American Horror Story

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J’ai regardé hier le premier épisode de la nouvelle série « American Horror Story ». Je ne sais plus sur quelle site celle ci était annoncée comme la série événement d’Octobre. Il y avait de quoi mettre l’eau à la bouche : une série d’horreur avec une maison hantée, de la psychose et de la déviance du même producteur que Nip Tuck.

L’histoire de départ est le déménagement d’une famille en plein crise : la mère a fait une fausse couche, le père psy a couché avec une de ses étudiantes. Quant à leur fille adolescente, elle est… adolescente. Et tout ce petit monde ne trouve rien de mieux pour renouer que d’atterrir dans une maison hantée au passé glauque.

Autour de ce trio va commencer à graviter un petit monde encore plus inquiétant : une fille trisomique de mauvaise augure, un bonne à l’âge incertain, un psychopathe à moitié cramé, une femme du sud kleptomane, un ado psychotique et un adepte du bondage.

Tout est fait pour faire flipper : bande sonore triturée, image subliminale. A ça on rajoute un processus de narration qui s’éloigne de la linéarité et de la déviance sexuelle pour choquer le bourgeois.

Reste juste à planter le décor dans une bonne maison victorienne, avec des greniers, des caves et des papiers peints que se décollent; on se croirait dans la Maison du diable.

Et pour pimenter le tout, on met un max de ses saloperies de poupées à têtes de porcelaine que je peux pas saquer personnellement (rien que ça ça me suffisait pour trembler de trouille)

Autant dire que ça part dans tous les sens à jouer sur tous les ressorts dramatiques et qu’on cherche à en mettre plein la vue dès le premier épisode au risque de perdre une peu de compréhension.

Mais ça fait quand même son petit effet et on a tendance à s’enfoncer dans le canapé. Il reste à espérer que l’histoire gagnera en compréhension par la suite. rendez-vous Jeudi pour l’épisode 2.

 

La bande annonce :

Et une présentation des personnages :

Enjoy (en joie en français à peu près)

 

La dernière vie

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La dernière vie (en deux tomes) de Juan Gimenez

Je suis assez Fan du travail de cet auteur espagnol. c’est un super illustrateur avec une approche hors norme. On le connait surtout en France comme dessinateur de la série « la Caste des méta-barons« , n-ième extension de l’univers de l’Incal. La puissance de ses illustrations est exceptionnelle avec une propension à nous fournir des grandes pages fourmillant de détails. Son dessin est reconnaissable par le détail qu’il donne aux machines, robots et autres vaisseaux qui parsèment son œuvre (c’est un ancien dessinateur industriel) mais aussi pour ses créatures plantureuses. La palette de couleurs employée est aussi sa marque de fabrique

le diptyque « la dernière vie » est une bande dessinée plutôt ancienne (2002) dont j’ignorais l’existence avant sa réédition. L’histoire raconte comment un adolescent, Fito, se retrouvant en possession d’une disquette de Démo de jeux, se retrouve propulsé dans une réalité virtuelle où les jeux de bataille, de combats spatiaux ou autres donjons et dragons prennent vie.

 

Effrayé par ce réalisme exacerbé, Fito se déconnecte immédiatement. Voulant en savoir plus, il rend visite à Clara, l’amie qui lui a prêté la disquette. Il la retrouve malheureusement dans le coma, vraisemblablement captive du jeu.

Pour libérer son amie, il devra de nouveau affronter le jeu, épaulé par un second quidam, testeur de jeu. On les retrouvera plongé dans les grands thèmes qui on fait les joies de génération de gamers : tour piégée, combats d’avions, temple maudit et même strip poker.

 

Étrangement pour une série parlant de l’informatique, le matériel montré fait obsolète : des PCs géants, des disquettes: voilà qui fait plus années 80 que futuriste. Le sujet en lui-même n’est pas nouveau. cela fait penser à la série Autremonde de Tad Williams ou plus récemment Sucker Punch.

Juan Gimenez construit bien son aventure mais cela se fait au détriment du scénario (d’où vient la disquette, côté fouillis), ce qui nous laisse un peu déçu. C’est souvent le cas des BDs de Gimenez quand il est scénariste. L’histoire aurait mérité une suite si ce n’est plus d’explication. Néanmoins, le rythme est soutenu et la sauce prend bien. C’est une bonne d’histoire de Science-fiction/Fantasy qui se lit avec beaucoup de plaisir.