous, le film durerait un quart d’heure.

Tout est mal amené, mal ficelé et finit en eau de boudin. Parmi nos trois comparses, autant Jason Bateman et Charlie Day tiennent la route, autant  Jason Sudeikis fait pâle figure. Kevin Spacey fait le service minimum en refaisant le boss de « Swimming with Sharks« , Jennifer Aniston fait des efforts pour faire oublier ses rôles de nunuches. Seul Colin Farrell sort du lot tellement sa prestation d’un immonde fils à papa le rend méconnaissable. J’oubliais aussi la présence de Jamie Foxx dont on peut se demander comment il a atterri ici.

« Comment tuer son boss » fait partie de la longue cohorte des films qui tentent sans talent d’imiter le style Apatow. >Le scénario a pourtant été écrit par John Francis Daley, un poulain de ce dernier. Ce film est vulgaire, non par sa grossièreté mais juste pour s’imaginer que l’irrévérence effacera le manque de talent. On rit parfois mais presque involontairement (le chat du film est le seul qui surprenne).

Un petit 3/10